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David B.
54 abonnés
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3,0
Publiée le 13 septembre 2017
Le trafic de mariages arrangés prend une drôle de tournure dans ce film des frères Dardenne, où l'appât du gain et les sentiments ne font pas bon ménage, et mènent à la culpabilité. Original mais un peu lent.
Belle histoire pourvue d'un scénario très riche sans être incohérent. Lorna possède une personnalité complexe, chaque fois guidée par une morale qu'elle est la seule à sauver. On regrette tout de même non pas la fin en elle-même mais les quelques minutes brouillonnes qui la précèdent.
"Le silence de Lorna" des frères Dardenne ("L'enfant" et "Rosetta", c'est eux !) montre une histoire superbement bien écrite (par eux mêmes !) où drame familial, thriller, policier-polar et film de gangsters, autant de genres se téléscopent pour parler drogue, sexe, argent, amour (possible ou impossible), toxicomanie, peur, honte, mensonge ... et j'en oublie. Magnifiquement interprété (Dobroshi, Rénier ("Démineurs"), Rongione, Gourmet) et doublé d'une photographie minutieusement préparée, ce film lorgne vers une réalisation documentaire, quasi-prenante. Jean-Pierre et Luc nous entraînent dans cette plongée apocalyptique pour nous montrer combien la vie est encore difficile en Europe. Ce qui pêche lourdement, je trouve, c'est la lenteur de la réalisation et la quasi-objectivité du message du film. Uniquement. Je ne mets pas en doute les talents des frères Dardenne (en aucun cas !) mais je reste sur ma faim. Pour moi, les problèmes ont été abordés, mais il manque quelque chose : je ne dis pas que Arta Dobroshi joue mal (bien au contraire) ; de plus, Jérémie Rénier m'a bluffé... Ces frangins ne dépassent pas 25 décibels. Dommage ...pour un film d'auteur !
Les Frères Dardenne frappe encore très fort et en plein cœur avec LE SILENCE DE LORNA, l’histoire d’une jeune immigrée albanaise naïvement idéaliste qui accepte de prendre part à un sombre marché dans lequel elle va très vite se retrouver prise au piège, prisonnière de ses choix et de sa recherche d’un profit qu’elle ne trouvera finalement pas. Les Dardenne livrent alors une cruelle analyse de la noirceur humaine, d’une société pourrie par le seul objectif de la satisfaction personnelle, et ce à n’importe quel prix ; dont la grande maturité et la grande subtilité de l’œuvre se confirment dans un final où la tension tragique prend toute son ampleur et atteint bel et bien son paroxysme. Au final, un nouvel opus très Dardennien, doté de l’intense sobriété qui caractérise leur cinéma et qui en fait l’éclatante puissance : un style épuré, discret et sans fioriture, à l’image d’un cinéma documentaire qui n’a pas jamais besoin d’effet de style visuel ou sonore, car bien mieux, il sait faire naître l’émotion sans la provoquer, seulement avec des personnages d’une véritable profondeur, ainsi qu’avec un scénario d’une sincérité et d’une sensibilité authentiques. Pour ce grand chef d’œuvre - un des meilleurs de 2008 - pas moins d’un Prix du Scénario au 61ème Festival De Cannes, mais surtout, une grande révélation d’interprétation, celle de l’inconnue Arta Dobroshi, bouleversante dans le rôle de l’emblématique Lorna, qui partage l’affiche avec le toujours parfait Jérémie Rénier.
Une grande désillusion. Voila se qui résume ce dernier long métrage des frères Dardenne. Tout est long, trop long. On s'ennuie, le scénario est pas particulièrement recherché. B.O inexistante. La seule étoile va au jeu des acteurs remarquable. En plus de ça, je n'ai ressenti aucune émotion, assez rare, même pour les films mauvais. Dommage.
Le film est très riche. Il parle bien évidemment du mariage blanc et un peu de l'avortement. Deux choses sont marquantes dans cette nouvelle réalisation des frères Dardenne, le jeu d'acteur de Arta Dobroshi et la transformation physique de Jérémie Renier. Le film s'inscrit dans une actualité pour le moins présente et houleuse. "Le silence de Lorna" est dur par moment, beau et un peu naïf à d'autres. Il n'y a quasiment pas de musique, a vrai dire je pense qu'il n'y en a jamais et c'est ce qui peut parfois faire défaut. Le film est lent, a certains moment, il n'y a aucunes paroles et l'actrice ne fait rien d'exceptionnel, un peu de musique a ces moments là aurait été la bienvenue. Mise a part cela, "Le silence de Lorna" m'a fait indéniablement penser a "It's a Free World" de Ken Loach, non pas pour son sujet, quoique, mais pour l'idée de base : un portrait de femme. Un film social et intéressant dont on retiendra que les thèmes choisis sont fort et les acteurs très bons.
Film (très) surestimé, sa seule qualité résidant dans son réalisme qui est aussi un défaut en étant trop tourné comme un documentaire social. L'ennui règne quand on le regarde tellement il est plat en manquant d'action et c'est accentué par l'absence de musique qui aurait été judicieuse pour soutenir de temps à autre l'émotion. Même Lorna finit par ne + être attachante dans ses trop nombreux errements en ne sachant pas ce qu'elle veut et en s'enfermant dans sa folie à la fin qui est grotesque et ne fait qu'empirer l'oeuvre.
Lorna (Arta Dobroshi), une jeune albanaise pas si silencieuse que ça, est mariée à un junkie belge, Claudy, qui va bientôt mourir car tel est le plan de Fabio, un truand. Cette mort permettra à un mafieu russe de devenir belge, une nationalité qu'il est prêt à payer au prix fort. Et au milieu de tout ça, la jolie Lorna ne rêve que d'une chose : ouvrir un snack avec son amoureux. Prix du scénario à Cannes en 2008, "Le Silence de Lorna" ne brille pourtant pas de ce côté là. Les frères Dardenne dévoilent leur histoire par la brutalité des mots et des images : nne morgue nous dévoile la mort d'un personnage, la grossesse de Lorna est annoncée par son envie d'avorter, etc. Le film évolue donc de rebondissements en rebondissements sans que l'on puisse deviner ce qui se passera ensuite. Un parti pris à double-tranchant puisqu'au milieu du film, les frères ne semblent plus savoir quelle direction donner à leur histoire et se contente de faire évoluer Lorna dans des situations sans issue et sans intérêt. La fin est tout simplement symptomatique du scénario puisqu'on se retrouve dans un cul-de-sac sans queue ni tête, comme si les deux réalisateurs avaient voulu en finir le plus tôt possible. Heureusement cependant que les frères Dardenne sont deux directeurs d'acteurs formidables. Le couple formé par Arta Dobroshi, que l'on découvre dans ce film, et Jérémie Rénier est l'attrait principal du film. Obstinée et désabusée, la brillante actrice kosovare fait face à un Rénier bluffant en drogué blafard, névrosé et fragile. Inutile de dire que le coup de théâtre du milieu du film nuit considérablement à l'oeuvre. Une découverte (Dobroshi), une confirmation (Rénier) et une petite décéption vis-à-vis d'un film très bon durant la première heure et qui se désagrège au fil des minutes jusqu'à un final déplorable.
Un film très bien réalisé, très réaliste, manquant peut-être un peu de caractère épique alors qu'il y a des rebondissements. Ce qui est fabuleux, c'est comme les Frères Dardenne capte l'attention avec presque rien.
Un film très froid et distant, presque clinique, et d'un réalisme visuel et social impressionnant. Les frères Dardenne, en voulant éviter le pathos à tout prix, en font presque trop dans le sens inverse. Une prestation remarquable de cette inconnu, Arta Dobroshi. Jérémie Rénier est également magnifique en camé et est vraiment un des meilleurs acteurs francophones du moment.
Premier film des frères Dardenne que je vois. Ce film n'est pas mal, ça fait du bien de sortir un peu des grosses productions pour un film à l'histoire "banal",réaliste mais belle. j'adore les fins qui laissent notre esprit vagabonder. Les acteurs jouent très bien. Le seul hic, c'est que je n'aime pas trop ce genre de film et cette façon de filmer. C'est un bon film mais y a selon moi des films bien meilleurs. Ce qui explique le 3 étoiles.
Film brut, du pur Dardenne. Après un 1er quart d'heure brouillon, les réalisateurs nous lachent plus gràce à leur scénario inspiré et aux acteurs tous parfait. Du cinéma hyper réaliste dont on ne sort jamais indemne.
Un joli drame à l’ancienne, sans la moindre fioriture formelle mais au scénario creusé. Ça rappelle le cinéma français d’il y a quelques années, celui qui plait aux cannois et à l’académie des César, mais qui survit généralement à l’ombre des salles internationales. Il faut dire aussi, pas de musique, pas d’humour, pas d’effet visuel, l’accroche est ardue. Mais le montage vif donne un certain rythme, et les acteurs emplissent leurs rôles – ce diable de Jérémie Renier en tête. Les Dardenne nous racontent à leur manière, avec tact et discrétion, comment la grosse machine des mariages blancs venus de l’est peut s’enrayer avec l’amour. L’enquête est intéressante et, si le final est assez étrange, on sort plutôt satisfait de cette incursion dans le cinéma d’auteur brut.
C'est sordide, ça parait brut de fonderie alors qu'en fait c'est écrit, mis en scène et monté au millimètre, c'est sobre de chez sobre (pas de musique, production minimaliste), les acteurs sont criants de vérité, bref c'est du Dardenne. Peut-être un peu moins saisissant que certains de leurs films précédents, à moins qu'à force de faire un peu chaque fois le même film les frères Dardenne aient plus de difficulté à surprendre le spectateur ?