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yoyo114
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4,0
Publiée le 20 avril 2012
Que l’on aime ou que l’on aime pas, ce film ne peut que surprendre. Durant la première heure, il ne se passe rien. Enfin, si, on a là un film intimiste sur le tableau ordinaire d’une famille bourgeoise avec une domestique un peu paumée. Puis avec le personnage effrayant et troublant de Isabelle Huppert, le film prend de l’ampleur, jusqu’à la claque finale. Ca, c’est du cinéma ! Mais je n’en dévoilerai pas plus, puisque chacun doit voir et se faire sa propre opinion. Pas très agréable, assez repoussant parfois, mais il vous marquera longtemps.
En adaptant le célèbre roman "L'analphabète" de Ruth Rendell, Claude Chabrol signe ici encore un film ayant pour cadre le monde de la riche bourgeoisie, inconséquente et humiliante malgré elle. Pourtant, le propos n'est jamais manichéen, et pour cause: cette famille de la haute société est finalement, malgré ses défauts (inévitables) une famille tout à fait normale, humaine, sympathique et aimante, ne pensant pas à mal et cherchant à aider les autres. Et au contraire, cette postière et cette femme de chambre (les récompenses de Venise n'étaient pas de trop pour Sandrine Bonnaire et Isabelle Huppert) en apparence victimes, ne sont-elles pas les plus impitoyables personnages de l'affaire? L'ambiguité des caractères détaillés, l'inversion progressive des rôles créent un suspense croissant qui explose dans un final ahurissant de violence et de froideur. Et pour ce qui est de la mise en scène, Chabrol a la main sûre. Très bon film.
Ce film est d'une mise en images qui ne cherche jamais à enjoliver la réalité. C’est sobre, sans heurts, une mise en scène, esthétiquement presque «anémié». L’important c’est le détail invisible qui change tout, le métier de Chabrol fait toute la différence. Une ambiance délétère, un quotidien banal à mourir. Deux femmes névrosées qui n’auraient jamais dues se rencontrer. La bonne froide et raide comme un soldat de plomb, la postière surexcitée comme une vierge folle. C’est enfoncer une porte ouverte, les autres acteurs sont bons aussi, mais le duo Bonnaire-Huppert crève l’écran, et fait oublier tout le reste. Le sentiment d’humiliation, les rancœurs, la nécessaire hypocrisie, le complexe d’infériorité-supériorité, tout cela s’enchaîne, et un incident en apparence banal suffit à provoquer la catastrophe. Le scénario est limpide et sans détails inutiles. IL faut dire que tout ça chabrol l’a déjà dit, mais il en parle tellement bien que ça marche, comme à chaque fois, on est sous son emprise. Les bourgeois il les connaît trop bien et traduit leurs mœurs et habitus comme personne. Il y a du naturalisme, tout ça à l’air réel, normal dans sa fatalité, guidé par le hasard et la nécessité, en même temps le couple «infernal», est trop bien typé, le tout est trop bien construit pour être vrai. Ce souffle d’artifice rend le film incroyablement intéressant, d’un réel intérêt artistique. Qui a dit que la lutte des classes était terminée?
Un des meilleurs films de Chabrol, dans la veine de " Poulet au vinaigre ", du "Boucher " de " Que la bête meure ". Ce Chabrol là, incisif et cruel campe son histoire au sein d'une famille bourgeoise, heureuse et sans histoire pour mieux souligner l'intensité de ce qui pourrait être un fait divers dont Chabrol était friand. L'opposition entre cette famille aisée d’intellectuels qui fait preuve de générosité maladroite mais sincère à l'égard de ceux qui ne font pas partie de leur milieu et la présence de deux psychopathes, met d'autant mieux en valeur le drame qui se noue insidieusement, progressivement, inexorablement. Chabrol décrit à merveille l'évolution des deux personnages marginaux notamment celui de Sandrine Bonnaire dont on devine la fragilité et la fêlure sous-jacente qui conduira à l'irréparable. Un grand Chabrol.
Second film de Claude Chabrol que je vois et je n'adhère toujours pas. Dans La Cérémonie, le réalisateur ouvre des pistes qu'il n'explore pas et en explore certaines qu'il a tout juste ouvertes. Si les actrices ne sont pas mauvaises, les situations et les dialogues sonnent terriblement faux. Difficile de trouver un quelconque intérêt dans ce scénario mal emmené, mal ficelé et qui, pourtant, se devine très rapidement. On tourne vite en rond et, plus problématique, le film devient très vite pénible. Une déception.
Du chabrol pur jus, un drame bien noir qui finit en carnage. L'histoire relate la rencontre entre deux psychopathes et une famille de bourgeois, Bonnaire et Huppert incarnent des personnages glaçant, ce qui leur va comme un gant.
Doté d'un casting aussi excellent que prestigieux ( Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert, Jacqueline Bisset, Virginie Ledoyen ou encore Jean Pierre Cassel sont de la partie ), ce long métrage de Claude Chabrol peut se targuer de ne jamais laisser le spectateur dans l'ennui. Evidemment les performances de Sandrine Bonnaire et de Isabelle Huppert - qui font clairement les deux plus grosses prestations - y sont pour quelque chose, mais il faut reconnaître aussi que la réalisation du metteur en scène français est de grande qualité tout au long du film, qui trouve d'ailleurs son apogée lors d'un dernier acte bien surprenant. Une oeuvre assez spéciale mais qui est clairement à découvrir.
Un téléfilm du "maître" qui ressort son marqueur fluo pour critiquer une énième fois le bourgeois. Il y a une bonne idée, un personnage analphabète, mal joué par Bonnaire malheureusement. Le jeu des acteurs oscille entre le médiocre et l'indigent. Seule Huppert sort du lot. La fin du film est pathétique. Un mélomane enregistre sur une vielle cassette la musique d'un opéra de Mozart qui passe à la télé. Des fusils à deux coups n'en finissent plus de tirer. Des cadavres respirent. Du foutage de gueule. Chabrol c'est fini. Je ne crois pas que j'y retournerais un jour.
Un très bon Claude Chabrol, racontant sans retenue un véritable affront entre la bourgeoisie et les gens a la situation moins aisée par l'intermédiaire d'une relation bonne/famille... Comme il sait si bien le faire, Chabrol montre la bourgeoisie dans ce qu'elle a de plus répugnant, et la critique avec beaucoup de justesse (les jeux d'acteurs notamment de Jean Pierre Cassel et Jacqueline Bisset sont d'une précision admirable !). Des rapports simples et convenables, dérivant progressivement vers des tensions introduite parfaitement, mépris, secrets, non-acceptation, crainte... Des problèmes qui ne feront qu'empirer, et empirer encore. Une descente aux enfers progressive, subtile et surprenante du personnage principal. Isabelle Huppert, habituée du cinéma de Claude, et naturellement parfaite, ainsi que Sandrine Bonnaire dans ce rôle de Sophie, la bonne. "La Cérémonie" est un film tres réussi.
Chabrol ironise sur la bienveillance qu'a une famille aisée en engageant une pauvre hère, analphabète, qui plus est influençable, et qu'une postière totalement folle va prendre sous son aile. Avec ce Thriller implacable, Chabrol tient là son film le plus radical, le plus pur de tout compromis. Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire sont vraiment impressionnantes. Un Chabrol indispensable.
rien ! que dire de plus ? il n'y a rien à retirer de ce "film", ni la cohérence des personnages, ni la finesse leurs psychologies qui pourtant aurait pu être jubilatoire, ni même la tension impalpable...
Que dire de ce film, qui pourtant débute sur un sujet intéressant, l'illettrisme, et qui, quelques minutes après, nous présente une femme qui parle de la mort accidentelle de sa fille comme s'il s'agissait du simple bris d'un vase