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petitbandit
118 abonnés
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2,5
Publiée le 6 janvier 2008
Le comble avec les films de Ken Loach c'est que bien qu'étant le réalisateur de films remarquables on pas envie de les revoir tellement il y a peu d'optimisme dans ce qu'il dit. "It's a free word" ne déroge pas à la règle tant on ressort de la salle amer en se disant que cette réalité du monde économique est incontournable. Concernant le film en soi, l'interprétation des acteurs est remarquable de Angie jusqu'à son fils Jamie en passant par le grand-père, Rose et tous les autres. L'histoire est bien narrée avec une progression lente mais essentielle dans le déroulement des évènements. L'ambiance est bien reconstituée et l'atmosphère glauque de l'univers des clandestins bien retranscrite. Mon seul bémol mais c'est pareil avec tous les films de Ken Loach ce sont ces personnages un peu caricaturaux et systématiques. La méchante occidentale qui exploite les pauvres immigrés. Un peu simpliste quand même notamment sur les questions d'ordre politique intérieur (en référence au front national par exemple.....) Film à voir pour la justesse de ton et la démonstration de l'évidente cupidité des hommmes ( des femmes dans le cas présent).
La face cachée du travail au "noir" en Angleterre.
Bonne prestation de l'actrice Kierston Wareing. Ken Loach nous confronte avec une héroine courageuse, tenace et humaine mais sans pitié quand il s'agit de priorités professionnels. On déplore le côté un peu documentaire du film, le manque d'émotion et se termine trop brusquement sans réel dénouement. Le film nous laisse une impression de documentaire inachévé.
À vrai dire,en sortant de la salle,et sans analyse détaillée,j'étais pris par l'émotion suscitée par ce manichéiste neomarxiste qu'est Ken Loach,enfin de ce qu'il m'avait donné à voir.Le personnage principal,joué par la superbe Kierston Wareing,est malheureusement plus que caricatural,on en comprend pas ses virevoltements,ni sa psychologie,sans compter les imvraisemblances.Aller voir ce film,c'est comme écouter un discours de Besancenot,idéologique à souhait,même s'il dénonce une vraie misère,qui bien que filmée magistralement,il manque de nuance dans son propos.Dommage qu'il ne se soit pas contenter de plus de sobriété dans le scénario, comme il a pu le faire auparavant avec "la Salamandre",car la mise en scène est impeccable.
Un film britannique qui est impressionnant par son réalisme et la justesse des acteurs. Kierston Wareing est parfaite. "It's a Free World" parle du monde du travail, plus particulièrement l'exploitation des pauvres et des clandestins. On sent bien que Ken Loach ne juge pas, ce film m'a marqué.
Une jeune femme virée de son boulot va créer sa propre société de recrutement et exploiter à son tour les immigrés. Entre le docu et la fiction, le film évite les écueils de la caricature et est porté par son actrice principale, sublime et engagée. Exigeant, intransigeant, noir et réaliste, implacable et nécessaire. Du grand Loach.
Un des meilleurs Ken Loach, les acteurs sont impressionnants de justesse et particulièrement l’héroïne avec qui ont se bat au début et puis que petit à petit on lâche devant ses choix de plus en plus douteux mais hélas compréhensibles. C'est un super film qui dénonce ce monde libre ultralibéral où les hommes ne sont que des marchandises. La fin est vraiment triste et laisse à réfléchir sur le monde dans lequel on vit...
Ken Loach fidèle à lui-même. Réaliste à l'extrème, dramatique à la Diderot et troublant à en frémir. On ne ressort jamais intact d'un Ken Loach et "It's a free world" ne déroge pas la rêgle.
Sa meilleure qualité est qu'il est inspiré d'un grand problème de l'actualité ! L'idée première des actrices dans le film, est très bonne, les retournements de situation très émouvants et j'ai été très attiré par le charme de Rose(Judith Ellis). Bref, un film qui en vaut la peine, qu'il ne faut pas hésiter de regarder. On en a pour son argent !
Ken Loach dresse un portrait grinçant du monde du travail en Angleterre. Les deux actrices sont impeccables, la mise en scène sobre et efficace comme à son habitude. Encore une belle chronique sociale (pas la meilleure) à mettre à son actif.
Voici le premier film de l'année 2008 que je vois et je n'ai pas été déçue. J'ai apprécié que le film ne dure pas longtemps car un drame qui dure 2h, croyez-moi ça fait long parfois. Ken Loach, comme dans tous ses films, montre vraiment les problèmes. Il ne juge personne, il montre une réalité. Il n'est ni du côté des exploitants, ni du côté des exploités. On peut se faire notre idée, tout seul. Le film tombe de plus en plus dans la noirceur et finalement il n'y a pas de fin fixe. Pourquoi ? Parce que c'est un piège difficile de s'en sortir. L'actrice principale Krieston Wareing est tout simplement formidable.Son personnage Angie n'est ni un ange ni un démon, elle réagit parfois mal mais on ne peut que la comprendre. Ce n'est ni une " gonzesse potiche " , elle est courageuse même si elle s'est mise dans le pétrin toute seule. Il y a deux ans Ken Loach avait frappé fort avec Le Vent Se Lève ( palme d'or ), là aussi il frappe fort. Bravo de commencer aussi bien l'année, ça fait plaisir.
Un film documentaire qui prend aux tripes, qui , sans artifice, montre une face honteuse de notre société, dure réalité pour de nombreux esclaves modernes. En plus d'être porté par son thème et sa réalisation, le film doit aussi beaucoup à son actrice principale, en pantin machiavélique pris à son propre jeu, secondée efficacement par ses partenaires dans cette sinistre farce. It's a free world, mais à quel prix....
Voici un chef d'œuvre réaliste sur les conséquences de l'ultralibéralisme sur notre société en détresse. Pour une fois Loach a su, cette fois, se placer du coté de l'exploitant et non de l'exploité en nous détaillant le parcours d'une femme, interprétée avec justesse par Kierston Wareing, partie avec de bonnes intentions mais qui découvrira vite que la clef de sa réussite passe par l'utilisation de la misère d'autrui à son profit. Si seulement ce constat ne pouvait être qu'une fiction...
Le meilleur Ken Loach? Celui qui nous touche le plus en tous cas. Le plus universel. Le plus cruel. Pas une lueur d'espoir. Pas un personnage sympathique. Notre merveilleux monde libéral de demain. La moralité? Si paumé que l'on soit, on trouve toujours un plus paumé à exploiter. Et quand on est pret à piétiner n'importe qui, tout va bien! La vie est belle. L'héroïne, la fantastique Kierston Wareing est sans morale, sans principes, (mauvaise) mère célibataire: elle adore son fils, on n'en doute pas, mais lorsqu'un soir elle le garde, elle le distrait à coup de cassette vidéo hyper-violente et le nourrit de pizza livrée à domicile... Petits détails qui dessinent finement un caractère. Licenciée, elle décide de devenir employeur. De créer "sa" boite d'intérim, en compagnie d'une amie antillaise. C'est la philosophie de nos politiques n'est ce pas: soyez dynamiques! créez votre entreprise! Elle recrute des étrangers aux abois (mais avec papiers), les traite avec brutalité, comme du bétail; un de ses donneurs d'ordre l'escroque? Ce sont les malheureux qui en subiront les conséquences. La demoiselle voit grand, devient aussi marchand de sommeil; dénonce des irréguliers pour qu'ils soient expulsés de leurs caravanes insalubres, afin de pouvoir y loger les siens.... Un passage à tabac plus loin, on la retrouve à la fin du film, ayant troqué les tee-shirts ravageurs de ses débuts pour un tailleur de femme d'affaire, recrutant dans un pays de l'Est des ouvrières pleines d'espoir dans le destin lumineux qui les attend là bas, en angleterre, chez les riches de ce monde... Je vous le dit, c'est terrifiant tant sont décrits avec réalisme les mécanismes de notre prospérité occidentale. Sans passer par l'ENA, Angie a tout compris... Ce film, je suggère à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement de se le passer en boucle...
À travers les tribulations d’une animatrice d’une agence de placement peu scrupuleuse, qui exploite des immigrés attirés par le miroir aux alouettes du libéralisme pur et dur de l’Angleterre, Ken Loach dénonce un système qui broie les plus faibles et exacerbe l’égoïsme des profiteurs. Loin de la démarche polémiste d’un Michael Moore, c’est par une narration serrée et très factuelle, qu’il transmet son message. Sans jamais nous ennuyer, il sait nous pousser à de saines interrogations. Peut-être manque-t-il un peu d’audace pour atteindre les sommets d’un cinéma engagé.
L'auteur réussit à éviter l'écueil d'une thèse trop militante pour être crédible, grâce notamment à des personnages bien campés. L'envers de la société britannique, bien mis à mal depuis quelque temps par ceux qui pourtant en avaient fait leur eldorado -je pense notamment à tous ces jeunes partis vivre enfin une réussite individuelle que la société française soit-disant trop bloquée et archaïque leur permettait d'accomplir et qui ont beaucoup déchanté... Un film pour réfléchir sur notre monde - et notre Europe - d'aujourd'hui.