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lunatlas2000
17 critiques
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5,0
Publiée le 2 janvier 2018
Brooklyn. Hasards. Vie. Film unique, inimitable et qu'on peut revoir et revoir sans jamais s'ennuyer. J'en suis à la 3è fois et , chaque fois, j'y trouve une nouvelle raison de l'aimer. Pareil pour Brooklyn Boogie.
un film qui ne ressemble qu’à lui-même, plein de digression, de ruminations, d’histoires convergentes, abracadabrantes et cependant réalistes, de personnages capables des gestes les plus fous, tous d’une grande générosité. Fable urbaine, il montre la nature humaine dans ce qu’elle a de plus chaleureux et de plus positif.
Film choral, "Smoke" expose les portraits croisés de plusieurs personnages attachants dans leur quotidien new-yorkais. Le scénario est classique mais n'exclue pas une sensiblité et une tendresse qui se dégagent à la fois du caractère des protagonistes et de leurs histoires. L'ambiance générale est plutôt intimiste, calme avec quelques vagues ponctuelles. "Smoke" fait du bien et apporte le sourire. Un bon film.
Dans le plus pur esprit des films indépendants américains des années 90, avec sa mise en scène qui cherche à donner davantage d’importance aux personnages et à leurs conversation quotidiennes qu’à l’intrigue elle-même (on ne peut pas s’empêcher de penser à Jarmusch et à Spike Lee), Smoke est le fruit de la collaboration entre le réalisateur sino-américain Wayne Wang et le romancier Paul Auster. Construit à la façon d’un film choral, il suit les destins de quatre personnages ayant pour point commun d’être en pleine reconstruction après un drame personnel. Le scénario est, comme souvent chez Wang, d’une simplicité déconcertante, se construisant sur les répercussions de la rencontre de deux amis, un barman passionné de photographie et un écrivain veuf en manque d’inspiration (des avatars évidents du duo de réalisateurs), avec un jeune afro-américain qui recherche son père. Servis par des acteurs particulièrement talentueux (Harvey Keitel, William Hurt, Forest Whitaker…), les différents chapitres de ce film –en comptant son générique de fin- sont autant de petites histoires attendrissantes, filmées avec subtilité, qui rendent hommage à la population cosmopolite de Brooklyn et saluent l’esprit de solidarité qui permet à chacun de ses personnages à affronter ses peines.
Film au capital sympathie énorme. C'est riche et émouvant, très poétique, sans prétention. J'aime vraiment beaucoup. Du cinéma tout en légèreté et douceur.
Même si le scénario de Paul Auster n'a rien de bouleversant et s'il est classique dans sa structure, il parvient à susciter l'intérêt pour ses multiples personnages interprétés par de très bons acteurs.
Avec "Smoke" Wayne Wang et Paul Auster nous livrent un très bon film choral. Centré sur un bureau de tabac de Brooklyn où se croisent de nombreux habitués, plusieurs âmes perdues de la société New-yorkaise, on va suivre le destin du patron (Harvey Keitel) qui va retrouver son ancienne petite amie qu'il n'a plus vu depuis 18 ans, un de ses habitués un écrivain (William Hurt) dont la vie a été sauvé par un jeune noir avec qui il va fraterniser et donc ce jeune noir qui va aller observer un noir manchot sur son lieu de travail. Ces histoires vont plus ou moins être liées et l'intensité émotionnelle est présente et forte. Le scénario est bien écrit, les intrigues sont intéressantes et les rebondissements parfois inattendus et réussis, de plus il n'est pas dénué de touches d'humour réussi. "Smoke" va brasser plusieurs thèmes dans ses histoires qui s'entrecroisent, tel que le regret, la vérité ou encore la responsabilité. "Smoke" ne tombe jamais dans le manichéisme, les bons sentiments ou la niaiserie. Les interprétations sont excellentes, que ce soit Harvey Keitel, William Hurt ou Forest Whitaker. Un très bon film, subtile, intelligent, dramatique, émotif, humain et un bel hommage à Brooklyn.
Nous sommes à Brooklyn. Les nineties viennent de naître. La rue est animée, grise, faite de bitume et de bruit. Nous sommes dans un magasin de cigares, épicentre de cette histoire qui démarre dans un nuage de fumée, Auggie derrière son comptoir vend son habituelle paire de boites de Schimmelpenninck (essayez de le prononcer 10 fois sans éternuer ) à son plus fidèle client : Paul Benjamin, écrivain de profession, portant la barbe et les lunettes, un éternel cigarillo calé entre les dents. Celui-ci nous débite alors un petit cours d'histoire sur le tabac avant que le titre du film ne s'affiche sur fond noir : « SMOKE » .
Le film est divisé en cinq chapitres distincts, chacun s'attardant sur un personnage bien précis ( Paul, Rachid, Ruby, Cyrus et Auggie), le tout formant un ensemble homogène, patchwork composé de destins qui se croisent et se décroisent, tels des bobines de fils de couleurs différentes servant à élaborer un unique vêtement.
La réalisation est sobre et simple, la puissance du film vient d'une part de sa narration et de son scénario, écrit par Paul Auster, d'une autre des acteurs qui campent à merveille leurs rôles respectifs : Harvey Keitel ( Taxi Driver, Reservoir Dogs ) en parfait vendeur de cigares magouilleur, l'oeil brillant, la malice débordant de son sourire, un perpétuel nuage de fumée flottant autour de lui, William Hurt (History of Violence ) en écrivain solitaire vivant reclus dans son antre, suintant la transpiration, ne sortant que pour se procurer de quoi fumer, Harold Perrineau (Oz, Zero Dark Thirty, Felon ) en jeunot de la cité, fuyant les emmerdes et courant après les chimères de son passé, son père qui lui est inconnu qui est joué par le fantastique Forest Whitaker ( Ghost Dog, The Shield, Good Morning Vietnam ) qui est absolument fascinant en père déchu tentant de vivre avec son passé obscur et les profondes cicatrices laissées par ses erreurs.
Un film qui sort de l'ordinaire, "smoke" est plus qu'un simple hommage à Brooklyn, empreint d'une jolie poésie il nous embarque dans l'univers de 4 personnages tournoyant autour d'un magasin de tabac de Brooklyn. Il ne s'agit pas d'un huis-clos et pourtant cette sympathique réalisation se regarde un peu à la manière d'un tableau qui nous ferait ressentir en toute simplicité que l'homme garde une belle part d'humanité. Les acteurs se font plaisir et.. nous font plaisir.
Film choral typiquement new yorkais où l'on suit les pérégrinations d'une galerie de personnages qui se croisent au travers de différentes histoires. C'est simple, bien écrit, bien joué et on sent bien l'ambiance de Brooklyn.
Dans Smoke, on suit les destins croisés de plusieurs personnages qui ont un point commun : ils vivent à Brooklyn. Véritable ode à ce quartier, ce film plaisant est l'occasion de croiser des acteurs inspirés, Harvey Keitel et Forest Whitaker en tête.
Smoke, ce sont des destins qui se croisent mais qui, malheureusement n'emportent jamais vraiment l'adhésion du spectateur qui a, la plupart du temps, du mal à saisir où Wayne Wang et son scénariste ont voulu en venir, quels messages ils ont voulu faire passer à travers ces storylines aux dialogues souvent laborieux et forcés, qui s'imbriquent difficilement, qui manquent toutes de substance et qui s'avèrent même parfois franchement inintéressante à l'image de l'ex-femme d'Auggie. Ce dernier, interprété par l'excellent Harvey Keitel, est d'ailleurs le personnage le plus touchant et le plus intéressant, à l’origine de la meilleure scène du film lorsqu'il raconte son inattendu Noël à son ami Paul. Une certaine sincérité se dégage de Smoke ce qui est toujours appréciable, mais c'est bien trop peu pour espérer relever le niveau d'une comédie dramatique qui n'en a que le nom.
Une structure narrative peut-être pas vraiment nécessaire de chez nécessaire mais la force du film ne réside pas de toute façon dans cette dernière, ni dans le scénario en tant que tel (même s'il y a de très belles séquences et idées à l'instar des deux dernières qui réussissent l'exploit de raconter la même chose mais de manière totalement différente et toute aussi émouvante l'une que l'autre !!!) mais dans sa galerie de personnages à laquelle on s'attache très vite. Il faut dire qu'elle est interprétée par un très bon casting dominé par un très bon Harvey Keitel, déjà une très bonne raison de regarder ce film.
Une chronique sur les habitants de Brooklyn qui sonne juste et vraie,et qui délivre mine de rien quelques réflexions subtiles sur la bonté naturelle de l'homme,et sa capacité à repartir de l'avant. "Smoke"(1995) est le résultat d'une conjointe collaboration entre le réalisateur Wayne Wang et l'écrivain Paul Austen,dans une ode au quartier de son enfance. Le film est chapitré en 5 parties,chacune sur un personnage différent,même si tous sont connectés d'une manière ou d'une autre. Il y a le patron de bar,photographe amateur à ses heures(Harvey Keitel,jamais aussi émuvant),un écrivain désemparé depuis l'accident mortel de sa femme(William Hurt,intense),un garagiste manchot assez égoiste(Forest Whitaker,défrisant),un vagabond mythomane,l'ex-femme du barmaid en perdition. Tous ont perdus quelqu'un ou quelque chose d'importance,tous semblent au fond du trou mais entrevoient l'espoir,tous ne peuvent s'en sortir que par la vérité et la responsabilité. Dans un univers minimaliste et chaleureux à la Jim Jarmusch,ce film primé à Berlin touche,par son humanité derrière sa sobriété apparente et sa morale finale plus optimiste qu'imaginée.