La Ligne rouge
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741 critiques spectateurs

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Hector de Troie
Hector de Troie

2 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2026
Un film halluciné. Malick oppose dès le départ deux états : la nature, magnifique et presque intemporelle, et l’état de nature auquel les hommes retournent avec la guerre. Cette île paradisiaque où le soldat déserteur a vécu au milieu des habitants semble être un véritable Éden, avec quelque chose de profondément christique dans cette idée d’un monde encore préservé, avant que la guerre ne vienne tout détruire.

Puis les soldats américains arrivent à Guadalcanal. On sent immédiatement leur peur et la mort qui approche. Ils doivent prendre une colline pour permettre aux Américains d’y installer leur aviation, mais les Japonais ont installé plusieurs positions qui rendent l’assaut presque impossible. Le premier assaut est un massacre. Le colonel Storm veut pourtant absolument sa victoire et ordonne de repartir, alors que le capitaine Gaff pense avant tout à ses hommes et refuse de les envoyer au suicide. La colline sera finalement prise par un petit groupe de sept hommes, au prix d’un combat d’une violence incroyable.

Cette opposition entre les officiers prolonge une réflexion plus large sur le pouvoir. On voit auparavant un vieux colonel qui n’a pas progressé parce qu’il a refusé de se compromettre, face à un jeune général qui a sacrifié sa vie à sa carrière et reconnaît finalement n’avoir pas su aimer. Storm, lui, veut sa revanche et sa victoire, quitte à sacrifier ses hommes. Gaff réussit malgré tout son opération, mais son supérieur se vengera ensuite en le faisant écarter. Il n’aura pas la médaille, mais il aura conservé son honneur.

L’assaut du village est encore différent : ce n’est plus vraiment une bataille, mais un massacre. Les prisonniers sont exécutés, les blessés achevés, tandis qu’un soldat japonais tente désespérément de protéger son compagnon. Malick ne transforme jamais complètement les Japonais en simples ennemis : au milieu de la violence, il conserve cette attention aux hommes et à leur peur.

Mais ce qui m’a surtout frappé, c’est l’atmosphère. Les collines, les herbes, la lumière, les paysages presque irréels, les voix off et la musique donnent au film une dimension profondément sensorielle. On passe constamment de la beauté de la nature aux corps déchirés par la guerre. Les discussions entre les soldats sur la vie, la mort et Dieu prolongent cette impression d’un film qui cherche quelque chose au-delà du simple récit de guerre.

C’est parfois trop introspectif, et l’histoire peut se perdre un peu derrière les voix et les réflexions. Mais quelle atmosphère ! Un film magnifique, contemplatif, violent et profondément étrange, où la guerre apparaît comme la destruction d’un Éden. J’ai été complètement happé. 4/5.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
Avec La Ligne rouge, Terrence Malick s’éloigne radicalement du film de guerre traditionnel pour proposer une méditation métaphysique sur la violence, la nature et la place de l’homme dans le monde. La bataille de Guadalcanal devient moins un enjeu stratégique qu’un révélateur de la fragilité humaine face à une nature aussi sublime qu’indifférente. Grâce à ses voix off multiples et à sa structure chorale, le film explore une diversité de consciences confrontées à l’absurdité de la guerre, sans jamais réduire ses personnages à de simples archétypes militaires. La mise en scène, d’une beauté plastique exceptionnelle, crée un contraste saisissant entre la splendeur des paysages et la brutalité des affrontements. Malgré une dimension contemplative et philosophique qui peut parfois diluer la tension dramatique, La Ligne rouge demeure une œuvre d’une ambition et d’une puissance visuelle remarquables.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
"La ligne rouge fait partie de ces films de guerre "réalistes" qui, en faisant de l'individu leur préoccupation, montrent la souffrance du soldat qu'élude souvent le spectacle hollywoodien.
Terence Malick filme ici un combat anecdotique dans le cadre de la bataille de Guadalcanal qui oppose Américains et Japonais. Mais cet affrontement ignoré sur une île du Pacifique n'en est pas moins significatif de la cruauté et de la férocité de la guerre. La peur et la solitude du soldat, la mort brutale et les blessures atroces, jusqu'au spectacle même de la boucherie qui se présente au regard de ceux qui sont, hasardeusement, arbitrairement, encore en vie, composent les séquences extrêmement pénibles de cette tragédie dont Malick n'exclut pas l'ennemi japonais partageant la même détresse. Lorsque que cessent les tirs et les bombardements, il ne reste sur le champ de bataille jonché de corps que le visage hagard des uns, les râles et les incantations des autres.
C'est aussi le temps des questions pour les quelques GI engagés dans la tuerie et mis en relief par le film, dont la plupart, devant l'horreur, récuse les notions de courage, de sacrifice et d'honneur. Questions philosophiques, existentielles, où l'incompréhension renvoie à la méditation.
A dire vrai, on n'est pas forcément sensible à ces monologues relevant souvent d'une poésie absconse. On le sera possiblement davantage aux images simples d'une nature foulée par la barbarie mais qui lui oppose sa luxuriance, sa vitalité et son impassible beauté, comme un témoignage de l'erreur où sont les hommes.
vivaBFG
vivaBFG

26 abonnés 1 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2026
Voilà un film qui indéniablement flirte avec le chef d’œuvre. Tout y est , mais trop y est. En effet, on est plongé dans la prise de l'ile de Guadalcanal par les américains. On y découvre les horreurs de la guerre, les ordres idiots, sans considération aucune pour la vie humaine. on est plongé dans les chocs posttraumatiques qui sont merveilleusement bien rendus par les acteurs protagonistes. Les combats sont menés tambour battant, et la caméra a vite fait de virevolter en même temps que les soldats.
Mais il y a aussi, ces flashbacks, sur la vie d'avant la guerre de ces soldats, qui ralentissent énormément l'action, et en plus les réflexions intérieures de ces mêmes soldats confrontés à ces combats. Et tout cela a fini par me lasser profondément! Dommage!
A voir par les amateurs de film de guerre, et les psychiatres en manque de modèle pour leurs études sur les chocs posttraumatiques en temps de guerre.
Neyv
Neyv

8 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2026
Film inégal dans sa proposition. BO est interprétations sont magistral. Décors et photos abouti. Mais à trop vouloir représenter la nature humaine et ses différentes facettes certains passages tirent en longueur. Néanmoins le film est a voir mais pas forcément pour les amateurs de film de guerre.
maxence Servietsky
maxence Servietsky

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2025
La Ligne rouge est un film que je respecte plus que je n’aime. Visuellement et musicalement superbe, avec une vraie ambition philosophique. Mais le rythme très lent et l’abondance de voix off finissent par casser l’immersion. À force de commenter ses propres images, le film crée une distance émotionnelle. La réflexion est pertinente, simplement trop appuyée.
Leonid S.
Leonid S.

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2025
Il se dégage de se film une atmosphère étrange, d’irréalité réelle ou de réel irréaliste. La mise en face à face de l’évidente folie de la guerre et d’un monde de pur être-là nous laisse le souffle coupé par l’étonnement.
On finit par se perdre nous aussi dans les doutes lumineux et les émerveillements immédiats du témoin central, remarquable Jim Cazeviel,

Et puis toujours cette lumière magnifique capturée par John Tom.
Monica R.
Monica R.

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2025
J'avais tant aimé "Les moissons du ciel". Je n'avais jamais vu ce film. La claque! Malgré la dureté de la guerre, le cinéaste est un poète. Les images sont belles et fortes. La BO est très prenante Le casting de très haute qualité. Film très dur mais mémorable. Terrence Malick est un metteur en scène rare, c'est très dommage.
24titouille
24titouille

63 abonnés 1 065 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2025
Ce long métrage retrace la bataille de Guadalcanal, dans le Pacifique lors de la Seconde Guerre Mondiale. Ce film aurait put être un énième film de guerre sur la Seconde Guerre Mondiale. Or le réalisateur Malick choisit ici de s’attarder sur les personnages et notamment sur le soldat Witt, grâce à des monologues de pensée, tout en appuyant son propos avec les scènes de guerres. Toutes ces scènes parfois durées sont nécessaires au propos. Chaque moment calme renforce alors l’émotion et l’horreur de la guerre retranscrite ici.
Cette œuvre presque poétique au delà de l’horreur est un hommage aux hommes qui ont péris et souffert lors de cette guerre que ce soit du côté américain ou japonais.
Un des meilleurs films de guerre.
Bruno LE ROUX
Bruno LE ROUX

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2025
Désolé pour les fans, mais La Ligne Rouge est un film de guerre qui rate sa cible. La comparaison avec le soldat Ryan, sorti la même année, ne tient pas car les deux films ne visent pas du tout le même registre. La ligne rouge tend plus vers Apocalypse now : mais ici, la guerre du Pacifique n’est que prétexte à un verbiage pseudo philosophique sur la guerre qui peine à convaincre. Si la maîtrise de l'image est à mettre au crédit de Malick (principale et unique qualité du film), le procédé nietzschéen est assurément en total décalage avec l'expérience vécue : là où les soldats de Coppola s’enfoncent dans l’absurde avec une folie tangible, animale, corporelle, ceux de Malick semblent réciter Spinoza en marchant dans la jungle. Le procédé voix-off chez Malick devient une méditation hors-sol, là où chez Coppola, la voix de Willard s’imprègne de sueur, de peur, de délire. L’esthétique "malickienne" idéalise trop ce qu’elle prétend scruter : la guerre n’est pas un poème, et vouloir la filmer comme un psaume fait surgir une tension morale gênante.
Jean A.
Jean A.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 octobre 2025
Le film le plus ennuyeux qu'il m'ait été donné de voir. Si je n'ai pas quitté la salle, c'est parce que j'étais au milieu du rang. Une étoile pour les quelques belles images.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

31 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2025
La Ligne rouge n’est pas un film de guerre, c’est une prière hallucinée murmurée entre deux rafales, un poème métaphysique écrit à l’encre du sang et de la pluie. Terrence Malick filme le chaos avec une telle grâce qu’on en oublie presque les morts pour contempler les arbres — jusqu’à ce que la balle revienne nous rappeler l’absurde. Les voix-off s’entrelacent comme des confessions d’âmes errantes, tandis que le combat devient contemplation. Un chef-d’œuvre lyrique et dérangeant, où l’horreur avance à pas de poésie.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2025
Loin d’être un simple film de guerre « La ligne rouge » du mystique Terrence Malick est une œuvre à la frontière des sens dont l’alchimie composite offre un contraste saisissant entre la beauté des images présentées et l’éprouvante réalité vécue par ces soldats dans le Pacifique durant la bataille de Guadalcanal lors de la seconde guerre mondiale sublimé par la magnifique musique de Hanz Zimmer. Long-métrage à la durée fleuve donnant un récit choral à la distribution prestigieuse remarquablement dirigé le film fascine.
Floki
Floki

9 abonnés 200 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2025
Franchement, j'ai du mal avec ce film, ok, c'est beau, ok il y a des belles images, mais ça s'arrête là. Pour moi, c'est un film "contemplatif", le problème, c'est qu'il ne faut pas que ça pour faire un bon film. Aussi, comme le mentionnent beaucoup de commentaires, la narration avec de la philosophie d'un bar PMU bon... Bref, plutôt moyen pour moi. La beauté ne fait pas tout !

(Puis 3h c'est long !)
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2025
Une des plus grandes arnaques cinématographiques de ces 30 dernières années. Et je ne vais me priver de le faire savoir. La guerre du Pacifique vue par Terrence Malick... c'est là qu'est l'os justement. On va dire les choses comme elles sont : y a absolument rien qui va dans ce truc. Des personnages sans la moindre consistance, des jeux d'acteurs insipides, larmoyants ou tellement forcés qu'ils en deviennent grotesques, c'était bien la peine d'aller chercher Sean Penn, Jim Caviezel ou Nick Nolte pour les faire jouer comme ça... Des dialogues d'une stupidité incroyable et des scènes de combats bien filmées mais si mal montées qu'elles en deviennent incompréhensibles. Quelques plans sur des hiboux, des perroquets des trucs et des machins dont on n'a rien à cirer. Sans oublier ces voix-off lénifiantes et débordantes de pédanterie qui croient nous épater avec leur philosophie de comptoir. Ajoutez à cela de la musique bien pompeuse, de la bonne dose de moraline et un peu de sentimentalisme bien forcé et emballé c'est pesé comme disait l'autre. Même Ridley Scott ou Spielberg n'auraient pas osé faire ça, du moins pas en chargeant autant la barque. La ligne est peut-être rouge, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle est un vrai calvaire, qui a le mauvais goût de s'étendre sur 2h40. T'as le temps de voir toute ta vie défiler.
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