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Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mars 2009
Loin de la terre brulée est le genre de film après lequel on ressort de la salle un peu chamboulé tant on se pose des questions sur les épreuves d'une vie et ses conséquences. L'histoire est poignante et authentique. On met un peu de temps à se mettre véritablement dans le film avec ses incessants aller-retours entre le passé et le présent mais on s'y fait. On s'immerge petit à petit dans ces histoires d'amour douloureuses. De plus, les personnages torturés et fragiles sont extraordinairement interprétés par les trois actrices principales. Qui a dit que les blondes étaient superficielles? Charlize Theron casse à nouveau son image pour incarner cette femme rongée par le remord. Une grande profondeur dans son jeu qu'on ne peut qu'admirer. Encore une fois, l'actrice nous montre qu'elle n'est pas seulement belle mais aussi incroyablement talentueuse. Quant à Jennifer Lawrence, une récompense à Venise amplement méritée. Une maturité certaine pour une jeune actrice d'à peine 18 ans. Les deux actrices censées jouer le même rôle sont tout à fait synchrones dans leur interprétation. On y croit dur comme fer. En conclusion, c'est un bon film qui mérite largement les 3,5€ qu'il vous en coûtera pendant le printemps du cinéma. À évitez cependant si vous recherchez de l'action, loin de la terre brûlée n'est clairement pas ce genre de film. Par contre, si vous aimez les films plus psychologiques qui étudient l'impact d'un seul moment sur le reste de notre vie, Loin de terre brûlée est fait pour vous.
Pour son premier film derrière la caméra, le scénariste Guillermo Arriaga fait ce qu'il sait faire le mieux, des films-puzzle où des personnages s'entrecroisent en jouant entre le passé et le présent. Mais avec "Loin de la terre brûlée", l'histoire sonne presque faux et manque de structure qui nous fait parfois douter.
Un film qui n'est pas inintéressant ni même très mauvais, mais qui souffre d'un scénario qui veut être trop décousu et qui finalement se perd, ainsi que le spectateur. Une caravane explose dans de mystérieuses circonstances au Nouveau-Mexique; à l'intérieur se trouvait un couple adultère dont les familles respectives vont se détester à la suite de la tragédie. A Portland, une restauratrice qui enchaîne les aventures amoureuses sans lendemain se fait approcher par un Mexicain qui prétend connaître sa fille... La réalisation est assez réussie: il y a un bon cadrage, les prises de vues sont réussies, les mouvements fluides, la mise en scène n'est pas trop mauvaise et la profondeur de champ est agréable. C'est bien, mais terriblement académique. Le scénario suit deux histoires à des époques différentes et comment chacune impacte l'autre. Le tout est réussi mais il n'y a presque aucune scène vraiment marquante, le tout est un peu trop confus, il y a des clichés et des incohérences et surtout beaucoup de longueurs. Les acteurs s'en sortent tous très bien, et les trois principales actrices (à savoir Charlize Theron, Kim Basinger et Jennifer Lawrence) apportent beaucoup au film. Les personnages ne sont pas assez travaillés, on ne fait qu'effleurer les surfaces. Les dialogues ne sont pas trop mauvais dans l'ensemble. La photographie est réussie, il y a une très belle lumière et de jolies couleurs. Le montage est assez lent et manque d'originalité. Les décors sont réussis, les costumes pas trop mauvais et la musique pas assez présente. "Loin de la terre brûlée" est un film aux sujets intéressants qui auraient mérité d'être beaucoup plus approfondis.
Un film superbe mais dont les analyses psychologiques peuvent troubler puisqu'elles dévoilent le plus sombre de chaque personnages. Un film superbe et déchirant, à nouveau avec des histoires entrecroisées auxquelles nous avait habitué le réalisateur, scénariste des films d'Inarritu (Babel, 21 grammes, et Amours chiennes). Une réussite qui prouvent qu'il était bien à la hauteur et un film moins "grand public" que les film d'Inarritu, davantage cru et spontané moins théâtralisé. Bravo !
Guillermo Arriaga, le scénariste attitré des films d'Innaritu passe à la réalisation. Et puisqu’apparemment il ne semble savoir faire que ça, il filme son film comme un film choral, en ne faisant que mettre en pièces la chronologie d'un scénario sans originalité. Il devait probablement penser que l'on mettrait plus de dix minutes à comprendre qui est qui et que l’on serait davantage ému par les destins croisés de ces deux femmes. Bref, malgré la présence de bonnes actrices et les jolis décors, ce faux film choral ne restera pas dans les annales du genre.
Un très beau film. Charlize Theron, Jennifer Lawrence et Kim Basinger incarnent trois femmes qui tentent de se reconstruire dans l'État du Nouveau-Mexique.
Intéressante l'approche qui consiste à mêler passé et présent. L'histoire décrite n'est pas mal non plus. Surtout, on évite les séquences kleenex sans intérêt. Bien que je ne sois pas partisan de prendre deux comédiennes pour jouer Mariana jeune et plus âgée, il faut reconnaître que le choix de Charlize Theron est heureux. Elle joue très justement. Seul petit reproche au film, le fait de divulguer le pourquoi du comment trop tôt, du coup le dernier tiers du film perd de son intérêt.
Sur les traces du succès de "Babel", Guillermo Arriaga réalise avec ce premier film un joli coup d'essai derrière la caméra, après des années passées à l'écriture de scénarios. Ne cachons pas que c'est par ailleurs le grand interêt du film ; son récit fragmenté, détemporalisé, semant le trouble au début pour devenir d'une étonnante limpidité par la suite, créant ainsi la tension d'épisodes dramatiques non résolus dans chaque phase temporelle (la jeunesse de Sylvia, les conséquences de son passé sur le présent, et deux récits parallèles liés au drame central), et une série de révélations dramatiquement inépuisables grâce à la finesse des alternances et la présence d'ellipses très étudiées. Joliment campé par de talentueux acteurs (Charlize Theron, exténuée, est touchante, Jennifer Lawrence et Diego J. Torres se révèlent), ce récit destructuré comme un film choral aux fatales répercussions - plus intérieures cette fois, contrairement à "Babel", le cadre ne s'étendant pas sur une géographie immense - parvient avec justesse à parler des vies banales bouleversées par le destin. Les petits drames anodins en créent des grands, jusqu'aux séquelles (mentales et physiques, dans une subtile association), et Arriaga analyse sa cellule avec une véritable maîtrise de l'écriture qui, chez lui, n'est plus à remettre en cause. En revanche, sa place à la réalisation est plus douteuse. Armé de ce qui ressemble à un pauvre petit lexique du cinéma efficace, Guillermo Arriaga neutralise l'émotion par la mollesse du rythme et la banalité visuelle, plus souvent qu'il ne rend grâce à cette histoire de culpabilité remarquablement brodée et ouvrant la voie sur des thèmes aussi divers que complémentaires. Il manque de ce fait une grande finesse et une vraie singularité à cette oeuvre prévisible, tout à fait honorable et agréable, mais gâchée par l'absence de véritable metteur en scène comme Inarritù, mariant le rythme musical et le montage comme aucun autre dans son genre. L'aération nécessair
le retour de KIM BASINGER est remarquables.apres avoir vu la b.a j'etait loin d'etre conquit,j'y suit quand meme aller,et j'ai beaucoup aimer ce film tres bien realiser.
Guillermo Arriaga qui a été le scénariste de « Trois enterrements » et « Babel » se lance dans la réalisation. Est ce parce qu’on est un excellent scénariste qu’on va être un bon réalisateur ? Oui, si on fait un film de scénariste… ce qui est le cas ici. Multiples personnages, scénario tordu à souhait, c’est une tranche napolitaine composée de trois histoires dont on ne voit pas, a priori, la parenté : celle du pilote mexicain (accompagné de sa petite fille, entre l’enfance et l’adolescence) d’une société d’épandage d’engrais, sur les longues plaines sèches où il va planter son avion; celle d’une jeune femme (Charlize Théron, impec), maître d’hôtel d’un élégant établissement californien, en bord de mer, qui se tape tout ce qui porte pantalon, et semble avoir un extrême dégoût d’elle-même ; celle d’un adultère entre une américaine, mère de famille plus trop jeune (bon dieu, que Kim Basinger est encore chouette à la cinquantaine !) et un mexicain, lui aussi père de famille. Ils se retrouvent dans un mobil home égaré dans un paysage sec, cerné de montagnes arides. Ils sont épiés par la fille aînée (la très jolie, très fine Jennifer Lawrence). Qui ne supporte pas l’infidélité de sa mère. Un jour, le mobil home explose, alors que le couple est à l’intérieur. Après l’enterrement, cette ado va rencontrer le fils du mexicain, et ils vont rejouer l’histoire d’amour clandestine de leurs parents, bonjour Dr Freud. On comprend bien que c’est dans cet épouvantable drame qu’est la genèse de l’histoire ; on comprend vite aussi que le film est formé de strates, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps ; et on comprend enfin qui est qui. C’est un magnifique mélo, un film aveuglé par le soleil, dans des paysages vastes et poussiéreux, ces paysages qui, comme ceux de Sicile, semblent faits pour être le décor d’un drame. L’herbe sèche est prête à brûler, les cles cœurs sont prêts à brûler. Ce film, à voir, témoigne bien de cette vitalité nouvelle du cinéma sud-américain.
On reconnait instantanément la patte du scénariste préfèré d'inarritu. Les histoires éclatées mais pourtant intimement liées , il connait arriaga ! Cependant , il semble un petit peu pataud dans la mise en scène de ce film pas mauvais du tout. Kim basinger fait très bonne figure en épouse volage , et démontre qu'en choisissant mieux ses rôles, elles aurait pu devenir une actrice d'exception même si sa filmographie est loin d'être infâmante. Loin de la terre brûlée , c'est la coupe à moitié pleine ou à moitié vide , selon le point de vue de chacun , et donc il faudra attendre le prochain film d'arriaga pour pouvoir définitivement juger son potentiel en tant que réalisateur.
Voilà un drame psychologique d’une remarquable habileté. Le récit joue avec le temps pour nous offrir un rébus à trois étages, correspondants aux trois générations de femmes impliquées. Charlize Theron et Kim Basinger sont magnifiques, l’une dans la souffrance et la culpabilité, l’autre dans la quête d’un bonheur impossible. Le montage en flash back multiple est parfait, faisant rebondir la narration sans jamais se perdre. Une belle réussite.
Un passage à la réalisation plutôt réussi pour le multi-talents Arriaga. Ce(mélo)drame à l'écriture soignée permet à Charlize Theron (bien entourée) d'incarner avec sensibilité le personnage tourmenté de Mariana, pivot d'une lourde histoire de famille (s) dont la narration porte sur des événements séparés par douze années, sans qu'il soit nécessaire pour autant d'annoncer à l'écran les flashbacks, tant présent et passé s'avèrent être à effet de miroir.