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manoj94
55 abonnés
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2,5
Publiée le 25 mars 2010
"La Zona, propriété privée" dénonce les travers d'une société sécuritaire à outrance. La traque sans relâche témoigne d'une nature humaine alarmante. Mêlant une ambiance sombre à cette intrigue sobre, le réalisateur tente de mettre l'accent sur le côté réaliste de l'histoire afin de proposer un long-métrage crédible. Dans ce sens, la vraie force de cette production est la création d'un climat délétère. Sur le plan du contenu, le spectateur assiste donc à un honorable moment de cinéma. Cependant, il y a une once de déception qui se fait tout de même ressentir. Force est de constater que les divers rebondissements sont classiques et prévisibles. Et, il faut admettre qu'on dénombre beaucoup trop de longueurs et de scènes assez lentes qui sont vite préjudiciables. Quant aux personnages, ils sombrent malheureusement dans des clichés répétitifs. Les acteurs essaient tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu, mais hélas ils sont aspirés par l'enjeu de la chasse à l'homme. En conclusion, "La Zona, propriété privée" est un bon divertissement qui aurait toutefois mérité plus d'intensité et de rythme pour devenir incontournable.
Sans aucun doute possible "La Zona" fait partie du top 10 des meilleurs films que j'ai vu en ce début d'année ! Soulignons déjà la magistrale interprétation des deux jeunes acteurs principaux du film. Ensuite, on ne peut qu'applaudir le sujet de ce thriller à huis clos qui reste diablement angoissant du début à la fin. Aucune longueur n'est à déplorer, les personnages sont complexes et intéressants...On remarque que tout à été fait dans la mise en scène pour "isoler" véritablement l'action dans cette "Zona" où finalement, on compte plusieurs prisonniers malgré eux. Peu de musique, mais on ne relève pas cette absence comme une tare. "La Zona" est un film choquant, la violence est souvent crue, mais c'est aussi cette impuissance que l'on ressent face à cette situation si injuste qui nous donne la nausée. Un film à voir, et sur lequel méditer !
Très bon film mettant parfaitement en relief comment la haine gagne peu à peu les membres d’une petite communauté privée… Le lien qui se créée entre les deux ados est très fort et renforce encore davantage la chute, inévitable, du film. Très fort.
Il s’agit en l’occurrence d’une variation sur le thème des » superguettos « ; il est vrai rarement traité au cinéma ( c.f : 'Funny Games'...) : Les repères n’existant guère surtout dans ces pays en Europe ne connaissant pas le juste phénomène des quotas et encore moins celui du droit d’aînesse - plus guère d’actualité - tout comme l‘appellation « sexe faible« , on ne peut que cautionner que difficilement cette œuvre emplie d’hystériques parvenus un peu trop haineux et puis enfin bien trop complaisante, et que ; par ailleurs, d’autres ont mieux contés tels que J-G Ballard avec ’Super-Cannes‘ et surtout Robert Merle, avec le livre ‘Les Hommes Protégés’ pour ne pas parler de l'oeuvre de Gabriele Garcia Marquez !
Il existe deux genres de jeunes cinéastes : ceux qui sont affamés d'originalité et ceux qui se contentent des sentiers les plus battus. Rodrigo Pla aspire à la première catégorie, mais c'est à la seconde qu'il appartient. Faisant un pied de nez à son patronyme, il ensevelit une bonne idée de départ sous une montagne de poncifs. Pis : sur un scénario de plus en plus schématique, il filme laid.
Un concentré de nature humaine et ses dérives. Le film crée un malaise, tout y est hyperréaliste, et en même temps on se demande si le cadre de "la zona" est réel, s'il existe quelque part. Un film coup de poing, cru, et sans complaisance. Je ne sais pas s'il est indispensable, mais il est très bien fait.
Une réflexion sur l'homme, une traque haletante en sujet principal, un cadre spatio-social ante-apocalyptique : "la Zona" n'est pas sans rappeler "Les Fils de l'Homme". Dommage qu'elle soit filmée comme un banal téléfilm, c'était justement le seul écueil à éviter pour asseoir une forme évidente de crédibilité dans ce contexte si spécifique.
La Zona est un film haletant,direct et incarné par des personnages assez loin des poncifs holywoodiens(le flic en particulier).Très sombre,ce film mexicain qui se passe dans un futur proche impressionne par un réalisme et une vraie modestie dans sa réalisation.
Vu au festival itinérances d'Alès, ce premier long métrage de Rodrigo Pla qui, à travers l'histoire de 3 adolescents qui osent pénétrer dans la zona, à leur risque mais surtout à leur péril, met en exergue les déviances de la sécurisation poussée à l'extrême. Un film qui se laisse regarder non sans émotions... Très bon film qui fait froid dans le dos qui ne laisse pas indifférent, et par conséquent qu’il faut voir, forcément…
Je suis en gros pas mal d'accord avec Multiface sur les points positifs et négatifs du film, mais s'il est vrai que la fin n'ajoute rien au film, c'est pour moi une bonne chose: elle laisse le sale goût en bouche. Elle ne laisse aucune chance à quelque justice que ce soit et ça rend le film plus réaliste. On a aussi évité ici la mort "accidentelle" du gamin qu'on voit dans à peu près tous les films avec drame et regrets etc, c'est un vrai lynchage provoqué avec un soulagement et contentement des participants. Donc pour moi la fin ne retire rien à la qualité du film.
Note a Widoo: le Mexique c'est en Amérique du nord pas du sud... Note à Centrino: Anticipation?? C'est de l'actualité en plein dans les pays riches avec pleins de pauvres comme le Mexique, les USA ou le Brésil etc.
Voilà précisément le type de cinéma que j’encense sans une once d’hésitation. Un cinéma ambitieux, engagé, réactionnaire, utile dans le sens où il nous pousse à prendre pleinement conscience de maux de société capitaux et à s'interroger. Après A.G.Inarritu (et son triptyque grandiose), "La Zona" marque l'émergence d'un nouveau prodige, réalisateur mexicain virtuose, en la personne de Rodrigo Pla. A la manière du très ample et atypique "Babel", R.Pla a eu l'audace de s'entourer d'acteurs non professionnels, tous étonnemment impliqués et surtout précisément justes (les adultes comme D.G.Cacho ou M.Verdu mais également les plus jeunes, littéralement bluffants (j'en passe d'innombrables : l'interprétation est tout simplement au diapason)). L'espagnole est en plus totalement gracieux. La réalisation est sobre, sans effets, au service du propos, en adéquation totale avec un sujet puissant et d'actualité. R.Pla par cette intrigue limpide nous livre une critique incisive en règle des disparités sociales (amplifiées au Mexique. On réalise qu'on est très proche de la réalité, anticipée très légèrement), de l'obsession sécuritaire s'avérant désastreuse et de l'émergence d'une justice privée devant l'incapacité, la faillite de l'Etat en terme d'ordre, de stabilité sociale. Cette oeuvre nous prend aux tripes et nous retourne contre nous-même et contre les désastres, les injustices flagrantes et accablantes, que produisent nos sociétés. La fin paroxystique m'a personnellement glacé le sang et profondément indigné. Ce film coup de poing n'est rien d'autre qu'un appel à la solidarité, à un rapprochement malgré les différences sociales, à une ouverture des frontières (on peut faire le rapprochement Mexique/Etats-Unis) pour que les différences et non l'indifférence soient cultivées. Un hymne à la tolérance en somme. Le prix du premier film à Venise est amplement mérité. Un coup de maître magistral car engagé, féroce et sans concession d'un réalisateur d’ores et déjà de génie.
pour la 1ère fois je mets 4 étoikes; film émouvant, magistralement interprété qui montre le caractère inexorable de l'appartenance à une classe et le pouvoir irrépressible de l'argent. un grand film!