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Un visiteur
2,5
Publiée le 18 juillet 2007
Film sympa mais bof. J'ai eu un peu l'impression de prendre une leçon de morale mais j'ai suivi sans déplaisir mais sans accrocher non plus. J'aurais été déçue de payer pour voir ça.
Voilà une gentille comédie qui ne demande rien à personne. On s'attache aux personnages et on peux même sourire en constatant le ridicule de la société américaine des années 50 représentait dans Pleasantville. Tobey Maguire et Reese Witherspoon representent bien la jeunesse américaine de maintenant. On s'amuse des cha,gement opéré dans la ville dt à l'arrivée des couleurs et on peux même faire le parallèle avec les rapports blanc noirs de l'époque ou se passe la série Pleasantville. Bref voilà un film qui fait exactement ce pour quoi il a été consu: nous faie passer un bon moment de divertissement.
Quand la couleur envahit peu à peu ce monde en noir et blanc, on est bluffé. On a l'impression de redécouvrir les joies de la pigmentation, de la télé couleur... Le message prônant l'abolition des stéréotypes et l'épanouissement personnel était honorable mais tout cela devient vite trop démonstratif. C'est dommage parce que c'est l'interêt du spéctateur pour le film qui en pâtit.
Indéniablement,"Pleasantville"(1998)dispose d'éclatantes qualités esthétiques.Quelle trouvaille que de transférer des ados des années 90,dans une petite ville de banlieue des années 50! Il paraît que le nombre de plans retouches par ordinateur était un record à l'epoque.Par étonnant puisque au fur et à mesure que le récit avance,on passe progressivement du noir et blanc à la couleur,à mesure que les habitants de Pleasantville s'échappent de leur routine plombante.Ce sont à la base les personnages d'une série télévisée familiale.Ils réagissent comme s'ils n'étaient pas humains,juste écrasés par leur substance incomplète.Les deux jeunes arrivant(Tobey Maguiret et Reese Witherspoon,tous deux déjà bien expérimentés,malgré leur visage poupin)vont se charger d'élargir le champ d'action des habitants.Gary Ross parle bien évidemment de la révolution sexuelle,et plus généralement d'ouverture d'esprit.Mais son propos est si démagogique et mielleux que le charme n'opère que très partiellement.Il y a de la redite,notamment dans l'émancipation de la mère de fiction(Joan Allen,plus qu'impeccable),ou dans la colère des gens déroutés dans leur quotidien ronron.La beauté plastique n'excuse pas tout.
L'ensemble est assez "plaisant" mais je dois avouer que ce n'est pas trop mon genre de film. Les acteurs sont bons, l'histoire a du sens (racisme à travers les gens de couleurs) et la mise en scène est très sympa. Les amateurs du genre devraient être ravis.
Ce film a un scénario assez spécial mais le film est assez longuet, il ne se passe pas grand chose, mêmesi l'apparition du couple dans la série reste interessante. A voir si la bande annonce vous plait.
Cette comédie romantique nous donne l'occasion de vivre l'Amérique Modèle des années 50, période adulée des américains, véritable paradis. Deux jeunes gens vont intégrer cette émission en noir et blanc et faire bouger les choses. Bien sûr, le film marque par une photographie magnifique, dissociant le noirs et les couleurs dans la même image, doublée d'une superbe reconstitution et d'une belle musique. Néanmoins, je regrette que le réalisateur ait abordé cette histoire de manière un peu trop mielleuse, qu'il n'ai pas réussie à nous toucher, mettant en scène de manière maladroite les transformations de cette société "parfaite". Il aurait pu aborder cette vision des USA des années 50 d'une manière plus critique, sans être donneur de leçon, tout en faisant de l'humour, mais ce n'est pas ici le cas. Reste une idée intéressante mais exploitée de manière peu judicieuse. On a quand même déjà vu pire...
Pleasantville est un film assez joli et original, que cela soit esthétiquement comme scénaristiquement. Ce n'est pas l'intrigue du siècle, mais c'est gentillet et même rempli de bonnes intentions. A ne pas voir pour autre chose.
Quelques années avant Sin ciry, Pleasantville nous présentait une photographie noir et blanc de toute beauté parsemé de touche de couleur. Très bon film sur l'évolution de la société et de ses moeurs, le scénario est plutôt habile et plus subtile qu'il n'y paraît. Ville a l'apparence parfaite mais qui ne laisse de place ni aux émotions, ni aux changements de quelques sortes, ou les habitants sont coincé dans un bonheur artificielle et scripté, l'arrivée de deux jeunes des années 90 vont bouleversée les habitudes monotone de tout se petit monde, au désarroi de certains. Le film a bien vieilli, le casting est plutôt bon et la réalisation soigné. Un peu méconnu, malgré ses qualités indéniables.
Malgré quelques facilités scénaristiques (notamment au moment de la colorisation finale) ce conte souriant et tendre se fait très pertinent dans son illustration de la nécessité d'emplir sa vie d'art, de nuances et de plaisirs. Peut-être naïf pour certains ce feel-good movie n'en oublie pas pour autant un parallèle politique avec les extrémistes ou fanatiques de tous bords qui ne savent voir leurs propres chaines morales et comportementales. Portée par un réjouissant casting (estampillé autant 90s que l'atmosphère ou les décors du monde "réel") cette comédie optimiste se distingue par son visuel réussi ainsi que son constant symbolisme. Une pépite à faire découvrir!
Comédie dramatique et fantastique écrite et réalisée par Gary Ross, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Pleasantville est un très beau film, à l'esthétique singulière. L'histoire se déroule dans les années quatre-vingt-dix et nous fait suivre David, un adolescent qui, pour s'extraire des angoisses de sa famille divisée, aime s'évader en regardant la télévision et plus particulièrement Pleasantville, une série en noir et blanc se déroulant dans les années cinquante. Mais, un jour, alors qu'il reçoit une télécommande spéciale de la part d'un réparateur de télévision, il se retrouve parachuté, avec sa sœur jumelle Jennifer, son exact opposé, dans la ville du feuilleton. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'environ deux heures. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue nous plongeant rapidement au cœur des événements et qui se veut intéressante à suivre. Car leur arrivée dans ce monde va chambouler la vie bien réglée des protagonistes qui y vivent. Le sujet traite de la différence de mœurs que ces quatre décennies sépare. On fait ainsi face à une opposition entre valeurs progressistes et traditionnelles, notamment concernant la question de l’émancipation de la femme qui est le cœur même du récit. Ces deux visions bien différentes vont créer des remous et des changements bouleversants le destin des individus coincés dans le téléviseur. Tout cela accouche de scènes procurant de nombreux sentiments variés. Le ton se veut lui à la fois triste et léger. L'ensemble est porté par des personnages appréciables et attachants. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Tobey Maguire, Reese Witherspoon, William H. Macy, Joan Allen, Paul Walker, Jeff Daniels, . Walsh, Marley Shelton, Giuseppe Andrews ou encore Jenny Lewis. Tous ces êtres entretiennent des relations procurant de belles émotions. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits. Si le fond est intéressant, le métrage se démarque avant tout par son aspect formel atypique. La réalisation du cinéaste américain se veut de bonne facture. Mais surtout, sa mise en scène évolue au sein d'un univers remarquablement pensé. En effet, alors que le film débute en couleur, on est vite propulsé dans un monde en noir et blanc. Mais celui-ci va, au fil des minutes, retrouver de l'éclat en se colorant petit à petit. Cela commence par des petits détails avant que des personnages et même le décor tout entier se transforme. Ce concept est franchement ravissant, donnant lieu à des plans sublimes au sein desquels la couleur se mêle au noir et blanc. C'est techniquement remarquable. Le travail numérique réalisé est exemplaire. De plus, l'action se déroule dans une période très bien retranscrite à l'écran. Ce visuel aussi joli que particulier, est accompagné par une bande originale de qualité nous gratifiant de grands standards de cette époque. Reste une fin à la hauteur du reste du récit venant mettre un terme à Pleasantville qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être découvert et une œuvre unique méritant grandement d'être admirée.
Le concept à l’origine de Pleasantville s’amuse à prendre à contre-pied deux des grandes tendances de la mentalité américaine de la fin du vingtième siècle, qu’étaient une certaine nostalgie de ses années les plus prospères et l’uniformisation des expressions artistiques. Son idée d’envoyer des adolescents contemporains dans une version édulcorée des années 50 où ils vont débloquer les esprits étroits d’une communauté conservatrice, puritaine et isolationniste permet à Gary Ross de mettre en images un joli récit fantastique et d’aborder une quantité de sujets tellement sensibles que l’ensemble en vient à faire trembler sur son piédestal la sacro-sainte image du rêve américain. Si la magie opère c’est également grâce à un travail esthétique impressionnant jouant sur le passage entre le noir et blanc et la couleur (la part d’images numériquement retouchées était à l’époque sans précédent) qui illustre son message philosophique, somme toute assez moralisateur mais développé avec une délicatesse curieusement attendrissante.