Un film plutôt bien réussit, avec un très bon casting, une histoire hilarante du début à la fin et extrêmement bien construite. Bref un beau film que j’ai beaucoup apprécié.
Poiré signe une comédie qui manque souvent son objectif , faire rire , et ne renouvelle que partiellement le coup d'éclat de son film précédent , les visiteurs.
J'ai été agréablement surpris par ce film. On ne se lasse pas de le regarder sans cesse et de savourer ce duo exceptionnel. Un scénario valable, des scènes délirantes et un Gérard Depardieu à mourir de rire. Quant à Christian Clavier, il est exceptionnel et le simple fait de le voir suffit à faire sourir. Que du bon !
Attention : grosse daube! Scénario inconsistant et laborieux, cabotinage maximal des têtes d'affiche, gags qui tombent à plat les uns après les autres... On sait que Gégé, prêt à accepter n'importe quel rôle, nous "honore" de sa présence pour éponger ses dettes... Quant à Clavier, il surjoue comme à l'accoutumée et se révèle peut-être un excellent disciple de son grand ami Sarkozy mais une piètre copie du grand De Funès, qu'il n'égale d'aucune manière avec ses mimiques agaçantes et exagérées... Encore un mauvais film de Jean-Marie Poiré...
L'association contre-nature de 2 personnages que tout oppose : la recette a beau être connue, elle fonctionne toujours… à condition de réunir un casting à la hauteur. Et Jean-Marie Poiré a su montrer par le passé qu’il maîtrisait parfaitement ce genre de comédie avec "L’Opération Corned-beef" et "Les Visiteurs". Pour son nouveau film, il s’offre à nouveau les services de sa muse Christian Clavier en curé coincé à qui il adjoint l’ogre Gérard Depardieu dans un rôle de patron de cabaret sans scrupule. Leur association fait bien évidemment des étincelles mais le film ne se limite pas à ce seul duo puisqu’il qu’il fait également intervenir les anges gardiens respectifs des 2 héros qui s’avèrent être leur exact opposé (la crapule Carco est affublé d’une angélique conscience à bouclettes alors que le Père Tarin est tyrannisé par un double diabolique). Comme souvent dans ce genre de productions, le numéro des 2 stars est la principale attraction du film et réserve quelques scènes franchement drôles (les mésaventures du Père Tarain au cabaret de Carco, le coup du Paris-Brest…) et riches en quiproquos en tout genre (Carco qui fait passer le Père Tarain pour le père de Bao, le fameux "Ma Poule"…). Il ne faut cependant pas oublier les prestations du trop rare Yves Rénier, de la colérique Eva Grimaldi, du tout jeune Julien Courbey et de la débutante Eva Herzigova. Maintenant, il faut admettre que Les Anges Gardiens n’est pas exempt de toutes critiques, à commencer par un montage beaucoup trop épileptique dont Jean-Marie Poiré commençait à être coutumier (et qui allait s’aggraver par la suite) et quelques séquences un peu maladroites (les interventions du grand chinois qui balance des "You" à tout bout de champ, le final…). Reste une comédie qui se regarde plus que gentiment.