L'ex-femme de Harvey Keytel quand elle le retrouve :" tu brulais de me voir à l'époque..-et toi, t'étais pas exactement tiède !" Un film qui tourne autour de Brooklyn et du quotidien de ses habitants. Les bons sentiments ne sont pas toujours facile à retranscrire à l'écran, ce film y parvient au prix d'un coté antispectaculaire, d'un gout pour les silences bienvenue qui peut rebuter mais il faut reconnaitre au film un vrai sens de l'anecdote avec des scènes vraiment géniales (l'album photo, le conte de noël)
Un bon film dont le scénariste est Paul Auster, on suit la vie de plusieurs personnages de New York, c'est très littéraire comme cinéma. De bons acteurs comme Harvey Keitel et Forest Whitaker. Il ne se passe pas grands choses, beaucoup de place aux dialogues mais c'est agréable.
L'ambiance des vieux quartiers de new york déjà utilisée dans de nombreux bons films fait qu'on rentre dans celui-ci comme à la maison. Mais la grande réussite du film c'est bien ces petites histoires simples un peu grises qui parsèment le scénario et donnent au final une bonne bouffée d'optimisme grace à une grande sensibilité des acteurs notamment Harvey Keitel énorme de naturel.
Ce n'est pas le chef d'oeuvre que j'attendais (rare sont les films dans lesquels Harvey Kietel joue qui ne le sont pas) mais ça reste un très bon film.
un film qui ne ressemble qu’à lui-même, plein de digression, de ruminations, d’histoires convergentes, abracadabrantes et cependant réalistes, de personnages capables des gestes les plus fous, tous d’une grande générosité. Fable urbaine, il montre la nature humaine dans ce qu’elle a de plus chaleureux et de plus positif.
Comme dans ses livres, Paul Auster a privilégié un ton mélancolique et a soigné ses personnages touchants, interprétés par des acteurs très inspirés. Sur ce point, Harrold Perrineau Jr est une véritable révélation, formant avec William Hurt un duo tout à fait étonnant. Le film est fait pour les personnages jusque dans la narration qui offre une partie à chacun. Il faut dire que Wayne Wang laisse généreusement s'exprimer ses acteurs dans des longs plans fixes ou dans de lents zooms captivants quand les personnages racontent leurs histoires passionnantes. En même temps, il ne faut pas brusquer le spectateur mais, au contraire, le laisser entrer tranquilement dans ce film très agréable. Les choses les plus précieuses sont plus légères que l'air...
Difficle de mettre des mots sur ce film, tant il constitue une expérience unique et troublante. Il est assez rare d’être si profondément imprégné par l’ambiance d’un film qu’on ne veuille pas le quitter. C’est le cas de « Smoke réalisé par Wayne Wang en 1994. Plusieurs histoires qui s’entrecroisent, plusieurs destins liés entre eux. Il s’agit à première vue d’un film choral dans la lignée des œuvres de robert Altman. Mais on se rend compte rapidement que l’on a affaire à bien plus. Smoke, c’est surtout une galerie de personnages uniques, vrais, inoubliables. Harvey Keitel interprète avec un mélange de douceur et de nervosité le patron du magasin où tout se croise. William Hurt est formidable en écrivain désespéré depuis la mort de sa femme. Forest Whitaker ne peut qu’être attachant en looser émouvant. Les autres acteurs excellent également même si je ne me rappelle plus de leur noms. Leurs histoires sont remplies de vérités et de passages qui évoquent chez nous plusieurs souvenirs. Pour ce qui est de la mise en scène proprement dite, il faut admettre que le réalisateur semble se reposer quelque peu sur son superbe scénario. Il se contente de faire du sous Scorsese, le Scorsese de « Mean Streets avec la rue comme point important. Mais il faut bien admettre que par moments, surtout vers la fin, la mise en scène offre quelques très jolies séquences. Le choix des bandes-sons est plus que judicieux et rappelle également Scorsese (coup de cœur perso pour une chanson de Tom Waits!). En résumé, Smoke est une expérience cinématographique hautement recommandable, surtout pour son scénario en or, son atmosphère unique et son casting haut en couleur. Un film qui aurait du continuer pendant une heure ou deux…
Scénarisé par Paul Auster, l'écrivain auquel on doit le très célèbre roman Mr. Vertigo, «Smoke» est un bon produit de cinéma américain indépendant. Un produit qui ne ressemble pas à ce que l'on peut voir couramment. Complètement déstructuré d'apparence, ce film entremêle les histoires et les destins de ses personnages. Au fur et à mesure les éléments s'emboitent. C'est un véritable puzzle projeté sur grand écran. Les protagonistes sont tous très différents. Le gérant du bureau de tabac est un personnage insaisissable. Est-il bon? Est-il mauvais? On ne sait jamais quoi en penser. L'écrivain est un philosophe à deux sous. Il est meurtri depuis la mort de sa femme suite à un hold up qui a mal tourné. Le jeune garçon de couleur est un grand mythomane qui ne cesse de s'inventer des vies pour masquer une douleur: celle de ne pas connaitre son père. Le garagiste prénommé Cyrus est un minable égoïste. Ruby, la blonde est une femme meurtrie. Le déroulement des évènements s'organisent autour de ces cinq personnes avec en toile de fond le quartier de Brooklyn du début des années 80. Porté des acteurs au top (Keitel, Hurt, Whitaker, Perrineau et Channing), «Smoke» est un film peu connu du grand public. Sa vision constitue une expérience nouvelle et pas comme les autres.
Une oeuvre bizarre, lente, dramatique, mêlant plusieurs histoires très liées entre elles finalement. Le lien semble être ce jeune garçon, Rashid, qui va bouleverser le quotidien des autres personnages. Des acteurs émouvants, incroyables de sincérité et charismatiques, des images fortes, et une intrigue fort bien construite suffisent à faire de ce film peu connu sinon des vrais cinéphiles une oeuvre rare, avec un message fort.
Un film tout en poésie. Un film vraiment unique soutenue par des acteurs vraiment incroyable (Harvey Keitel, William Hurt...). Des dialogues tout en puissance pour un film fait d'histoires qui s'entrecoupent.
Avec "Smoke" Wayne Wang et Paul Auster nous livrent un très bon film choral. Centré sur un bureau de tabac de Brooklyn où se croisent de nombreux habitués, plusieurs âmes perdues de la société New-yorkaise, on va suivre le destin du patron (Harvey Keitel) qui va retrouver son ancienne petite amie qu'il n'a plus vu depuis 18 ans, un de ses habitués un écrivain (William Hurt) dont la vie a été sauvé par un jeune noir avec qui il va fraterniser et donc ce jeune noir qui va aller observer un noir manchot sur son lieu de travail. Ces histoires vont plus ou moins être liées et l'intensité émotionnelle est présente et forte. Le scénario est bien écrit, les intrigues sont intéressantes et les rebondissements parfois inattendus et réussis, de plus il n'est pas dénué de touches d'humour réussi. "Smoke" va brasser plusieurs thèmes dans ses histoires qui s'entrecroisent, tel que le regret, la vérité ou encore la responsabilité. "Smoke" ne tombe jamais dans le manichéisme, les bons sentiments ou la niaiserie. Les interprétations sont excellentes, que ce soit Harvey Keitel, William Hurt ou Forest Whitaker. Un très bon film, subtile, intelligent, dramatique, émotif, humain et un bel hommage à Brooklyn.
Dans Smoke, on suit les destins croisés de plusieurs personnages qui ont un point commun : ils vivent à Brooklyn. Véritable ode à ce quartier, ce film plaisant est l'occasion de croiser des acteurs inspirés, Harvey Keitel et Forest Whitaker en tête.