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loeil38
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4,5
Publiée le 11 mai 2012
excellent film l'histoire est bien prenante est surtout tragique (comme d'habitude des politiciens avide de pouvoir au détriment de vie humaine) ça nous prend bien les tripes c'est bien rythmé on s'ennuie pas du tout la réalisation de mathieu kassovitz est parfaite (perso je le préfère derrière la caméra que devant)
Mathieu Kassovitz revient sur ce sombre épisode de notre histoire contemporaine avec un talent dont on ne le savait plus capable : c’est rythmé, percutant et profondément intéressant. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/09/12/lordre-et-la-morale-critique/
Ile d’Ouvéa, Nouvelle Calédonie, avril 1988. En métropole, c’est l’entre-deux tours de la présidentielle. Sur place, des indépendantistes kanaks envahissent des commissariats, tuent quatre gendarmes et en prennent une trentaine en otage. Le GIGN et l'armée de terre sont dépêchés sur place.
Matthieu Kassovitz revient, des années après la Haine, au film engagé, et tente pendant un peu plus de deux heures de faire passer des messages plutôt que d’offrir le grand frisson à son spectateur. Adapté du livre du négociateur du GIGN envoyé sur place, L’ordre et la Morale défend la thèse que le massacre final était évitable, et que les impératifs politiques urgents ont primé sur les recommandations des spécialistes qui demandaient du temps, de la patience et du doigté. Pour étayer son propos, le réalisateur décrit précisément les problèmes de communication et le croisement des motivations en suivant le négociateur pas à pas, dans ses rencontres avec les preneurs d’otage et les réunions ministérielles.
C’est quand le film s’intéresse aux rapports entre l’armée, la gendarmerie et le gouvernement qu’il est le plus intéressant. Précis et patient, Kasso analyse les antagonismes entre les professionnels et les politiques, qui se retrouvent exacerbés en période d’élection. Plus le film avance, plus le fossé se creuse jusqu’au bain de sang final. Ce jeu de dupes se permet évidemment d’être assez manichéen, c’est le parti pris assumé d’un film qui se retrouve parfois dans un équilibre compliqué, en particulier lors de trente premières minutes où l’angélisme vis-à-vis des preneurs d’otage passe parfois très mal (le terrible « c’est la panique qui a tué les deux gendarmes »). Mais quand il choisit de décrire et de démonter une mécanique plutôt que de proposer des analyses douteuses, il s’inscrit naturellement dans la veine des grands films politiques et engagés, comme on en faisait dans les années 70.
Voilà pour le message. Pour le film en lui-même, il est très bien construit, gérant une montée en tension progressive et tirant parfaitement parti de son décor si particulier. On peut reconnaître un vrai flair d’artiste à Kasso dans la décision de ne pas prendre de star, de ne pas s’éterniser sur des antécédents personnels ou des histoires annexes pour consacrer 100% de son film au cœur des événements. On le retrouve même réalisateur brillant dans un plan séquence en pleine forêt sous le crépitement des balles, ou encore pas ces images aériennes savamment dosées.
L’ordre et la morale est finalement très à l’image de son réalisateur : brut de décoffrage, direct et passionné…à défaut d’être fin ou implacable. On en ressort touché par la fougue de Kasso, mais pas complètement convaincu quand même...
Film coup de poing, il est une vision de ce qui s'est passé, vision particulièrement réaliste. Un grand bravo au réalisateur et aux acteurs. PLV : un point de vue nouveau sur ces jours particuliers dont les seuls échos parvenus à nos oreilles ont été canalisés par un seul parti.
Un véritable pavé dans la mare lancé par Mathieu Kassovitz, pavé qui éclabousse Bernard Pons en particulier et la classe politique française en général. Renouant avec le cinéma engagé, celui-là même qui a permis à Gillo Pontecorvo de dévoiler au monde les dessous de la bataille d'Alger en 1966, Kassovitz fait preuve du plus de précision possible afin de ne pas prêter le flanc à la critique. Cette sage précaution le conduit à décrire de façon linéaire les faits, mettant en exergue les enjeux politique alors que les élections présidentielles battaient leur plein. Un peu trop linéaire d'ailleurs, le récit présente par conséquent un bien faible intérêt, d'autant que le dénouement ne fait évidemment aucun doute. Plus que le train de sénateur de l'intrigue ou le manque de surprise, ce qui dérange surtout c'est le parti pris de Kassovitz. Dire que le film est orienté serait un euphémisme tellement l'intention est patente. C'est comme si on circulait sur une voie de chemin de fer avec de grosses pancartes latérales sur lesquelles il y aurait écrit :"c'est tout droit". "L'ordre et la morale" nie toute possibilité d'esprit critique, et c'est en ce sens que je partage en partie la gêne que le film a suscité dans la bonne vieille droite française. Ici réside la différence fondamentale avec "La bataille d'Alger" que j'évoquais au début, œuvre dans laquelle les nuances nécessaires sont apportés. Le soldat Kassovitz, seul face au reste du monde, prend un peu une figure christique, la barbe en moins. Dommage, car la dénonciation que porte son film méritait meilleur sort.
je l'ai regardé avec des amis kanaks dont certains membres de protagonistes de la vraie histoire...ils n'ont pas apprécié, je l'ai aussi visionné avec des collègues militaires et gendarmes...ils n'ont pas apprécié, moi je n'ai pas apprécié. Dommage cet évènement qui a marqué mon enfance et dont je pense on ne connaîtra jamais la vérité méritait un meilleur hommage.
Film militant, les bons Kanaks, les méchants militaires, une véritable caricature à charge ! Dommage que Mathieu Kassovitz se soit prêté à ce détournement de la réalité historique !
J'ai vu un film... de Mathieu Kassovitz, avec une réalisation impeccable, ambitieuse et des effets de style de haute volée... Une immense originalité dans la narration. On est y est plongé dès les premières secondes pour ne jamais décrocher...
Rappel des faits : En pleine élection présidentielle, juste avant le 2ème tour entre Mitterrand et Chirac, le FLNKS (mouvement de libération des Kanaks) en Nouvelle-Calédonie, va attaquer une gendarmerie, tuer 4 gendarmes et prendre en otage 30 gendarmes, séparés en 2 groupes. L'un sera libéré rapidement, l'autre fera l'objet d'une négociation et d'un assaut de la part des parachutistes et du GIGN à la grotte d'Ouvéa.
L'action se situe à travers le regard de Philippe Legorjus, négociateur du GIGN (interprété par l'excellent M. Kassovitz) qui oscille entre espoir de résoudre cette situation de manière pacifique et le constat d'une issue violente, avec en guise d'enjeu politique pour le Premier Ministre Chirac de faire une démonstration de force pour envoyer un message ferme à l'extrême-droite de JM Le Pen. Le commandement est confié à l'Armée (qui n'est pas censée intervenir sur le territoire français... Je l'apprends ici) et qui va donc mener un assaut sanglant se soldant par la mort de 2 militaires et de 19 Kanaks (aucun blessé).
Il sera établi par la Ligue des Droits de l'Homme que 3 Kanaks ont été abattus après l'assaut, 1 blessé a été achevé et le chef de cette bande, blessé au genou, a été laissé sans soin pendant plus de 4h, après avoir été passé à tabac par les parachutistes. Enfin, 12 des 19 Kanaks ont reçu une balle dans la tête. J'ai découvert cet événement, et j'ai été bouleversé de voir que la raison d'Etat passe avant la morale (Bon, depuis Machiavel, rien ne me choque vraiment... hein ?). Les circonstances créent des occasions qui créent des événements qui créent des drames... Ce film n'est pas sorti en Nouvelle-Calédonie.
C'est un excellent film, un témoignage aussi (il faut le dire, mais à la lecture de la page Wikipédia on ne peut qu'être troublé)
Mathieu Kassowiz a osé un tel film politique...et l'a bien réussi..un film fort , polémique....qui retrace de façon très fidèle la prise d'otages de la grotte d'Ouvea.
Le film a une histoire intéressante mais je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans le film et encore moins à y rester. Cela manque de charisme que ce soit au niveau de la réalisation comme du jeu des acteurs. Je ne suis pas convaincu malheureusement alors que je pense que potentiel est là mais au final, pour moi, mal exploité.
Un film qui aurait pu être une histoire intéressante mais dont la partialité grossière rend particulièrement mauvais. Le rythme est faible, la voix off fatiguante, les acteurs médiocres, c'est un procès à charge de tous les acteurs sauf du gentil" capitaine Legorjus" pezut être une façon pour ce petit capitaine d'étouffer les démons puisque dans la vraie histoire il a bel et bien trahi les kanaks.Grosse déception