Les Sept de Chicago
Note moyenne
4,2
3411 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

111 critiques spectateurs

5
19 critiques
4
62 critiques
3
24 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2020
D'emblée la mise en scène donne le rythme du tourbillon historique et émotionnel auquel les personnages ont été confrontés lors des événements narrés dans ce pamphlet parfois trop didactique même si les motivations voire les agissements des accusés demeurent parfois flous voire discutables: innocents sans être déchargés de toute responsabilité. Néanmoins la corruption flagrante du système judiciaire américain demeure assurément le principal objet de blâme de l'intrigue tout en questionnant l'évolution réelle du rapport entre les citoyens et leur gouvernement depuis lors. Outre sa dynamique et son appel à la réflexion, le film vaut par ses dialogues que le démentiel casting sert avec brio, chacun conférant du relief à son personnage, même si ceux d'Eddie Redmayne et de Sacha Baron Cohen sont logiquement mis en avant, deux faces d'une même pièce contestataire. Une riche mise en images d'un révélateur fait divers. Percutant.
James Ford
James Ford

243 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2020
Très bon film.

Le film est peut étre a certaine reprise un peux trop "académique". Et certaine scène du film, me paraissait un peux hors sujet (quand Abbie donne un discours, en même temps que le montage nous donne déja l'explication via d'autres scène, et un autre récit).

Mais dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé. Le gros point fort sont bien évidement les dialogue d'Aaron Sorkin, qui donne a chaque perssonage une force de caractère, et auquel chacun peut briller.

Et bien sur le casting d'ensemble IMPECABLE. De Sacha Baron Cohen a Joseph Gordon Levitt, en passant par Yahya Abdul-Mateen II ou encore Mark Rylance. Tout les acteurs du film sonne a la perfection. Combiner a la maitrise de Sorkin pour le texte, et une réalisation soigné (plus que sont 1er film, clairement). Appuyer par la photographie de Phedon Papamichael (Ford V Ferrari, Logan, La Souris), qui livre de magnifique images rappelant pour ma part la photo d'un "Le Pont Des Espion" de Spielberg.

Un film qui fait écho a sont époque et encore plus de nos jours (c'était le but). Malgré certaine chose ici et la un peux trop appuyer. Le film n'en ai pas moins une réussite, de par l'énergie de Sorkin, du casting investie est crédible, et du message toujours aussi puissant et présent.
elis0
elis0

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2020
Film superbement réalisé, et très largement aidé par le casting 4 étoiles ! En effet, les acteurs, qui jouent avec brio, mettent parfaitement en avant le scénario.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2020
Il fallait qu'il sorte. Déstabilisé comme tout le monde par l'apparition d'un certain virus qui paralyse l'industrie, notamment les exploitants de salles, le nouveau film de Aaron Sorkin devait être vu cet automne. Quoiqu'il arrive. Rappel des troupes : Aaron Sorkin, l'un des grands scénaristes contemporains : The Social Network, Steve Jobs, la série À la maison-blanche (Merci, bisous). Il noircit les pages du script et fait chauffer la caméra ici. Derrière la caméra, c'est un festival de talents. Sacha Baron Cohen, Mark Rylance, Jeremy Strong, Joseph Gardon-Levitt, Frank Langella, Michael Keaton, Eddie Redmayne,...Et là je ne parle que des premiers noms sur l'affiche.
Avouez qu'il y a déjà bien assez pour préparer la saison des Oscars. Histoire d'appuyer bien comme il faut, le film s'attaquera au procès historique de plusieurs figures contestataires à la fin des 60's, alors que l'intervention miliaire au Vietnam déchire l'Amérique. Soit la période où le pays fut le plus déchiré...ex æquo avec l'actuelle. Besoin de vous faire un dessin ? Les Sept de Chicago a donc une signification particulière, d'autant plus que le scrutin présidentiel s'ouvre dans quinze jours. Et que son réalisateur n'a jamais caché ses prises de positions pro-démocrates.
Comme aujourd'hui, les motifs de contestation regroupent plusieurs courants : anti-guerre, hippies, progressistes, mouvements des droits civiques. Comme aujourd'hui, les institutions sont le terrain d'un conflit sur les fondements même des États-Unis. Et sur ce point, le brûlot de Sorkin rappelle un peu le documentaire tricolore Un pays qui se tient sage (réalisé par David Dufresne) sorti fin septembre. Car il ne suffit pas de réfléchir aux conflits politiques fissurant le pays de part en part, mais d'en saisir les dérives systémiques qui les perpétuent. À ce titre, on rit autant qu'on hallucine devant les scènes de prétoires (qui composent le cœur du film, évidemment), durant lesquelles on assiste aux viols répétés des droits constitutionnels par ceux-là même qui devraient les protéger. Sorkin se garde bien de généraliser cette corruption à tous les niveaux, mais le constat atteint comme une décharge en plein cœur : 5 décennies plus tard, même combat.
Le tout est emballé avec la ferveur qu'on attendait, même si le scénariste/metteur en scène n'a ni la maestria d'un David Fincher ni l'effervescence d'un Danny Boyle. Le choix d'un montage alternant les temporalités ou les tribunes populaires manque parfois d'harmonie et on peut également s'interroger sur la partie consacrée au Bobby Seale, qui est curieusement énucléée du film dans son dernier tiers, alors qu'elle fournit l'une des séquences les plus fortes. Il y avait beaucoup à dire, et manifestement Aaron Sorkin aurait peut-être dû recourir à certains infidélités historiques pour développer une narration plus eurythmique.
Rassurez-vous, les interprètes pallient cette faiblesse à merveille. Je vous le disais en intro et je confirme : des premiers rôles aux derniers figurants, ils sont merveilleux. C'est un pur délice de les voir railler, invectiver, et s'élever parmi les leurs. S'ils sont tous à féliciter pour ces joutes (la valeur ajoutée de Sorkin), Sacha Baron Cohen et Mark Rylance sont à mes yeux les plus impressionnants du lot. Difficile d'ailleurs de ne pas voir les rapprochements entre Baron Cohen et feu Abbie Hoffman, qui ont l'un comme l'autre choisi de provoquer pour réveiller les consciences. Espérons qu'un film comme Les Sept de Chicago parvienne au moins à remettre en lumière ces symboles qui ont fait de leur contestation un acte patriotique par excellence.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2020
Aidé par un casting exceptionnel, et ayant certainement appris de ses erreurs depuis Le Grand jeu (voir notre critique), le réalisateur ne fait pas dans la surenchère, offrant alors un récit relativement sobre et vraisemblable. Dans ce film historique, l’utilisation des images d’archive est d’ailleurs très importante. Celles-ci entremêlées ingénieusement et naturellement au récit font du long-métrage d’Aaron Sorkin une œuvre rythmée, puissante et percutante que l’on prend très rapidement au sérieux.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 851 abonnés 8 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2020
Second long-métrage pour Aaron Sorkin, si son nom ne vous dit rien, on lui doit (entres-autres), le scénario de The Social Network (2010) & Steve Jobs (2015).

Le réalisateur nous replonge en plein cœur des années 60 aux Etats-Unis. Le pays est à fleur de peau, entre l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy (en 63), celui de Martin Luther King (en 68) & Bobby Kennedy (quelques mois plus tard), ajoutez à cela, la guerre du Vietnam qui divise de plus en plus le pays, entre ceux qui sont appelés au front et ceux qui y échappent (les privilégiés). Les jeunes se rebellent contre les institutions et le gouvernement, un climat insurrectionnel se fait ressentir et c’est clairement cela que nous fait ressentir le film (d’ailleurs, ce contexte si particulier est aussi palpable à l’étranger, pour preuve, le mouvement de Mai 68 en France).

Avec Les Sept de Chicago (2020), on se retrouve donc en 1968, lorsque la convention nationale démocrate doit se tenir à Chicago. Le maire sait ce qu’il l’attend et se prépare à faire face aux manifestants en y déployant près de 12000 officiers, plus de 5000 membres de la garde nationale & 5000 soldats. Toutes les différentes gauches de l’Amérique se sont donné rendez-vous (les Black Panther, la "coalition nationale anti-guerre", le "Youth International Party" un parti politique anti-autoritaire & libertaire et même les hippies !). Tous se réunissent pour un même combat, une même idéologie, mais clairement pas la même organisation, ni approche contestataire.

Parmi les activistes arrêtés (accusés de conspiration & d’incitation à la révolte), sept se retrouveront devant le juge (John Froines, Lee Weiner, David Dellinger, Rennie Davis, Tom Hayden, Abbie Hoffman & Jerry Rubin). Seul Bobby Seale sera "absent" du procès (membre des Black Panthers, il dénoncera le racisme du juge, puisque ce dernier se retrouvera privé d’avocat, mais bel et bien présent aux audiences).

Le film dénonce les agissements du gouvernement en place à cette époque, y compris ceux du juge Julius Hoffman, un homme de loi totalement abjecte et qui ne cherchera jamais à mettre en place un procès équitable. En dépeignant ce procès hors norme de l’intérieur, on y découvre les rouages du système et les inégalités qui émaillent cette justice à deux vitesses.

Un simulacre de procès superbement mis en scène et porté par une brochette d’acteurs tous plus brillants les uns que les autres. A commencer par Frank Langella, incroyablement nauséeux dans la peau du juge Hoffman. Avec à ses côtés, on retrouve Joseph Gordon-Levitt (procureur fédéral), Mark Rylance (avocat de la défense), Michael Keaton (ancien ministre) et les activistes de gauche : Eddie Redmayne, John Carroll Lynch ou encore Sacha Baron Cohen (hilarant en hippie). Aaron Sorkin nous tient en haleine avec une certaine aisance, en grande partie grâce à cette histoire aussi vraie qu’effarante, avec des images d’archive qu’il égrène ici et là et un casting qui invite au voyage.

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse