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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 octobre 2009
Un film bien particulier en noir et blanc tout en violence cachée et rentrée dans une Allemgne rurale de début de siècle . L'ambiance est fiévreuse les personnages fascinants et la réalisation parfaite .Un grand film .
C'est avec une grande austérité que Michael Haneke nous livre cette chronique villageoise dans une Allemagne encore très féodale à l'aube de la grande guerre. Puritanisme luthérien qui fracasse les sentiments, rigidité et violence dans l'éducation des enfants, hypocrisie et perversions en tout genre d'une société inhumaine et désespérante, sont le quotidien d'individus dont on comprendra mieux la fatale et catastrophique tentation du nazisme à venir. L'image en noir et blanc participe à l'atmosphère anxiogène et suffocante, tout en évitant au spectateur une distraction d'ordre esthétique. Ce film exigeant, ambigu et qui attire la controverse, consacre l'art très personnel d'un réalisateur qui nous rappelle par moments le Bergman de Fanny et Alexandre.
Haneke fait fort, il ose. Il n’a pas peur des réactions. Au 21ème siècle, il nous sort un film en noir et blanc de presque 2h30 très lent avec peu de dialogues. Et au final cette audace est félicitée par une Palme. La mise en scène est très bonne, là n’est pas le problème mais c’est l’histoire qui est compliquée. On a du mal à entrer dans l’histoire. A ce propos, cette histoire est inracontable. On ne peut pas vraiment décrire ce qu’il se passe dans le film. On suit des enfants dans un village autrichien dans lequel des événements dramatiques ont lieu. L’époque on ne la découvre qu’à la fin. C’est très vaste comme synopsis. Le poids de la religion et de la famille et les rapports humains complexes sont décrits. Ce n’est pas novateur. Haneke n’innove pas non plus dans son style. Comme dans tous ses films (surtout ses premiers), il faut s’accrocher. Je suis restée très hermétique au dernier Haneke qui n’est pas son meilleur, loin de là (mais pas son plus mauvais non plus). "Le Ruban Blanc" nous apprend au final deux choses. Il faut arrêter de suivre bêtement l'avis des critiques presses et surtout ne pas forcément encenser un film récompensé par la Palme d'Or.
Comme tous les films de Haneke, "Das weisse band" se focalise sur les non-dits et les tabous. Haneke prend plaisir à démonter l'éducation puritaine source de tous les maux à venir. En somme toute un film très moraliste, comme toujours chez Haneke, mais qui se suit avec plaisir grâce à une bonne réalisation, des acteurs très convaincants et un noir et blanc sublime.
Ce film est totalement décharné de divertissement, admettons... L'esthétique est sublime je vous l'accorde, Haneke maîtrise son oeuvre, tout à fait d'accord. Palme d'or ça ? non merci... Audiard et son prophète le méritaient largement plus que ce film pseudo-intellectuel qui fait consensus dans les critiques parce-qu'il est valorisé par les élites du cinéma... "Ruban blanc" est un film intelligent et troublant, je n'en doute pas, c'est un bon film j'en suis persuadé... mais un film condescendant qui regarde la masse avec méprise et s'autoproclame comme LE CINEMA... voilà le goût qu'il m'a laissé.
(suite)D'autre part, la pression sociale est bien présente, induite à la fois par une société de consommation stimulant sans arrêt des désirs toujours plus difficiles à satisfaire et par la raréfaction de l'emploi créant un sentiment d'inutilité sociale en même temps que l'incapacité à satisfaire les désirs prescrits. Ainsi, la situation que nous décrit Haneke, loin de nous être étrangère, devrait nous faire réfléchir à ses conséquences éventuelles. Le seul bémol que je mettrais est évidemment la mise en perspective historique des évènements décrits dans le film : ils sont en effet censés éclairer les deux guerres mondiales qui ont suivi, et, on l'imagine, le nazisme en particulier, avec ses massacres organisés. Or, d'autres pays européens, comme l'Angleterre, ou même les Etats-Unis, ont pratiqué une éducation rigoriste sans pour autant devenir bellicistes ou totalitaires (même si l'on peut qualifier la position d'empire colonial de violence faites aux peuples colonisés, et analyser l'esclavage des noirs aux Etats-Unis de la même façon ; mais le cas de le France est plus proche de l'Allemagne, sans que les conséquences fussent identiques).
Voilà un film qui relève le niveau de la palme d'or de Cannes pour plusieurs années. C'est du cinéma littéraire. Si Emile Zola vivait de nos jours il serait cinéaste et il filmerait comme Haneke. Il y a un propos, un style, une densité incroyable des personnages dans leur jus temporel et spatial digne d'un auteur naturaliste. Les enfants sont particulièrement époustouflants. Le personnage le plus fade est celui qui occupe la situation au sommet de la pyramide sociale, c'est dire l'importance du système dont il n'est que la clé de voûte, finalement quasi innocente. Le choix du noir et blanc ne se discute pas : il est évident. Il faut voir le filme en VO sous-titrée pour les non-germanophones comme moi. J'en suis venu à aimer la langue allemande, ce qui est plutôt inattendu.
Haneke, en faisant d'un HEIMAT un Village des damnés, en expurge toute trace de nostalgie pour y parachever, presque sereinement, son étude de la banalité du mal.
Le ruban blanc est une trés bonne reussite generale: d'abord, les acteurs surtout les enfants m'ont tout particuliérement ému rendant trés bien le contraste entre leur condition d'enfant derrière le masque impassible et trés serieux qu'ils se donnent.Le pasteur réussit également trés bien son role. Ensuite,j'ai apprécié la manière dont le film a été tourné :la scéne de la punition ou la caméra reste statique et l'on devine ce qui se passe dérrière la porte... également celle ou l'on voit,la caméra encore statique,le corps de la femme morte avec son mari pleurant silencieusement rendant la douleur du moment avec puissance. L'histoire derrière laquelle on devine le fachisme qui sévira en Allemagne quelques années plus tard est trés bien montrée avec ce fameux chatiment divin punissant les torts d'un village ou les non-dits sont de mise ou l'on se retrouve tous nu devant dieu avec nos secrets mais le chef du village se substitue parfois a dieu en rappellant en sa demeure(celle de dieu) que les actes commis doivent etre punis.Ces actes vraissemblablement punitifs seraiebt-ils perpétrés par des enfants qui veulent ramener la PURETE(clin d'oeil a la race pure des nazis) dans leurs villlage. L'athmosphére est généralement oppressante avec le poid du silence et du noir et blanc.
Palme d'or immerite pour ce film qui malgres quelques belles scenes reste beaucoup trop long.La mayonnaise ne prend pas et on se demande meme finalement ou a voulu en venir le realisateur et le reel interet de ce film.
Un Ched d'oeuvre, et je pèse mes mots. Un des films les plus puissants, les plus subtils, les plus formellement beau qu'il m'ait été donné de voir. Boulversant. Pour ceux que la question de l'éducation, de son impact sur l'enfant intéresse, lire "C'est pour ton bien" d'Alice MILLER.
On va voir ce film parce qu'il est "Palme d'Or" du 62ème Festival de Cannes, et on ressort de la salle l'humeur ronflante ! En effet, ce film est absolument ennuyeux, sans saveur et extrêmement LONG !!! L'histoire est très fouillie et plutôt quelconque. De plus, on ne saisit pas trop l'importance de la narration. Les acteurs sont assez quelconques. Le seul point positif de ce film est sa belle réalisation. Pour résumer clairement, "Le Ruban Blanc" est une véritable perte de temps que je vous conseille d'éviter.
C'est évidemment un film austère ; ceux qui ont aimés COCO ou les bronzés 3 sont priés de l'éviter. C'est du cinéma d'auteur à voir par les amateurs du genre. J'ai lu que certains reprochent au réalisateur de ne pas donner d'explication à la fin. Le problème c'est que dés le début, on connait les coupables : le pasteur puni les fautifs et refuse par la suite d'accepter l'évidence. Je ne veux pas en dire trop pour ceux qui n'ont pas encore vu le film.
Pour une fois je suis d'accord avec Télérama, avec la Palme d'or. Bien sûr ce n'est pas un film facile, ce n'est pas un film d'action , ce n'est pas le but du réalisateu. En tous cas, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les images magnifiques en noir et blanc, la peinture d'un époque dans ce milieu qui nous semble à nous révolue et pourtant... Une atmosphère oppressante, des acteurs excellents , oui ce film a mérité la Palme. en y réfléchissant il me rappelle le milieu que filmait Ingmar Bergmann. Un film à voir absolument sauf si vous n'aimez que les films d'action ou les comédies.