7563 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
931 critiques spectateurs
5
268 critiques
4
279 critiques
3
106 critiques
2
105 critiques
1
86 critiques
0
87 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juillet 2018
Un des meilleurs drames sentimentaux de cette dernière décennie, réalisé par un des cinéastes américains les plus intéressants du moment, d’ailleurs tous ses films sont réussis. James Gray prend ici un virage à 180°, délaissant les histoires sombres et sanguinolentes sur fond de magouilles familiales pour mieux se tourner vers un thème où on ne l’attendait pas, utilisant un procédé scénaristique d’une extraordinaire banalité. En effet, quoi de mieux qu’un triangle amoureux pour exprimer la difficulté contemporaine à faire des choix sentimentaux. L’une des particularités du film est que la caméra de James Gray ne perd jamais de vue Joaquin Phoenix. Ce dernier est le genre d’acteur à jouer avec le plus grand naturel la gaucherie, la spontanéité, cette façon d’être là sans être là, de jongler d’une fille à une autre, un simple coup de téléphone de l’une donnant prétexte pour switcher de l’une à l’autre, faisant ainsi progresser le récit dans une sorte de partie de ping-pong permanente Cependant il ne faut pas croire qu’il s’agit là d’une romance aseptisée avec plein de bons sentiments comme pourraient le suggérer le titre et l’affiche du film. Non, ici on s’approche bien plus de l’impureté du réel, d’une certaine forme de réalisme pour ce qui est des réactions, des reparties plus ou moins maladroites des personnages quand ils sont au contact de l’autre, en particulier lors des phases de rencontre, avec les petites phrases d’accroche, les mensonges foireux de dernière minute, bref tout ce qui fait le charme des premières rencontres. Par ailleurs James Gray ne viens pas nous ennuyer avec une énième histoire de classes sociales qui s’entrechoquent, ruinant un amour condamné en quelque sorte dès le départ. Ici James Gray attire davantage notre attention sur la gestuelle et les petites moues des personnages, leurs maladresses surtout, ce qui dégage une bonne dose d’authenticité. Vous pouvez lire ma critique complète (et illustrée) ainsi que d’autres critiques et articles sur le cinéma ainsi que des extraits de films sur mon blog : 7emeart.wordpress
Je l'ai vu hier. J'aime bien Joakim Phoenix mais là c'est vraiment abusé. Voir une espèce d'ado attardé faire des pitreries comme un gamin de 15 ans afin de séduire la belle non merci. Ça sonne trop faux. Pas crédible. Les 2 actrices principales c'est kif kif. spoiler: La scène sus le quai du métro m'a fait carrément péter un câble. Vu l'age réel des acteurs avec leurs physique et l'age qu'ils sont soit disant représenté tranche trop. Un grand dadet qui s'amuse à se balancé en comptant et en devinant sur laquelle des portes le train va s'arrêter , hum hum.
Un chef-d'oeuvre. Un de ces films rares dignes d'entrer dans l'histoire de l'art. Avec Tetro, c'est le film post-freudien le plus révolutionnaire. C'est très bien filmé, les acteurs sont parfaits, le propos est d'une profondeur et d'un vérité abyssales. C'est cruel aussi, car la vérité peut être cruelle. Il y a un charme envoûtant venant d'Europe. Et pour finir, James Gray efface au passage la gloire surfaite de Wes Anderson.
Un bon film dramatique avec des acteurs brillants, qui perd un peu en intensité vers la dernière demi-heure, mais reste très agréable à suivre. Le drame relationnel entre Joaquin Phoenix et Gwyneth Paltrow mêlé à une autre romance et des problèmes familiaux, tout cela se mélange avec volupté et par étapes progressives que l'ont sent réfléchies. Les dialogues sont fins, les situations parfois même amusantes (voir Joaquin danser est toujours un moment de joie dans l'ensemble de sa filmographie !), et le final est réaliste, bien qu'assez triste (une déception pour ma part de voir l'intrigue se terminer comme cela... même si cela est plus logique qu'un happy-end forcé). Entre le sourire et la larme, toujours en finesse dans la construction de ses relations humaines, le film Two Lovers ne paye apparemment pas de mine, mais se révèle un beau drame bien réfléchi, porté élégamment par ses acteurs investis.
Pour son quatrième film, James Gray quitte le monde du crime mais garde Joaquin Phoenix pour réaliser un mélodrame new-yorkais avec une sensibilité à fleur de peau et d'une efficacité indéniable. Two Lovers frappe droit au cœur, rendant une observation de l'amour involontaire, ce qui fait parfois mal mais c'est d'une simple vérité profonde. On suit Léonard qui vient d'emménager chez ses parents, après une phase difficile de sa vie. Ses parents décident de lui faire rencontrer Sandra, la fille du nouveau propriétaire du commerce de son père, qui semble fascinée par lui et ses talents de photographe. Mais très vite, Léonard croise une voisine, Michelle, qui entretient une relation avec un homme marié, de qui il tombe rapidement amoureux... La performance exceptionnelle de Joaquin Phoenix, bien soutenue par les deux ravissantes Vinessa Shaw et Gwyneth Paltrow, est au centre de ce récit stimulant pour l'esprit sans être pour autant original. Paltrow et Shaw, plus effacées tout de même, sont d'une grande justesse même si on perçoit quelques tendances mélodramatiques dans le jeu de la blonde. Il ne s'agit pas d'une énième comédie romantique comme les autres parce que le spectateur est interpellé autant par l'histoire que les personnages, le récit nous bouleverse dès les premiers instants. Le film de James Gray aborde la question de l'amour par quelques dialogues inspirés avec des personnages bien incarnés. Sandra, une brunette réservée, est parfaite pour Leonard mais la logique a rarement à voir avec l'amour et lui, un peu bête, cherche plutôt le regard de Michelle, la bonde. Une magnifique déclaration d'amour où spoiler: Leonard dessine sur le bras de Michelle les mots « I LOVE YOU ». L'amour, c'est rarement beau et agréable et c'est particulièrement égoïste, le film l'illustre parfaitement ! L'histoire est frappée du même mal et s'il y a un ralentissement regrettable avant la chute, la finale se veut compréhensive et apporte de la beauté ainsi que du soulagement. Et il faut le dire, Gray est en meilleur contrôle que lorsqu'il côtoie les âmes sensibles que les gangsters. La musique accompagne bien les moments les plus déchirants... Enfin, Two Lovers est un film d'amour réussi. Une vision malpropre et humaine qui retourne les clichés dans tous les sens jusqu'à en perdre la tête... Beau mais triste vérité !
Ce film est d'une justesse absolue. Du début à la fin on se sent si proche de cet homme perdu qui ne sait pas quelle direction prendre. Ce trio d'acteurs est formidable. Nous sommes loin des clichés, loin du jugement et ce n'était pas forcément chose gagnée avec un tel sujet de film. Two lovers est pour moi une fable d'aujourd'hui.... et l'image est magnifique.
Comme souvent avec James Gray, l'histoire d'un homme qui doit faire face à un pesant univers familial dont il cherche à s'émanciper. Joaquim Phoenix est remarquable dans ce rôle. Un film émouvant. Voir ma critique complète sur mon blog :
Enfin une histoire d amour qui n est pas une comédie romantique mais un vrai drame pationnel aux faux airs de thriller ( la spécialité du réalisateur ). L histoire est belle et complexe, on est confronté à un homme partagé entre ses envies et son destin, entre ses choix et ceux qu on lui imposent, entre une femme parfaite pour lui et une autre attirante mais qui ne sera jamais stable. Il est passionnant de voir Joaquim Phénix, le héros de l histoire se débattre dans cette histoire et la fin est terrible pour tous les personnages comme si le bonheur parfait était impossible et qu il fallait l accepter. La réalisation est très lente mais soignée, les images sont belles et le casting impeccable, normal pour un film nommé au festival de Cannes.
Il est vrai que la simple romance débutée avec une passion de jeune amoureux transi est davantage qu'une comédie sentimentale. La nostalgie d'un bonheur futur qui s'efface à ses yeux est bouleversante et l'ensemble du film assez touchant.
Il y a de ses films d'une apparente simplicité qui marche étonnamment bien par une alchimie difficilement identifiable et "Two lovers" en fait selon moi partie. L'intrigue n'est en rien originale mais James Gray s'en sert uniquement de base pour écrire un personnage principal très touchant et laisser libre recours à une mise en scène très stylisée Le personnage de Leonard interprété par le très grand Joachim Phoenix est rendu immédiatement sympathique ce qui donne à son histoire un écho profond auprès du spectateur. Le film frappe fort en présentant les tourments amoureux de Leonard comme la cause du malheur d'un jeune homme mal dans sa peau, vivant encore chez ses parents et en posant dans le meme temps l'amour comme la clef du problème solution à ce problème. Le propos n'est pas révolutionnaire mais il n'en n'est pas moins très puissant et parlant pour tous. La mise en scène élégante de James Gray, qui attache beaucoup d'importance à la dimension visuelle de son long-métrage, sert à merveille de propos du film. Les errances du personnage sont très poétiques et dégage un certain lyrisme qui fait toute la beauté du film. "Two lovers" est bel et bien un beau film, un long-métrage puissant sur le plan émotionnel qui a su me transporter et que je ne peux que recommander.
Film plutôt réussi sur l'histoire d'un homme tourmenté qui hésite entre un amour de coeur et de raison !! C'est prenant et on veut absolument connaitre la fin mais je ne sais pas pourquoi j'ai quand même réussi à m'ennuyer un peu !! Sans doute la faute à un scénario un peu classique (mis à part la fin qui est plus palpitante !) et au jeu de Phoenix qui m'a un peu agacé ! Un bon film mais pas le chef d'oeuvre annoncé !
Un film lent (trop) avec des situations téléphonées, au scénario assez prévisible et aux dialogues minables (au moins dans la VF ; espérons que la VO est mieux). Les acteurs (J. Phoenix en tête) sont trop vieux pour le rôle et les scènes sonnent creux ! Reste une bonne réalisation et un univers cohérent.
Beau film captivant,émouvant et bien interprété. Une réserve toutefois dans le scénario,comment deux jeunes femmes belles,sensibles et attirantes ont elles pu se laisser séduire par ce raté social lâche,suicidaire,sans aucune fiabilité,et en plus un peu prétentieux sur les bords...Mystére si j'ai l'occasion de rencontrer MR Dostoîevski je lui demanderais si c'est comme ça dans sa nouvelle.