La Pirate
Note moyenne
1,9
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BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 avril 2009
Promet beaucoup mais reste au dessous du niveau de la mer, plein d'un coté artiste finalement très bourgeois sinon semblant sorti de Vogue international, de + une J.Birkin omniprésente fatigue quelque peu avec ses airs hagards au bout d'1 moment: Rien ne relie ce film à un quelquonque chef d'oeuvre...
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 août 2019
Sélection officielle au festival de Cannes en 84 ! Non, mais allo, quoi ! On met à peu près 20 minutes à capter ce qui se passe et encore tout n'est pas clair à ce point qu'on finit par suivre le film sans tout comprendre. Les dialogues sont parfois complètement surréalistes, la musique envahissante, on se demande aussi quelle est la valeur ajoutée d'avoir choisi un acteur qui ne parle pas français, on n'a aucune empathie pour les personnages, on s'ennuie et seule la jolie poitrine de Maruschka Detmers nous fait sortir de notre torpeur.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 février 2010
Intéressant pour les acteurs et l'ambiance, il y a "seulement" 1 heure de film en trop.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 octobre 2013
C'est une oeuvre bizarre dans la filmo de Doillon. Pas sur le plan thématique (passions contradictoires, déchirements), mais sur le plan stylistique. Le réalisme, le naturel, l'ancrage social laissent place ici à un dispositif artificiel : les sentiments sont exacerbés, la mise en scène et le jeu des acteurs manifestent une certaine théâtralité, la musique est très lyrique, les dialogues sont parfois surréalistes et l'intrigue, chaotique, n'est pas très lisible. Si dépouillement il y a, c'est dans le traitement du sujet : la passion, rien que la passion (les personnages sont peu ou pas caractérisés, les décors limités). Les désirs sont ainsi saisis dans leur violence. On n'atteint pas les outrances d'un Gainsbourg (Je t'aime moi non plus) ou d'un Zulawski (Mes Nuits sont plus belles que vos jours), mais le résultat est assez exaspérant et lassant.
ferdinand75

723 abonnés 4 455 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2025
Un film très dense, très intense, qui a plutôt bien vieillit . Il s’agit aussi d’un vrai « happening », d’un challenge intellectuel, puisque très clairement Doillon met beaucoup de lui-même dans ce film , à tous les niveaux. C’est à la fois la force , mais parfois la faiblesse du film. Doillon va être très transgressif dès le départ . C’est bien sûr sa femme, Jane Birkin à qui il fait jouer ce rôle de femme tiraillée entre deux amours. Son mari dans le film sera son propre frère Andrew Birkin, on peut supposer la difficulté, la tension, la complexité pour un frère de jouer un amour fou , pour sa propre sœur. Il y a ensuite cet amour saphique, sublimé, avec la présence de ces deux très belles femmes, et bien sûr Doillon va les dénuder , car on sait qu’il aime les corps féminins. Et il les filme très bien. Jane Birkin et Maruschka Detmers sont belles à damner, et c’’est effectivement la damnation qui attend tout ce petit microcosme .
Esthétiquement, l’image de Bruno Nuytten est superbe ,magnifique, des éclairages très soignés , couloirs d’hôtel jauni par le temps. Les scènes finales sur le ferry sont apocalyptiques dans une tempête allégorique.
Et puis il y a cette hystérie presque collective, car cette femme qui n’arrive pas à choisir , entre son mari et sa maîtresse en devient presque folle, et son mari avec . Là aussi Doillon demande beaucoup à ses acteurs , ils « vivent » ces crises , on est à l’école de l’ Actor’s Studio, on se bouscule, les claques sont réelles, des combats au corps à corps terrible sur le Ferry.
Il y aussi la sublime interprétation de Philippe Léotard , habité comme jamais dans ce film , sorte de détective trublion, au visage lunaire, comme l’était dans le années trente Robert Le Vigan.
La formidable découverte de la jeune Laure Marsac , diaphane , extraterrestre, très belle , avec ses cheveux gominés et son visage à l’expression mutique , envoutante , son air d’ange gardien ou d’ange exterminateur, rôle qui est le sien dans la scène finale , allégorie sublime de l’amour impossible . La jeune actrice de 14 ans, qui gagna le César de meilleur espoir en 1985, et qui fit ensuite une carrière honorable.
A noter aussi une très belle et intense musique originale de Philippe Sarde .
Un film dérangeant , à l’atmosphère parfois suffocante , mais qui demeure néanmoins une pépite du cinéma d’auteur, total, des années 70/80 , comme on ne pourrait plus le faire aujourd’hui .
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