Mon compte
    La Forteresse cachée
    note moyenne
    4,1
    546 notes dont 51 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 51 critiques par note
    11 critiques
    28 critiques
    5 critiques
    6 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur La Forteresse cachée ?

    51 critiques spectateurs

    OldBoy
    OldBoy

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 381 critiques

    5,0
    Publiée le 25 septembre 2021
    La Forteresse Cachée est un grand film d'aventure signé Kurosawa.
    Racontant l'histoire de deux paysans peu recommandables qui en voulant fuir le champ de bataille doivent bon gré mal gré aider un général courageux et une princesse au caractère bien trempé a ramener une grosse cargaison d'or pour refonder leurs clan, le film mélange l'action, l'aventure et l'humour.
    Parmis les acteurs, Toshiro Mifune est parfait en guerrier noble et la belle Misa Uehara offre une prestation énergique en princesse qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.
    Classique du cinéma ayant en partie inspiré Star Wars, La Forteresse Cachée est un monument de plus dans la carrière de Kurosawa.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

    Suivre son activité 92 abonnés Lire ses 614 critiques

    4,5
    Publiée le 31 mars 2021
    « La Forteresse cachée » est un pur divertissement, mais un divertissement de grande qualité, denrée plus que rare dans le paysage cinématographique actuel. Akira Kurosawa use pour la première fois du format cinémascope, mais le maîtrise déjà : sa science du cadrage fait de chaque plan une image mémorable.

    Et le scénario s'avère haletant : un territoire japonais, le fief Akizuki, est décimé et occupé par un fief rival, celui des Yamana. La princesse du clan Akizuki cherche alors à quitter ses terres, avec l'or de sa famille, pour faire renaître sa dynastie. Elle est accompagnée de fidèles compagnons, et l'on suit donc la fuite des héros, cherchant à tromper la vigilance des Yamana.

    Sans compter que l'on est guidé dans ce périple par deux anti-héros : les paysans cupides Tahei et Matashichi, très drôles. « La Forteresse cachée » est parcouru d'un certain pessimisme, assez sombre, et en même temps d'un souffle réjoui, plein d'espoir dans le renouveau, et empreint d'une joie parfois picaresque.

    Ainsi, « La Forteresse cachée » est un grand film d'aventure, une fresque épique qui n'a certes pas la profondeur des « Sept Samouraïs », ni l'éclat formel du « Garde du corps » (encore que) ou de « Sanjuro ». Mais c'est un long métrage en tous points réussi, émaillé de scènes d'anthologie : le combat à cheval de Rokurota, la danse du feu, les différents rebondissements...

    N'oublions pas les acteurs, tous excellents, des deux paysans en passant par la princesse ou Mifune, égal à lui-même. Mentionnons pour finir la présence, en filigrane, de préoccupations sociales, typiques du cinéma de Kurosawa. « La Forteresse cachée » devient alors un film initiatique, notamment pour la princesse, qui reconsidère son peuple et apprend de son périple.

    Sans être le plus grand des Kurosawa, ce film remonte sans cesse dans mon estime à chaque fois que je le revois, et je finis par penser qu'il figure dans ce qu'il a fait de mieux. Un long métrage de bien belle facture qui réserve un agréable moment de cinéma.
    Jean-luc G
    Jean-luc G

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 559 critiques

    2,0
    Publiée le 24 novembre 2020
    déception en découvrant ce qui m'apparait avec le temps comme un Kurosawa mineur. Filmé avec talent certes, l'épopée tragico-comique de cette bande hétéroclite n'arrive pas à emballer le spectateur, même si elle a inspiré parait-il de grands metteurs en scène. Reste en mémoire un duel à la lance entre chefs guerriers, inhabituel et chorégraphié avec lenteur. TV vo novembre 2020.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

    Suivre son activité 365 abonnés Lire ses 3 887 critiques

    4,5
    Publiée le 11 novembre 2020
    Formidable épopée héroïque dans ce Japon médiéval.
    L'introduction est déjà impressionnante avec la scène de révolte et l'aventure de deux olibrius et de la princesse Emma par le général déchu nous entraîne dans toute sorte d'embûches.
    Mais ce n'est pas l'aventure seulement qui nous retient, c'est la force et le courage qui empoignent avec fermeté la veulerie et la lâcheté.
    Excellent film
    Hotinhere
    Hotinhere

    Suivre son activité 141 abonnés Lire ses 3 170 critiques

    4,0
    Publiée le 17 août 2020
    Dans le Japon féodal, un samouraï tente de fuir avec une princesse héritière.
    Un film d'aventures épique, plein de bravoure et non dénué d'humour avec ces deux personnages de paysans gaffeurs à la Laurel et Hardy, sublimé par la mise en scène de Kurosawa. Ours d'argent au Festival de Berlin, un film qui a inspiré George Lucas pour Star Wars.
    soulman
    soulman

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 855 critiques

    5,0
    Publiée le 13 août 2020
    Chef d'oeuvre absolu du maître Kurosawa, "La forteresse cachée" regorge de séquences inoubliables dont la poursuite à cheval, admirablement filmée. Mifune impose une présence et une autorité qui façonnent une histoire terrible, dans un Japon médiéval où dominent la cupidité et l'ignorance.
    Mafoipourquoipas
    Mafoipourquoipas

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 629 critiques

    2,5
    Publiée le 10 août 2020
    2,5 étoiles - La forteresse cachée

    Un film un peu long et donc un peu ennuyeux. Il y a de belles mises en scènes et de beaux cadrages. Mais le jeu des acteurs est un peu trop dans l'artifice théâtral et le scénario manque de dynamisme et de tension dramatique. Bref, ce film est surtout intéressant pour le travail de l'image ; l'histoire ... c'est une banale aventure picaresque.
    Vincent D
    Vincent D

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 123 critiques

    4,5
    Publiée le 14 août 2019
    Certes on a comparé un peu abusivement ce film à star wars dont Georges Lucas se serait inspiré ( on ne prête qu'aux riches )mais il est vrai qu'il y a dans la forteresse cachée un côté grand spectacle destiné au grand public se différenciant d'autres films de Kurosawa, plus sombres et sérieux.
    Les personnages sont particulièrement bien typés, le récit très structuré , alternant rebondissements et moments de pause permettant de s'attarder sur des caractères plus réussis les uns que les autres ( les deux paysans ayant tous les défauts possibles mais attachants, le samourai impassible incarné par l' incontournable toshirô Mufine qui reste classe même en slip, la princesse yuki et non leila au caractère bien trempé....) et le film comportent des scènes particulièrement mémorables comme la révolte des esclaves digne de Metropolis , la danse du feu digne du sacre de printemps, des scènes de poursuite à cheval digne de la chevauchée fantastique...
    J'aime quand un grand cinéaste s'abaisse à faire un film grand public avec le même niveau de réussite que ses films plus ambitieux. Comme quoi il n y a pas de genre ou sujet mineur mais seulement des grands films et les autres films.
    Audrey L
    Audrey L

    Suivre son activité 182 abonnés Lire ses 1 976 critiques

    4,5
    Publiée le 31 mars 2019
    Merci au Festival de Cinéma d'Alès pour ces découvertes incroyables de films méconnus ou inédits en France : La Forteresse cachée est une œuvre impressionnante, drôle, à l'histoire ingénieuse, à ne pas manquer que vous soyez fin amateur de Kurosawa ou simple badaud (comme ce fut mon cas). L'intrigue est celle de deux compères (deux avares, portés sur la boisson et les femmes... bref deux crapules, qu'on adore voir se chamailler comme des sales gosses) qui tombent par hasard sur le convoi d'une princesse incognito et de son samouraï garde-du-corps, modèle de fidélité et de bravoure (à l'inverse des deux zouaves qui vont bientôt s'incruster au groupe en voyant défiler le magot de la princesse...). Une épopée dans les guerres intestines du Japon avec les différents clans qui s'allient ou bloquent leurs frontières, les duels sont copieux (un duel singulier à la lance dure presque dix minutes, bien orchestré), les morales dispensées à la fin sont appréciables, on ne regrette pas son ticket. Sur les 2h20 de film, évidemment il y a quelques moments creux mais ils ne gênent pas énormément le plaisir que l'on prend à le voir, en revanche on perd vite patience face aux coups de sifflets stridents qui vrillent les oreilles toutes les vingts secondes... La rangée entière s'est bouchée les oreilles lors du duel à la lance, dans lequel les coups de sifflet sont à leur maximum (et notre audition en chute libre). Les acteurs, dont le célèbre Mifune, sont absolument géniaux dans leur rôle respectif, on prend quelques fous-rires devant les deux crapules avides qui ne sont bons qu'à s'enguirlander, on a l'image de la Princesse Leia qui nous saute aux yeux durant 2h20 (et oui, Star Wars est librement inspiré de Kurosawa... Vous le saviez ? Moi non plus. Merci à l'éternel cinéphile d'Alès qui présente tous les films du festival) et le samouraï est un héros courageux comme seuls les meilleurs contes savent en produire.
    maxime ...
    maxime ...

    Suivre son activité 105 abonnés Lire ses 1 762 critiques

    3,5
    Publiée le 18 novembre 2018
    La Forteresse Cachée est le douzième long métrage que je découvre d'Akira Kurosawa et à première vue il diffère des autres ... Du moins jusqu'à l'arrivé de Toshiro Mifune ! Ce film tire bien plus vers la comédie et le grand spectacle que dans l'introspection et le drame habituel chez le réalisateur Japonnais. Il m'a fallu me faire à ce changement de ton mais je dois aussi dire que je comprends bien mieux George Lucas lorsqu'il exprime le fait qu'il s'est inspiré de Kurosawa pour façonner Star Wars. La Forteresse Cachée est très agréable à regarder, l'aventure et le comique nous emporte, le tout avec la vertigineuse mise en scène du cinéaste qui ne falsifie en rien son talent. La troupe d'acteurs est très complice et offrent aux personnages de véritable tempérament. Un poil longuet dans ses prémices mais hormis cela un très bon divertissement.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 507 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    4,5
    Publiée le 20 mai 2017
    C'est au cœur du moyen-âge nippon durant le XVIème siècle qu'Akira Kurosawa nous emmène avec La Forteresse Cachée, évoquant deux idiots cherchant un trésor, avec comme fond une guerre des clans et une princesse.

    En tout cas, ça fait du bien de voir Akira Kurosawa s'éloigner des films plus sérieux et sous tension auxquels il avait habitué, lorgnant ici vers l'aventure teintée d'une comédie où le burlesque est roi. On ressent d'ailleurs toutes les influences du cinéma muet avec une oeuvre renvoyant parfois vers les comédies de ce temps-là ou même l'expressionnisme. L'écriture est de qualité, et Kurosawa se montre toujours particulièrement adroit derrière la caméra, sachant rendre les personnages et enjeux passionnants.

    C'est effectivement dans les personnages que l'oeuvre qui a fortement influencé George Lucas pour Star Wars (et ça se ressent notamment dans les deux premières minutes, rappelant l'arrivé des deux droïdes sur Tatooine) trouve son salut, que ce soit la jolie princesse courageuse et plutôt capricieuse, le samouraï sous ses ordres ou encore les deux paysans cupides, idiots et égoïstes faisant un peu penser à un Laurel et Hardy japonais. Les rebondissements sont bien foutus et surtout bien amenés, le suspense tenant tout de même de bout en bout avec plusieurs séquences plutôt mémorables, notamment celles qui lorgnent vers un côté spectaculaire (que ce soit celle où les deux paysans sont prisonniers au début, tout simplement magistrale, ou le long et savoureux duel à la lance).

    Parfois cocasse, l'oeuvre se voit comme une épopée onirique, et Kurosawa maîtrise tout de la première à la dernière minute, signant une mise en scène assez énergétique et bénéficiant d'une reconstitution de qualité. Le procédé en CinémaScope est bien utilisé et assez plaisant, le cinéaste japonais sachant bien mettre en valeurs personnages, notamment lorsqu'il propose des plans se limitant aux expressions, à l'image de ceux mémorables et magistrales de la princesse) et paysages tandis que devant la caméra, les comédiens sont remarquables, notamment Toshirō Mifune ainsi que la belle et surprenante Misa Uehara, devenant l'une des plus belles et fascinantes héroïnes qu'il m'ait été donné de voir au cinéma.

    Avec La Forteresse Cachée, Kurosawa s'aventure au moyen-âge et propose une oeuvre palpitante et passionnante, lorgnant parfois vers la comédie et bénéficiant d'un cadre de grande qualité, tout comme les comédiens.
    cinéfyl
    cinéfyl

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 1 134 critiques

    4,0
    Publiée le 29 mai 2016
    Voila LE film qui dont Lucas a avoué s'etre inspiré pour imaginer une certaine saga intergalactique !!! On ne peut pas parler de plagiat mais il est vrai que plusieurs details (la princesse ,la base secrete ,les combats a la lance "laser"ou les 2 paysans a la demarche robotique) sont troublants.En dehors de cette célébrité involontaire ,ce film du grand cineaste japonais demeure un agreable recit d'aventures dont les paysages ,le scenario et l'interpretation en sont les points forts.Comme d'habitude Mifune eclabousse l'ecran de toute sa classe (capable d'une incroyable palette d'emotions allant du rire a la terreur) et ne laisse que peu de place aux autres comediens a part le duo des 2 paysans aussi cupides que droles ,j'ai eu de mal avec la princesse au jeu excessif et franchement agacant.Pour le reste ,realisation et montage superbe musique traditionnelle bien dynamique permettent de passer un bon moment cinematographique.
    Acidus
    Acidus

    Suivre son activité 361 abonnés Lire ses 3 257 critiques

    3,5
    Publiée le 16 décembre 2015
    Avec "La forteresse cachée", Akira Kurosawa signe un bon film d'aventure dans lequel se mêle l'action et l'humour. Ce cocktail consensuel en fait le long métrage le plus grand public du cinéaste japonais. D'un point de vue formel et technique, "La forteresse cachée" ne propose rien d'extraordinaire et on a connu un Kurosawa plus entreprenant. C'est le cas aussi de l'intrigue. Cela dit, le divertissement est assuré et l'on ne voit pas le temps passé.
    Redzing
    Redzing

    Suivre son activité 500 abonnés Lire ses 3 614 critiques

    4,0
    Publiée le 14 décembre 2015
    En pleine guerre civile du Japon féodal, deux paysans chamailleurs et cupides tombent par hasard sur un trésor très convoité, et vont tout faire pour le garder. "La Forteresse cachée" est surtout connu pour être l'une des sources d'inspirations principales de George Lucas pour son "Star Wars". En effet, on retrouve des similitudes stylistiques (transitions balais, décors naturels quasi désertiques, un duel à la lance acharné...), ainsi qu'au niveau du récit (un clan dominateur sombre et violent, une princesse en exil, l'histoire vue par deux individus a priori insignifiants...). Cependant, au-delà de ces références, le film possède grand nombre de qualités propres. En premier lieu, malgré la toile de fond assez violente, Kurosawa choisit de faire de ce film d'aventure une œuvre légère, comportant beaucoup d'humour grâce aux deux paysans gaffeurs. Ce qui n'empêche pas le réalisateur de livrer des scènes épiques. Déjà adepte des caméras multiples et de la longue focale, Kurosawa utilise ici pour la première fois le format large, qui permet d'appuyer de magnifiques paysages, des ballets de figurants, et une photographie noir et blanc assez éclatante. Par ailleurs, le réalisateur-monteur est toujours aussi à l'aise dans ses scènes d'action, ici peu nombreuses mais filmées et montées avec virtuosité et panache. Sans parler des acteurs : Toshiro Mifune est charismatique à souhait en général déchu, et Misa Uehara imposante en princesse pugnace. En somme, "La Forteresse cachée" est un classique du film de samouraï.
    LBDC
    LBDC

    Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 297 critiques

    4,5
    Publiée le 26 octobre 2015
    L'histoire : La famille Akizuki est vaincue et pourchassée par la famille Yamana. Le général Rokurota Makabe (Toshirô Mifune) est en charge de la protection de la princesse Yuki (Misa Uehara). Après un moment de réclusion dans une forteresse cachée, ils décident de fuir et de gagner une province amie. Ils s’embarquent alors dans un difficile voyage, transportant le trésor familial : de l’or pour reconstruire le royaume. Deux paysans croisent leur chemin…

    Akira Kurosawa déclarera à propos de LA FORTERESSE CACHÉE : "Je voulais faire quelque chose d’amusant, un grand spectacle"

    Il faudrait en théorie, associer cette déclaration au film précédent de Kurosawa, Le Château de l’Araignée ; apparemment l’un des plus sombres du cinéaste… Ne l’ayant pas vu, je me contenterai d’en extraire quelque chose d’assez révélateur d’une certaine ambition : celle de réaliser un spectacle intemporel, à même de marquer l’histoire du cinéma.

    Kurosawa nous raconte d’abord un parcours humain. Pour cela, le cinéaste oppose les caractères et conditions de 4 personnages très différents, et qui forment un groupe auquel on s’attache facilement : d’abord Tahei et Matashichi, drôles non pas par nature mais par leurs caractères et l’ironie de leur situation ; ils sont ainsi deux paysans qui ont tout perdu pour s’engager dans un conflit qui les dépasse, et qu’ils souhaitent fuir. Mais 1/ leur cupidité les incite à toujours effectuer les mauvais choix, et 2/ leur stupidité les empêche de comprendre la plupart des choses, menant souvent à d’hilarants quiproquos.

    Ils se confronteront ainsi tous seuls à deux obstacles en apparence infranchissables : l’un physique (la frontière entre deux régions en guerre), l’autre social (accéder à la richesse). La possibilité de transcender ces deux postulats se présentera lorsqu’ils rencontreront assez fortuitement, Rokurota Makabe/Toshirô Mifune et la princesse Yuki/Misa Uehara. Le premier est un samouraï légendaire (donc par principe, ultra-classe) prêt à tout pour protéger sa maîtresse et par extension, sa richesse. Quant à la princesse, elle possède ces traits également très japonais de la jeune fille protégée du monde extérieur et engoncée jusqu’à l’abstraction dans son statut de nobilité. –> voir à ce sujet, notre critique du Conte de La Princesse Kaguya Au centre, la fameuse Forteresse Cachée, vers laquelle convergent puis divergent les personnages, mais également les enjeux du film.

    Kurosawa joue d’abord sur les oppositions entre ces 4 protagonistes, ainsi que sur l’absurdité de leurs interactions. L’humour qu’il en extrait désamorce la gravité et la noirceur de certains instants, tout comme il façonne notre empathie envers Tahei, Matashichi, Rokurota et Yuki. Une fois cette empathie bien installée, ces 4 personnages interagiront avec de nouveaux et seront confrontés à des situations plus complexes ; cela sera source de nouvelles aventures, mais également d’une certaine émotion. En filigrane, cette fuite en avant commune sera aussi l’occasion d’éprouver le déterminisme, encore une fois très culturel, qui s’imposait d’emblée à chaque protagoniste. Il y a un beau récit de confiance qui s’installe, de même qu’un discours passionnant sur l’ouverture à l’autre. Il s’agit là d’un trait récurrent chez Kurosawa, cinéaste humaniste s’il en est. Ce discours est d’ailleurs visible très tôt dans sa filmographie, dès Le Plus dignement (1944) ou Qui marche sur la queue du serpent… (1945). Il atteindra l’apogée dans des films à la portée considérable, comme Barberousse (1965). La mise en scène de Kurosawa compose de magnifiques tableaux, avec un sens du cadre et de la composition incroyable. On ressent la patience et l’acuité du réalisateur derrière chaque plan (la sortie du brouillard au début du film !), chaque ambiance (le film est pour beaucoup tourné en décors naturels), chaque morceau de bravoure (le combat à cheval, le combat des samouraïs). Sa mise en scène, si puissante soit-elle, est cependant toute entière au service du récit, des personnages, de l’humour, de l’aventure et de l’évasion. On restera ainsi bluffé par la façon dont Kurosawa réduit des concepts complexes à de simples idées « visuelles » à même de marquer l’imaginaire.

    Le scénario est en réalité, extrêmement épuré : aller d’un point A à un point B. Pourtant, Kurosawa nous invite à comprendre comment les personnages et leurs destinées individuelles sont façonnés par la persistance de l’environnement dans lequel ils évoluent. En transmettant cela par l’Image, il y a un dialogue d’une fantastique universalité qui s’établit entre nous et ce récit d’une autre époque. Cette propension à raconter une histoire par la puissance visuelle ( direction artistique, mise en scène, direction d’acteurs et richesse de l’environnement ) m’a d’ailleurs « rappelé » deux autres excellents films de fuite en avant: Les fils de L’Homme, et Fury Road.

    De notre point de vue occidental LA FORTERESSE CACHÉE, est un très grand récit d’aventures. Un film exotique ( le Japon féodal ), construit autour de personnages attachants, nous rendant extrêmement palpable une mythologie riche et complexe et mis en scène avec un sens de l’organisation et de la cohérence phénoménal. Akira Kurosawa, en cherchant l’accessibilité par l’humour notamment, parvient à rendre universelle une histoire profondément japonaise – un trait d’ailleurs commun à tous ses grands films, sauf peut-être Ran qui tend vers l’inverse.

    Puis, il y a tellement de puissance et de talent dans LA FORTERESSE CACHÉE qu’on perçoit sans mal l’influence qu’il a pu avoir sur d’autres œuvres illustres comme « au hasard », le fameux Star Wars épisode IV. Revoir ce chef d’œuvre de Kurosawa nous amène ainsi tout naturellement, à constater son importance dans l’inconscient collectif.

    LA FORTERESSE CACHÉE a été chroniqué dans le cadre d’une rétrospective consacrée à AKIRA KUROSAWA dans le cadre du festival Lumière 2015. Critique issue du Blog du Cinéma
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top