Film remarquable tout en tension permanente qui démarre par une magnifique scène qui montre tout l'amour profond qui existe dans ce couple, image fracassée par la violence de l'arrestation au matin de Diane Kruger accusée de meurtre, situation qui apparaît impossible et surréaliste. Mais tous les faits, conjonction de situations dues au hasard malheureux, sont contre elle et elle est condamnée à 20 ans de prison. Son mari, Vincent Lindon est sonné, éberlué, et reste seul avec son jeune enfant d'un an. D'homme ordinaire, il va peu à peu se transformer en véritable gangster, par amour, pour elle. C'est cette transformation et la préparation de l'évasion qui va occuper tout le film en nous faisant trembler tout du long par peur d'un éventuel échec tant ce couple emporte l'empathie et la compréhension. Film d'amour, d'action, de pur suspense, un grand film avec beaucoup d'émotion. Vincent Lindon, énorme, formidable, crédible de bout en bout, par sa fragilité qui se transforme en persuasion, en force, porté par son amour. Diane Kruger est subtile, émouvante, fragile, enlaidie par la situation et c'est ce couple de cinéma qui est le moteur de ce film et de l'incroyable histoire qui se déroule. Magnifique film.
Un polar de très haut vol. Le film monte en puissance jusqu'au dénouement final. Vincent Lindon est incroyable en mari prêt à tout pour sauver sa femme. Fred Cavaye nous montre déjà avec ce film l'étendue de son talent qui en fint un maitre du polar nerveux et haletant.
Franchement captivant et HYPER prenant. Un thriller qui monte en tension en nous réservant des petites frayeurs ou suspenses inquiétants mais qui n'ont qu'un seul but: montrer que l'amour rend toutes les choses possibles. Formidable Lindon.
Film tendu,violent,fort et beau comme l'énergie du désespoir.Mise en scène remarquable d'intelligence.Quand on écoute le commentaire audio du réalisateur(bonus DVD)on voit que l'on à affaire à quelqu'un qui ne se la raconte pas,ce qui est la marque des grands.
Un polar soigné et solide, porté notamment par l'interprétation de Vincent Lindon, toujours épatant, et Diane Kruger, émouvante. Pour autant, le film a ses limites.
C'est le professionnalisme de Vincent Lindon et de Diane Kruger qui sauve ce thriller français bas de gamme. Parce que même si c'est tellement banckable comme histoire que les américains en ont fait un remake, ça n'en demeure pas moins qu'un exemple grossier bourré de codes connus sans une once d'authenticité. Très démonstratif et d'un altruisme souvent barbant, la sauce ne prend pas. Il faut souligner un passage, milieu de l'intrigue, très prenant, avec un Lindon tel qu'on aime le voir (faire du Lindon). Alors oui, on y croit pas une minute, même sans parler de la mise en place de l'évasion par le mari, c'est la procédure judiciaire qui ne passe pas, trop d'incohérences ou de preuves improbables, bref on a l'habitude de le dire alors disons le "quand c'est trop, c'est trop". Heureusement c'est suffisamment court et rythmé pour se laisser regarder sans peine (une deuxième fois quand même en ayant occulté le premier visionnage aie).
Difficile de comprendre toutes ces critiques positives. Rien d'original ici. même Vincent Lindon a l'air de se demander ce qu'il fait là. Cavaye a vite montré ses limites d'ailleurs dans ses films suivants.
J'ai vu ce film, fortement alléché par Lothbrook, qui l'adore, et je ne l'ai pas regretté. Ce film traite de l'amour fou, absolu, inconditionnel... Vincent Lindon y est remarquable de ténacité, complètement pénétré... Une scène m'a particulièrement touchée, spoiler: le dernier au revoir de Julien à son père, leurs regards, et cette dernière étreinte...
Pour rendre le propos encore plus fort, je trouve qu'il aurait été bienvenu de ne pas lever le doute sur la culpabilité ou non de Julia. Ceci dit, le film (c'est le premier de Fred Cavayé), est maîtrisé au niveau de la montée en puissance du suspens et de l'enjeu. Je le recommanderai à mon tour, et j'ai hâte de voir ce qu'en ont fait les américains (les trois prochains jours)
Un cocktail réussi, composé de romance, de thriller et de suspense. Julien (Vincent Lindon) voit sa vie s'effondrer lorsque sa femme Lisa (Diane Kruger), est accusée du meurtre de sa patronne et condamnée à 20 ans de réclusion criminelle. Le modeste professeur de Français, persuadé de son innocence, va tout mettre en oeuvre pour l'aider. Vincent Lindon se révèle touchant dans ce rôle d'amoureux prêt à tout pour sauver celle qu'il aime, qui est de plus la mère de son petit garçon. L'héroïne, jouée par Diane Kruger toute en nuances et poignante, allie courage, fragilité et destin tragique. Le réalisateur n'hésite pas à la filmer sans maquillage ou presque, avec des cheveux presque grisonnants, comme une beauté cassée par l'incarcération. Le scénario est réussi, du fait notamment qu'on ne sait pas tout de suite si Lisa est coupable ou non. De simple enseignant, Julien devient un homme qui passe de l'autre côté de la barrière et se retrouve plongé dans les bas-fonds de la criminalité, c'est alors qu'on s'inquiète encore plus pour l'enfant. Que deviendra-t-il si père et mère sont en prison? Pour son premier long métrage, Fred Cavayé a mis dans le mille. Menée tambour battant, l'intrigue nous coupe le souffle jusqu'au dénouement. On pourrait presque dire que Cavayé a inventé un nouveau genre, le "thriller romantique". Le but du film n'est pas vraiment de dépeindre le milieu carcéral, ni de faire un film "de bandits", c'est aussi un film sur la passion, avec le crime en toile de fond. Un mélange habile qui ne laisse pas indifférent. Tout y est: une belle héroïne en danger, un amoureux transi, des méchants et un suspense qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière minute.
Très bon film. Sec, brut, avec un Lindon super crédible ! Un très bon film au-dessus des nuages comparé à son remake américain avec russell crowe, qui lui est franchement naze... Superbe film !
comment un homme pour l'amour de sa femme en prison, dépasse ses limites et la loi. d'un grand réalisme, la réalisation et la mise en scène nous offre un thriller redoutable, d'un suspens ne faiblissant jamais. comme par hasard a eu son remake américain.
Pour elle… pour elle… pour elle… il n’y en a que pour elle. Elle, nous ne la voyons en définitive qu’assez peu à l’écran, mais toute l’intrigue se tisse autour d’elle. Elle, c’est Lisa, campée par une Diane Kruger encore une fois parfaite, cette Lisa qui a le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, notion que Fred Cavayé a su utiliser. Bien que ce soit le premier long métrage de ce réalisateur français, il a su exploiter jusqu’au bout ce thriller sur fonds de drame social. D’entrée, le spectateur est accroché par les premières images, auxquelles le réalisateur aura pris le soin de garder une certaine part de mystère. Il faut cependant remonter 3 ans plus tôt pour constater que tout va bien pourtant pour ce couple que forment Julien et Lisa, parents du petit Oscar. Jusqu’au jour où tout bascule, devant les yeux effrayés du gamin qui assiste à l’arrestation sans ménagement de sa mère. S’engage ensuite une bataille juridique que nous allons survoler car là n’est pas le fil rouge du film, au risque de paraître long et ennuyeux. Une bataille juridique qui finit par une condamnation à 20 ans de prison, qui donne lieu à un thriller captivant, mais pas seulement. C’est aussi et avant tout une histoire d’amour, un amour inconditionnel, un amour si pur que Julien ne peut se résoudre à laisser tomber, envisageant l’inenvisageable. La tension et le rythme montent crescendo, et la prestation de tous les acteurs parfaite, notamment Olivier Perrier dans la peau du père de Julien, celui-là même qui parle peu mais qui voit tout et comprend tout. Vincent Lindon apparait ici comme un personnage fragile, mais qui sait trouver des forces à partir du moment où il est mis au pied du mur, parvenant ainsi à traduire cette détermination toujours plus grande au fil de ses péripéties. La séduisante Diane Kruger apporte un certain contraste avec le visage plus ou moins cassé et vieillot voire buriné de Vincent Lindon, mais a su se transformer pour paraître toujours plus usée physiquement et psychologiquement au fur et à mesure que son incarcération avançait. Quant à la musique signée Klaus Badelt, elle est discrète mais vient appuyer efficacement les moments forts. Fred Cavayé a su bien s’entourer pour ce premier projet, plutôt bien accueilli par la presse et les spectateurs. Il a d’ailleurs été récompensé à Paris lors de la cérémonie des Trophées des jeunes talents en 2009, et a même vu son film en course la même année pour le César de la meilleure première œuvre. Une erreur est toutefois à déplorer : alors que Lisa est transférée à l’hôpital sous sirène et gyrophares sous les yeux déterminés de Julien, nous voyons ces agrès sonores et lumineux éteints lorsqu’il passe devant. Pas de quoi fouetter un chat, même si cette erreur aurait dû être repérée lors du montage. "Pour elle" est un très bon film français devant lequel on ne s’ennuie pas, remportant le pari de faire adhérer le spectateur à des personnages qui s’estiment contraints de franchir la ligne. Un très bon divertissement proposé par un jeune réalisateur qui va confirmer ensuite avec l'excellent "A bout portant".
Bien plus concis, plus clair et plus précis que son remake américain,ce film vaut franchement le déplacement. Il est surtout recommandé de voir "Pour Elle" AVANT "The Last Three Days". Car le remake ne se contente que de copier presque toutes les scènes de l'originel, de reproduire à l'identique la plupart de ses dialogues, jusqu'à sa musique! Pour ce qui est de l'utilisation du scénario, le film de Fred Cavayé est fort bien ficelé, et le suspense est parfaitement équilibré. La version Américaine, elle, procure un ennuie mortel. Plusieurs raisons à cela. Un: Paul Haggis, la fait trainer en longueur. Près d'une heure de plus que la version française! Deux: il étire de nombreuses scènes, en introduisant parfois des détails superflus, peu signifiants (ex: la conversation du début au resto), qui ralentissent le rythme et plombent le suspense pendant toute la première heure. Trois, le plus grave, il enlève certains détails de la version originelle, qui pourtant étaient très éclairants, et importants d'un point de vue dramatique (ex: la scène où le héro surfe pour avoir des info sur le covoiturage). Cavayé 4 sur 5. Haggis 2. Voire même 0,5, puisqu'il s'agit d'un remake.