Au cinéma en ce moment, les émotifs anonymes de JP Améris, avec dans les rôles principaux, Isabelle Carré et le génialissime Benoît Poelvoorde. Dans le style comédie romantique, on a régulièrement vu des nanars, des navets même pas drôles et même pas romantiques, arrosés à la sauve américaine et saupoudrés d’histoires de fesses. Ici ce n’est absolument pas le cas, fini les stéréotypes, les acteurs ne sont pas des apollons, nous ne sommes pas dans une grosse entreprise, la drague ne se fait pas à coup de répliques tranchantes.
On est dans la finesse, certains diront que ce n’est pas le registre de Poelvoorde, détrompez-vous, et vérifiez sa filmographie. Tout se passe sur un fond d’humour, face à la réalité de notre vie. Bien sûr, ce sont des émotifs, mais je pense que chacun se reconnaitra dans ces personnages, on bafouille, on ne sait de quoi parler [et vous pensez quoi des conflits au moyen orient], on est maladroit, malhabile…
J’ai rit au cinéma, sans me gêner, sans me retenir, parce que c’était un éclat de rire géant, je ne m’y suis pas ennuyée un instant, l’impression d’être restée un quart d’heure dans la salle feutrée, un quart d’heure à rire. J’ai tout aimé.