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Un visiteur
5,0
Publiée le 16 août 2008
Très bon film, très bon casting, bon rythme, bon tournage. Un film sentimental qui joue bien son rôle en plus d'être réaliste. Tous mes encouragements à Pierre Schoeller pour ses prochaines réalisations.
Un film d'auteur réussi. Quelques longueurs certes, mais entre les acteurs se dégage quelque chose de fort humain. Image réaliste de la société. A voir.
Quatre étoiles pour l'interprétation éblouissante de Guillaume Depardieu. Le film est poignant, surprenant, magnifique d'émotions et servi par des comédiens tous excellents. Le scénario manque quelque peu de "suivi", de profondeur et veut aller trop vite. Mais ce petit manque ne gêne en rien ce grand et beau moment de cinéma.
Un film bouleversant avec un guillaume Depardieu magnifique qui surpasse son pere en tant que comedien au fil des films. Ca fait mal de le voir s'auto- détruire dans la vie!!! Ce film est tres émouvant et ne tombe pas dans le larmoyant et le pathetique. A voir absolument pour ressortir de la salle eému. Comme dirait les inconnus " c'est bouleversifiant"
Très bon film malgré quelques longueurs.Poétique et attachant.Avec de grands acteurs qui crèvent l'écran:Guillaume Depardieu dans un rôle fait pour lui,et le petit Max.Un film sur la marginalité et l'enfance.
Ce film m'a interrogée et donné à sentir très charnellement des réalités que, spontanément, je fuirai, par impuissance. C'est l'enfant qui m'a fait venir en salle; sans lui je n'y serai probablement pas allée.Il est ... incroyable! Je ne parviens pas à me représenter comment le réalisateur a pu obtenir, de ce très jeune enfant, ce qu'il dégage! Est-il possible si petit de "jouer" avec tant de réalisme? Guillaume Depardieu est excellentissime. Allez voir ce film ! C'est peut être déjà un peu luter contre l'indifférence et l'acceptation de l'inacceptable, mais au delà des principes, on voit bien la complexité de l'approche humaine individuelle...
Typiquement dans l’esprit des chroniques sociales que le succès critique des frères Dardenne ont remis au gout du jour, Versailles, à force de multiplier les clichés démagogiques n’atteint ni le niveau dramatique ni le réalisme espérés. Filmant la misère sociale qui gangrène la société française selon une mise en scène qui tente d’emprunter aux styles de Robert Guédiguian ou de Maurice Pialat, Pierre Schoeller a eu la bonne idée de nous faire suivre le parcours d’un sans-abri loin du milieu urbain auquel il est inconsciemment assimilé, accentuant les différences de vie flagrantes entre plusieurs milieux. L’intrigue voulant donner une place centrale à la relation de ce SDF avec le jeune enfant est typique des mélodrames débordant de bon-sentimentalisme mais la place prépondérante des cadrages sur cet enfant à la gueule d’ange finit par totalement évincer le message social que cherchait initialement à dégager le film qui finit par en devenir vide de sens.
Il faut signaler la prestation extraordinaire de Guillaume Depardieu, toute en douleurs. Quant au film, il m'a fait penser au début à "Paria" de Nicolas Klotz (meme façon d'utiliser les lumières nocturnes des villes). A voir et très vite (risque de quitter l'affiche rapidement).
Film magnifiquement bien filmé. Les quelques lenteurs sont largement compensées par de magnifiques gros plan qui subliment les personnages en magnifiant leurs émotions donnant ainsi une certaine véracité de la trame, ce qui m'a personnellement donné l'impression que c'était un documentaire avec des personnages qui jouaient leurs propres rôles dans une histoire qu'ils auraient vécue, plutôt qu'un film monté de toutes pièces. Nous n'étions que neuf dans la salle, j'espère que plus de gens iront profiter de ce film.
Juste magnifique, juste somptueux, juste merveilleusement mis en scene, juste divin, juste parfaits acteurs. Juste un film que personne n'ira voir, parce que l'on lui préférera une chauve souris venue d'outre atlantique. Ah le bon cinéma francais ma p'tite dame, il n'a plus le public qu'il mérite.
Une vingtaine de personnes dans une salle de 200 places pour un excellent film. Très bonne interprétation de Guillaume Depardieux et de Enzo. Ce film nous fait entrer dans un monde que nous cotoyons sans le voir. C'est malheureusememt le quotidien de plus en plus d'individus de tout milieu. Ce film est à voir et à revoir.
Si, comme cela semble être le cas, la critique française soutient ce film, la preuve aura une nouvelle fois été apportée que le meilleur moyen d'avoir de bonnes critiques consiste à réaliser un film qui soit le plus invraisemblable possible ! Sur un sujet en or (un homme et un enfant que les circonstances amènent à se rencontrer, à se découvrir, à s'apprivoiser et à s'attacher), Pierre Schoeller, dont c'est le premier long métrage de cinéma, plombe tout par des choix de mise en scène complètement tordus. Imaginez un peu : des SDF qui "campent" dans un bois près de Versailles. On est au coeur de l'hiver, il gèle à pierre fendre. Quel est, d'après vous, l'habillement de Guillaume Depardieu, l'un de ces SDF ? Gagné : bien sûr, il se ballade en en chemisette, voire, de temps en temps, torse nu ! En plus, la relation que fait Pierre Schoeller du monde des SDF est, pour le moins, un peu douteuse ! En effet, ils n'arrêtent pas de cracher sur le travail et de revendiquer le fait qu'ils ont choisi leur "liberté". Cela étant, quand ils ont besoin de travailler, quand ils souhaitent travailler, miracle, ils trouvent du travail aussitôt ! On se demande comment il peut y avoir tant de chômeurs dans notre beau pays. A part ça, le gamin (Max Baissette de Malglaive) est absolument craquant !
Quitte à être brut, VERSAILLES dévoile son propos haut et fort, avec réalisme et sans complaisance, n’usant jamais de stylisation mélodramatique ; car contrairement au genre du mélodrame, VERSAILLES ne fait pas appel au sentimentalisme, mais bel et bien à l’humanité du spectateur. Il ne s’agit de ‘dénoncer’ un fait de société, il s’agit plutôt de simplement de porter un regard, objectif, sur la difficulté de survire, de se confronter à la société et de s’en sortir lorsque l’on est dans une pareille situation. C’est là où Pierre Schoeller se montre efficace, il n’impose à son public aucune façon de penser, mais les invite à la réflexion sur un sujet duquel ils ne se sentent sûrement pas concernés. C’est ce qui fait de son VERSAILLES un authentique constat, simple et efficace, pur et dur, parfois sombre, mais heureusement éclairé par quelques vives lueurs d’espoir. Malheureusement, l’épilogue, dans lequel surgit le rebondissement attendu depuis quelques scènes déjà, déçoit par son manque d’intensité et une sensation de fin limite bâclée. Mais l’atout le plus remarquable de VERSAILLES est Guillaume Depardieu, fougueusement habité par son rôle, dans une performance d’une grande intensité. VERSAILLES a été salué à juste titre au Festival Premiers Plans d’Angers en 2007, où il s’est vu attribué le prix du public à la lecture de scénarios, avant d’être sélectionné pour le Festival De Cannes 2008, dans la section Un Certain Regard.