Sobrement intitulé Fast And Furious 4, le quatrième volet de la franchise, le deuxième à la suite réalisé par Justin Lin, s'avère être un film d'une médiocrité sans nom. L'histoire nous fait suivre Dominic Toretto, un ancien détenu, et Brian O'Conner, un agent de police, qui vont devoir faire équipe malgré tout suite à la mort de Letty, tuée par un ennemi commun, Arturo Braga, un baron de la drogue. Pour cela, ils vont unir leurs forces afin de prendre leur revanche sur cet homme, en repoussant les limites de ce qui est faisable au volant d'un bolide. Ce scénario d'une banalité innommable est un véritable supplice à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. Pourtant, la scène d'introduction est prometteuse et envoie du lourd, mais la suite de l'aventure n'est clairement pas du même acabit. On se retrouve devant une intrigue extrêmement sommaire, prévisible et inintéressante au possible. Surtout, tout ce qui faisait le sel de la licence, à savoir le tuning, les courses et l'ambiance légère, est ici balayé. Les modifications mécaniques et esthétiques ne sont plus aussi appuyées, les grosses cylindrées ne servent qu'à aller d'un point A à un point B, et le ton est lui beaucoup plus sérieux et dramatique, en plus de distiller une fausse tension permanente qui ne fonctionne pas du tout. La franchise se renie en devenant un banal film d'action déjà-vu un nombre incalculable de fois. C'est d'autant plus regrettable car l'ensemble est porté par des personnages de la première heure qui réapparaissent. Mais ces rôles sont creux, n'évoluent pas, et ne sont pas très bien joués par une distribution comprenant Paul Walker, Vin Diesel, Jordana Brewster et Michel Rodriguez. L'antagoniste campé par John Ortiz est lui très caricatural et aucunement charismatique. Tous ces individus entretiennent des rapports se voulant touchants, mais ceux-ci ne procurent absolument aucune émotion. La faute en partie à des échanges soutenus par des dialogues d'une pauvreté abyssale. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américano-taïwanais s'avère mauvaise. Sa mise en scène est peu lisible et nullement inspirée. Si elle évolue dans des lieux plus variés, ces derniers sont complètement insipides. De plus, la colorimétrie jaunâtre est hideuse et est couplée à beaucoup trop de séquences se déroulant de nuit, rendant le tout beaucoup trop sombre pour y voir quelque chose. Les effets spéciaux sont pour leur part déjà datés. Ce visuel particulièrement laid est accompagné par une . aux notes totalement génériques. Reste une fin grotesque venant mettre un terme à Fast And Furious 4 qui, en conclusion, est un long-métrage indigne de la licence qui ne volait déjà pas très haut en terme de qualité cinématographique.