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    La Ligne rouge
    note moyenne
    4,1
    14201 notes dont 966 critiques
    répartition des 966 critiques par note
    469 critiques
    271 critiques
    57 critiques
    93 critiques
    52 critiques
    24 critiques
    Votre avis sur La Ligne rouge ?

    966 critiques spectateurs

    Marceau G.
    Marceau G.

    Suivre son activité 309 abonnés Lire ses 365 critiques

    4,0
    Publiée le 27 avril 2014
    Tout le monde sait que chez Mallick, réalisateur très rare et précieux, chaque image à une signification précise...La ligne rouge en est le plus bel exemple: tous les plans; de batailles, de réflexion, les flash-back et surtout les images sublimes des îles Mélanésienne veulent dirent quelque chose. Le film utilise très bien les voix-off des soldats et porte un discours philosophique intelligent. Les scènes d'actions sont magistrales et très rudes et violentes. Moins direct que "il faut sauver le soldat Ryan"; "la ligne rouge" n'en est pas moins réussi... Même si le film possède quelques longueurs, il aborde très bien le conflit Pacifique entre les Japonais et les Amércains. Le film n'est pas un simple film de guerre, il parle également de la relation qu'a l'homme avec la nature, les conflits stupide qui séparent les hommes et la dégradation de la nature a cause de l'épanouissement humain et de son pseudo-développement!!! Un très bon film de guerre, réaliste, philosophique, et intelligent. À voir absolument!
    Sebmagic
    Sebmagic

    Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 1 120 critiques

    5,0
    Publiée le 2 mai 2012
    Rien à dire... C'est certainement l'un des plus beaux films de guerre jamais créés : des images puissantes, accompagnées d'une BO poignante, servant un propos intelligent, servies par un casting de taré, et réalisées par un cinéaste de génie. Ce film est un incroyable assemblage de qualités qui laisse bouche bée. Deuxième film que je vois de Terrence Malick (avec The Tree of Life) et deuxième grande claque. Quand on voit ça, on se dit que la rareté du réalisateur est une chose regrettable pour le cinéma. La Ligne Rouge, comme tous les bons films de guerre qui se respectent, utilise des images brillantes au profit d'un propos touchant et percutant. Par l'intermédiaire d'une voix off qui rappelle celle de The Tree of Life, Terrence Malick fait réfléchir le spectateur sur l'intérêt de la guerre, sur le sens de la vie, sur la place de l'homme dans ce monde, et j'en passe. Je me souviens qu'avant, j'avais beaucoup de mal avec les films de guerre (ou plutôt des à-priori très négatifs). Mais ces dernières années j'ai enchaîné Full Metal Jacket, Les Sentiers de la Gloire, Apocalypse Now, Voyage au bout de l'enfer et La Ligne Rouge, et je ne peux que constater mon erreur d'avoir mal jugé un genre cinématographique aussi riche et intéressant. Je n'ai pas grand chose à dire sur La Ligne Rouge tant ce film semble parfait, réfléchi et extrêmement précis sous tous ses aspects. Il n'y a rien à enlever ou à ajouter, chaque chose est là pour une bonne raison et je ne peux qu'être impressionné par le perfectionnisme du bonhomme. Malick filme la guerre de la façon la plus sublime qui soit, à l'aide de travellings somptueux et d'une caméra proche du sol qui nous donne l'impression de ramper aux côtés des soldats dans les hautes herbes. Pour un film de guerre, il s'installe assez lentement (je veux dire que le premier coup de feu arrive assez tard) mais je n'ai fait que savourer pendant 3 heures qui passent à une grande rapidité. Toute la première heure est pleine de tension, nous présentant des personnages très variés. La diversité des personnalités des soldats et la qualité du casting sont à se sortir les yeux de la tête. Chaque personnage a une réaction différente face à la guerre, et chacun est représenté par un grand acteur, on peut dire qu'en terme de "All Star Movie" ce film bat des records. Sean Penn est excellent, au même titre que Ben Chaplin qui sert de personnage principal à la dernière partie du film. Adrien Brody est extrêmement touchant en soldat horrifié par ce qu'il voit, son regard est purement déprimant et il sait bien le faire. Jim Caviezel, le "déserteur" nous montre un soldat qui se sent bien loin de ce monde terrible et sa dernière scène est mémorable. Nick Nolte joue le Lieutenant strict et autoritaire qui aboie des ordres sans en comprendre les enjeux, sacrifiant ses soldats comme des pions sur un échiquier. Elias Koteas est certainement l'un des personnages les plus passionnants, tandis que Woody Harrelson nous offre une scène des plus cultes (la scène de la goupille, complètement triste et surprenante). Et puis à côté on a plusieurs apparitions de John Cusack, Miranda Otto, Nick Stahl, John Travolta, Jared Leto, Thomas Jane, John Savage, John C.Reilly, George Clooney et j'en passe, oui rien que ça ! On pourrait penser que cet étalage de stars n'est là que pour faire beau, car un casting ne fait pas un film (souvenons-nous... Astérix aux Jeux Olympiques...), mais même pas. Chacun d'entre eux est impliqué dans son rôle (même les simples acteurs "clin d'oeil"), ce qui donne un film monstrueux. A côté de ça, la réalisation est dantesque, alternant les flashbacks sublimes et poétiques à la Tree of Life et les fusillades poignantes qui prennent aux tripes. A titre d'exemple : l'attaque du village japonais une heure avant la fin du film, qui est pour moi la meilleure scène du film et certainement l'une des meilleures scènes de guerre jamais tournées. La virtuosité de la caméra nous fait vivre cet assaut tragique et émouvant, assourdissant nos oreilles avec l'une des plus belles oeuvres de Hans Zimmer, j'ai nommé The Journey of the Line, tout en nous montrant que le camp "ennemi" est tout aussi désemparé et choqué par cette guerre. Les plans centrés sur les japonais en détresse sont à pleurer et toute la séquence est un immense morceau de génie. Tout en adoucissant le ton du film, la voix off ("Etais-tu aimé de tous ? ... Sache que je l'étais aussi") ne cesse de nous faire réfléchir sur la condition de ces soldats et sur l'absurdité de la "haine contre l'ennemi" pour des soldats qui se contentent de tuer sans savoir qui ils tuent réellement. Certains personnages, bouleversants, en perdront leur esprit. Bref, une oeuvre magistrale qui m'incite à découvrir encore plus ce mystérieux Malick.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    5,0
    Publiée le 14 janvier 2015
    Sorti dans l’ombre du « Soldat Ryan », cette « Ligne rouge » est pour moi un pur chef d’œuvre à classer parmi les plus grands films de guerre. Le décalage opéré entre l’évènement militaire et le théâtre paradisiaque de cette lutte est remarquable de sens et de sensation. Seule ombre au tableau, que j’occulte volontiers tant j’adore le reste, ce sont les inégalités de rythme. Malick est un photographe avant d’être un cinéaste, or ça se ressent clairement dans son dernier tiers où les évènements s’enchaînent sans logique de climax ou de résolution. C’est dommage, mais encore une fois, cela ne retire rien à ce qui reste pour moi un film d’une incroyable richesse de sens et d’émotion. Une pièce maitresse du cinéma…
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 2360 abonnés Lire ses 5 143 critiques

    5,0
    Publiée le 3 août 2015
    Le réalisateur culte de "La Ballade Sauvage" (1973) revient avec ce film 20 ans après "Les Moissons du Ciel" (1978). Le sujet du film n'a pas aidé le film puisqu'il est sorti seulement quelques mois après "Il faut sauver le soldat Ryan" (1998) de Steven Spielberg. Mais là où Spielberg a voulu montrer la violence dans un style de pur entertainment (mais de grande qualité !) Malick lui livre un poème pamphlétaire d'un lyrisme qui dénote avec la violence omniprésente. Malick s'intéresse moins au conflit armé qu'à la souffrance et à l'angoisse qui habite les soldats.
    cylon86
    cylon86

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    5,0
    Publiée le 27 avril 2015
    Après deux films et vingt ans d'absence, Terrence Malick revenait au cinéma en 1998 avec "La ligne rouge", sans aucun doute son meilleur film à ce jour. Sous le couvert du film de guerre, le cinéaste explore l'être humain et sa nature, confrontée à une violence totalement aberrante dans un décor paradisiaque. S'il ne manque pas de nous offrir une scène de bataille incroyablement prenante, ce n'est clairement pas ça qui l'intéresse, le réalisateur préférant s'attarder sur les moments de latence, ceux avant et après la bataille, remettant les personnages face à leurs questionnements. Jamais un film n'aura approché la grâce avec une telle justesse, porté par des magnifiques décors et une voix-off subtilement écrite, capable de parler à n'importe qui de sujets universels nous touchant au plus près. Rajoutez à cela un casting monstre (Nick Nolte, Sean Penn, Jim Caviezel, John Cusack, Elias Koteas pour ne citer qu'eux) et vous aurez l'un des plus beaux films de guerre jamais réalisés.
    B-Lyndon
    B-Lyndon

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    5,0
    Publiée le 27 décembre 2011
    Dès le début, un arbre. Mangé par les feuilles, l'herbe, et la lumière, auréolant. Traversant ses branches, immergeant. Projetée sur les feuilles, suivant les racines, ces serpents filés au sols, tordus et immobiles. Peu après, du bleu. Du vert. L'océan et les montagnes, le haut, le bas. La pureté, la beauté, et toujours la lumière. Celle, que l'on ne fait que chercher, alors qu'il suffirait d'ouvrir les yeux. De tendre la main, de sentir la chaleur nous couvrir de frissons. Celle, que l'on ne fait fait qu'espérer, et qui nous file entre les doigts, comme ces rayons de soleils, tels des lasers incandescents, filtrant les branches cassées. Celles que l'on a cassées. Et que nous regrettons. Nous tous, cette âme gigantesque, aux milliers de visages, ces visages qui tours à tours, se parlent, se questionnent, se lamentent. Une ligne de voix, ponctuée de silences, de regrets, une ligne tracée, de sons entremêlés comme des racines, continuant jusque dans la mort. Car mourir est insoutenable s'il n'y a rien à regretter. Malick, le poète, le cinéaste mystérieux, prend son temps, et déploie devant nos sens une seule âme, et plusieurs hommes, courant dans la nature, sous leurs casques encombrants. Des soldats, barbouillées de honte à l'idée de s'emparer de vies, où d'autres, hurlant de fierté après avoir fait jaillir les balles. Anonymes, effacés, et pourtant biens vivants, tous. Des soldats, angoissés, effrayés, qui se parlent, pour ne dire qu'une chose, pour n'exprimer qu'un regret : être ordonné de marcher dans ce monde trop sali, déjà mort. Mort et cassé, cassé comme les branches des arbres. D'un arbre. De l'arbre. L'arbre qui est le monde que nous détruisons, dans notre vaine recherche du paradis terrestre, et de la paix, que paradoxalement, nous ponctuons de guerres. De bombes, de balles et de sang. Tout ce qui nous transforme en chiens, nous déshumanise, et nous rend encore plus absurde. La ligne rouge est l'histoire de ce chemin, de cette ligne que nous suivons, que ces soldats casqués suivent, las, dans leur marche difficile. Leur marche infini dans la nature hostile, touffu, luxuriante, et pourtant si splendide. La nature qui les engloutiront, un par un, qui par les lianes de ces arbres, les envelopperont. Les balanceront, d'un coté du monde à l'autre. Leur feront voir les traces, dans les hautes herbes, de leurs pas. Les pas de leur chemin. Leur chemin vers la mort.
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 473 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    4,0
    Publiée le 9 mars 2014
    Terrence Malick revient dans le monde du cinéma après 20 ans d’absence, pour nous livrer un film de guerre fort et poignant "La Ligne Rouge". C'est un film plus cérébral que beaucoup de ce genre (et notamment "Il Faut Sauver Soldat Ryan" de Spielberg, sorti peu de temps avant). La vrai force du film de Malick, c'est d'aborder la guerre et sa folie de manière poignante et surtout de ne pas s’arrêter à un simple conflit entre les USA et le Japon, mais de nous montrer l'horreur de la guerre vis à vis de la nature. Il n'est pas là pour flatter les égos des uns ou des autres, mais il dépeint l'humanité, ses choix, sa nature ou encore sa conscience. Bien évidemment, on ne s'ennuie pas une seconde, tout le long c'est captivant et même fascinant. La photographie est superbe, tout comme le cadre et les paysages. Les interprétations sont dans l'ensemble toutes très bonne. Un grand film de guerre, qui nous plonge directement dans l'horreur et notamment psychologique.
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    5,0
    Publiée le 23 juillet 2012
    Cela faisait une vingtaine d'années qu'on attendait le retour de Terrence Malick, auteur de "seulement" deux films entrés auxquels à peu près tous les qualificatifs élogieux ont été accolés (La Balade Sauvage et les Moissons du Ciel). C'est dire si son retour était attendu, d'autant plus qu'apparemment, toute la crème d'Hollywood semblait vouloir être de la partie. Voici donc sa nouvelle oeuvre, La Ligne Rouge, film sur la guerre et non pas film de guerre, notez bien la nuance. Car ici, ce qui intéresse au plus près le penseur Malick, c'est l'humain avant tout et la nature, qu'il magnifie comme personne. Nous nous retrouvons durant la seconde guerre mondiale, alors que les troupes américaine s'apprêtent à livrer la bataille du Guadalcanal. Beaucoup d'entre eux, ou plutôt de leurs voix, hantent tout le film, nous livrant leurs questionnement ou plus simplement leurs âmes. De Nick Nolte, Lieutenant Colonel Storm, soucieux d'avoir "sa" guerre, à Sean Penn, sergent-chef désabusé, en passant par Elias Koteas et d'autres, différentes facettes de l'homme face à l'horreur et les excès. Dire que ce nouveau film de Terrence Malick est une magnifique oeuvre paraît réducteur; il s'agit tout simplement d'une oeuvre d'art d'une rare beauté. Rarement poésie, réflexion et émotion ont été mariées avec autant de brio au cinéma. Surement conscients de la chance de travailler avec un auteur aussi grand, les acteurs livrent tous des performances incroyables. On est pas près d'oublier Jim Caviezel, sorte d'ange humain au regard hypnotisant, ou les crises de colère d'un Nick Nolte monumental, ou bien encore la tristesse et l'humanité qu'arrivent à faire transparaître Elias Koteas sans oublier Sean Penn et son personnage cherchant à retrouver quelque chose en quoi croire. Même Hans Zimmer saisit l'opportunité de livrer une nouvelle composition inoubliable. L'un des films majeurs de la fin du premier millénaire.
    Florian Malnoe
    Florian Malnoe

    Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 556 critiques

    5,0
    Publiée le 9 février 2016
    Le talent de conteur de Malick donne ici toute sa pleine mesure et sa magnificence dans cette œuvre à la candeur lyrique infiniment merveilleuse qui reste comme le film de guerre introspectif le plus abouti jamais réalisé. C'est cette manière de brouiller le contraste de toute ceci avec l'horreur de la guerre qui interpelle car amenant le genre au-delà de toute ce qu'on a déjà vue. Un chef-d'oeuvre à ranger parmi les Coppola, Kubrick, Spielberg, Cimino et autres Stone.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    5,0
    Publiée le 31 janvier 2013
    Il n'y a pas de qualificatif assez bien pour d'écrire ce film. Il est beau... Un excellent film de guerre avec toujours les questions existentielles, sur la vie, la mort, l'amour mais elles prennent tout leur sens au près des soldats qui côtoient la mort a chaque instant. Pour comparer avec les autres films de Mallick, jamais on ne s'ennuie, jamais on est agacé ( comme dans the tree of life malgré ses nombreuses qualités ). Et malgré sa longueur on est tenu en allène jusqu'au bout. Meilleur que Voyage au bout de l'enfer, meilleur que Full metal jacket, meilleur que Apocalypse now, et même meilleur que Platoon! Superbe!!
    ghyom
    ghyom

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    4,5
    Publiée le 29 avril 2014
    Ca fait un petit moment que je m'interroge. Comment écrire cette put*in de critique ? Quel angle utiliser ? Comment analyser, décrypter, expliquer la poésie de cette œuvre ? Oui comment ? A trop vouloir comprendre et expliquer la poésie on en perd le charme. A ne pas vouloir se laisser porter, sa nature nous fuit. Comment ne pas perdre la magie des mots, de leur chant, de leurs sonorités, de leur rythme ? Et celles des images, de leurs couleurs, de leurs tons et de leurs lumières ? Comment dévoiler le sens, la signification sans perdre le mystère ? Il est bien là le problème. A trop vouloir rationaliser ce film on en perd la saveur. Je vais tenter malgré tout de le faire (Je suis un dingue moi, mon gars ! Tu sais pas à qui t'as à faire ! ^^). Me limiter à l'essentiel et à quelques questions soulevées. Ce film n'est pas un film de guerre. Certes vous aurez des scènes d'actions où les balles fusent, des blessés et des morts. Certes vous suivrez l'évolution de ces soldats à travers les herbes hautes et vous tremblerez avec eux. Mais ce film est avant tout un poème philosophique magnifiquement réalisé. L'immersivité de la caméra dans les scènes d'action (et ce sans ShakyCam, comme quoi avec le talent tout est possible) n'a d'égal que la beauté des plans contemplatifs de la nature. Un film à part, que vous ne verrez nulle part ailleurs, dans lequel Malick oppose et parallélise sans cesse cette guerre et la nature dans laquelle elle se déroule. Un film choral où les voix-offs, accès aux pensées intimes des personnages, se multiplient et se mêlent dans une polyphonie complexe et envoutante. Ce film nous raconte tout autant l'impact de l'Homme et de cette guerre sur la Nature que l'indifférence de cette dernière face à la guerre que se livre les hommes. Ce n'est pas un fondamentalement un film anti-guerre. La guerre fait somme toute partie intégrante de la Nature, elle même en conflit constant "Quelle est cette guerre au cœur de la nature ? Pourquoi elle rivalise avec elle-même ? Pourquoi la terre affronte-t-elle la mer ? La nature renfermerait-elle une force vengeresse ? Non pas une mais deux ?". La guerre des hommes est-elle si différente ? L'homme s'est-il finalement sorti de l'Etat de nature cher à Rousseau ? Et cet Etat de nature est-il forcément "bon" ? Le seul problème de ce type d’œuvre c'est qu'elle peut parfois s'avérer trop complexe ou indigeste. Et j'avoue que Malick abuse parfois trop à mon goût de ces voix-offs. J'ai eu du mal à comprendre pourquoi celles-ci me dérangeaient. Habituellement les voix-offs est un outil que j'ai plutôt tendance à apprécier. C'est alors que je me suis rendu compte de deux choses. La première c'est que souvent la voix-off est un outil descriptif, la voix du narrateur pour introduire les éléments de l'histoire et non la manifestation de ses pensées. Et la 2è, c'est que lorsqu'elle est manifestation de ses pensées ce n'est souvent que ponctuel dans le récit. Or ici Malick ne l'utilise que sous cette forme. Il est difficile de donner une voix à nos pensées. Une pensée ne fait pas forcément intervenir le langage mais plutôt des concepts, des "images mentales" et elle s'égare parfois ou s'éclate dans une multitude de direction. Choisir le moindre mot de ces voix-offs pour coller au plus près de l'idée est une rationalisation, une mise en forme qui ne se fait qu'à la verbalisation ou à la rédaction. Il y a donc un côté surnaturel de ces voix-offs, mais tout à fait compréhensible compte tenu de leur rôle, souligné d'autant plus par leur forte présence. Il faudrait presque mettre le film sur pause à la fin de chaque monologue intérieur pour prendre le temps de bien intégrer les concepts dans leurs moindres détails. Un film n'est pas un livre. Je n'aime pas faire pause au milieu (et au cinéma je n'aurais de toutes façons pas le choix) comme je pourrais poser un livre, réfléchir et reprendre ma lecture. Peut être que plus de naturel, moins d'emphase dans ces questionnements et réflexions aurait permis à ce film d'atteindre une dimension encore supérieure. En conclusion : Malick mélange ici les genres avec une maestria grandiose et malgré ce petit "défaut" des voix-offs nous offre une expérience rare. C'est pour ça que nous aimons l'art et le cinéma. C'est pour vivre ce genre d'expérience, alors ne boudons pas notre plaisir, nous avons à faire ici à un très grand film, peut être même à un chef-d’œuvre.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 29 juillet 2015
    J'avoue que je ne suis pas entièrement convaincu par la Ligne rouge malgré toutes les éloges qu'on m'en a fait. Tout d'abord je vais aborder ce que je trouve réussi dans ce métrage, car il faut avouer qu'il a d'indéniables qualités : la photographie est magnifique, les paysages sublimes (j'aime bien le contraste paysage paradisiaque/théâtre de guerre), les scènes de batailles savent se faire intenses, violentes et choquantes, le film montre l'horreur des deux côtés, la musique de Hans Zimmer est magnifique et il y a de l'émotion. Alors pourquoi pas plus que 3/5 ? Eh bien parce que 3 heures c'est long, et l'histoire n'avance pas, donc ce serait mentir que de dire que pendant ces trois heures je ne me suis pas ennuyé ou que je n'ai jamais décroché. Ensuite, j'aime bien le fait de nous montrer des soldats torturés et dépressifs, mais leurs monologues intérieurs philosophiques et métaphysiques ont fini par me lasser. Et puis à quoi ça sert d'avoir un tel casting de malade mental pour qu'au final tous ces personnages soient tellement pauvres dans leur développement, parce qu'à part Elias Koteas en capitaine compatissant envers ses troupes, Nick Nolte en colonel obsessionnel et Jim Caviezel en soldat idéaliste, et peut-être même Sean Penn en sergent désabusé, et bien le reste ne sert à rien, c'est limite si on se souvient d'eux à la fin : Georges Clooney a 10 secondes d'apparition à la fin, Travoltat 3 minutes au début, Brody a 10 minutes en tout, Léto pareil, Harrelson j'en parle pas... Alors pourquoi avoir pris des grands noms ?! Moi ça m'a juste fait sortir du film en me disant "tiens Adrien Brody, tiens Georges Clooney, oh Travolta, mais ce serait pas Jared Léto"... En terme d'immersion c'est pas super. Un film avec des grandes qualités, mais long et lassant.
    scrat28
    scrat28

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    4,0
    Publiée le 2 mai 2007
    « La Ligne Rouge » est moins un film de guerre en bonne et due forme qu’un poême contemplatif très (trop ?) lent, qui, sur des superbes images (Terrence Mallick filme comme un dieu, les jeux de lumière sont purement magnifiques), nous colle des réflexions philosophiques sans queue ni tête. Déstabilisant, sûrement ; grandiose, ça reste à voir.
    Kloden
    Kloden

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    1,5
    Publiée le 25 août 2013
    Après le road-movie et le drame romantique, Terrence Malick adapte son cinéma à un genre propice tant à la série B bas de gamme qu'au chef-d'oeuvre auteuriste : le film de guerre. Ici, on a droit à une réflexion sur la recherche de Dieu, qui mène à un constat rousseauiste, loin d'une image divine bienveillante et paternaliste. La guerre a beau faire rage, l'Homme, encore plus enchaîné à sa condition mortelle et charnelle que dans Days of heaven, ne goûte à la lumière céleste qu'avec parcimonie, à travers de minces rais de lumière qui peinent à éclairer les visages agonisants. Les rares regards que Malick daigne lever vers le ciel ne dévoilent en outre que des charognards ou autres bombardiers. Cette fois, la Nature n'est plus idéalisée, autant piège que protection, et l'Homme y erre, pétri de doutes, de peurs, d'incompréhensions. L'utilisation (certes très redondante) de la voix off est d'ailleurs un des gros plus de The Thin Red Line, elle qui en apparence donne à l'oeuvre une autre dimension, et démolit ce faux-semblant en rappelant derechef l'Homme à son impuissance via des lignes de textes pétries de questions ou de constats amers. Dans la forme, on tient là, je l'ai dit, la seule vraie bonne idée. Car si la mise en image de Malick est jolie, elle n'est pas pour autant d'une beauté à se damner. Mais surtout, les artifices visuels n'ont jamais aussi bien porté leur nom, eux qui ne servent à nouveau qu'à illustrer (et maquiller) un propos flou, qui baguenaude entre plusieurs idéologies sans jamais trouver de parti pris (ce qui n'est pas un mal en soi mais le devient quand le propos est la raison d'être du film). Sinon ? Des personnages galvaudés, un casting sous-utilisé, des idées sous-développées, une réalisation pas toujours parfaitement fouillée, et en définitive, plus des images mises bout à bout qu'un ensemble véritablement cohérent. Et puis, vingt ans pour en arriver à ça... bref, Malick et moi, c'est tout sauf le grand amour.
    Loskof
    Loskof

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    1,5
    Publiée le 21 avril 2011
    Film sur la seconde guerre mondiale, très bien noté de partout... le dvd est en route.... Mon dieu que c'est long, dès les premières minutes... et ça ne s'arrange pas par la suite. La ligne rouge n'a aucun rythme, j'ai dû m'y prendre à 3 fois pour arriver à le regarder en entier et d'une traite. Malheureusement rien ne sauve ce film à mes yeux. On s'attend à un film sur la guerre, mais ce que l'on voit ressemble plus à un film naturaliste, montrant pendant des plans interminables les hautes herbes bougeant au gré du vent. Peut-être y a-t-il un message caché derrière cela, mais l'ennui m'a empêché de le découvrir, et un message n'a d'intérêt qu'après avoir vu un bon film, et ne sert pas à faire passer un film nul pour un bon film. Il existe bien de biens meilleurs films de guerre, préférez-les à celui-ci!
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