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djacno T.
42 abonnés
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4,5
Publiée le 31 août 2013
Superbe réalisation avec des beaux décors et une belle photographie. Même si les acteurs ne sont pas convaincants et le scénario relativement prévisible, les dialogues et les situations sont bien construits. Une bonne surprise
Le Spectre maudit a un bon scénario, une réalisation correcte et des acteurs convaincant mais le gros défaut c'est qu'il faut attendre la moitié du film pour que tout cela s'enclenche car avant le problème de Le Spectre maudit c'est une absence totale d'atmosphère ce qui est très gênant pour un film qui veut jouer sur le mystère et l'inquiétude. La femme du châtelain a beau faire remarquer à son époux le climat machiavélique de leur demeure mais moi je le cherche encore. A signaler tout de même un bon final.
A cause d'une photographie assez médiocre et d'un casting que l'on sent assez peu impliquer et pas vraiment convaincant dans son ensemble, " Black Torment " ne peut faire partie des plus grandes réussites du cinéma britannique de l'époque. Néanmoins, grâce à un scénario bien construit - et qui possède d'ailleurs une révélation finale assez surprenante - et à une mise en scène non dénué de charme, on passe un sympathique moment devant ce film fantastique.
On oublie une scène d'intro qui aurait dû être tendue mais qui ne dégage pas la moindre tension, on peut passer à côté une fois le générique de début passé car on a un château gothique, un personnage de seconde épouse d'un veuf qui va faire connaissance avec le lieu de l'action donc on est en droit de s'attendre à une histoire à la "Rebecca"...chouette..., des costumes d'époque, des teintes chaudes principalement pour la photo, c'est pas un Hammer mais on pourrait se dire qu'il a tout pour en être un... Mais c'est malheureusement l'impression qu'à laissé la scène d'intro qui va régner sur le spectateur du film. Pour le point de vue, on adopte pas celui de la nouvelle épousée mais celui du mari... pourquoi pas si le personnage féminin à son utilité mais ce n'est pas le cas, il ne sert à rien. En plus, le récit ne laisse aucune place à la moindre surprise. On devine très facilement que c'est le Colonel Moutarde qui a assassiné avec le chandelier dans la bibliothèque (manière cluedoesque de dire qu'on connaît pratiquement dès le début le mot de la fin !!!). La tension est aux abonnés absents Et on atteint le summum de la médiocrité dans des dernières minutes grotesques qui cumulent à une vitesse impressionnante les invraisemblances. Pas la peine de s'étendre pour dire que ce film est totalement dispensable.
Tous les éléments d'une très bonne série B sont réunis, bonne ambiance, costumes, décors, musique (remarquable) , actrices féminines sympathiques et une histoire qui nous tient en haleine car est-ce une histoire de fantôme ? Une histoire d'envoûtement ? De folie ? Tout cela avant que le film s'autodétruise dans les 15 dernières minutes dans un embrouillamini aussi grotesque que décevant.
« Le Spectre maudit » marque la première production de la Compton Films. Par la suite, ce studio produira notamment « Répulsion » et « Cul-de-sac » de Roman Polanski, « Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur » de James Hill, ou encore « La Vie privée de Sherlock Holmes », le chef-d’œuvre de Billy Wilder. Lors de sa sortie, le film a été très mal accueilli par la critique, y compris la critique spécialisée. Dans le passionnant bonus de la superbe édition chez MDC, Nicolas Stanzick explique que cela tient en partie au fait qu’il est sorti en 1964 en même temps que plusieurs chefs-d’œuvre du genre, notamment « Le Masque de la mort rouge » de Roger Corman, « Six femmes pour l’assassin » de Mario Bava, « Le Spectre du professeur Hichcock » de Riccardo Freda, « L’Horrible Docteur Orlof » de Jess Franco… Il est clair que « Le Spectre maudit » n’est pas au niveau de tels films et que, par rapport à ce qui se fait à l’époque, il peut apparaître bien sage en ce qui concerne la violence et l’érotisme. Il est vrai aussi que son casting est un peu terne. Mais nous n’en avons pas moins un très beau conte gothique qui bénéficie d’une belle photo et d’une réalisation très soignée, même si elle manque un peu de punch. spoiler: « Le Spectre maudit » appartient au genre des sombres machinations à la Boileau-Narcejac et l’histoire est vraiment très prenante. Nicolas Stanzick nous explique aussi que la séquence d’ouverture, où une jeune femme est poursuivie par un assassin dans le plus pur style de la Hammer, est en réalité un leurre. Car « Le Spectre maudit », loin d’être une imitation des films de la célèbre firme, s’en démarque ensuite complètement et veut manifestement renouer avec la tradition littéraire des grands romans gothiques du XVIIIe siècle.