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OMTR
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4,5
Publiée le 27 avril 2024
« spoiler: Nous vivons dans un monde qui se transforme en enfer aussi vite que tout le monde peut l'arranger. »
Avec son adaptation du roman éponyme de James Jones de 1962, Terrence Malick signe une œuvre contemplative, épique et intense, qui observe la vie de la nature et des hommes qui se font la guerre.
Son observation s'effectue à travers le point de vue de quatre personnages clés : - Jim Caviezel, dans le rôle du Soldat Witt, qui spoiler: contemple la beauté de la nature et pense qu'à l'origine tout était beau et que rien ne faisait mal , - Nick Nolte, dans le rôle du Lieutenant-Colonel Tall, dont spoiler: l'expérience l'a fait prendre conscience de la dure réalité de la vie et de la nature, et l'a endurci au point de perdre complètement son innocence , - Sean Penn, dans le rôle du 1er Sgt. Welsh, qui spoiler: oscille entre les deux à la recherche d'un équilibre , - Elias Koteas, dans le rôle du Capitaine James Staros, un spoiler: avocat humaniste pour qui la vie de ses hommes prime sur les ordres et le but ultime de la mission si nécessaire .
Le génie cinématographique de Malick est absolument indéniable. Parce qu’il est à la fois un poète verbal et visuel, qui caresse la beauté paradisiaque de ses paysages avec sa caméra. Contemplant la création tout en filmant la destruction avec avec un pur réalisme comme seul Steven Spielberg l’a fait la même annexe avec “Il faut sauver le soldat Ryan”, notamment lors de la scène d’ouverture du débarquement allié en Normandie.
La différence entre ces deux œuvres réside dans les fronts : La guerre du Pacifique contre l'Empire japonais dans le premier. Et la lutte contre le Troisième Reich en Europe au second.
Tous deux condamnent la guerre. Cependant, spoiler: Malick ne condamne pas la folie de l’impérialisme et de l’endoctrinement japonais comme le fait Spielberg avec la Peste brune. C’est peut-être le seul point faible de "La Ligne Rouge", qui nous montre ce que la guerre fait de nous, mais qui oublie la différence primordiale entre agresseur et défenseur, autoritarisme et libéralisme, endoctrinement nationaliste et religieux et valeurs des Lumières et État de droit .
Dans son épopée cinématographique "La Ligne rouge", Terrence Malick nous plonge dans l'abîme de la nature humaine à travers le prisme déchirant de la guerre. Ce film, loin d'être une simple reconstitution historique de la bataille de Guadalcanal, est une méditation profonde sur l'existence, la violence, et la quête éternelle de sens dans un monde marqué par le chaos. La réalisation de Malick, marquée par sa signature poétique et contemplative, offre une expérience cinématographique qui transcende le genre de guerre traditionnel, en intégrant des éléments de philosophie et de spiritualité qui invitent à la réflexion.
La force de ce film réside dans son approche non conventionnelle de la narration. Les monologues intérieurs, qui se fondent en une voix collective, révèlent les pensées les plus intimes des soldats, nous rapprochant de leur humanité et de leur vulnérabilité. Ces voix, parfois murmurées, parfois criées, nous emmènent dans un voyage introspectif, explorant les dilemmes moraux et existentiels auxquels les personnages sont confrontés.
Visuellement, "La Ligne rouge" est une œuvre d'art. La caméra de John Toll capture avec brio le contraste saisissant entre la beauté sereine de l'île et l'horreur brutale de la guerre, créant un puissant commentaire sur l'absurdité de la violence humaine au sein d'un paradis terrestre. Cette dichotomie est renforcée par la bande originale de Hans Zimmer, dont les mélodies éthérées et parfois sombres ajoutent une couche supplémentaire d'émotion et de profondeur au récit.
Malgré ses nombreuses qualités, "La Ligne rouge" n'est pas sans défauts. Le choix audacieux de Malick de se concentrer davantage sur l'aspect philosophique que sur le développement linéaire de l'intrigue peut laisser certains spectateurs en quête de clarté narrative sur leur faim. De plus, le montage final, résultant de la vision singulière de Malick, bien qu'ingénieux, a conduit à la marginalisation de certains personnages, rendant leur arc narratif moins abouti.
Néanmoins, ces éléments ne font qu'ajouter à l'unicité de "La Ligne rouge". C'est un film qui refuse de se conformer aux attentes, choisissant plutôt de défier et d'élargir les limites du cinéma de guerre. Il s'agit d'une expérience cinématographique qui ne se contente pas de montrer, mais qui cherche à faire ressentir et réfléchir. Dans son exploration de la complexité de l'âme humaine et de l'impact indélébile de la guerre, "La Ligne rouge" se dresse comme une œuvre profondément émouvante et visuellement captivante, une véritable réflexion sur la condition humaine.
Quel beau film de guerre avec énormément de poésie. Encore une fois Terrence Malick réussi son film avec de nombreux plans qui arrêtés feraient de superbes photographies bien composées. Le casting est xxl.
La ligne rouge et Il faut sauver le soldat Ryan ont clairement insufflé un véritable renouveau dans le domaine des films de guerre après la vague des films sur la guerre du Vietnam des années 70/80. Ils ont tous deux profondément influencé - peut-être Le soldat Ryan un peu plus - la manière de mettre la guerre en scène.
Il est difficile de résumer toute la beauté de La ligne rouge tant le film est complexe et beau. Sean Penn et Jim Caviezel sortent clairement du lot, tant par leur prestation que par les réflexions philosophiques qui les habitent. Le film est parsemé de réflexions sur la mort, la nature et la guerre. Le tout est également parsemé de magnifiques plans ; le film étant souvent très contemplatif et reposant en dehors des scènes de guerre. Par ailleurs, ces dernières sont très bien ficellées.
Le film est globalement très beau, violent et en même temps contemplatif et reposant par moment ; tout le contraste que Terrence Mallick recherche entre le décor paradisiaque de Guadalcanal et de l'autre côté la violence froide d'une guerre terrible.
Il s'agit là de l'œuvre ultime de Mallick et d'un des plus grands films de l'histoire à avoir abordé le fait miliaire - même si le film est bien plus qu'un film de guerre.
Si Badlands est dans mon Top 5, The Thin Red Line est dans mon Top 3 de tous les temps. Ce film réinvente tout simplement le film de guerre. Il apporte de l'humanité, de la philosophie, de l'amour au milieu du chaos et de l'horreur. Un film qui vous transporte si vous acceptez de vous y abandonner et de ressentir la nature vibrer autour des hommes qui se perdent dans l'enfer des combats en plein milieu d'un paradis. Chef d'œuvre !
Film âpre, dur et en même temps poétique. La guerre selon T. Malik est aussi un espace poétique. C’est sans doute l’un des meilleurs films sur la guerre.
Le plus beau film sur le thème de la guerre avec l armee des ombres de jp melville. Un film grandiose sur le thème non pas de la guerre, mais de l homme et ses réactions face au combat.
Intelligent, sensible, hyperrealiste,bien plus que il faut sauver le soldat Ryan, production réussie, mais lourde, la ligne rouge abordé l e intense de l homme face à la guerre. Mon père, officier de marine, en Indochine membre des divisions navales d assaut, croix de guerre avec citation d or, m à dit en sortant du film
C eT le film le plus réaliste que j ai vu sur la guerre
Après plusieurs années sans voir ce film je me suis replonge dedans. Franchement le casting est fou!! Les images, les plans sont magnifiques ce qui est très paradoxal avec la dureté du film. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un chef d'œuvre mais c'est un film très bien réalisé sans parlé de la BO qui est magnifique. Un film poignant que je recommande.
"La ligne rouge" 3ème film de Terrence Malick, 20 ans après son précédent, est sorti, hélas dans l'ombre de "Il faut sauver le soldat Ryan". Cette fresque sur l'homme en guerre longue de 2 heures 50 est magnifique: elle est magnifique grâce à ses plans sur la nature, que ce soit lorsque l'on voit la tribue autochtone où lorsque l'on suit les combats pour les collines mais aussi grâce à sa musique ( de Hansi Zimmer) que ce soit les chants de la tribu ou "journey to the Line" qui vient et revient nous procurer des émotions. Il y a une scène qui est exceptionnelle : c'est lorsque les américains sont bombardés dans ce champ/ cette colline. Le travelling nous donne l'impression d'être un soldat, et les couleurs nous offrent un contraste entre la nature et la guerre. Chaque personnage à sa propre histoire et chacune de ces histoires est intéressante : que ce soit l'homme qui n'attend que retrouver sa femme (que l'on voit en flashback ) ou le général que l'on voit au départ inquiet pour ses soldats puis odieux avec eux. On suit l'évolution de chaque protagoniste de façon à voir les changements d'un homme lorsqu'il est en guerre. Lors du combat où les américains massacrent les japonais, la mise en scène nous montre le chaos le plus total: on ne sait pas qui gagne, qui meurt. La mort du soldat que l'on suit souvent est très triste et marquante et la "transformation" de Sean Penn est exceptionnelle. Ce film sublime reste gravé dans la mémoire
Terrence Malick revient 20 ans après son dernier film. Il revient avec un film exceptionnel ! Un film de guerre mais pas que ! Le film de guerre est même "secondaire". En effet, Terrence Malick veut nous monter, avec sa réalisation, l'horreur de la guerre. C est un film humain et très moral ! Les voix off qui nous accompagne durant le film, nous montre, une explication "réel" de cette guerre et de cette bataille ; On s'y croirait ! Malgré un léger creux vers la fin, le film passe assez vite malgré qa durée ! Je ne peux que le recommander, non pas pour la guerre, mais pour la paix
Comment et pourquoi le mal est présent en nous ? Comment et pourquoi le bien est présent en nous ? Cette dualité est elle présente en tous ? La ligne rouge va nous déposer gentillement ces questions au milieu d'un violent champ de bataille. Sur cette île du pacifique, convertie en arène par le Japon et les Etats Unis, les deux armées vont mener une guerre sans pitié parfaitement retranscrite à l'écran où l'on suit le côté américain dans la même incertitude que celui ci et avec un réalisme époustouflant. L'armée américaine détient une panoplie de soldats, joués par le gratin holywoodien : Sean Penn, Adrien Brody, Jim Caviezel, George Clooney, Woody Harrelson, Nick Nolte, John Travolta... chacun jouant parfaitement un soldat bien humain avec une personnalité unique.
Au milieu de l'horreur de la guerre, il faut se ratacher à quelque chose pour ne pas devenir fou. Pourquoi la guerre ? La violence est elle partout ? Pourquoi malgré tout ce mal, l'amour ne s'efface pas ? Entre voix off, flash back, plans sur la nature, scènes d'actions, jeux d'acteurs efficaces, ce sont de nombreuses réflexion et une guerre impitoyable qui nous accompagneront sur ces deux heures 40 avec seulement 10 minutes d'ennui.
Le tout est une ode à la beauté, à la vie, et au bien.
Musique envoutante, certains plan mémorables et une photographie magnifique. Plusieurs scènes sont anthologiques et les acteurs sont excellents. Mais bon sang que certaines sont trop lentes et cassent le rythme du film trop souvent. La voix Off est trop présente, ça veut trop faire de la philo, de la poësie. Il y a bien une heure de film en trop ou alors mal exploitée selon moi. Il n'y aura pas de second visionnage pour moi.
Itinéraire de jeunes lâchés sur le terrain pour combattre les Japonais. Un bon film de guerre même si je m'attendais à mieux pour un film reconnu comme un "classique". Depuis, il y a eu au moins 3 ou 4 films de guerre plus immersifs et faisant trembler/pleurer le spectateur. Le casting est impressionnant ! Ça reste un film réussi montrant les horreurs des hommes. 3,7/5