Plus romance que drame. Le trio est superbe, la base du scénario est intéressant, les tourments aussi mais on finit sur une happy end qui n'a pas vraiment sa place. Il se passe beaucoup de chose pour un final assez décevant. Quelques longueurs aussi assez inutiles. 3/5 tout juste (dommage, les acteurs sont excellents) !!!
La blonde ou la brune ? Le problème, c'est qu'on en a rien à faire. Le personnage joué par Joaquin Phoenix n'est pas assez cinégénique. C'est un anti-héros au sens premier. Un associal qui ne mérite ni l'amour de l'une, ni de l'autre. Et la monotonie affligeante des dialogues et de la mise en scène ne jouent pas en sa faveur. Cette overdose de pudeur avec laquelle sont traités les personnages n'est rompue que lors des brèves scènes sexuelles. Mais la neutralité effroyable de James Gray ne bronche pas. Étrangement, le sexe est à l'image du reste : d'une platitude monumentale.
Si l'on est tenu en haleine tout au long du film alors que le rythme est plus lent, c'est avant tout parce que c'est magnifiquement filmé et que le personnage interprété - avec talent - par Joaquin Phoenix semble authentique et creusé. Pour reprendre l'expression de Telerama, Two Lovers est une sorte de "thriller sentimental", et la fin a quelque chose d'agréablement malsain. A voir.
Ce qui épate d'abord, c'est le jeu sur les couleurs savamment maîtrisé par James Gray. L'esthétique visuelle est renversante d'austérité. Mais c'est aussi le charme envoûtant de la mise en scène, l'aisance du récit à fleur de peau sans jamais verser dans la sensiblerie ou la complaisance. C'est encore un Joaquin Phoenix et une Gwyneth Paltrow incroyablement bons dans leurs rôles respectifs. Mais c'est surtout l'habileté de James Gray à concocter, à partir d'un scénario pour le moins simple, un chef-d'oeuvre aux interprétations plurielles et aux relectures fascinantes. Car derrière le travail du réalisateur transfigure une oeuvre d'une beauté aussi éphémère qu'artistique, aussi fuyante que dramatique. Sans aucun doute la plus belle romance jamais écrite.
Le genre de film où au bout d'une heure tu regardes ta montre et tu te dis qu'il ne s'est pas passé grand chose, alors bon le scénario est plutôt simple, l'histoire d'un homme perdu, vraiment perdu est partagé entre deux femmes, une qui lui donne une situation l'autre qui l'attire vraiment et tout celà va entrainer une intrigue, malheureusement même si les acteurs sont excellent, l'ambiance pas trop mauvaise je n'ai pas trouvé comme dans précédemment (la nuit nous appartient) ce que ce film avait de si original, la faute à un scénario un peu trop plat, bref fait et refait!
Ce film est remarquable par sa construction. Une intrigue lente et douce. On découvre graduellement les protagonistes. Le personnage principal est tiraillé, il ne sait pas ce qu'il veut, il est immature et n'a pas confiance en lui. Le contraste est frappant dans cette production, c'est que le trio d'acteur oscille vers la trentaine et que leurs âge mental tend vers celui des adolescents. Pendant tout le film, le personnage de Jacquin Phenix m'a énervé, on voudrait qu'il s'assume enfin.. A ce titre, la performance de l'acteur est de grande classe, tout comme l es deux femmes du film. On ne boude pas notre plaisir, mais c'est une longue introspection qui se posera a vous a la fin du film.
Après 3 polars, Gray s'essaie à l'histoire d'amour. Une histoire de départ très banale (un homme tiraillé entre 2 femmes ), une affiche qui donne franchement pas envie ... Et pourtant, ce 4ème film est une petite merveille, car il évite habilement tous les clichés du genre. Le film n'a en effet rien de romantique ou de niais.
Il s'agit avant tout de l'histoire d'un homme, pathétique, incapable de devenir un adulte, qui ne sait absolument pas ce qu'il veut. Chose géniale durant tout le film : Les trois personnages principaux sont des trentenaires, pourtant, on jurerait qu'ils ont 15/16 ans. Chaque détail, même les plus infimes, nous suggère le monde de l'enfance, renforçant l'aspect pathétique de cette histoire, et surtout de Leonard. Les trois personnages dépendent de leurs parents . Quand Léonard invite Sandra (la brune) dans sa chambre pour lui montrer ses photos, on croirait voir 2 gamins qui se retrouvent un après-midi après l'école. Touchant... et pathétique à la fois.
James Gray nous filme une histoire d'amour... mais pas tout à fait. On sent qu'il a encore quelques "restes" du genre qu'il affectionne le plus : Le Polar. Car plus Two Lovers progresse, plus il prend des allures de thriller (sentimental et psychologique). Cette histoire ne rassure pas, dérange, nous fait mal au coeur, provoque même la peur par moments. La passion est filmée ici de manière assez suffocante et vertigineuse, si bien que celle ci n'est presque plus une source de plaisir.
Tous ces points font de Two Lovers un film hautement atypique dans son genre tellement il se révèle troublant . On n'en sort pas indemne, avec une terrible sensation d'amertume, tellement la scène finale est à la fois belle et glauque...
Quelques lignes de scénario suffisent. L'histoire est simple, combat intérieur entre raison et passion. Un homme, deux femmes, une famille. Peut être un peu juste pour donner un grand film. Mais voilà, James Gray s'y attaque et le miracle existe. Parce que ce qui fait de Two lovers une perle n'est pas tant ce qui est raconté que la façon dont Gray le raconte. Le regard qu'il porte sur chaque personnage est d'une extrême douceur, et les mots qui me viennent naturellement sont délicatesse, tendresse et infinie pudeur. Tout est dans la forme, avec cette caméra qui glisse doucement, ces travellings entre les deux fenêtres, ce montage tout en fluidité, ces plans sur les visages qui savent jouer avec le temps, conserver l'expression et son évolution. Cette photo merveilleuse de Baca-Asay, filmant la nuit dans tout ce qu'elle a de "lumineux", ce qui n'est en rien un paradoxe, jouant sur des teintes jamais violentes, cherchant toujours à adoucir les moments les plus acérés. Jamais Gray ne tombe dans l'effet gratuit, jamais il ne flatte l'instinct du spectateur. Il choisit au contraire d'offrir une longue caresse sur des êtres en souffrance, êtres qu'il aime et voudrait nous faire aimer. Même l'avocat, détestable au restaurant, bouleverse dans la chambre de Michelle parce que certes il pourrait mentir, mais la manière dont Gray le filme nous assure de sa sincérité absolue. Alors évidemment, avec un Joaquin Phoenix simplement magistral, qui porte beaucoup de la tension de l'intrigue sur ses épaules, en famille avec Gray, tout semble facile. Michelle restera probablement paumée encore longtemps, et Paltrow en traduit la fragilité avec une magnifique sobriété. Vinessa Shaw, volontairement plus en retrait, donne tout de même beaucoup de poids à Sandra. Petit rôle de très grande tenue pour Isabella Rossellini. Si ce film est noir, c'est dans ce qu'il nous laisse supposer : pas du tout évident qu'un seul en sorte heureux.
Avec un titre pareil, certains s'attendaient peut-être à un film au romantisme "fleur bleue" sur le beau ténébreux qui hésite entre la brunette et la blondinette (cruel dilemme qui n'aura d'ailleurs pas échappé à l'ami Woody !) et qui finit par s'envoyer les 2 pour, in fine, n'en choisir qu'une, l'élue de son coeur (puritanisme oblige, point de triolisme ici bas !). Une telle perspective, ce serait vraiment sous-estimé James Gray qui réalise ici une oeuvre "fleur noire", passionnée et passionnante, à ne bouder sous aucun prétexte. Quelle élégance dans la fome et quelle subtilité dans le traitement des sentiments de ce chevalier noir "borderline" qui inquiète et fascine par sa volonté à ne pas passer à côté du véritable amour. Y parviendra t-il ? Là est la question de ce film profond et sensuel ! Les actrices sont également parfaites avec une spéciale dédicace à Isabella Rossellini qui joue la mère et qui porte à merveille les marques du temps (une leçon pour les actrices de sa génération !)
C'est très bien realisé bien qu'un peu moins brillant que la nuit nous appartient. Les acteurs et l'histoire tiennent la route. Le probleme c'est que c'est tellement vu deja 10.000 fois. Mais bon, on regarde avec plaisir.
D'après le synopsis du film je m'attendais à beaucoup mieux. Le rythme est vraiment trop lent j'avoue que je m'attendais à mieux ainsi qu'à plus de suspens car au final il ne s'y passe pas grand chose et il n'y à que vers la fin que ça devient un minimum intéressant.
De la vraie romance, bien loin des clichés «made in Hollywood». Une composition sentimentale et dramatique, signée par un James Gray distillant de manière touchante et sincère, émotions et dialogues naturels superbement bien écrit. Sortant du lot de films romantiques, ce film voit juste et frappe en plein coeur le spectateur, ressortant alors conquis. Subtil et très beau, une petite perle.
Une comédie dramatique en apparence plutôt banale mais qui se révèle en faisant preuve d'une grande subtilité dont la finesse d'écriture scénaristique n'a d'égal que le talent brut de ses acteurs, tant principaux que secondaires qui éblouissent par leur justesse. Joaquin Phoenix est brillant d'émotion dans la peau de Leonard, un jeune homme déprimé par sa vie sentimentale et auteur d'une tentative de suicide qui se retrouve écartelé entre deux femmes. D'un côté Sandra, (Vinessa Shaw) une fille de bonne famille qui lui apporte amour et stabilité et Michelle (Gwineth Paltrow saisissante) une jeune fille paumé, accro aux amphétamines et maîtresse d'un homme marié dont il tombe follement amoureux, mais la relation autodestructrice qu'ils entretiennent est vouée à l'échec. Two Lovers marque, après The Yards et La nuit nous appartient, la troisième collaboration de James Gray avec Joaquin Phoenix et qui marque aussi le dernier rôle de ce dernier nous faisant encore plus regretter amèrement le fait qu'il ait mit sa carrière en stand-by (si ce n'est un terme) alors qu'il est l'acteur le plus doué de sa génération. Un beau moment de cinéma.