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ferdinand
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2,5
Publiée le 11 janvier 2008
Bon film, inhabituel dans le contexte du cinéma américain. ni effets spéciaux, ni préchi-précha, des gens banals dans l'Amérique profonde. et un conflit qui tourne à la tragédie classique. Réalisation efficace, un peu plate peut être d'ou les 2 étoiles.
A la mort de leur père, trois frères règlent leurs comptes avec les enfants issus du second mariage. Alors qu’il fut un père aimant pour les uns et un lâche pour les autres, à défaut de ne pouvoir s’en prendre au responsable, « les demi-frères » vont alors se livrer une bataille féroce. Mais comme la violence ne résout rien, ils vont finir par se résigner, avant qu’ils ne finissent tous par s’entre-tuer. Jeff Nichols réalise ici son premier film, entre minimalisme et réalisme, au cœur d’une Amérique profonde dans un Arkansas déshumanisé. Une histoire fraternelle qui vire au drame, à la fois passionnante et déstabilisante, du fait d’avoir une mise en scène qui alterne entre violence et long passage à vide. On appréciera la prestation de l’ensemble de la distribution, avec une légère préférence pour l’acteur principal qui n’est autre que Michael Shannon (Bug - 2007) que Jeff Nichols redirigera quelques années plus tard dans le troublant Take Shelter (2011).
vraiment pas mal... une histoire prenante, une réalisation distante mais soignée, à voir, ce serait - ce que pour se persuader que les meilleurs films venant d'amérique reste quand même les indépendants...
Au fin fond de la cambrousse ricaine, un père meurt et ses premiers fils, qu'il a abandonnés, vont s'entretuer avec ses autres fils. Peu de paroles, une caméra qui suit au plus près ces vies glauques et désœuvrées et la violence qui éclate inéluctablement. C'est moche et beau à la fois. Un premier film impressionnant de maîtrise et très très prometteur. Vivement recommandé.
Tragédie antique implantée dans l'Amérique profonde, ce film révèle un auteur inclassable, quelque part entre John Sayles et Bruno Dumont (en moins dépouillé toutefois). Du (vrai) cinéma indépendant comme on en redemande. Michael Shannon ("Bug") est surprenant
Deux clans de péquenots du Midwest (les frères Hayes "premier mariage" et les frères Hayes "second mariage), élevés dans la haine et le mépris réciproque décident de s'affronter dans une guerre fratricide. Cela pourrait bien être les scénario d'un film des frères Coen, mais voilà, il manque ici leur humour et leurs loosers magnifiques. Ne reste alors qu'un laborieux échange de coups tordus sans queue ni tête, avec de piteuses tentatives d'humour (l'autoradio capricieux...) et des acteurs ramollo.
Une tragédie shakespearienne à England, à 30 km de Little Rock, dans l'Arkansas, au milieu des champs de coton. L'Amérique des petites gens du sud. 3 frères ont été abandonnés par leur père alcoolique et élevés par leur mère dans la haine de ce dernier. Le père, après s'être arrêté de boire, est devenu, comme GWB, son voisin du Texas, un "bon" chrétien dévot et il a eu 4 autres fils avec une autre femme. A sa mort, les passions se déchainent entre les demi-frères. Jeff Nichols, le réalisateur, est un jeunot de 29 ans, originaire de l'Arkansas. Son film se déroule sur un rythme assez lent, mais très tendu. A 3 ou 4 reprises, la violence se déchaine : intelligemment, le réalisateur ne fait durer ces scènes qu'un temps très court, de l'ordre de la minute. Par ailleurs, il fait chaud, on glandouille, on boit des bières, on essaye de réparer un tracteur, on joue un peu au basket-ball, on parle mariage. Il arrive même qu'on meurt ! Un premier film prometteur.
"Les morts ne se compensent pas, ils s'additionnent" disait autrefois le philosophe. C'est un peu la morale de ce film traitant de la rivalité mutuelle entre deux familles rongées par la haine et la vengeance. Se passant dans l'Amérique profonde, dans une petite bourgade pauvre d'où l'on ne peut sortir et où l'on ne peut éviter de rencontrer ses ennemis, "Shotgun stories" décrit de manière terrible une escalade inexorable de rancoeur et de ressentiment. Ce mécanisme est habilement démonté par le réalisateur qui a su faire régner une tension dramatique sur ces personnages qui sont tous, quelque part, désepérés. Poignant, cruel, mais avec quand même une touche d'espoir.
Eh bien moi je n'ai pas du tout aimé (ou presque) l'acteur principal était pas mal (genre Joachim Phenix)mais l'histoire est chiante, longue, l'histoire d'un clan familial qui se fait la gueguerre.......... A éviter
Adepte de films d'actions, passez votre chemin ! Sinon laissez-vous emportez par l'ambiance, le jeu des comédiens et l'émotion intérieure de ces personnages. Un premier film plutôt bien maitrisé, même si j'ai trouvé la première partie semble légèrement longue ...
A n'en pas douter la révélation d'un cinéaste! Premier film d'une grande maîtrise, petit par le budget et véritablement indépendant(économiquement, mais aussi des modes), qui donne une existence quasi immédiate à ses personnages et les regarde vivre, en les inscrivant dans les paysages de ce bout d'Amérique avec un grand sens plastique. Cette histoire de vengeance est une aussi une histoire douce, et plus d'un spectateur risque d'être surpris par le décalage apparent entre le sujet, vraiment traité mais sans grosse explosion de violence, et l'ambiance du film. Mais ce décalage n'est qu'apparent car le sujet réel est la vie de ces êtres perdus, ces "white trash" quelque part entre les personnages des histoires de Russell Banks (comme ceux de Trailerpark ou d'Affliction) et le monde de Badlands (Jeff Nichols se réclame d'ailleurs lui-même de la vérité émotionnelle et de l'unviers du premier film de Terrence Malick). Un cinéaste à découvrir, un film à voir absolument et à défendre. Il est sorti dans si peu de salles qu'il faut vite aller le découvrir et le conseiller à des amis, en tout cas à ceux qui ne croient pas que ce n'est pas du cinéma s'il n'y a pas quinze rebondissements et trucs visuels par quart d'heure.
Après "History of violence", le cinéma Nord-Américain s'interroge toujours sur les étincelles de la violence comme moyen de subsistance. Dans ce décors rural de l'Arkansas très sobrement filmé avec les fisheries industrielles qui rythment le quotidien, le réalisateur parvient à nous toucher sur les liens du sang et de la terre. Une méditation sur la famille comme moyen de survie et repli identitaire. Un bon film au moment même où tout les regards sont braqués sur l'Iowa pour les caucus des primaires américaines, ces territoires américains sont aussi l'amérique de 2008. d'aujourd'hui
Un tres bon film que j'avais eu la chance de voir en présence du réalisateur au MK2 Bibliotheque il y a quelques mois.
L'acteur principal est époustouflant de vérité, le scénario laisse à désirer par moments mais ce film mérite d'etre vu !
L'Amerique profonde est loin d'etre aussi belle que celle des maisons riches de Beverly Hills que l'on a l'habitude de voir. Une vision tres bien retransmise à l'écran et par les acteurs.