Ça commence aujourd'hui
Note moyenne
4,0
521 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

45 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
22 critiques
3
5 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2015
Allez ne boudons pas notre plaisir, pour une fois qu’une production française est bonne soutenons-la. D’ailleurs le film devrait remporter tous les suffrages car, hormis un synopsis qui ne fait sans doute pas tripper, tout le reste est top.
A ce propos il faut souligner le fait que même si le sujet ne semble pas des plus accrocheurs le résultat est tout autre. En effet, on est vite dans l’histoire et on y reste sans voir passer les 2 heures. Beau tour de force que de nous faire zapper un aspect chiant, on a plus l’habitude de s’ennuyer devant les longs métrages français, encore plus quand ils essaient d’être intelligents. Là c’est recherché, il y a de l’émotion mais sans verser dans le larmoyant, il y a dénonciation des institutions et du système sans pour autant être un brûlot, on a de la peine et de l’optimisme, on évite le pathos et les clichés mais on plonge dans les misères sociales, même à petite échelle. Ca a le mérite de montrer une réalité qu’on préfère ignorer, le cinéma sert aussi à ça, c’est trop souvent oublié (enfin c’est plutôt les réalisateurs qui ne savent plus diriger assez bien pour rendre une telle œuvre intéressante).
A côté de ça on a des acteurs jouant très justes (bouleversants de sincérité dit une autre critique, c’est vrai), comme les situations et les réactions c’est très réaliste. Les dialogues suivent la tendance, la musique passe bien mais se fait oublier, la trame est inhabituelle (ça fait du bien) surtout qu’elle suit bien le fil conducteur, la mise en scène est claire, on comprend tout sans pour autant que ce soit naïf ou simplet, le rythme est lent mais convient au récit, de même que les longueurs qui collent au style de l’œuvre, les décors du Nord complètent bien l’ensemble (malheureusement)… Une sorte de Misérables français en mieux, réglé comme une horloge suisse. Non vraiment c’est parfait de bout en bout, et révélateur de l’intérêt que notre époque porte à la qualité ou à l’humain...
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
Du même genre que le bon L.627 avec son côté documentaire social décriant une dure réalité et avec un Torreton vraiment engagé et sincère. Une misère bien condensée pour un plus gros effet donnant un film puissant et vrai. Encore un bon Tavernier
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2011
Ce film poignant, d'une grande fraîcheur, se dèroule pour la petite histoire dans la classe "Derrière les haies" à Anzin (qui s'appelle aujourd'hui l'ècole "Bertrand Tavernier"). Ce n'est pas une classe de cinèma mais une vraie classe avec de vrais enfants! Tavernier èvoque admirablement la vie quotidienne d'un instituteur des quartiers pauvres près de Valenciennes! Un personnage confrontè à l'absurditè d'une bureaucratie tatillonne et totalement inadaptèe aux conditions sociales et à la rèalitè d'un pays! Cet instit', c'est Philippe Torreton, absolument formidable parce qu'il a su s'intègrer dans cette classe, se faire aimer, respecter des enfants, les ècouter, s'amuser avec eux...L'acteur joue de son humanisme et de sa disponibilitè de façon incroyable! Mais sa colère, sa violence, sa rèvolte, il la communique au spectateur dans une performance qui force le respect et qui aurait mèritèe un Cèsar car il insuffle à cet instituteur un tel engagement, une telle vèritè que ça en devient sidèrant! Traitèes souvent en plans-sèquences, la mise en scène est comme souvent chez Tavernier brillante et certaines sèquences vous retournent franchement l'estomac! La rèussite de "ça commence aujourd'hui", ce sont ces quelques scènes improvisèes, filmèes de façon objective et sans gros plans, avec un total respect sur les personnages que le cinèaste filme, Tavernier ne pouvant pas s'autoriser à faire quelque chose que le personnage ne voulait pas qu'on lui fasse! Certains critiques parisiens diront que Tavernier avait noirci le tableau! C'est totalement faux car la scène de la citè du Temple près de Valenciennes (vue à travers les yeux de Daniel qui se sent gênè d'être là) est un endroit de dèsolation, de pauvretè où les enfants vivent dans des conditions d'hygiènes effrayantes! Les quelques jours de tournage filmès pour les besoins d'une scène ont permis de voir que les gens ètaient des gens merveilleux! il faut ègalement tirer un coup de chapeau à toutes les comèdiennes non-professionnelles qui ont ètè d'une justesse extraordinaire dans ce film! Sans elles, "ça commence aujourd'hui' ne serait pas ce qu'il est devenu aujourd'hui! La musique est de Louis Sclavis, l'un des plus grand musiciens de jazz français dont la partition qu'il a ècrite est magnifique! Avec un petit salut amical à Eddy Mitchell, dont la superbe chanson "Un Portrait De Norman Rockwell" convient parfaitement à l'atmosphère et dont Sclavis a rèussi derrière à dèvelopper un thème exactement dans les mêmes couleurs harmoniques qui se fond formidablement avec la chanson d'Eddy! Et sur cette musique, il y a des plans de paysages qui sont très importants! Ce ciel, cette terre, ces ètendues, ces terris, on est obligè de tomber amoureux de cette règion qui est le Nord! il y a des choses qu'on ne rasera jamais ici! C'est dans la chair! ça parle! C'est dans la terre! Des tas de petits cailloux mis un par un! C'est la main de nos parents, leur patience accumulèe à rèsister aux pluies, à l'horizon, en faisant des petits tas devant la nuit pour que la lumière de la lune s'y accroche! Pour s'inventer des montagnes et jouer à la luge! Et croire qu'on atteint les ètoiles! On dira à nos enfants que c'ètait dur, mais qu'ils ètaient des seigneurs, nos pères! Et qu'on a hèritè ça d'eux: des tas de cailloux et le courage pour les soulever qui va avec! Et comme cette scène où une maman ne peut pas donner 30 francs par trimestre pour la coopérative! il faudra un jour qu'on sache qu'il y avait des femmes qui vivaient comme ça, en France, dans un pays où le seuil de pauvretè ne fait qu'empirer! Un grand merci à monsieur Tavernier pour ce joli moment de vèritè qui nous confronte malheureusement à la misère des familles où certaines tiennent une semaine avec la modique somme de 30 francs (à peine 5 euros, un vèritable scandale). Comment mettre en scène cette èmotion ? Comment ne pas la manipuler ? Tavernier a choisi tout simplement un cadrage très simple qui privilègie le personnage! Et ça c'est très fort...
SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2011
Un film émouvant, à la fois tragique et plein d'espoir. La description de ce monde perdu, entre la situation difficile (pour ne pas dire plus) des parents, l'innocence des enfants (parfois vite perdue), les directives d'en haut (réunions, inspecteurs... ) et le quotidien de l'école. C'est vraiment fort et c'est interprété avec justesse. Torreton est remarquable, le reste du casting suit.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2011
Un film – un de plus – bourré de bons sentiments… Dans le pays minier du Nord, abandonné de tous, un directeur d’école fait face aux difficultés de son métier où la misère ambiante crée des conditions d’éducation épouvantables pour les gosses. Il doit affronter tout à la fois les pouvoirs publics (le maire communiste dépassé par les événements), sa hiérarchie (l’inspecteur imbu de théorie), les services sociaux débordés eux aussi… sans compter le poids d’un passé chargé avec un père violent et alcoolique et les difficultés de sa relation de couple avec une compagne chargée d’un enfant sans père… Et bien sûr, cette espèce d’archange s’en sort toujours, traversant les pires moments avec un courage et une abnégation exemplaires ! C’est filmé à plat, c’est bourré de clichés, les dialogues sont artificiels et semblent autant de plaidoyers récités… Dans tout ce fatras, Philippe Torreton a beaucoup de mérite de tirer son épingle du jeu. Il y parvient pourtant grâce à une énergie peu commune qui nous fait presque croire à son personnage… C’est dire !
matetvivi
matetvivi

19 abonnés 177 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2011
Pendant de L-627 dans une école maternelle du Nord de la France, Ca commence aujourd'hui est un magnifique film sur l'éducation, sur l'importance cruciale de l'éducation. Philippe Torreton est parfait en instit qui croit encore dans les vertus de l'Ecole dans la formation des futurs citoyens. Le monologue final, "Nos Pères...", est juste sublime.
olcor49
olcor49

4 abonnés 58 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 août 2011
Le fond est plus que louable : dénoncer les répercussions qu'ont sur les enfants les difficultés sociales et pécunières des familles, le problème des lois qui ne peuvent être appliquées faute de moyens ( bilan des 4 ans ), l'inadaptation des règlements et des mesures prises,...
Mais la forme ... c'est mal joué, les discours et les dialogues ne sont pas crédibles ( on ne se parle pas comme ça dans la vraie vie ). Il aurait mieux valu prendre carrément le parti pris de faire un documentaire, le message serait mieux passé. Du coup, j'ai zapé avant la fin.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2011
Ce film est plus un documentaire qu'un film tellement Philippe Torreton joue juste.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2010
Un vibrant plaidoyer sur l'importance de l'éducation dans la première enfance et sur les efforts, avec les pauvres moyens du bord, déployés par le corps enseignant. Les acteurs sont tous exceptionnels, Philippe Torreton en tête.
Une incontestable réussite récompensée très justement à Berlin (on aurait aimé un César...)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2010
Un grand film de Tavernier rendant hommage aux acteurs de l'éducation nationale pris dans l'étau de peu de moyens face à une grande détresse sociale. Il retrace avec exactitude et émotion le quotidien d'une école maternelle et plus que jamais c'est un hommage à cette institution (loin d'être parfaite) qui est le seul rempart face à la misère, l'ignorance et le manque d'affection et de reconnaissance.
Alexdrum
Alexdrum

10 abonnés 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2010
Remarquable ! Un univers triste et misérable où l'espoir réside dans la chair, récité avec poésie par l'époustouflant Philippe Torreton et des enfants plein de vie. Un Tavernier touchant et lucide.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2008
A travers le quotidien d’un directeur d’école de primaire de Nord, Bertrand Tavernier aborde les rapports difficiles entre les membres d’un village et, par extension, des affres majeures qui meurtrissent toute une région de la France. «ça commence aujourd’hui» (France, 1999) prend pour protagoniste un quidam maître d’école, et de ce fait responsable de l’avenir d’un village, et le confronte à des problèmes majeurs comme l’alcoolisme, l’inceste, les querelles familiales. L’héroïsme commun avec lequel Daniel Lefebvre (le personnage de Philippe Torreton) mène sa lutte pour la justice est le même que celui que Tavernier prête à tous ses plus grands protagonistes, du Michel Descombes de «L’Horloger de Saint Paul» au Capitaine Conan du film éponyme. Cet héroïsme n’a rien d’épique, Tavernier conserve la justesse de ne pas exalter ce courage comme une épopée. Le grand intérêt de son cinéma réside dans cette façon de traiter d’héroïsme lambda à travers une charge sociale. Fils de la Résistance, Tavernier n’oublie jamais à travers ses films ses origines. Davantage que de traiter d’héroïsme à l’échelle du petit nombre, Tavernier révèle une image du Nord que les clichés ont mus en fantasme et que ce film rend à la réalité. Les terres grises et les ciels ombragés, l’enracinement des hommes dans les terreaux des mines et leurs sombres vestiges sont l’environnement naturel des petits villages du Nord. Quand Danny Boon, fils de ces terres, les exposent à un soleil radieux et à des problèmes aussi futiles que des amourettes, cela peut sembler ridicule à comparer à la façon dont Tavernier, pourtant étranger au Nord, filme avec acuité les fractures sociales qui s’y creusent. Si la délicatesse de Torreton incarne le dévouement d’un instituteur et si les mouvements de caméra insufflent du dynamisme et participent à la justesse du film, la succession des problèmes à résoudre révèle trop la volonté de Tavernier d’illustrer des exemples de la crise sociale.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2008
Pour son 19e film, Bertrand Tavernier signe une nouvelle oeuvre forte par le réalisme de sa peinture sociale (Tant du milieu ouvrier (sinistré) du Nord que de l'enseignement primaire). Le questionnement interne du héros est bien rendu, tout comme les problématiques pratiques des professeurs des écoles. L'inéfficacité des administrations de l'Etat est bien démontrée dans le règne de la bureaucratie égoiste ou la responsabilité incombe à personne et ou tous les services sociaux,éducatifs et administratifs sont en sous effectifs et n'ont pourtant jamais étaient aussi nombreux.Phillipe Torreton est très convainquant dans sa composition même si l'on peut regretter quelque fois l'omniprésence de son rôle au dépend de certains second rôle. Autre petit défaut: la familiarité constante entre les petits élèves et leurs enseignants qui les embrassent constamment.Mais l'ensemble constitue un très bon film à l'atmosphère prenante malgré quelque cliché. A voir impérativement car le film est à la fois divertissant et percuttant pour ne pas oublier l'importance de l'éducation de la prime enfance et ses difficultés dans les banlieues défavorisées.
1ppy
1ppy

13 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2007
Si bien le style "docufilm" surprend au début, le résultat final/global est excellent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2007
Sans qu'on puisse en douter une seule seconde, c'est une peinture réaliste du nord de la France (et encore, si ça n'était que là...) qu'on a voulu nous faire découvrir dans Ca commence aujourd'hui.

J'ai beaucoup aimé, tout d'abord, parceque la façon dont B. Tavernier filme et le jeu des acteurs nous permettent d'imaginer qu'on observe les scénes depuis le pas de la porte; Mais particuliérement, parceque la prise de conscience et la révolte de l'instituteur qui sont extremement bien reproduites ne débouchent pas, comme ce serait le cas dans un film qui aurait comme seul objectif la réussite commerciale, sur une résolution idéale de tous les problémes, ce qui rendrait le film sans interet et lui enléverait son caractère réaliste.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse