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Un grand film épique au scénario captivant, signé Akira Kurosawa, qui délivre ici un film d'une rare justesse, probablement plus réussi encore que les Sept Samourai. Kurosawa, avec la Forteresse Cachée, multiplie les moments de bravoure formels tandis que la quasi-parfaite utilisation de la musique confère à son film un souffle épique.
Ce qui est admirable, c'est que, pas une seule seconde, Kurosawa ne devient arrogant dans sa mise en scène, il persiste à porter un regard simple mais authentique sur ses personnages, bien campés et interprétés.
Reste que si la fin traîne un peu en longueur, elle ne remet pas en cause la maîtrise du cinéaste nippon à faire vivre son oeuvre, pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Ce qui est admirable, c'est que, pas une seule seconde, Kurosawa ne devient arrogant dans sa mise en scène, il persiste à porter un regard simple mais authentique sur ses personnages, bien campés et interprétés.
Reste que si la fin traîne un peu en longueur, elle ne remet pas en cause la maîtrise du cinéaste nippon à faire vivre son oeuvre, pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Un très bon film d'aventure tout public qui défini les codes du genre, un agréable moment et un film techniquement superbe (premier film en cinémascope de Kurosawa). De plus la trame du film a nettement inspiré Georges Lucas pour Star wars (poursuite de la princesse Leïla par le côté obscur, personnages tels que la princesse Leïla mais aussi RD2D et 6PO...). Un grand divertissement.
L'histoire : La famille Akizuki est vaincue et pourchassée par la famille Yamana. Le général Rokurota Makabe (Toshirô Mifune) est en charge de la protection de la princesse Yuki (Misa Uehara). Après un moment de réclusion dans une forteresse cachée, ils décident de fuir et de gagner une province amie. Ils s’embarquent alors dans un difficile voyage, transportant le trésor familial : de l’or pour reconstruire le royaume. Deux paysans croisent leur chemin…
Akira Kurosawa déclarera à propos de LA FORTERESSE CACHÉE : "Je voulais faire quelque chose d’amusant, un grand spectacle"
Il faudrait en théorie, associer cette déclaration au film précédent de Kurosawa, Le Château de l’Araignée ; apparemment l’un des plus sombres du cinéaste… Ne l’ayant pas vu, je me contenterai d’en extraire quelque chose d’assez révélateur d’une certaine ambition : celle de réaliser un spectacle intemporel, à même de marquer l’histoire du cinéma.
Kurosawa nous raconte d’abord un parcours humain. Pour cela, le cinéaste oppose les caractères et conditions de 4 personnages très différents, et qui forment un groupe auquel on s’attache facilement : d’abord Tahei et Matashichi, drôles non pas par nature mais par leurs caractères et l’ironie de leur situation ; ils sont ainsi deux paysans qui ont tout perdu pour s’engager dans un conflit qui les dépasse, et qu’ils souhaitent fuir. Mais 1/ leur cupidité les incite à toujours effectuer les mauvais choix, et 2/ leur stupidité les empêche de comprendre la plupart des choses, menant souvent à d’hilarants quiproquos.
Ils se confronteront ainsi tous seuls à deux obstacles en apparence infranchissables : l’un physique (la frontière entre deux régions en guerre), l’autre social (accéder à la richesse). La possibilité de transcender ces deux postulats se présentera lorsqu’ils rencontreront assez fortuitement, Rokurota Makabe/Toshirô Mifune et la princesse Yuki/Misa Uehara. Le premier est un samouraï légendaire (donc par principe, ultra-classe) prêt à tout pour protéger sa maîtresse et par extension, sa richesse. Quant à la princesse, elle possède ces traits également très japonais de la jeune fille protégée du monde extérieur et engoncée jusqu’à l’abstraction dans son statut de nobilité. –> voir à ce sujet, notre critique du Conte de La Princesse Kaguya Au centre, la fameuse Forteresse Cachée, vers laquelle convergent puis divergent les personnages, mais également les enjeux du film.
Kurosawa joue d’abord sur les oppositions entre ces 4 protagonistes, ainsi que sur l’absurdité de leurs interactions. L’humour qu’il en extrait désamorce la gravité et la noirceur de certains instants, tout comme il façonne notre empathie envers Tahei, Matashichi, Rokurota et Yuki. Une fois cette empathie bien installée, ces 4 personnages interagiront avec de nouveaux et seront confrontés à des situations plus complexes ; cela sera source de nouvelles aventures, mais également d’une certaine émotion. En filigrane, cette fuite en avant commune sera aussi l’occasion d’éprouver le déterminisme, encore une fois très culturel, qui s’imposait d’emblée à chaque protagoniste. Il y a un beau récit de confiance qui s’installe, de même qu’un discours passionnant sur l’ouverture à l’autre. Il s’agit là d’un trait récurrent chez Kurosawa, cinéaste humaniste s’il en est. Ce discours est d’ailleurs visible très tôt dans sa filmographie, dès Le Plus dignement (1944) ou Qui marche sur la queue du serpent… (1945). Il atteindra l’apogée dans des films à la portée considérable, comme Barberousse (1965). La mise en scène de Kurosawa compose de magnifiques tableaux, avec un sens du cadre et de la composition incroyable. On ressent la patience et l’acuité du réalisateur derrière chaque plan (la sortie du brouillard au début du film !), chaque ambiance (le film est pour beaucoup tourné en décors naturels), chaque morceau de bravoure (le combat à cheval, le combat des samouraïs). Sa mise en scène, si puissante soit-elle, est cependant toute entière au service du récit, des personnages, de l’humour, de l’aventure et de l’évasion. On restera ainsi bluffé par la façon dont Kurosawa réduit des concepts complexes à de simples idées « visuelles » à même de marquer l’imaginaire.
Le scénario est en réalité, extrêmement épuré : aller d’un point A à un point B. Pourtant, Kurosawa nous invite à comprendre comment les personnages et leurs destinées individuelles sont façonnés par la persistance de l’environnement dans lequel ils évoluent. En transmettant cela par l’Image, il y a un dialogue d’une fantastique universalité qui s’établit entre nous et ce récit d’une autre époque. Cette propension à raconter une histoire par la puissance visuelle ( direction artistique, mise en scène, direction d’acteurs et richesse de l’environnement ) m’a d’ailleurs « rappelé » deux autres excellents films de fuite en avant: Les fils de L’Homme, et Fury Road.
De notre point de vue occidental LA FORTERESSE CACHÉE, est un très grand récit d’aventures. Un film exotique ( le Japon féodal ), construit autour de personnages attachants, nous rendant extrêmement palpable une mythologie riche et complexe et mis en scène avec un sens de l’organisation et de la cohérence phénoménal. Akira Kurosawa, en cherchant l’accessibilité par l’humour notamment, parvient à rendre universelle une histoire profondément japonaise – un trait d’ailleurs commun à tous ses grands films, sauf peut-être Ran qui tend vers l’inverse.
Puis, il y a tellement de puissance et de talent dans LA FORTERESSE CACHÉE qu’on perçoit sans mal l’influence qu’il a pu avoir sur d’autres œuvres illustres comme « au hasard », le fameux Star Wars épisode IV. Revoir ce chef d’œuvre de Kurosawa nous amène ainsi tout naturellement, à constater son importance dans l’inconscient collectif.
LA FORTERESSE CACHÉE a été chroniqué dans le cadre d’une rétrospective consacrée à AKIRA KUROSAWA dans le cadre du festival Lumière 2015. Critique issue du Blog du Cinéma
Akira Kurosawa déclarera à propos de LA FORTERESSE CACHÉE : "Je voulais faire quelque chose d’amusant, un grand spectacle"
Il faudrait en théorie, associer cette déclaration au film précédent de Kurosawa, Le Château de l’Araignée ; apparemment l’un des plus sombres du cinéaste… Ne l’ayant pas vu, je me contenterai d’en extraire quelque chose d’assez révélateur d’une certaine ambition : celle de réaliser un spectacle intemporel, à même de marquer l’histoire du cinéma.
Kurosawa nous raconte d’abord un parcours humain. Pour cela, le cinéaste oppose les caractères et conditions de 4 personnages très différents, et qui forment un groupe auquel on s’attache facilement : d’abord Tahei et Matashichi, drôles non pas par nature mais par leurs caractères et l’ironie de leur situation ; ils sont ainsi deux paysans qui ont tout perdu pour s’engager dans un conflit qui les dépasse, et qu’ils souhaitent fuir. Mais 1/ leur cupidité les incite à toujours effectuer les mauvais choix, et 2/ leur stupidité les empêche de comprendre la plupart des choses, menant souvent à d’hilarants quiproquos.
Ils se confronteront ainsi tous seuls à deux obstacles en apparence infranchissables : l’un physique (la frontière entre deux régions en guerre), l’autre social (accéder à la richesse). La possibilité de transcender ces deux postulats se présentera lorsqu’ils rencontreront assez fortuitement, Rokurota Makabe/Toshirô Mifune et la princesse Yuki/Misa Uehara. Le premier est un samouraï légendaire (donc par principe, ultra-classe) prêt à tout pour protéger sa maîtresse et par extension, sa richesse. Quant à la princesse, elle possède ces traits également très japonais de la jeune fille protégée du monde extérieur et engoncée jusqu’à l’abstraction dans son statut de nobilité. –> voir à ce sujet, notre critique du Conte de La Princesse Kaguya Au centre, la fameuse Forteresse Cachée, vers laquelle convergent puis divergent les personnages, mais également les enjeux du film.
Kurosawa joue d’abord sur les oppositions entre ces 4 protagonistes, ainsi que sur l’absurdité de leurs interactions. L’humour qu’il en extrait désamorce la gravité et la noirceur de certains instants, tout comme il façonne notre empathie envers Tahei, Matashichi, Rokurota et Yuki. Une fois cette empathie bien installée, ces 4 personnages interagiront avec de nouveaux et seront confrontés à des situations plus complexes ; cela sera source de nouvelles aventures, mais également d’une certaine émotion. En filigrane, cette fuite en avant commune sera aussi l’occasion d’éprouver le déterminisme, encore une fois très culturel, qui s’imposait d’emblée à chaque protagoniste. Il y a un beau récit de confiance qui s’installe, de même qu’un discours passionnant sur l’ouverture à l’autre. Il s’agit là d’un trait récurrent chez Kurosawa, cinéaste humaniste s’il en est. Ce discours est d’ailleurs visible très tôt dans sa filmographie, dès Le Plus dignement (1944) ou Qui marche sur la queue du serpent… (1945). Il atteindra l’apogée dans des films à la portée considérable, comme Barberousse (1965). La mise en scène de Kurosawa compose de magnifiques tableaux, avec un sens du cadre et de la composition incroyable. On ressent la patience et l’acuité du réalisateur derrière chaque plan (la sortie du brouillard au début du film !), chaque ambiance (le film est pour beaucoup tourné en décors naturels), chaque morceau de bravoure (le combat à cheval, le combat des samouraïs). Sa mise en scène, si puissante soit-elle, est cependant toute entière au service du récit, des personnages, de l’humour, de l’aventure et de l’évasion. On restera ainsi bluffé par la façon dont Kurosawa réduit des concepts complexes à de simples idées « visuelles » à même de marquer l’imaginaire.
Le scénario est en réalité, extrêmement épuré : aller d’un point A à un point B. Pourtant, Kurosawa nous invite à comprendre comment les personnages et leurs destinées individuelles sont façonnés par la persistance de l’environnement dans lequel ils évoluent. En transmettant cela par l’Image, il y a un dialogue d’une fantastique universalité qui s’établit entre nous et ce récit d’une autre époque. Cette propension à raconter une histoire par la puissance visuelle ( direction artistique, mise en scène, direction d’acteurs et richesse de l’environnement ) m’a d’ailleurs « rappelé » deux autres excellents films de fuite en avant: Les fils de L’Homme, et Fury Road.
De notre point de vue occidental LA FORTERESSE CACHÉE, est un très grand récit d’aventures. Un film exotique ( le Japon féodal ), construit autour de personnages attachants, nous rendant extrêmement palpable une mythologie riche et complexe et mis en scène avec un sens de l’organisation et de la cohérence phénoménal. Akira Kurosawa, en cherchant l’accessibilité par l’humour notamment, parvient à rendre universelle une histoire profondément japonaise – un trait d’ailleurs commun à tous ses grands films, sauf peut-être Ran qui tend vers l’inverse.
Puis, il y a tellement de puissance et de talent dans LA FORTERESSE CACHÉE qu’on perçoit sans mal l’influence qu’il a pu avoir sur d’autres œuvres illustres comme « au hasard », le fameux Star Wars épisode IV. Revoir ce chef d’œuvre de Kurosawa nous amène ainsi tout naturellement, à constater son importance dans l’inconscient collectif.
LA FORTERESSE CACHÉE a été chroniqué dans le cadre d’une rétrospective consacrée à AKIRA KUROSAWA dans le cadre du festival Lumière 2015. Critique issue du Blog du Cinéma
La forteresse cachée et particulièrement ses deux paysans/soldats sont connu par les cinéphiles fan de Star Wars pour avoir inspiré à G. Lucas les personnages de C3PO et R2D2. Mais pas que, puisqu’ici aussi il est question de princesse en exile. Etonnant Kurosawa qui signe là un grand film d’aventure, mêlant humour via les paysans/soldats, suspense et action via le brigant/général et drame épique grâce au personnage féminin. Du grand art. Que demande le peuple ? « De l’action japonaise vielle de cinquante ans ? » Ouais, la séquence de duel à la lance vaut son pesant de sabre laser !
Cette superproduction historique signée Kurosawa pourrait être une grande fresque épique comme l'on s'y attendrait mais est en fait un assez banal film d'aventure. Néanmoins, les deux personnages des paysans sont assez originaux pour le genre, bien qu'incarnant la part comique du film que l'on trouve habituellement dans ce genre de production, ce sont aussi des personnages totalement anti-héroïques, fourbes et lâches et pourtant très humains. On regrettera du reste la rigidité du jeu de Mifune ainsi que de celui de la princesse, mais aussi les longueurs du film.
Avec ce film, Kurosawa se fait plus léger en apparence, que dans certains de ses chefs d'oeuvre, par exemple L'idiot ou Vivre. Il accorde toute son importance aux péripéties. Il se passe tout le temps queque chose, pas ou peu de place pour les temps morts. Magistral film d'aventures, La Forteresse Cachées est aussi une reflexion sur la cupidité, l'honneur, et le pardon. En effet, les deux paysans, prêts à tout moment à trahir n'importe quel idéal pour quelques pièces d'or, sont vus avec une certaine humanité par le général interprété par Toshiro Mifune. Ce ne sont pas de simple faire-valoirs, mais des personnages de chair et d'os : dans ce Japon médiéval très codifié, semble nous dire le réalisateur, quand on est pauvre et faible, soit il faut opter pour la servilité à un seigneur, soit être complètement individualiste, quitte à trahir et à voler.
En 1958 Kurosawa signe un CHEF D'ŒUVRE La forteresse cachée film qui va influencée Georges Lucas pour Star wars . Ce film est très bien dosé avec de l'humour et des enjeux importants , nous allons prendre du plaisir à suivre tous ses personnages. la forteresse cachée à aussi de superbes duels magnifiquement chorégraphié, on y apprend le code d'honneur d'un Samouraï, le devoir d'une princesse où encore la cupidité humaine bref une tuerie !
Même dans un film "léger", entre comique et aventure, la classe est présente, avec des décors superbes, et surtout des personnages bien écrits et travaillés, gardant de l'intelligence et de la crédibilité dans la stupidité de certains.
C'est tellement rafraîchissant face à nombre de personnages de films plus récents dont la stupidité n'est que de la bêtise ne faisant jamais sens, relevant de la paresse d'écriture pour un comique vulgaire.
Ah, et l'histoire ? Bah, à peu près la première trilogie Star Wars :)
C'est tellement rafraîchissant face à nombre de personnages de films plus récents dont la stupidité n'est que de la bêtise ne faisant jamais sens, relevant de la paresse d'écriture pour un comique vulgaire.
Ah, et l'histoire ? Bah, à peu près la première trilogie Star Wars :)
La Forteresse cachée d’Akira Kurosawa est un formidable film d’aventure, porté par un scénario aussi inventif qu’intelligent. Le réalisateur nous entraîne dans une épopée captivante, où se mêlent bravoure, ruse, humour et sens du devoir.
La grande force du film réside avant tout dans son personnage principal, le général Rokurota Makabe, incarné magistralement par Toshiro Mifune. Courageux, loyal et animé par un profond sens du devoir, il impose immédiatement sa présence à l’écran. Son affrontement au duel de lances avec le général Tadokoro, interprété par Susumu Fujita, est un grand moment de bravoure. Charismatique et impressionnant, Rokurota est un personnage emblématique qui crève littéralement l’écran. Une mention spéciale à Toshiro Mifune, absolument remarquable dans ce rôle !
La princesse Yuki, interprétée par Misa Uehara, apporte quant à elle une dimension mystérieuse et envoûtante au récit. Sa beauté est magnifiée par le sublime noir et blanc de Kurosawa et par un jeu de lumière qui la met régulièrement en valeur. L’idée de la faire passer pour muette est particulièrement ingénieuse : elle renforce le mystère qui l’entoure tout en donnant lieu à des situations pleines de subtilité.
Mais le film ne serait pas aussi savoureux sans ses deux paysans, Tahei et Matashichi. Cupides, maladroits et souvent égoïstes, ils apportent une touche comique bienvenue à cette aventure. Leurs disputes, leurs combines et leurs réactions parfois absurdes donnent au film un côté presque chaplinesque. Ces deux personnages, aussi agaçants qu’amusants, constituent un formidable contrepoint à la noblesse et au courage du général.
Avec La Forteresse cachée, Akira Kurosawa signe une œuvre d’aventure remarquable, portée par une mise en scène d’une grande maîtrise, un noir et blanc sublime et un scénario particulièrement inventif. Le réalisateur parvient à mêler habilement tension dramatique, humour et émotion, sans jamais perdre le spectateur.
Bravo pour ce film et cette réalisation magistrale !
Et surtout, mention spéciale au général Rokurota, qui crève l’écran par son charisme, sa bravoure et sa présence exceptionnelle. Un grand film d’aventure signé Kurosawa, à découvrir absolument!
La grande force du film réside avant tout dans son personnage principal, le général Rokurota Makabe, incarné magistralement par Toshiro Mifune. Courageux, loyal et animé par un profond sens du devoir, il impose immédiatement sa présence à l’écran. Son affrontement au duel de lances avec le général Tadokoro, interprété par Susumu Fujita, est un grand moment de bravoure. Charismatique et impressionnant, Rokurota est un personnage emblématique qui crève littéralement l’écran. Une mention spéciale à Toshiro Mifune, absolument remarquable dans ce rôle !
La princesse Yuki, interprétée par Misa Uehara, apporte quant à elle une dimension mystérieuse et envoûtante au récit. Sa beauté est magnifiée par le sublime noir et blanc de Kurosawa et par un jeu de lumière qui la met régulièrement en valeur. L’idée de la faire passer pour muette est particulièrement ingénieuse : elle renforce le mystère qui l’entoure tout en donnant lieu à des situations pleines de subtilité.
Mais le film ne serait pas aussi savoureux sans ses deux paysans, Tahei et Matashichi. Cupides, maladroits et souvent égoïstes, ils apportent une touche comique bienvenue à cette aventure. Leurs disputes, leurs combines et leurs réactions parfois absurdes donnent au film un côté presque chaplinesque. Ces deux personnages, aussi agaçants qu’amusants, constituent un formidable contrepoint à la noblesse et au courage du général.
Avec La Forteresse cachée, Akira Kurosawa signe une œuvre d’aventure remarquable, portée par une mise en scène d’une grande maîtrise, un noir et blanc sublime et un scénario particulièrement inventif. Le réalisateur parvient à mêler habilement tension dramatique, humour et émotion, sans jamais perdre le spectateur.
Bravo pour ce film et cette réalisation magistrale !
Et surtout, mention spéciale au général Rokurota, qui crève l’écran par son charisme, sa bravoure et sa présence exceptionnelle. Un grand film d’aventure signé Kurosawa, à découvrir absolument!
Drôle, superbement maîtrisé, et à la trame chronologique dense, la Forteresse Cachée est l'un des nombreux coups de maître de Kurosawa. Le choix du noir et blanc donne un aspect plus mystique et ténébreux à l'oeuvre. Beaucoup de cinéphiles y voient une référence à Star Wars, pour ma part, je n'en ai vu qu'une : protéger la princesse. Le film s'inscrit plutôt dans le style de western sauce japonaise que dans le genre de science-fiction :-). La forteresse cachée est un film à voir absolument pour la beauté des images et des personnages (celui de la princesse et de Mifune of course :-) )... et surtout pour les répliques mordantes et ô combien modernes pour l'année 1953.
Surprenant! Du grand Akira Kurosawa et surtout du grand cinéma japonais qui mérite d'être plus populaire, principal source d'inspiration pour le "Star Wars" de George Lucas, "La forteresse cachée" recelle son lot de belles scènes et d'aventures; la légende Toshirô Mifune rythme le film de part son charisme à l'écran, bien que les deux paysans Matashishi et Tahei forment un duo unique en son genre et d'une rare modernité comique pour l'époque, Minoru Chiaki aisni que son comparse Kamatari Fujiwara son incorrigibles et magnifiquement drôles, malheureusement la déprimante et lasse prestation des interprètes de la gente féminine sont pénalisantes et enlève beaucoup de charme au film créant même des longueurs; en somme un film bon qui reste inégal bien que le scénario pour l'époque est très bien mené
Une fois de plus, j’ai fait un petit tour dans le monde fantastique de Kurosawa, cette fois-ci pour une très belle et grande aventure avec des paysages superbes et des contrées magnifiques, dans une alternance entre forêts et déserts, en passant par des montagnes de roches et de pierres.
Les personnages de cette histoire représentent chacun une facette de l’être humain (cupidité, lâcheté, courage, capricieux, bravoure, intelligence et j’en passe), et les incarnent totalement, ce qui ne les rend tous pas toujours attirants, mais sont à chaque moment fascinants. Le film est donc surtout beaucoup basé sur tous ses caractères qui vont, individuellement ou à plusieurs, par la force des choses des choses et des évènements, se retrouver forcés de changer leur façon d’être pour l’accomplissement de la mission principale. Les deux paysans vont d’ailleurs avoir bien du mal à se tenir et vont causer beaucoup de problèmes au personnage principal, Toshirô Mifune une fois de plus génial, à cause de leur cupidité.
Kurosawa m’a donc une fois de plus enchanté, exprimant une mise en scène encore une fois géniale et passionnante, avec une histoire encore une fois pas exceptionnelle au départ, mais qu’il transforme en un film captivant, grâce notamment à des acteurs incarnant à merveille leurs personnages, et des scènes formidables comme celle de combat entre Mifune et son ancien camarade ou les joutes verbales entre les deux paysans, à la fois pathétiques et formidables tout du long.
Bref, encore une belle expérience dans ma découverte de Kurosawa.
Les personnages de cette histoire représentent chacun une facette de l’être humain (cupidité, lâcheté, courage, capricieux, bravoure, intelligence et j’en passe), et les incarnent totalement, ce qui ne les rend tous pas toujours attirants, mais sont à chaque moment fascinants. Le film est donc surtout beaucoup basé sur tous ses caractères qui vont, individuellement ou à plusieurs, par la force des choses des choses et des évènements, se retrouver forcés de changer leur façon d’être pour l’accomplissement de la mission principale. Les deux paysans vont d’ailleurs avoir bien du mal à se tenir et vont causer beaucoup de problèmes au personnage principal, Toshirô Mifune une fois de plus génial, à cause de leur cupidité.
Kurosawa m’a donc une fois de plus enchanté, exprimant une mise en scène encore une fois géniale et passionnante, avec une histoire encore une fois pas exceptionnelle au départ, mais qu’il transforme en un film captivant, grâce notamment à des acteurs incarnant à merveille leurs personnages, et des scènes formidables comme celle de combat entre Mifune et son ancien camarade ou les joutes verbales entre les deux paysans, à la fois pathétiques et formidables tout du long.
Bref, encore une belle expérience dans ma découverte de Kurosawa.
Certes on a comparé un peu abusivement ce film à star wars dont Georges Lucas se serait inspiré ( on ne prête qu'aux riches )mais il est vrai qu'il y a dans la forteresse cachée un côté grand spectacle destiné au grand public se différenciant d'autres films de Kurosawa, plus sombres et sérieux.
Les personnages sont particulièrement bien typés, le récit très structuré , alternant rebondissements et moments de pause permettant de s'attarder sur des caractères plus réussis les uns que les autres ( les deux paysans ayant tous les défauts possibles mais attachants, le samourai impassible incarné par l' incontournable toshirô Mufine qui reste classe même en slip, la princesse yuki et non leila au caractère bien trempé....) et le film comportent des scènes particulièrement mémorables comme la révolte des esclaves digne de Metropolis , la danse du feu digne du sacre de printemps, des scènes de poursuite à cheval digne de la chevauchée fantastique...
J'aime quand un grand cinéaste s'abaisse à faire un film grand public avec le même niveau de réussite que ses films plus ambitieux. Comme quoi il n y a pas de genre ou sujet mineur mais seulement des grands films et les autres films.
Les personnages sont particulièrement bien typés, le récit très structuré , alternant rebondissements et moments de pause permettant de s'attarder sur des caractères plus réussis les uns que les autres ( les deux paysans ayant tous les défauts possibles mais attachants, le samourai impassible incarné par l' incontournable toshirô Mufine qui reste classe même en slip, la princesse yuki et non leila au caractère bien trempé....) et le film comportent des scènes particulièrement mémorables comme la révolte des esclaves digne de Metropolis , la danse du feu digne du sacre de printemps, des scènes de poursuite à cheval digne de la chevauchée fantastique...
J'aime quand un grand cinéaste s'abaisse à faire un film grand public avec le même niveau de réussite que ses films plus ambitieux. Comme quoi il n y a pas de genre ou sujet mineur mais seulement des grands films et les autres films.
Une fresque épique et burlesque qui ne nous laisse pas un instant pour souffler. Un vrai délice. Tout fan de Star Wars devrait par ailleurs voir ce film, dans lequel Lucas a puisé pas mal d'idées.
Kurosawa et les films de Samouraïs, une longue histoire ! On a bien souvent du mal à le détacher de ce genre de film mais pourtant il est un excellent réalisateur de ce genre. La forteresse cachée n'y échappe pas. La réalisation est toujours aussi bonne même si je trouve qu'il y a quelques faiblesses parfois. Notons tout de même le travelling où la princesse descend de son trône qui est tout simplement magnifique, tout comme la scène de bataille qui excelle en la matière. Cependant, j'ai été un peu gêné par le côté grand public du film qui pollue un peu la narration: les deux paysans sont certes sympathiques mais leurs continuelles frasques deviennent à la longue pénible. La dernière scène enfonce le clou encore plus loin dans le moralisme bon ton et débile du film que je qualifie de populaire. Enfin, quand un producteur donne des moyens colossaux, on se plie à la ligne de conduite et on ne fignole pas ! Le début du film est aussi un peu long, l'arrivée de la princesse est une bouffée d'air frais et son jeu dynamique et la façon dont elle est filmée font oublier la pesanteur du début ! A signaler aussi la magnifique danse du feu, émouvante en un certain sens. Rien à dire sur Mifune qui est toujours aussi incroyable. En somme, un bon film à voir mais ce n'est pas mon préféré de Kurosawa.
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