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Le film se concentre davantage sur le combat des hommes que sur leurs conditions de vie.
L’un résultant de l’autre, emmenant avec lui la noirceur, la rancoeur avec la colère et la haine.
Il manque certaines scènes notables dans la mine. Mais je crois que le réalisateur a voulu parler davantage de la révolte.
Le film est quand même très fort dans la succession des scènes brutales et dures.
Adaptation plutôt fidèle et noire comme le roman où la joie a si peu de place pour s’exprimer.
L’un résultant de l’autre, emmenant avec lui la noirceur, la rancoeur avec la colère et la haine.
Il manque certaines scènes notables dans la mine. Mais je crois que le réalisateur a voulu parler davantage de la révolte.
Le film est quand même très fort dans la succession des scènes brutales et dures.
Adaptation plutôt fidèle et noire comme le roman où la joie a si peu de place pour s’exprimer.
Germinal, réalisé par Albert Capellani en 1913 d’après le roman d’Émile Zola, est une immense fresque sociale consacrée au monde ouvrier et à la condition des mineurs. Tourné en grande partie à Auchel, dans le véritable bassin minier, le film utilise les corons, les installations industrielles et de nombreux figurants locaux pour donner à son univers une présence particulièrement concrète.
Capellani pousse ici très loin la recherche de réalisme déjà perceptible dans Les Misérables. Les décors ne ressemblent presque plus à des scènes de théâtre : les personnages évoluent dans de véritables espaces de travail, les profondeurs du cadre sont constamment exploitées et les mouvements de foule donnent aux images une ampleur remarquable. Le plan large devient ainsi un véritable outil de mise en scène, capable de faire vivre simultanément les personnages et tout le monde qui les entoure.
Le film dépasse également le simple destin d’Étienne Lantier pour faire de toute une communauté le véritable cœur du récit. La pauvreté, les conditions de travail, la faim, la solidarité, la grève ou encore les rapports de domination sont montrés à travers des trajectoires individuelles qui finissent par rejoindre un mouvement collectif. Capellani transforme ainsi le naturalisme de Zola en un cinéma social où les corps, les lieux et les foules racontent autant que les personnages principaux.
C’était aussi ma première véritable rencontre avec Germinal. Je n’ai jamais lu le roman ni vu d’autre adaptation, même si je connais évidemment l’œuvre et que j’apprécie beaucoup Zola. J’ai donc découvert toute l’histoire à travers ce film, et franchement, quelle claque. C’est très long, très lent, et il faut clairement avoir envie de se plonger dans un film de cette époque, mais j’ai trouvé l’expérience passionnante. Henry Krauss, que je venais de découvrir en Jean Valjean dans Les Misérables, m’a encore énormément plu par son jeu. J’ai aussi été frappé par le peu de théâtralité, la rareté des intertitres et la beauté de certains plans. Et sans dévoiler son dénouement, les dernières minutes m’ont véritablement donné des frissons.
Un film exigeant par sa durée mais impressionnant par sa modernité, son réalisme et la force de son regard social. Pour qui s’intéresse à l’histoire du cinéma, Germinal montre à quel point, dès 1913, Capellani était déjà capable de faire du grand récit populaire un véritable cinéma du réel.
Capellani pousse ici très loin la recherche de réalisme déjà perceptible dans Les Misérables. Les décors ne ressemblent presque plus à des scènes de théâtre : les personnages évoluent dans de véritables espaces de travail, les profondeurs du cadre sont constamment exploitées et les mouvements de foule donnent aux images une ampleur remarquable. Le plan large devient ainsi un véritable outil de mise en scène, capable de faire vivre simultanément les personnages et tout le monde qui les entoure.
Le film dépasse également le simple destin d’Étienne Lantier pour faire de toute une communauté le véritable cœur du récit. La pauvreté, les conditions de travail, la faim, la solidarité, la grève ou encore les rapports de domination sont montrés à travers des trajectoires individuelles qui finissent par rejoindre un mouvement collectif. Capellani transforme ainsi le naturalisme de Zola en un cinéma social où les corps, les lieux et les foules racontent autant que les personnages principaux.
C’était aussi ma première véritable rencontre avec Germinal. Je n’ai jamais lu le roman ni vu d’autre adaptation, même si je connais évidemment l’œuvre et que j’apprécie beaucoup Zola. J’ai donc découvert toute l’histoire à travers ce film, et franchement, quelle claque. C’est très long, très lent, et il faut clairement avoir envie de se plonger dans un film de cette époque, mais j’ai trouvé l’expérience passionnante. Henry Krauss, que je venais de découvrir en Jean Valjean dans Les Misérables, m’a encore énormément plu par son jeu. J’ai aussi été frappé par le peu de théâtralité, la rareté des intertitres et la beauté de certains plans. Et sans dévoiler son dénouement, les dernières minutes m’ont véritablement donné des frissons.
Un film exigeant par sa durée mais impressionnant par sa modernité, son réalisme et la force de son regard social. Pour qui s’intéresse à l’histoire du cinéma, Germinal montre à quel point, dès 1913, Capellani était déjà capable de faire du grand récit populaire un véritable cinéma du réel.
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