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Emma56
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3,0
Publiée le 18 août 2025
Dark Shadows est un film de Tim Burton qui m'a laissée un peu perplexe. Tout d'abord, on retrouve des références assez prononcées à deux films antérieurs du même réalisateur que sont L'étrange Noël de Mr Jack (1993) et Édouard aux mains d'argent (1990), ce qui est plutôt plaisant. Johnny Depp dans le rôle du vampire (Barnabas Collins) qui découvre un monde postérieur à celui dans lequel il a vécu, nous amuse par son style un peu candide, comme il le faisait dans le rôle d’Édouard dans le film éponyme. Eva Green, dans le rôle d'Angélique Bouchard, une sorcière plus que machiavélique, excelle à nous montrer une facette de la méchanceté féminine, prête à tout pour obtenir ce qu'elle exige, elle incarne un personnage très marquant dans le film. Ce sont les points forts. Cependant, l'histoire n'est pas très étoffée et l'ambiance un peu gothique ainsi que les effets spéciaux ne suffisent pas à transcender le style, c'est une histoire de vampire assez banale avec des clichés un peu trop prononcés : la sorcière est sans aucune demie mesure dans sa méchanceté tandis que la femme aimée (Bella Heathcote : Victoria/Josette) est forcément blonde, douce, gentille, mais avec un peu de caractère (sans trop en avoir non plus). Cette catégorisation sociologique me semble correspondre à des archétypes qu'on aimerait voir évoluer au cinéma au 21e siècle. Ce qui m'a aussi carrément déplu ce sont les allusions récurrentes à la sexualité ; quel intérêt ? Cela n'ajoute rien à l'histoire qui est censée se dérouler dans un monde gouverné par la magie. Ce sont les principaux points négatifs du film. Sinon : l'univers Tim Burton, l'humour, les effets spéciaux sont au rendez-vous.
Réjouissante comédie qui revisite le mythe du vampire de façon originale. La photographie et les cadrages sont virtuoses (même si les effets spéciaux font souvent dessin animé). Le début est étourdissant tandis que la suite souffre de longueurs et de clins d'œil trop appuyés (le bal avec Alice Cooper). Le passage du fantastique au comique est souvent déroutant. Johnny Depp (avec prothèse nasale) est égal à lui même et Eva Green très sexy. Fin très prévisible néanmoins (y compris la dernière image).
Je ne suis pas sensible à ce genre et pourtant j'aime les films d'horreur quand ils sont bien ficelés. Mais ce film n'est pas d'horreur, il se veut satirique sans aucun effet. Arte passe ce film ce jour, autant reconnaitre qu'il n'était pas inspiré ou ont fait dans la facilité.
Le nouveau film de Tim Burton qui revient à un style qui lui est propre en adaptant la série éponyme avec le même univers néogothique et un Johnny Deep maquillé et transformé de haut en bas. Le film brille plus par la mise en scène, que ce soit les nombreuses trouvailles visuelles du réalisateur ou son aisance derrière la caméra que par son histoire somme toute assez classique, opérant son savant mélange gore soft et humour décalé, avec cette-fois une pointe de romance. Comme à son habitude, le metteur en scène est parfaitement entouré d’habitué, avec en nouvelle venue, la vénéneuse Eva Green. Bref, on a droit à un bon Burton, mais qui est loin d’être immémoriale.
Tim Burton signe une comédie gothique au ton décalé, portée par Johnny Depp en vampire excentrique. L’esthétique est soignée, mais le récit manque parfois de cohérence et d’énergie. Un divertissement inégal, à réserver aux fans du réalisateur.
Un bon film qui ne présente rien d’exceptionnel en soi, mais porte tout de même un casting prestigieux (Johnny Depp, Eva Green, Helena Bonham Carter ou Michelle Pfeiffer, acteurs préférés du génial Tim Burton). A première vue, on pourrait penser qu’il s’agit d’une comédie horrifique banale et lisse (on ne retrouve pas le style de Burton) sur les vampires et autres créatures magiques. Pourtant, on peut y voir quelque chose de beaucoup plus profond et de réfléchi : la frontière entre le Bien et le Mal est beaucoup plus floue qu’il n’y parait au premier abord. La soi-disant méchante Angélique Bouchard (Eva Green) est sensée réunir tous les ingrédients de la méchante mais belle sorcière (spoiler!) : simple servante de Barnabas (Johnny Depp), un grand séducteur, elle est jalouse d’Elizabeth Collins (Michelle Pfeiffer), son amante. Elle même a eu le cœur brisé par la nouvelle, croyant que Barnabas l’aimait vraiment. Possédant les pouvoirs nécessaires, elle pousse la jeune femme à se jeter du haut d’une falaise, puis transforme son amour en vampire avant de m’enfermer dans un cercueil pendant deux siècles. Afin d’accomplir sa revanche jusqu’au bout, elle entreprend aux fils des années (sorcières et vampires sont quasi-immortels) de couler la florissante affaire de la famille de Barnabas. Si Johnny Depp (excellent comme toujours) apparaît comme la pauvre victime perdue dans un monde devenu incompréhensible (on applaudit la référence à Black Sabbath), il est en réalité le sans-cœur égoïste, malhonnête (il hypnotise les meilleurs marins pour les prendre à son compte) qui brise le cœur d’Angélique : elle, par pure passion, est prête à tuer, mais aussi à mourir pour qu’il réponde à l’amour délirant qu’elle lui porte. Barnabas ne s’était jamais soucié du sort de la petite servante, profitant de la passion e la jeune femme sans rien lui rendre en retour ni vraiment l’aimer. La vengeance d’Angélique parait juste de son point de vue : et quelque part, n’est-ce pas, en choisissant un vampire plutôt qu’autre chose, une façon de prouver qu’elle espérait secrètement ce retour ? Dark Shadows est un film qui vaut la coup d’être vu, surtout si on se donne la peine de réfléchir au message concret qu’il transmet : il est difficile de discerner le Bien du Mal. De plus, les personnages secondaires présentent des caractères atypiques et hauts en couleurs qu’il ne faut pas mettre de côté.
La BO démarre fort avec le Nights in White Satin des Moody Blues, mais le film bien que inventif et original déçoit quelque peu, la faute à un scénario fantastique très (trop) alambiqué, cette rivalité intemporelle n'ayant pas la poésie d’Edwards par exemple. Le commercial a pris de dessus, avec force effets spéciaux spectaculaires parfois vains.
juste excellent, un lot d'acteur (J Depp, H.Bonham, E.Green et "carrières "), un scénario vraiment sympathique et des scènes prodigieuse !! vraiment très bon film j ai adoré
Après l’avoir vu au moins 3 fois je peux assurer que c’est un film excellent. Des le début on plonge dans l’univers de Tim Burton, où l’histoire est à la fois très fantastique et drôle avec les décalages de période entre les personnages.. et puis les acteurs sont géniaux. Et puis j’adore les décors !!
"Dark Shadows", réalisé par Tim Burton en 2012, est une tentative audacieuse de fusionner la comédie, l'horreur et le fantastique, tout en revisitant une série télévisée culte des années 60. Le film se caractérise par son ambition stylistique et narrative, oscillant entre l'hommage nostalgique et l'exploration moderne des thèmes gothiques. Avec Johnny Depp en Barnabas Collins, un vampire du XVIIIe siècle déplacé dans le monde radicalement différent de 1972, le film joue sur le décalage temporel avec un mélange de comédie et de drame.
La performance de Depp, bien qu'empreinte de son charme habituel, semble parfois réduite à une caricature de ses rôles précédents sous la direction de Burton, manquant d'une nouvelle profondeur ou d'une évolution notable. Eva Green, dans le rôle d'Angélique Bouchard, offre une performance vibrante et magnétique, insufflant à son personnage une intensité qui manque parfois ailleurs dans le film.
Visuellement, "Dark Shadows" est une réussite, avec des décors et des costumes qui recréent magnifiquement l'esthétique de l'époque, tout en incorporant les éléments gothiques signature de Burton. La photographie de Bruno Delbonnel est remarquable, capturant à la fois la grandeur et la décadence de l'ambiance gothique avec une palette de couleurs sombres ponctuée de vives.
Cependant, le film souffre d'un scénario inégal. L'histoire peine à trouver un équilibre cohérent entre les différents genres qu'elle tente de marier, résultant en une narration qui semble parfois dispersée et manquant de focalisation. Le scénario de Seth Grahame-Smith parvient à injecter de l'humour et de la satire, mais les transitions entre le comique, le romantisme et l'horreur sont souvent abruptes et maladroites.
La bande sonore, bien que bénéficiant de la composition habituellement captivante de Danny Elfman, s'appuie parfois trop sur des chansons d'époque pour évoquer le sentiment de 1972, ce qui peut sembler comme une solution de facilité plutôt qu'un choix narratif réfléchi.
"Dark Shadows" est un film qui ambitionnait de rendre hommage à une série adorée tout en la modernisant pour un nouveau public. Malheureusement, il se retrouve pris entre deux époques, ne réussissant pas tout à fait à capturer l'essence de l'original ni à offrir une expérience cinématographique pleinement satisfaisante pour le public contemporain. Le résultat est un film visuellement séduisant et par moments divertissant, mais finalement incohérent dans son ton et son exécution. Il se présente comme une œuvre de milieu de gamme dans la filmographie de Burton, montrant des éclats de son génie créatif mais ne parvenant pas à les unifier en une œuvre cohérente et mémorable.
J'ai beaucoup aimé mais c'est loin d'être le meilleur film de Tim Burton, idem pour Johnny Depp. Un peu trop kitsch et long mais sinon c'est vraiment bien
Non toujours pas. Tim Burton, réalisateur si talentueux au XXe siècle, n'aura pas réussi à passer le cap du nouveau millénaire. Hormis les sympathique Big Fish et Noces Funèbres, pas un film de Burton n'a vraiment la saveur des Edwards aux mains d'argent, Batman ou Sleepy Hollow. Pour ma part, ses animations ne m'ont pas pleinement convaincus non plus. Et ce Dark Shadows est nouvelle deception. Pour les qualités, on notera la BO avec ses titres des 70s (dont Alice Cooper) plaisante mais un peu en décalage avec l'ambiance du film. Et l'humour assez réussi qui offre un ton décalé à une histoire qui est quand même bien dramatique. Par contre, que ce soit dans l'écriture des personnages (des personnages secondaires complètement sous-développés), le surjeu d'acteurs/trices talentueux au demeurant, le scénario assez bancal et aux intrigues secondaires limites niaises (les romances). Le climax final ne m'a ainsi tiré aucune émotion. Le Burton des 80/90s aurait-il fait mieux avec ce scénario adapté d'une série tv anglaise classique ? Probable à mon avis.