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Marian88
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5,0
Publiée le 19 août 2015
J'aime les films qui dénoncent la bonne morale bafouée, qu'elle soit politicienne, religieuse ou militaire comme Kassovitz sait si bien en faire.
Avec "L'Ordre et la morale", il prouve une fois de plus que les enjeux stratégiques liés à la vie d'êtres humains n'émanent qu'à travers la détestable pensée électoraliste des politiciens, en l'occurrence du Président Mitterrand et son Premier ministre Chirac dans ce long métrage.
Film avec beaucoup de réflexions et une partie immersive, les interprétations sont très bien réalisées.
On peut ne pas aimer le sujet, l'histoire ne laisse pas indifférente.
Un film audacieux et courageux ! Poignant ! Dérangeant ! Tellement nécessaire… Une histoire sombre et récente y est clairement expliquée et ce, malgré la difficulté des nombreux éléments à relater... Pardon au groupe d’indépendantistes Kanaks… Bravo Mathieu Kassovitz pour ce cours d’histoire et surtout pour la vérité ! Si seulement cela pouvait servir de leçons aux hommes politiques… Vous venez de rentrer, pour moi, parmi les plus grands réalisateurs ! Autrement dit ? Un film à voir absolument !
Une bonne surprise car après la lecture de certaines critiques, j'ai bien failli ne jamais regarder ce film. J'ai l'ai trouvé très bien réalisé et vraiment prenant. Contrairement à tout ce que j'ai pu lire, j'ai absolument pas trouvé les acteurs mauvais, bien au contraire et Kassovitz tiens parfaitement le sien. Si certains recherchent une prestation à la Bruce Willis ou Jason Statham, je pense qu'il vaut mieux s'orienter vers un autre registre... Je n'y ai pas non plus trouvé un militantisme significatif comme certains l'affirme. On peut parfaitement regarder ce film depuis une position neutre. La scène de l'assaut final est particulièrement bien réussi. Je ne suis vraiment pas toujours très fan du cinéma français mais celui ci est un très bon film. (je rajoute 1/2 étoile pour relever la note face à des critiques non justifiés )
Quelle déception... J'attendais avec l'impatience le retour de Mathieu Kassovitz dans le cinéma français mais on dirait qu'il ne sait plus faire des films. Tout est lourd, empesé, lent. Les acteurs jouent mal, les dialogues sont didactiques et rigides, la musique (?) pachydermique. On dirait que l'ampleur du sujet a étouffé le réalisateur, qu'il l'a empêché de toute initiative "de cinéma" pour ne s'attacher qu'au message qu'il voulait porter. Ce qui fait qu'on a souvent l'impression d'être dans un mauvais téléfilm. Les choix de plans sont creux et répétitifs : hélicoptères vus du dessous, très gros plans rapprochés des visages... Seule la scène de l'assaut final remet un peu d'énergie dans le film, même si elle est illisible la plupart du temps. Les évènements de Nouvelle-Calédonie n'avaient pas encore été traités au cinéma, le film a donc au moins le mérite d'essuyer les plâtres. Mais les Kanaks méritent mieux. Dans une interview, Mathieu Kassovitz dit que ses meilleurs films sont derrière lui. Ce n'est pas cette fois que l'on dira le contraire, hélas.
Un bon film. Mathieu KASSOVITZ est franc et bouleversant dans ce film. On apprend toujours la vérité sur les événements politiques plusieurs décennies plus tard. Bon travail, même s'il y a quelques longueurs en début. A voir.
un superbe film , avec un scénario excellent qui montre les dessous de l histoire , les méandres d'une histoire ou les intérêts sont bafoué , et tout continue , dans un monde comme si tout etait normal , ceux qui nous dirige se servent de nous comme des marionnettes
Du même style culpabilisateur a deux balles qu'Indigène. C'est complètement parti prit, c'est le super gentil kanak contre le très méchant militaire Français. La réalisation est a chier, les figurants/acteurs représentant les soldats sont mauvais et ridiculisent les vrais (@ gabarits de crevette n'ayant jamais fait de sport de leurs vies ) et cela en va de même pour les hommes du GIGN qui ne reflète absolument pas ce que l'on peut voir dans des documentaires par exemple (quelques pompes de plus pour Matthieu Kassovitz n'aurait pas fait de mal). Enfin bref... C'est trés mauvais.
Après des errements aux USA, Mathieu Kassovitz signe pour son retour en France un film courageux. D'une part, car il traite d'un sujet encore très tabou pour beaucoup de gens : la prise d'otage en 1988 en Nouvelle Calédonie, qui s'est terminée par un assaut musclé (pas de spoiler ici, c'est l'un des premiers plans du film). D'autre part, car le sujet reste frais, de nombreux acteurs étant encore en vie en 2011. Pour preuve, le réalisateur ne reçut pas le soutien logistique de l'armée française (compréhensible au vu du scénario !). Ni celui de la population kanak, contraignant Kassovitz à tourner en Polynésie au lieu de la Nouvelle Calédonie. Il a été reproché à "L'Ordre et la Morale" de trop dévier de la vérité. En particulier, les militaires de l'armée de terre sont présentés comme des brutes, face aux gendarmes plus modérés. Tandis que le protagoniste, le capitaine du GIGN Philippe Legorjus, apparait comme un héros compétent et intègre... ce qui n'était visiblement l'avis général de ceux qui l'ont côtoyé. Mais à la rigueur, c'est un choix artistique, le film étant tiré du livre du capitaine en question. En tout cas sur la forme c'est réussi. Le tournage en décors naturels dépayse et nous immerge dans la situation, entre tensions locales, revendications indépendantistes, et jungle luxuriante. La trame est assez haletante à suivre, grâce à toutes les composantes de la prise d'otage. Négociations du GIGN, profils des indépendantistes, armée hostile qui veut tout raser, politiciens qui s'en mêle en pleine cohabitation Chirac / Miterrand et à quelques jours de l'élection présidentielle... bref le récit est riche. Et le réalisateur en profite allègrement pour faire passer ses messages, entre dénonciation post-colonialisme, anti-militarisme, et regard humain sur des preneurs d'otages paumés. Sur la mise en scène, Kassovitz maîtrise ses décors et son histoire, et nous offre en particulier deux séquences bien réussies. Un flashback intégrant deux temporalités, et le fameux assaut, filmé caméra au point à hauteur d'homme. Je reprocherai quelques acteurs limites chez les militaires. Et des choix étranges du protagonistes (cela trahirait-il que son comportement était effectivement loin d'être exemplaire dans la réalité ?). Mais cela reste du cinéma français ambitieux, comme j'aime le voir.
Kassovitz retrouve la pêche pour tourner ce film d'action et engagé. Il lui manque cependant des moyens financiers et la réalisation s'en ressent, en particulier au moment de l'assaut final. La guerre interne armée de terre contre gendarmes est sordide, B. Pons est présenté odieusement, bref on ne fait pas dans la nuance. Le récit en voix off fait penser bien sur au Bureau des Légendes. Bref, un récit coup de poing sur un fait divers tragique qui ne glorifie les politiques en période d'élections présidentielles. DVD 1 - aout 2020
Réalisateur engagé et donneur de leçon (souvent insupportable), on pouvait craindre le pire en lisant pitch de l'histoire mais cette fois Kassovitz donne une (petite) leçon de mise en scène. Il vaut mieux d'ailleurs s'attarder sur la forme tant la véracité des faits décrit dans ce film fait débat. Et sur la forme il faut reconnaitre que Kassovitz s'est appliqué, on est à des années lumières de ses récentes bouses Américaines (Gothika et Babylon AD). C'est rare de voir un film Français, hors drame- comédie-polar, aussi aboutit.
Retraçant la prise d’otage de gendarmes par des indépendantistes Kanaks sur l’île d’Ouvéa en 1988, et en plaçant son film uniquement du point de vue du capitaine du GIGN, Mathieu Kassovitz livre là un long-métrage engagé, porté par une mise en scène rigoureuse d’authenticité et de réalisme. Une œuvre politique qui peut déplaire, mais qui a le mérite de relater des faits méconnus et oubliés, usant d’un casting principalement amateur, le réalisateur opte pour la sincérité d’un récit poignant et édifiant. Une vrai réussite.
Après sa pitoyable aventure chez l’Oncle Sam (Babylon A. D. - 2008), Mathieu Kassovitz revient par le biais de cette retranscription (basée sur les mémoires de Philippe Legorjus, capitaine du GIGN à l’époque des faits). L'Ordre et la morale (2011) nous ramène en avril 1988, la métropole alors en pleine élection présidentielle, devait faire face au même moment, à une prise d’otages se déroulant sur l’île d’Ouvéa, en Nouvelle Calédonie, où des indépendantistes Kanaks retenaient des gendarmes en otage. En fin de compte, il en résulte une œuvre assez mitigée, certes magnifiée par une mise en scène nous offrant de beaux moments (notamment le plan d’ouverture et le plan-séquence lors de l’assaut à la gendarmerie), mais à côté de cela, il faut reconnaître que les interprétations laissent sérieusement à désirer, ajoutez à cela une durée excessive (135 minutes !), Mathieu Kassovitz séduit mais ne comble pas pour autant, reste au final une œuvre poignante et révoltante qui se devait de voir le jour, ne serait-ce que pour le devoir de mémoire devant de telles injustices.
Un tel évènement méritait un film beaucoup trop subjectif... Car ça reste une adaptation d'un livre (du capitaine du GIGN) dans laquelle Kassovitz a clairement mis sa vision des choses. Le vrai problème du film est son manichéisme... Les soldats sont tous des guerriers en mal de massacre (ben voyons) et les membres du GIGN des héros en puissance mais il ne faut pas oublier non plus que le GIGN est composé de gendarmes et donc de militaires ! Avec la même hiérarchie sous le ministère de la Défense. Ensuite Kassovitz base tout son scénario sur un point de vue unilatéral qui n'est, au final, pas celui du capitaine à 100% mais celui des kanaks... Oui on connait le passé colonisateurs des français mais de là à excuser l'assassinat de gendarmes français il y a un pas ; comme si les kanaks étaient des gamins qui pensaient prendre d'assaut une gendarmerie sans heurts ni violences ni risques ?! Par contre Kassovitz use d'une mise en scène efficace qui nous plonge au coeur de la machine d'intervention avec les conflits de conscience du capitaine et les conflits intestinaux de nos institutions. Le scénario est en cela très bien conçu avec une bonne description des évènements sans être redondant. Bref un film dont le thème méritait plus d'objectivité. En conclusion la faute incombe (encore !) à nos politiciens qui en période d'élection (surtout entre les deux tours) sont près à tout. Un film très intéressant malheureusement maladroit dans le message à passer.
Avec l’ordre et la morale Kassovitz reprend son rôle de poil à gratter du cinéma français avec un passage polémique récent de l’histoire française et qui donne l’impression d’être caché sous le tapis. La réussite de son film vient qu’il est parfaitement maîtrisé et qu’il est donc quasiment inattaquable dans sa démarche. Il prend le temps d’expliquer le contexte les tenants et les aboutissants sans pour autant être didactique et surtout il n’oublie pas de faire du cinéma. Devant la caméra Kassovitz se montre aussi convaincant que derrière et réussi à créer une vraie empathie pour son personnage pris au milieu des événements et qui semble se démener inutilement. Du vrai bon cinéma français mais malheureusement trop rare.
Un film fort qui met en lumière les dessous politiques de la crise en Nouvelle-Calédonie dans la fin des années 80. On comprend mieux et surtout on voit à quel point les français sont procéduriers et peu ouverts au dialogue dans cette histoire. La scène de bataille dans la jungle est bien filmée et montre aussi la difficulté d'un combat dans de telles conditions. La culture est tellement différente à l'autre bout du monde, les relents de colonialisme sont bien là et peut-être qu'en 2014, les néo-calédoniens se sentiront plus libres de choisir leur façon de vivre, qu'ils choisissent de rester français ou pas.