806 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
127 critiques spectateurs
5
50 critiques
4
40 critiques
3
12 critiques
2
12 critiques
1
5 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
OSC4R _
82 abonnés
55 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 1 février 2023
Un dispositif, un personnage, une vie.
Suite logique des Glaneurs et la glaneuse, c’est une magnifique autobiographie que réalise Agnès Varda, pleine de sincérité.
Le dispositif est au moins aussi important que l’autobiographie. C’est un film de cinéaste et il n’est pas là juste pour raconter sa vie. Il est aussi là pour expérimenter, pour mettre en scène, pour réfléchir sur le cinéma avec toute la simplicité qui caractérise Agnès Varda.
Une excellente surprise, tant sur la forme que sur le fond. J'y ai appris des tonnes de choses que j'ignorais d'Agnès Varda, de Jacques Demy et des périodes et lieux qu'ils ont traversés. Un film d'une grande intelligence, drôle et captivant. A voir.
Etonnant petit film - grand aussi, à l'image de ce petit bout de femme enchanteresse, qui nous surprend toujours par sa fraîche acuité et son originalité en apparence toute simple. Des bouts d'une vie ouverte, parcourue de rencontres, de rêve, de lyrisme, nous sont proposés sans censure aucune. La voix d'Agnès nous emballe, douce, égale malgré les douleurs, les combats, emportés dans ces vagues apaisantes. Le montage est fabuleusement beau et juste. Un jolie rétrospective, en bleu, en gris, en couleurs.
Les plages étaient émouvantes, c'est le testament cinématographique d'une artiste photographe-cinéaste-plasticienne. Il faut être attaché à la vie et à la famille, aux amis pour aimer ce film qui raconte la vie, avec peu de moyens et beaucoup d'humour.
Agnès Varda, c'est "Sans toit ni loi", "Les glaneurs et la glaneuse", "Cléo de 5 à 7". C'est l'autre partie de Jacques Demy, c'est la petite vieille pétillante et imaginative qui a peur de la mort, c'est la petite fille belge, un peu rondouillarde, qui retourne en arrière, et raconte << à reculons >> . C'est un peu Gérard Philippe, un peu Mathieu Demy, son fils, un peu les autres, un peu des plages et l'artisane de la parole des morts. "Les plages d'Agnès", et même s'il est très (trop?) personnel, ne parle pas tout à fait d'elle, du moins pas plus d'elle que des autres, ceux qui l'ont entourée, ceux qui n'ont pas la parole, les petites gens sans importance, le reste d'une équipe technique que l'on ignore, sa famille. C'est un documentaire merveilleusement inventif, artisanal, utilisant mille procédés cinématographiques comme autant de paroles données à qui veut la prendre. Son film est nostalgique, forcément, mais il est aussi penseur, précepteur sans doute d'un futur fonctionnement du cinéma, celui qui raconte la vie de quelqu'un pour finir sur celle de tous les autres. Entre fiction et documentaire, fantasme des 80 ans et reconstitution, reportage au hasard et jeux de pistes, mémoire personnelle et invitation à mieux découvrir ceux dont on va jusqu'à ignorer l'existence, "Les plages d'Agnès" se déguste au final comme un autoportrait fantaisiste et intemporel, dicté par une irrésistible envie de vivre, de survivre, de faire du cinéma, de faire ce que l'on aime, ce qu' 'elle' aime. Peut-être insiste-t-elle trop sur ce qui a fait sa vie pour que l'on puisse entièrement rentrer dans cette mise en large loufoque du cinéma et d'Agnès Varda elle-même, cependant il y a une poésie qui se dégage de là, non sans humour, pleine d'une force universelle et solidement ancrée dans le passé que l'on veut parfois voir ressurgir. "Les plages d'Agnès" pose des questions, parfois sans réponses. Elle tente de capter au mieux qu'elle peut, et à l'infime échelle d'une bobine d'1h50, ce q
Agnès Varda? sans savoir qui elle était(mon cas!) c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai pu suivre cet autodocumentaire original,drôle,touchant...ennuyeux?Un peu lassant par moment, le film s'avère être très inégal avec de grandes envolées artistico-surréalistes et des lenteurs pesantes.Au final, c'est le charme de la principale protagoniste qui opère et malgré quelques failles on vote oui à son naturel et à son sens humain.
Excellent film : drôle, original, revigorant;... Courez le voir..... C'est admirable ce qu'a fait une vieille dame de 80 ans avec autant de joie de vivre, de peps...... Même une "jeune" de 18 ou 20 ans ne donnerait pas autant envie d'aimer la vie.......
Merci Agnès, la toujours jeune, merci pour ce film d'un modernisme époustouflant,d'une beauté intemporelle et d'une émotion à fleur de peau. C'est le film de l'année, où la magie des images anciennes et actuelles nous entraine dans un tourbillon de sentiments. Joie, rires, tendresse, amitié, solitude, vivace et vivants et vivantes. Non Agnès n'a pas 80 ans, elle ne les aura jamais. Le temps passe sur elle mais n'a aucune prise. Ce film ne me quittera jamais, et je le reverrai plusieurs fois car il m'enchante et me donne de l'espoir.
Je l'ai vus il y a 3 ans déjà. Mais je me rappel dun film très bien montée, d'une vie très bien remplie. Cela donne envie d'en savoir tellement plus sur Agnès Varda !
Très beau film. Agnès Varda a des idées de cinéma partout, tout le temps (même si quelques unes, très rares, sont un peu ridicules). "Les plages d'Agnès" est un film sur la mémoire, le passé, l'art, le cinéma. Il est empreint d'une grande tristesse, d'une grande nostalgie, parfois d'une certaine morbidité. Pas besoin de connaître Agnès Varda pour apprécier ce film, il suffit d'aimer le cinéma.
Voici le joli autoportrait d’une femme entière et sensible, qui se raconte face caméra avec autant de tendresse que d’humour ou encore de dérision. Le film peut toutefois sembler décousu à cause d’un procédé un peu spécial : génial au départ (se raconter à travers des photos, des films, des objets,…), mais qui a un peu de peine à se tenir sur la longueur. Ce n’est pas la faute d’Agnès Varda qui a une foule de choses intéressantes à dire, mais plutôt d’un parti pris de réalisation qui pourra tout autant plaire que rebuter.