Le Cahier
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Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 octobre 2012
2 et demi pour l'histoire. Le cahier est un documentaire touchant dans les intentions, mais tourné avec des moyens minimalistes ; ça manque de crédibilité, c'est mal filmé et c'est faible dans l'ensemble. Toutefois, il montre un pays ravagé par la misère et la violence. On y suit une petite fille (adorable comme tout) de 6 ans qui veut aller à l'école et qui va malheureusement rencontrer des obstacles sur sa route juste pour avoir un cahier et un crayon ; vous vous rendez compte.
Et dire qu'en France les jeunes sèchent les cours et ont peu envie d'étudier, alors que dans des pays sous-développés ils n'ont que ça : l'éducation, c'est tout ce qu'il leur reste.
Bistourn
Bistourn

19 abonnés 73 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2013
Je l'ai trouvé super jusqu'à ce que la petite Bakhtay croise la route des gamins qui jouent au djihad... Là, ça devient interminable et on a qu'une seule envie c'est de rentrer dans la TV pour leur mettre des claques... Cette scène, bien qu'importante pour le message global du film, est malheureusement trop encombrante sur la pellicule, dommage parce qu'en dehors de ça, ce film est étonnant. Nikbakht Noruz est adorable et on a véritablement de la compassion pour le parcours chaotique de son personnage tout chétif. Chaque fois qu'elle sourit, on est guilleret, chaque fois qu'elle larmoie, on est contrit. 3/5
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2013
Ce film a autant de bonnes critiques car il s'agit d'un thème qui touche les genes et que lafillette nous fait fondre... Mais soyons objectif ! L'histoire d'une fillette afghane qui fait tout pour aller à l'école est touchante à tout point de vue mais le film est plombé par des tonnes de scènes symboliques lourdes et poussives comme les enfants qui jouent aux talibans où l'emblème des Bouddhas. Alors oui la fillette est mignonne comme tout mais même si l'idée est bonne et les intentions salutaires d'un point de vue cinématographique le film reste scolaire et le trop de symboles charge et surcharge le propos. Dommage.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2021
« Le Cahier » de Hana Makhmalbaf est sorti en 2008 et fait référence à la destruction par les Talibans en 2001 des 3 Bouddhas de la falaise de Bâmiyân, destruction qu’on voit au tout début de ce film… dont le titre originel est d’ailleurs « Buddha Collapsed Out of Shame ». Certes la petite Bakthay, 6 ans qui vit dans cette falaise de Bâmiyân, est touchante car elle veut - comme son copain Abbas - aller à l’école et va de ce fait vendre 2 œufs pour acheter 10 roupies un cahier et utiliser le rouge à lèvres de sa mère comme crayon… mais elle est vite confrontée aux jeux djihadistes des garçons plus âgés qui jouent à la guerre contre les américains (kalachnikovs, bazookas et cerf-volant bombardier) et appliquent les lois de la charia (lapidation et burka symbolisée par un sac de papier) !
Si on fait abstraction du contexte politique, le film est très basique même en tenant compte de l’âge de la réalisatrice qui n’a que 19 ans. D’ailleurs in fine on ne sait rien du devenir réel de cette petite fille et de façon plus générale de l’éducation des jeunes afghans.
Un film qui perd de sa valeur car il est trop directement rattaché à une « émotion » politique !
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Dans la famille Makhmalbaf, après le père Moshen ("Kandahar"), la mère Marziyeh ("Le Jour où je suis devenue femme") et la soeur aînée Samira ("Le tableau Noir"), voici donc la cadette Hana. Comme son père et sa soeur, elle a planté sa caméra dans l'Afghanistan voisine pour parler de la société de ce pays marqué par des années de domination des talibans, à travers le destin d'une petite fille qui revendique son droit à l'éducation.

La réalisatrice a casté des milliers d'enfants de Bamyan et de ses environs avant de trouver ses jeunes acteurs. Patience justifiée, tant le film repose sur les épaules de Nikbathk Noruz présente à l'image dans quasiment toutes les scènes, et tant le choix de cette gamine à la présence à la fois grave et mutine semble judicieux.

La première partie du film se joue sur le ton de la chronique savoureuse, en suivant le cheminement de la débrouillarde Bakhtay qui troque des oeufs contre du pain, du pain contre de l'argent et de l'argent contre le fameux cahier, dans un village où les hommes ne s'étonnent pas de voir une gamine haute comme trois pommes marchander comme une grande, ou courir après celui qui en la bousculant a fait tomber deux de ses oeufs pour exiger qu'il les lui paie.
Munie de son cahier qui connaîtra progressivement le même sort que celui du voisin de Doinel dans "Les 400 Coups", infatigable trekkeuse, elle visitera l'école des garçons, celle des filles, et même celle des adultes, ce qui nous donne l'occasion de constater que là-bas l 'enseignement de la lecture ne connaît pas la méthode globale, et que Darcos et Robien se réjouiraient de voir les gamins ânonner leur alphabet comme des moulins à prières.

La deuxième partie change brusquement de tonalité, quand la fillette se fait intercepter par une bande de garçons armés de baguettes-kalashnikov, et qui se proclament talibans : pour eux, Bakhtay est impie, Abbas est un espion, et un cerf-volant est un bombardier américain. Comme Bakhtay, on a envie de dire qu'on ne veut pas jouer à ce jeu-là, tant il est réaliste, et tant on ne sait pas s'ils sauront arrêter leurs bras au moment de mettre à exécution leur menace de lapidation.

Ils couvrent le visage de Bakhtay et des autres filles qu'ils ont fait prisonnières de sacs en papier qui représentent la burka, et qui évoque ici le masque de John Merrick. Bakhtay n'a que son état d'enfance à opposer à cette barbarie simulée, et quand le chef de la bande est obligé de dessiner plusieurs cercles de craie pour symboliser sa prison, elle les transforme en marelle.

Le rythme est lent, répétitif à l'image des phrases que Bakhtay répète à la fois pour se faire entendre et pour se rassurer, et il y a ça et là quelques maladresses et quelques longueurs. Mais il y a incontestablement un style qui évoque tout à la fois "The Kid", le néo-réalisme et le cinéma soviétique, et la façon de mettre les enfants au centre du récit place "Le Cahier" dans la lignée de "Zéro de Conduite" et "Les 400 Coups".

http://www.critiquesclunysiennes.com
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2008
Une gamine de 6 ans ne rêve que d’une chose, pouvoir aller à l’école. Bien qu’elle n’est pas d’argent, elle va tout faire pour parvenir à s’acheter un cahier, lui permettant ensuite de pouvoir aller à l’école, car sans cela, elle ne peut s’y rendre. L’action se situe en Afghanistan, sous les anciennes statues géantes de Bouddhas détruites par les Talibans en mars 2001 (d’où le titre original : "Bouddha s'écroule de honte"). Hana Makhmalbaf, jeune cinéaste de 19 ans, parvient en un rien de temps à nous émerveiller avec son histoire, certes très simpliste mais tellement réaliste que l’on ne peut pas y rester indifférent. L’histoire d’une gamine confrontée aux ravages de la guerre et de la pauvreté, où les enfants passent leur temps à jouer à la guerre, en se prenant pour des Talibans chassant les Américains de leurs terres. Des Talibans en culottes courtes qui s’amusent à vouloir lapider les filles de leurs âges. Comment ne pas rester insensible à tout cela ? Ce film est à la fois une belle leçon de vie et une histoire touchante, porté par des acteurs novices, drôles et impressionnants face caméra, notamment la petite fille qui incarne le rôle principal.
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 février 2008
Sensible et délicate, cette allégorie confirme la réussite du thème de l'enfant dans le cinéma iranien. Kiarostami et Panahi avaient certes placé la barre plus haut mais la jeune réalisatrice ne démérite pas et révèle un cas presque unique de 7e art en famille.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mars 2008
très très beau film. une grande sincérité dans le parcours de cette petite fille toute attachante. la vision du monde des enfants face au paradoxe du monde des adultes est magnifiquement énoncée. Je vous laisse apprécier...
wykx
wykx

41 abonnés 250 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2008
La guerre jouée (mal) par des enfants, c'est une métaphore qui ne fonctionne que très peu et bien trop lente. Un film sans grand intérêt, on découvre en plus si peu de choses sur l'Afghanistan...
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2008
Un sujet intéressant et troublant pour une copie qui manque de ... Enfin de ... tout. Cette jeune actrice est touchante
Hakim G
Hakim G

48 abonnés 655 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2009
On est content de prendre des nouvelles du cinéma Iranien même si le peu d'optimisme que nous fait partager la réalisatrice pour son premier film nous fait froid dans le dos mais c'est tout de même un film assez lourd avec des scènes rallongés.
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2008
Dans la famille Makhmalbaf (dont la fille Samira est indéniablement la plus talentueuse), Hana tente de creuser dans le métier qui a fait la réputation de la famille, du père à la fille. Ici, la réalisatrice tente d'observer la violence de son pays et le désastre des Talibans et des américains via de jeunes personnages. Si l'idée est bonne, et que certaines scènes arrivent à faire naître une tension particulière, le film se fait vite prendre au piège du discours enfantin. Car le monde des enfants - hormis leurs rêves, on y trouve l'incompréhension face aux adultes, le manque de communication et la dureté de vie dans un paysage fauché par la peur - invite forcément à une tendance symboliste. Et Makhmalbaf en abuse, justement, jouant de plus en plus progressivement sur l'altercation manichéenne entre l'héroïne - représentant à elle seule le peuple blotti dans la peur - , et les enfants inconscients - symbolisant, eux, les ennemis, Talibans ou américains, mais plus profondément une grande partie du peuple manipulé par les extrémistes qui s'incarnent ici, ainsi que les manipulateurs du peuple pour les forcer à vivre dans la peur - . Son film est constamment sous l'emprise de l'allégorie, ce qui, peu à peu, tend à l'alourdir. Jouant trop sur la perception des enfants et oubliant de montrer le côté des adultes, "Le cahier" gagne en innocence ce qu'il perd en objectivité. Le ton souvent naïf de l'ensemble handicape alors le sujet, grave et qui pourtant dénote un aspect nécessaire du conflit entre l'Orient et l'Occident - le parcours d'une fillette pour aller à l'école, et prise au piège par des enfants jouant à la guerre - . On ne pourra pas reprocher à la fille du grand Moshen Makhmalbaf un manque de sincérité, ni une envie de faire du cinéma. Car tout cela est bien là, mais malheureusement nappé sous un dialogue finalement pauvre et sans grande portée. L'interêt du film nous échappe alors, puis l'ennui s'installe ; on contemple cette fillette courageuse avec une once de
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2008
Beau film. La très jeune actrice principale est bouleversante. Dépouillé et symbolique.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2014
La symbolique peut sembler trop appuyée, mais on ne le dira jamais assez: la guerre c'est pas bien, çà cause des blessures difficilement cicatrisables. Le style un peu maladroit? rappelons que la réalisatrice n'a que dix neuf ans lors du tournage de ce film, tourné qui plus est avec des moyens dérisoires. Les messages passent largement aussi bien que dans des productions ayant coûtées des dizaines de millions de dollars.
Respect...
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2008
Je voudrais dédier ce film à tous ceux qui ont adoré "Les Bronzés 3" et "Astérix aux Jeux Olympiques" parce qu'il y a dans ce film iranien tout ce qu'il n'y a pas dans nos deux gros navets hexagonaux: l'intelligence, l'humour, la délicatesse, l'émotion et l'envie de réfléchir au sortir de la salle...
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