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GregLeSuisse
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1,0
Publiée le 21 mars 2011
Un film de "guerre" ou l'on s'ennuie autant, il faut le faire. A force de monologues inutiles, de situations ridicules (la grenade) et de flashback incongrus le spectateur se met à penser que Malick ferait bien d'aller voir un psy pour décompresser. Dans le genre, une comparaison avec le Maître Kubrick est tout à fait impensable.
Et plouf, touché-coulé ! Malheureusement et même si je n'aime pas faire ça, je me sen obligé de le comparer à ses illustres prédesseurs : Full metal Jacket, Apocalypse Now et Platoon. Et le résultat est un film fade, sans surprises, mièvre, et lourdingue. J'ai décroché après seulement 15 minutes !!! Et panpan la guerre !!! 1 étoile pour les décors exotiques.
Symbole du concept entre le bien et le mal. Ce film, bourré de métaphores et de sensations multiples, sait prendre le taureau par les cornes dans le but de nous montrer la guerre avec un regard négatif et positif à la fois: négatif, pour montrer les atrocités de la guerre, positif, en comparant la guerre à la nature et au bien-fondé de l'action de l'homme à travers le monde. Si certains passages s'envolent dans une poésie sans nom, on retiendra surtout les scènes affreuses de la guerre filmées magistralement par un réalisateur en pleine forme. Muni d'un casting flamboyant (Sean Penn, Jim Caviezel, John Cuzack, John Travolta, Georges Clooney et j'en passe... ) Ce film est un chef-d'oeuvre en tous point. La fin est une envolée toute simple dans un poème en prose sur l'âme humaine. A voir sans tarder!
"La Ligne rouge" est sans doute le meilleur film de guerre depuis "Apocalypse Now", mais on est ici bien loin de la torpeur démoniaque du film de Coppola. Chez Terrence Malick, les soldats sont lucides et font part de leurs pensées via des voix off multiples qui donnent à ce chef-d’œuvre un surplus d'humanité. Les acteurs talentueux se succèdent et chaque rôle, aussi petit soit-il, à son importance. Si le personnage de Sean Penn précise bien qu'un homme seul n'est rien en ce monde, Malick prouve le contraire par son point de vue, et les voix multiples dessinent aussi bien les destinées de chacun que le visage de la guerre, même si toutes ces destinées convergent vers Witt, brillamment interprété par Jim Caviezel. Les plans steadicam sont d'une beauté fascinante et, en même temps qu'ils esthétisent la bataille comme dans "Les Sentiers de la Gloire", ils saisissent son horreur et la font vivre aux spectateurs d'une façon inédite. C'est aussi simple que ça : on a réellement l'impression d'être au cœur de la bataille tant les détails sont précis et les dialogues réalistes. Malick démontre même une approche naturaliste en filmant la faune et la flore de manière personnelle : les militaires sont ainsi des intrus qui influent sur l'écosystème local mais ne suffisent pas à le bouleverser, sauf sur le plan humain, puisque les populations locales devront s'adapter à ces étrangers qu'ils ne comprennent pas. À la barbarie guerrière détruisant aveuglément s'oppose la soif d'immortalité de Witt qui s'étanche au contact de la tribu qui l'accueille au début. Ainsi, c'est uniquement par la recherche du partage culturel – avec un regard empli de lumière, dirait Witt – que l'humanité pourra trouver sa voie sur le champ de bataille. Le soldat devient un ange protecteur pour ses compagnons, car il a compris quel lien il pouvait tisser entre l'humain et le divin. Quand l'un d'entre eux meurt, il le sonde par le regard, tentant peut-être de transmettre la vision de cet autre monde qu'il a connu mais que d'autres ne verront jamais. Grâce à ce panthéisme, les scènes bouleversantes pour le spectateur sont nombreuses, à commencer par l'ouverture, d'une beauté sans égale et propre à tirer les larmes des yeux, mais aussi la séquence d'assaut dans la brume, sombre et chamanique avec un crescendo dramatique impressionnant, ou encore spoiler: la mort de Witt . La musique, très belle, accentue la fascination, de même que les chansons mélanésiennes qui parsèment le film. S'il est sans doute dommage que certains acteurs aient été coupés du montage et que d'autres aient vu leurs rôles diminuer (on sent bien que Fife, interprété par Adrien Brody, a une longue histoire à raconter), on ne peut qu'admirer la capacité qu'a Malick d'imprimer des kilomètres de pellicules pour seulement retenir quelques scènes tout en en tirant le meilleur profit. Au fond, manque-t-il quelque chose à ce chef-d’œuvre ?
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1,0
Publiée le 19 avril 2021
La Ligne rouge est tout simplement l'un des pires film que j'ai jamais eu le déplaisir de regarder. À l'exception peut-être de la réalisation qui est bonne il n'a aucune qualité rédemptrice. L'arrogance du réalisateur et des acteurs qui pensent pouvoir faire passer ce film pour profond est absurde. En fait pendant les trois longues heures de l'histoire seules vingt minutes de dialogue sont prononcées. C'est à peine assez pour offrir un quelconque espoir de développement des personnages principaux et de l'interminable distribution du film. Un autre tiers du film est occupé par de longues pauses accompagnées d'un monologue intérieur sois disant poétique qui semble avoir été écrit par un étudiant en cinéma trop ambitieux et trop confiant. Je suis déconcerté et je suppose que Terrence Mallick devrait être félicité pour sa version moderne des nouveaux habits de l'empereur...
Confondant de simplisme et de prêchi-prêcha métaphysico-théologo-cosmolonigologique. On y apprend avec extase que la guerre c’est mal et on y entend les pensées hypophilosophiques mises dans la bouche d’acteurs US aussi laids que creux. Heureusement on y voit des arbres en contre-plongée.
Film trop lent et peu entrainant. La voix off pousse le spectateur à se poser des questions aussi bien sur le sens de la guerre que sur celui de la vie mais je ne comprenais jamais où elle voulait en venir et par conséquent, je me suis senti perdu dans le film. Malgré le rythme très lent du film qui n'a su me captiver, l'oeuvre de Malick reste cependant émouvante et les personnages attachants. Grand classique que je n'ai su, sans doute, apprécié à sa juste valeur.
Après vingt ans d'absence, Terrence Malick réussit son come-back spectaculaire, avec son troisième long métrage intitulé " La Ligne Rouge ". Ce film est tout simplement excellent, d'ailleurs pour moi ce n'est pas trop un film de guerre, c'est plutôt un poème sur la guerre ou plutôt contre la guerre. Les monologues intérieurs fusionnent avec les personnages pour créer une âme aux milliers de visage et les découvrir tout terrorisés démunis et si fragiles. C'est une oeuvre philosophique sur le sens de la guerre, les monologues intérieurs permettent d'avoir accès aux sentiments intimes des personnages, découvrir leurs réflexions sur la vie et le sens de la vie, la nature humaine. Le film commence sur des instant calmes et poétiques. En 1942, le film évoque la bataille de Guadalcanal dans la Pacifique, opposant les Américains aux Japonais dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale. Dans un paysage paradisiaque, les soldats vont se livrer une bataille sanglante où tous perdront une partie d'eux mêmes. Le film commence par des instants calmes et poétiques, sur une île tenue par les japonais, Guadalcanal. En effet l'île est filmée comme un lieu idyllique, aux airs de jardin d'Eden, où la joie et l'harmonie y règnent, loin des combats sanglants, accompagnée d'une musique subtile. Terrence Malick filme cette île paradisiaque pour donner au film un caractère contemplatif ainsi qu'un aspect poétique, propre à son cinéma. Nous voyons ensuite les soldats, terrifiés avant même leur débarquement, ils devront parcourir un long chemin pour finalement arriver à la colline 210, fortement protégée par un bunker. L'assaut sur cette colline ne peut être que frontal, accompagnée d'une mauvaise préparation d'artillerie. La capitaine (Elias Koetas) constate rapidement que les pertes seront très lourdes, ce qui l'amènera à désobéir à son supérieur (Nick Nolte), car il juge cet acte de massacre inutile, là où le film montre un aspect humain au sein de cette guerre cruelle. S'ensuit alors une atroce boucherie où les Japonais sont massacrés. Par malheur, ils seront repérés par l'ennemi et le soldat Witt se sacrifiera seul dans une diversion, dépassant la ligne rouge. Tout d'abord le scénario, adapté du roman éponyme de James Jones intitulé " Mourir et Crever ", est très complet. S'ensuit un casting haut de gamme, emmené par un Nick Nolte excellent, débordant de charisme, ainsi que Sean Penn et Jim Caviezel en très grande forme. Elias Koetas, Ben Chaplin et Adrien Brody sont très crédibles eux-aussi. L'action est au rendez-vous, très intense mais la réflexion sur la guerre l'emporte grâce aux monologues intérieurs. Les reconstitution de combats sont franchement magnifiques. En effet, le film possède de majestueux décors, car le film a été principalement tourné dans la forêt de Daintree, dans le région du Queensland en Australie. Ensuite la réalisation est du grand art, (en même temps c'est Terrence Malick vous me direz), grâce à une caméra fluide, une mise en scène impeccable de Terrence Malick. Ca valait le coup d'attendre plus de vingt ans ! Ensuite la BO signée Hans Zimmer est remarquable, elle donne un aspect paradisiaque au début du film, ensuite elle colle parfaitement aux scènes. Par conséquent, " La Ligne Rouge " est une oeuvre philosophique qui nous montre l'absurdité de la guerre, qui nous entraîne dans de longues et profondes réflexions sur la nature humaine.
L'ennui est le premier mot qui me vient pour décrire La Ligne rouge comme pour Le nouveau monde Malick réalise un film certes très beau mais trop contemplatif. Durant la 1ère heure La Ligne rouge ne m'a pas trop déplu mais j'ai décroché avec la suite, un film de guerre zen et nature.
Désolé à tous les cinéphiles qui mettent "La ligne rouge" sur un piédestal, mais moi j'ai envie de dire "mouais" en voyant ce film. Je le trouve pas mauvais. Malick sait tenir une caméra, sa mise en scène est très bonne seulement son côté philosophique, métaphysique sur la vie, bien appuyé par une voix off entre deux scènes ou un dialogue entre deux soldats et on rajoute une musique triste par dessus et des belles images cartes postales en opposition avec des images de guerres habituelles et bien c'est trop facile. ça me suffit pas à me transporter, à me faire réfléchir. Un film sur la vie certes, pas mauvais du tout mais un chef d'oeuvre certainement pas. Plutôt un film pour plaire aux festivaliers et obtenir moultes récompenses.