6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 23 mai 2020
Voilà un remake ambitieux de John Carpenter du thriller d'horreur des années 1960 sur les enfants démoniaques avec des pouvoirs de perception extra-sensoriels qui suscitent l'enfer dans leur ville natale. Ce remake d'un classique de l'horreur est très effrayant et atmosphérique. Rien de moins n'est à attendre de la part de John Carpenter. Le regretté Christopher Reeve (1952-2004) donne une solide performance en tant que médecin local, le Dr. lan Chaffee qui est malheureusement le père du chef de file de ces enfants diaboliques. Malheureusement, ce fut son dernier film avant qu'il ne soit paralysé sous le cou dans le célèbre accident d'équitation. Même du coté des distinctions les avis furent partagé, alors pire ou mieux que l'original ? Cette version est à mon avis bien meilleur que le film original de 1960. Beaucoup de gens ne seront pas d'accord avec ce que je dit mais je recommande totalement ce film...
Ce film, réalisé par John Carpenter et sorti en 1995, n'est franchement pas mal du tout. C'est un remake du film homonyme de 1960 tout en étant une nouvelle adaptation cinématographique du roman "Les coucous de Midwich" de John Wydham. Nous retrouvons donc plus ou moins la même histoire, c'est-à-dire des femmes donnant toutes le même jour naissance à des enfants bien étranges, sauf qu'ici, nous avons par-dessus le style du réalisateur. Il est en effet intéressant de voir de quelle façon un réalisateur peut s'approprier une œuvre en y incluant son propre style. Si le film n'a pas une très bonne réputation, c'est compréhensible car il est assez éloigné des autres thèmes du réalisateur et possède un rythme assez lent. Pendant une heure et demie, nous n'avons effectivement presque pas d'action mais tout repose sur l'ambiance, par ailleurs très bien faite. J'apprécie personnellement beaucoup cette adaptation, même si je précise que les deux se valent car, tout en ayant la même trame narrative principale, nous avons quelques éléments en plus, notamment spoiler: l'origine des enfants qui nous est clairement montrée et puis la mise en scène que j'ai trouvé très bonne. Nous avons effectivement quelque chose de très esthétique, notamment dans la manière de représenter les enfants, avec les fameux yeux qui brillent et leur coupe. Ce sont des éléments qui viennent rajouter une certaine ambiance au film et qui laissent froid dans le dos. La fin est également différente ici, si les deux premières œuvres étaient sans équivoque quant à l'issue de l'histoire, nous avons ici plus de possibilités quant à une potentielle suite. Du côté des acteurs, nous retrouvons entres autres Christopher Reeve, Kristie Alley, Mark Hamill, Lindsey Haun, Thomas Dekker etc. qui jouent très bien. "Le Village des damnés" n'est donc pas la meilleure œuvre du réalisateur mais se laisse regarder sans déplaisir.
Bien que le début du film fasse un peu nanar, ce remake de la version de 1960 ,qui me fait beaucoup penser à des aspects de "Invasion of Body Snatchers" et un peu à "They Live" du même réalisateur, l'illustre John Carpenter, est finalement assez bon grâce à un propos intéressant qui laisse des questions ouvertes et à un casting plutôt fourni pour un petit film comme ça. La pâte carpenter est assez présente car il s'abstient d'en faire des tonnes et livre une réalisation soignée mais sobre qui accompagne bien la menace qui est en réalité assez flou pendant une bonne partie du film. Le score délivré par Big John est assez excellent et je ressors du film un moment assez angoissant et prenant qui, même s'il s'agit d'un métrage assez mineur dans sa filmographie n'en est pour autant pas honteux.
A la vue des mauvaises notes, j'étais réticent, mais j'ai passé un très bon moment. Facilement dans mon top 5 (subjectif) des meilleurs films de Carpenter, avec The Thing, NY 1997, Christine, et L'Antre de la Folie. Le film démarre sur les chapeaux de roues, lorsque tous les habitants d'un petit village tombent dans les pommes et que les femmes se réveillent enceintes (ce n'est pas du spoil, c'est écrit dans le synopsis). La réalisation est bonne, le suspense est présent tout du long. Pas un grand film, mais un très bon film d'horreur-fantastique, devant lequel on ne s'ennuie pas ,avec une petite ambiance à la Stephen King comme je les aime. Les amoureux du genre devraient apprécier. A noter que je n'ai pas vu l'original, et que par conséquent, je ne peux les comparer.
En tant que fan de John Carpenter, je dois aussi reconnaître quand le maître s’égare. Et ça lui arrive de plus en plus souvent, à mesure que sa carrière s’approche de la fin ; et les ratés qu’il nous montre sont de plus en plus difficiles à occulter. Ainsi, celui-ci (on aimerait pouvoir dire son pire, mais il y a Ghost of Mars), remake d’un film des fifties qui n’en avait nul besoin. Une petite bourgade y subit une invasion vraisemblablement extraterrestre, qui prend le contrôle de sa population. Apparaît alors une bande de gosses tristes à l’œil émeraude et aux cheveux d’argent, qui ressemble à un groupe de J-Pop déguisés en mormons. C’est la panique au village, mais devant les pouvoirs kinésiques affichés par les chenapans, les habitants préfèrent collaborer. Fin. C’est une guerre qui ne se fera pas. L’arrivée du nouveau millénaire a fait beaucoup de mal au réalisateur mythique. Sa peinture très sombre du monde qui nous pend au nez, sa musique glaciale faite de synthés crasseux et d’arpèges tendus, son nihilisme punk et teinté de sarcasmes ont souffert dès le milieu des années ‘90. Après l’encore très réussi Antre de la folie, le cinéaste n’a jamais su retrouver le bon dosage. Il reste bien quelques plans élégants, quelques accords prenants dans ce Village des damnés mais l’ensemble est mou, ennuyeux et au fond tellement vain. Heureusement, c’est aussi très court. Alors on expédie, on rouvre sa filmographie et on vérifie s’il n’y en a pas un qui traîne de plus recommandable, c’est-à-dire dans le cas présent plus vieux. Est-ce que j’ai vu Dark star, moi ?
It’s not bad John Carpenter’s film, s’attardant de remaké un original du temps et de l’espace cinématographique. La différence entre l’anglais et l’américain, l’un roule à droite spécificité unique au monde, l’autre à gauche universelle, dévoilant la même intrigue épouvante évanouît dans les vapes tournée un peu plus vers la science-fiction, zone mis en quarantaine de non-droit. Ça fait peur ces enfants de la non-providence tombés du ciel, délégué par le mystère cosmique force invisible, avec des gros yeux hypnotiques médusés ses tristes victimes tourmentées. Ces beaux gosses mignons comme tout dans cette version 1995, leurs aînés de 1960 font toujours aussi rire, on ne se méfierais que de leurs expressions au visage hostile, parfaite représentation inexpressive de la manipulation humanoïde. Il n’y a pas une seule vierge Sainte-Marie mais plusieurs faisant partie du cercle fantastique, l’intervention divine biblique nous fit croire dur comme le fer à battre tant qu’il est encore chaud. La censure contournée par le cinéma britannique ne reconnaît par son intervention miracle, le frère anglican protestant opposé à la sœur très catholique. Ça peut se comprendre dans sa culture spécifique des révérends pasteurs reprise par les colonies États-Uniens anglo-saxonnes.
Sans être forcément mauvais, on pouvait légitimement s'attendre à beaucoup mieux de ce remake dirigé par le grand John Carpenter. Car si l'original, qui avait été réalisé par Wolf Rilla au début des années 60, arrivait à nous rendre bien mal à l'aise, on ne peut pas en dire autant de cette nouvelle version, qui possède bien peu de séquences fortes et marquantes. Néanmoins, ce film ne s'avère pas non plus désagréable à visionner grâce, d'une part, à certain acteurs se faisant rare à cette époque (Christopher Reeves ou encore Mark Hamill) et, d'autre part, grâce à la partition musicale du metteur en scène, qui est ne manque pas d'inspiration. Un John Carpenter donc mineur, mais qui se rattrapera par la suite en faisant de bien meilleures oeuvres.
Le début est plutôt sympa, mais rapidement on s'ennuit. De plus incohérences et incompréhensions sont légions, et les personnages sont fades. A oublier.
Pas le plus spectaculaire des Carpenter mais le scénario proposé est intéressant, n'ayant pas vu l'original je ne peux pas dire si on assiste à un bon ou mauvais remake. j'ai juste bien aimé malgré un certain dilettantisme du réalisateur avec des résurgences chez ses acteurs. Par contre j'ai bien aimé le jeu de Kirstie Alley dommage qu'elle n'apparaisse qu' épisodiquement.
Clairement pas le meilleur film de carpenter, mais peut-être pas si mauvais que ça. On sauvera une plus grande épaisseur des personnages que dans l'original et une fin ouverte mais plus développée. En revanche la couleur rend le tout bien trop kitsch et la peur n'est toujours pas au rendez-vous. Dans l'ensemble on préférera le charme suranné de l'ancien.
D’emblée, le cinéaste impose un style et une ambiance uniques pour l’époque. Le spectateur est prêt à effectuer avec lui un long voyage mystérieux au cœur d’une aventure fascinante. L’auteur prend son temps pour exposer son histoire et créer un sentiment d’insécurité et de paranoïa. Pour cela, il utilise un minimum d’effets spéciaux, réduits ici à leur plus simple expression. Il réussit à rendre ces enfants intrigants puis effrayants grâce à de petits détails comme leur unique couleur de cheveux ou leur absence d’expression faciale. Il introduit ainsi la menace dans un environnement quotidien d’une banalité affligeante et provoque la peur la plus terrible : celle de sa propre progéniture.
Ce film est lourdement handicapé lorsque on a vu l’original de 1960, même 35 ans plus tôt car ce dernier ne s’oublie pas. Il était pourtant évident qu’il ne fallait pas y toucher (d’ailleurs sa propre suite avait été un désastre) car on ne manipule pas un groupe d’enfants comme on manipules les fusées ou les gros montres. Pour une fois les effets spéciaux modernes ne pouvaient convenir. Le thème du film est un thème philosophique et la peur engendrée doit naitre d’un mystère, facile à rendre dans un roman mais à manier avec prudence lors d’une mise en images. Je voulais le voir car comme beaucoup de cinéphiles j’adore Christopher Reeves qui nous a fait tant rêver dans ses ‘’Superman’’ et c’est juste après ce tournage qu’il a eut son terrible accident. Il n’est pour rien dans ce ratage, c’était mission impossible pour n’importe quel acteur en 1995, mais la tentation était grande de refaire le ‘’village des damnés’’ car le sujet est formidable. Carpenter n’a pas pu y résister.
Connaissant la trame principale de l'histoire, je me décida enfin à y jeter un coup d’œil et autant le dire, je ne regrette pas le moins du monde ! Connu comme un film de série B qui a donc manque de budget et au vu l'année de sa sortie, j'avoue être partis avec une attente d'un film plutôt long et assez plat, mais force est de constater que mes présomptions ne sont pas exactes ! Commençons tout d'abord par le casting; au niveau des adultes on retrouve quelques célébrités habitués à l'écran tel que Christopher Reeve et Kirsty Alley, mais pour tous, je ne peux rien redire quand à leur jeu d'acteur et les rôles qu'ils interprètent. Il y a peut-être une ou deux scènes qui semblaient un peu fausse ou surjouée mais personne n'est parfait. Du côté des enfants, leur rôle se tient, bien que les franges qu'on les filles fassent assez fausses ce côté "hors du temps" et "style à part" reflète bien leur caractère, ils ne se mêlent pas aux autres et ne veulent pas être confondus avec ces derniers.
Certaines répliques semblent tirés d'un nanar classique mais en globalité les dialogues sont cohérents selon les situations ce qui permet de donner une certaine personnalité qui démarque les différents personnages, les enfants par exemple communiquent d'une façon propre à leur "secte" tel de grands génies, le pasteur lui parlera d'une façon plus "religieuse", le docteur plus posé, la scientifique (enfin, ça n'est pas vraiment son titre mais nous voyons bien de qui il s'agit) et son air légèrement hautain et arrogant, etc... Par ailleurs, n'oublions pas la musique qui est digne d'un chef-d'oeuvre posant l’atmosphère presque fantastique qu'engendre le film.
Pour parler du scénario en lui-même, il est plutôt prévisible, ne connaissant que les grandes lignes ce n'est non sans mal que j'ai deviné certains faits qui, à mon avis, on été évident de façon à ce que ce moment soit attendu et que le doute plane tout de même. Il s'agit pour moi d'un bon remake qui n'est peut-être pas le meilleur film de tous les temps mais qui se laisse facilement regarder et est captivant à souhaits. Vous ne verrez plus les enfants du même œil, croyez moi !