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Un visiteur
1,0
Publiée le 14 octobre 2007
Partant initialement d'un sujet fort intéressant, USS Alabama partait déjà sur de bonnes bases pour faire d'un simple divertissement familial, un film politiquement engagé sur l'ivresse du pouvoir. Malheureusement, le constat est en dessous de nos espérances avec une débauche de clichés pharaonique, d'une trame scénaristique invraisemblable et de rebondissements excessivement navrants. Le naufrage est imminent.
Passons sur le scénario qui accumule les situations improbables, le film vaut surtout pour le duel au sommet Denzel Washington face à Gene Hackman qui joutent littéralement devant le spectateur et qui fait passer l ensemble.
Habituellement, j'aime le travail de Denzel Washington et Gene Hackman qui sont pour moi deux grands acteurs. Mais dans "USS ALABAMA" je n'ai pas accroché. Pourtant le film est réalisé par Tony Scott et produit par les incontournables Don Simpson et Jerry Bruckheimer mais cette fois ça ne fonctionne pas.
Un affrontement grandiose porté par deux légendes du cinema, le tour dans un sous-marin divisé entre - caricaturons - le gentil second et le méchant chef.
Juste après son meilleur film "True Romance", Tony Scott signe en 1995 "USS Alabama" qui se situe à bord d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins sur fond de tensions entre États-Unis et Russie, On pense forcément à "À la poursuite d'Octobre Rouge" en le regardant. Mais à la différence du film de John McTiernan, Tony Scott ajoute un soupçon d'action ainsi que le thème de la dissuasion nucléaire. Le cinéaste orchestre surtout un face à face au sommet entre Denzel Washington et Gene Hackman. Bien écrit, on se délectera de quelques dialogues de bande dessinées signés Tarantino. Un film très efficace et hautement charismatique !
Après l’aviation, la marine ! Tony Scott poursuit son exploration du cinéma militaire avec USS Alabama. Comme dans Top Gun, le cinéaste n’adopte que le point de vue américain et invisibilise totalement l’ennemi. Il ne se penche que sur l’intrigue concernant les personnages américains. Cette fois, nous n’aurons pas le droit à une intrigue amoureuse comme dans le film qui consacra définitivement Tom Cruise (il n’y a quasiment pas de personnages féminins) et nous nous concentrerons uniquement sur l’intrigue militaire. Hélas, le film de sous-marin est un genre très difficile car les actions sont obligatoirement peu visuelles (les adversaires se trouvant obligatoirement à distance) et il est difficile de rendre ces affrontements passionnants à suivre. Scott comprenant ce problème et n’arrivant pas à le surmonter, il choisit de se concentrer sur les conflits internes survenant dans le sous-marin par une abondance de dialogues (retravaillés par Quentin Tarantino à qui on doit sûrement les allusions à des films comme Tonnerre sous l’Atlantique, au Surfer d’argent ou à Star Trek ainsi les discussions sur des choses aussi futiles que les races de chevaux) et en se consacrant sur l’affrontement entre les deux principaux officiers du sous-marin. C’est effectivement la confrontation entre Gene Hackman et Denzel Washington qui attire l’attentionspoiler: et la mutinerie qui en découle (mais qui n’intervient hélas qu’à la moitié du film ) plus que les effets de mise en scène de Tony Scott (qui n’abuse pas du surdécoupage mais travaille beaucoup sur les plans débullés) ou la musique martiale typique du style d’Hans Zimmer (même si le thème principal est assez mémorable). Ainsi, USS Alabama est un long-métrage qui intéressera essentiellement les fans de films de sous-marins mais qui pourra un minimum attirer l’attention des autres spectateurs grâce à la confrontation de ses deux comédiens principaux.
Un film pareil dans les années 90... ça sentait bon la grosse machinerie chantant les louanges de la Toute-Puissante Amérique. Bruckheimer à la production oblige, tu retrouves un peu de ça, mais si peu. "Crimson tide", film de sous-marin et de guerre, mais sans la moindre scène de guerre, à part deux ou trois torpilles de lancées. On est clairement face à un thriller psychologique dans lequel s'affrontent deux caractères et deux idéologies différentes. Qui a tort et qui a raison ? Allez savoir... c'est toujours la même question restant sans réponse. La seule chose de sûre, c'est que la paix reste fragile. Et pour donner vie à ce duel, Gene Hackman d'un côté du ring, Denzel Wahington de l'autre. Et pour les soutenir, tu peux compter sur des seconds rôles solides et la mise en scène dynamique de Tony Scott. Ce dernier n'ayant jamais été apprécié à sa juste valeur (la critique lui a toujours préféré son frangin) son film n'a pas été reconnu pour ce qu'il était : une référence du genre et 10 coudées au-dessus de "A la poursuite d'Octobre Rouge".
4,5/5 Excellent. Un modèle de tension de bout en bout. Le scénario est excellent, les acteurs tout autant, la BO porte les grands moments du film, les scènes sous-marines sont de qualité visuelle et vieillissent bien. Le dilemme moral et la montée en puissance de la tension entre hommes du même camp est fantastique. La pression de l'acte en jeu et l'interprétation du règlement sont des thèmes qui peuvent être appliqués à plusieurs domaines qui rendent ce film assez universel dans son discours. Excellent.
Un sous-marin nucléaire lanceur d'engin est bien le dernier endroit où un conflit entre officiers supérieurs peut se passer. On ressent tout le long du film l'exiguïté du lieu, la promiscuité entre les soldats, la tension à la moindre alerte. Le duel entre Denzel Washington et Gene Hackman fonctionne bien. Comme dans Le Chant Du Loup, on ne comprend rien à ce que les sous-mariniers se disent entre eux. Quant à la conclusion, elle semble trop belle pour être honnête. À voir pour le duel entre les héros.
Tony Scott et Denzel Washington ont collaboré cinq fois dans leurs carrières. USS Alabama est censé être un de leurs meilleurs films, ça fait peur pour la suite. Parce qu'au bout de 20 minutes je ne regardais plus le film pour suivre l'histoire mais pour voir jusqu'où ça pouvait aller dans le mauvais. Dès le début on sent que ça va être le film bien américain, avec le commandant appelé à embarquer pendant qu'il fête l'anniversaire de sa fille, la scène d'adieu dans la voiture, l'ambiance de l'équipage dans le car... On a déjà vu ça 1000 fois bon sang ! Et puis il y a cet étalonnage de patriotisme américain écœurant... Quand c'est discret ça passe bien, parce qu'après tout c'est dans leur culture, mais là non quoi ! Le discours sur la démocratie, le fait que l'Alabama soit le meilleur État, la réflexion philosophique à deux balles sur la guerre : Au secours. A cause de tout ça l'histoire est extrêmement lisse et prévisible, on sait qu'il y a un happy end à la clé. J'ai quand même eu un espoir quand une mutinerie s'est profilée mais le soufflet est vite retombé, ça part dans tous les sens, un personnage clé change de camp comme ça lui chante, bref ça ressemble à rien. Et puis, je vais pas rentrer dans les détails, mais il y a un parti qui a complètement tort, que ce soit dans ses décisions ou ses agissements. Alors les mecs qui le rejoignent au fur et à mesure, ils se disent pas qu'il y a un problème, que ce qu'il se passe c'est complètement répréhensible ? J'aurais pu pardonner certains de ces défauts si la réalisation avait été au rendez-vous, mais ce n'est pas le cas. La seule idée de Tony Scott c'est de pencher la caméra lorsque le sous-marin coule ou remonte à la surface. Enfin, il penche aussi la caméra dans tous les sens lors des scènes de "tension", allez savoir pourquoi. Le reste du temps, il se contente d'éclairer l'équipage en rouge, en vert ou en bleu (en mélangeant parfois deux couleurs !). On ne ressent à aucun moment l’effervescence et l'inquiétude de tout ce petit monde, on le voit à l'écran, mais rien n'en sort, rien n'est transmis. Concernant la musique, je trouvais que ça plagiait Pirates des Caraïbes (alors que USS Alabama est sorti avant) et il s'est avéré que Hans Zimmer s'est chargé de la musique. Comme quoi... S'il y a peut-être une chose à sauver, c'est un blague qu'échange Hunter avec Rivetti, mais sinon tout est à jeter. J'ai envie de dire que Denzel Washington et Gene Hackman méritent mieux, mais c'est le cas de tous les acteurs en fait. A voir si vous voulez avaler du patriotisme américain jusqu'à l'explosion.
En 1995, Tony Scott revient à son domaine de prédilection, deux ans après le thriller romantique True Romance sorti en 1993, à savoir les films d'action. Dans se long métrage, il nous plonge, dans le sens propre du terme, dans les profondeurs de l'Océan Pacifique en pleine guerre froide. Dans l'étroitesse du sous-marin, USS Alabama, les deux hommes les plus importants du bâtiment vont se livrer une guerre psychologique sur un point de désaccord aux conséquences désastreuses. D'un côté, on retrouve Gene Hackman, acteur confirmé et oscarisé à deux reprises et de l'autre, Denzel Washington, dont la carrière est en pleine explosion au début des années 1990 avec des rôles majeurs dans des films prestigieux (Malcolm X, l'Affaire Pélican et Philadelphia). Le film est très rythmé, sans zone de blanc et le lieu exigu de l'histoire offre une tension folle tout au long du déroulé de l'intrigue. En conclusion, ce film de guerre signé Tony Scott et clairement devenu aujourd'hui un film culte du genre.
excellente interprétation du duo de tête pour un film sans faille qui maintient un suspens et une tension extrème. Le meilleur film de tony scott à mon avis (le petit frère du plus connu Ridley Scott)
Un film intense et soutenu sur la guerre des missiles nucléaire durant la guerre froide. Certes basique, le film s’appuie surtout sur le duel Hackman/Washington. Passionnant.