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1,5
Publiée le 8 juillet 2021
S'apparentant davantage à une vidéo du National Géographique La clé des champs reste un film peu intéressant et trop minimaliste. Comme prévu et comme il se doit la photographie est magique et il y a quelques moments où les grenouilles et les insectes suscitent un rire ou deux surtout les grenouilles. La fin du film est peu réussie car elle est presque incompréhensible mais je suppose que certains enfants aimeront ce film...
"La clé des champs", un film dont je n'avais jamais entendu parler. Arrivé comme par magie sur mon PC, je l'ai visionné sans rien attendre de lui, juste pour assouvir ma soif de cinéma.
Pour résumer brièvement, c'est l'histoire d'un gamin qui s'ennuie d'une profondeur extrême. Plutôt que d'aller jouer aux Pokémons avec ces petits camarades, lui il préfère glander près d'une marre. De mon temps on savait s'amuser qu'ils disaient...
Pour donner l'impression d'un "souvenir d'enfance", une voix off nous conte le film sur un ton blasé, sûrement pour faire ressortir un sentiment de nostalgie. Rajoutez à cela un discours de poète amateur et vous aurez une idée de la narration du film. Il faut bien l'avouer, le résultat est assez lourd...
Heureusement que l'intérêt est ailleurs ! Là où je tire mon chapeau au réalisateur c'est dans la mise en scène du lieu principal : la marre. Le rendu esthétique correspond parfaitement à la vision qu'un enfant peut avoir de cet endroit. On a beau savoir qu'il s'agit d'un simple coin d'eau, certaines images sont tellement étranges et fascinantes qu'on arrive à être bluffé. Par exemple, l'étang est divisé en plusieurs contrées que l'on explore au fur et à mesure. Chacun de ces lieux possèdent ses particularités : ses créatures bizarres, sa flore, son atmosphère. Même si sûrement tout n'a pas été tourné dans cette marre, la diversité des images montrées reste incroyable. Finalement, le spectateur se retrouve à la place du mioche et s'extasie devant le spectacle que lui offre ce lieu insolite.
Différents sons ont également été ajoutés aux images pour nous indiquer à quoi peut penser cet enfant. Plutôt que de nous raconter bêtement ce que le morveux aurait pu inventer, l'imagination du spectateur est sollicitée. Cette approche plus subtile contraste assez avec la lourdeur de la narration et avec le reste du film dont je vais parler plus bas.
Et oui, l'exploration de la marre n'était pas suffisante, il fallait rajouter une intrigue bidon. Une fille découvre elle aussi l'endroit en question, un prétexte pour rajouter une couche de mielleux... Le pire c'est que dans ces moments la voix off devient plus bavarde. Toute l'imagination du spectateur qui était mise à contribution est ici complètement écartée. Tout nous est expliqué, décortiqué, aucune place à l'interprétation n'est possible.
Au final, l'idée de base est sympathique et son traitement est original mais on est forcé de constater que des lourdeurs viennent s'y greffer et nuisent grandement à l'harmonie du film.
D'un point de vue visuel, ce conte, qui est tourné de la même manière qu'un documentaire animalier, est un brillant hommage à la faune et à la flore. Les images sont vraiment très belle et l'on sent un réel respect pour la nature au niveau de la mise en scène de Claude Nuridsany et de Marie Pérennou. Mais malheureusement, l'histoire n'est pas suffisamment élaborer et passionnante, ce qui fait que ce long-métrage aurait pu être encore plus captivant.
Ce film n'est pas vraiment une histoire de gosses comme "Le grand chemin", s'il fallait trouver une comparaison elle se situerait entre "Le renard et l'enfant" et "Microcosmos".
Ce serait donc plutôt un film contemplatif, une invitation à revoir la nature de nos campagnes avec nos yeux d'enfants, une simple mare se transforme en un royaume de conte : les insectes se battent en faisant des bruits de chevaliers, les grenouilles gonflent comme des ballons de baudruche, les coquelicots servent à fabriquer des petites filles en robe rouges, etc
Le texte dit par Denis Podalydès est d'un bon niveau littéraire, c'est assez rare au cinéma pour être signalé, et sonne comme un roman du style "Le grand Meaulne".
Un film à voir pour toute la famille, les enfants y découvriront ce qu'il n'ont pas forcément le loisir de voir "en vrai" et les adultes pourraient bien ressentir un brin de nostalgie de leurs vacances d'enfances à la campagne.
film tourné comme un documentaire animalier on ne peut éviter la comparaison avec microcosmos de jolies images, de jolies couleurs, de beau paysages reposant j'ai trouvé quand même cela un peu long
Une usurpation ! Que suis je venu faire dans cette galère ? D'ailleurs, nous étions peu, sans doute des pauvres hères qui comme moi n'ont pas lu des critiques, regardé la bande annonce, ... Quoique, je l'ai visionné après et mon avis est sans ambiguité : USURPATION, comme l'affiche aux antipodes du film. Et l'histoire .... Je comprends les cousins qui veulent se débarrasser du môme ! Certes, et je serais mauvaise langue, les images des ti insectes sont bien réalisées, mais pour 15 min, après c'est redondant ... D'ailleurs, mon fiston de 7 ans, plutôt bon public m'a demandé de quitter la salle,... Donc, si vous voulez regarder des tites images de zozios, insectes,, allez voir un bon documentaire, si vous désirez vous amuser, passez votre chemin, si vous vous ennuyez, je pense que le film accentuera votre mal être, si vous déprimez, fuyez ...
CES ESPACES SILENCIEUX : J'avoue, je partais déjà presque conquis ; ce rapport à la nature, cette beauté dans les paysages, ces moments contemplatifs, cette nostalgie évoquée par la voix d'un narrateur se remémorant ces vacances d'été dans l'osmose d'un cercle clos, une mare, des sensations, des rencontres entre le visible et l'invisible ; c'était très Proustient tout ça, j'étais emballé... Quelle ne fut pas ma déception ! D'abord, parlons des points positifs : les images sont merveilleuses et cette immersion au sein de cette nature sauvage, de ce microcosme intérieur, inexplorée plaisante. Malheureusement c'est à peu près tout. « La Clé des champs » s'apparente à un documentaire ; j'attendais beaucoup plus. Le soucis c'est que ça se cantonne à filmer, de superbes photographies, une voix pour narrer le tout et deux enfants qui se rencontrent à travers les coquelicots et se comprennent ( parce que les enfants se comprennent ). Mais jamais on ne touche le cœur des choses, la nostalgie n'apparait pas, l'histoire étant trop centrée sur l'enfant et l'adulte disparait. Or pour une nostalgie il faut deux êtres proches qui s'éloignent temporellement, au moins dans une temporalité. Mais le « moi » jeune paraît trop proche du « moi » adulte, trop semblable pour être réel et souffrir de ce décalage, car c'est bien de souffrance qu'il s'agit lorsque l'on se contemple calme et oisif sur l'herbe, bienheureux, insouciant, vivant. Autre détail qui m'a gêné : la banalité des propos et des tournures de la narration avec le symbolique éculé autour du champ lexical de la nature, du soleil, du vent, des sensations internes, de la joie etc etc Rarement surprenant, sur la fin parfois : « les fils de la vierge » par exemple, là c'était une trouvaille, c'était poétique... Et puis, en plus d'être peu attrayante, innovante, la voix est trop présente et gâche les contemplations, les arrêts sur image où l'esprit peut se délecter, reposer de la pureté d'une nature encore libre. Dans ce sens, la musique légère qui berce la totalité du film est des plus déplaisante et empêche également de s'introduire entièrement dans l'âme des êtres, les bruissements du vent, le soleil, la verdoyante paresse des trous d'herbes où l'on s'allonge. Pour résumé la contemplation semble plus appelée que happante ; peut-être eut-il fallut supprimer toutes ces surcharges superflues, ces redondances dans la force pour atteindre au fond une profondeur véritable, proche de ces rouages que nous ne comprenons pas. Car au final, nous ne faisons attention à rien, nous ne découvrons plus rien de nous même. « La Clé des champs » n'atteint jamais la pureté, la grâce divine que j'attendais avec plaisir et impatiente. Les êtres inanimés, les choses vivantes et le reste...
Autant Microcosmos m'avait plu, autant la Clé des champs est peu intéressant voire ennuyeux. Ou alors j'ai grandi, puisque finalement Claude Nuridsany et Marie Pérennou ont réutilisé les mêmes effets, mais dans mon souvenir Microcosmos atteignait un autre niveau d'exigences cinématographiques et de questionnements. Dans la Clé des champs, l'ajout des bruits et de la musique s'est révélé pénible, de même que le pseudo message sur l'enfance. Le film se regarde, mais autant aller soi-même près d'une mare, ça n'en sera que plus intéressant : le cinéma ne remplace pas la réalité. Il reste à saluer le travail remarquable effectué auprès des petits habitants du monde animal, même si on a parfois l'impression d'assister à des prises depuis un aquarium, ou encore le sentiment de se faire duper quant à la réalité de l'écosystème.
J'ai mis 2.5 (moyen) pour ne pas casser ce bon documentaire mais qui pour moi ne vaut pas le déplacement dans une salle de cinéma et payer pour ça. Arte vous en propose des aussi biens et pour moins cher. J'ai le pass ciné, c'est d'ailleurs pour cette raison que je me suis payé le luxe de partir avant la fin... car c'est quand même un peu long ! et je ne voyais pas l'utilité de perdre mon temps plus longtemps.
c'est sur c'est joli c'est sympathique à voir mais au bout d'un moment on a envie de voir otre chose qu'une mare on tombe vite dans une lenteur qui nous donne envie de zapé surtout ne pas voir ce film trop fatigué autrement zzzzzzzzzzzzzzzz
Docu-fiction moyennement réussi. La partie documentaire est quasi parfaite, les images sont magnifiques et le seul reproche que j'ai trouvé est qu'il n'y à aucune incrustation nous dévoilant le nom des différents insectes et animaux filmés autour de cette mare. La partie fiction est par contre pénible et ch.ante. A voir en famille.
La nostalgie de l'enfance à la campagne dans les années 70 ? la découverte de la relation à travers la contemplation de la nature. La liberter qu'offre la nature de créer.
Quinze ans après Microcosmos, le peuple de l'herbe (1996), où le tandem Nuridsany/Pérennou nous avais ouvert les portes d’un univers que nous connaissions certes, mais auquel on ne prêtait pas suffisamment attention pour en déceler toute la beauté. Dans la veine de leur premier film, elles reviennent une énième fois sur cet univers infiniment petit où cette fois-ci, le documentaire laisse place à un docu/fiction où l’on suit les errances de deux gamins livrés à eux même en pleine campagne aux bords d’une mare abandonnée où ils découvrent (en même temps que nous) toute la richesse dont regorge ce lieu, à savoir un véritable monde de lilliputiens, magnifié par des images de toute beauté où les insectes évoluent aussi bien en-dessous qu’au-dessus de l’eau. La Clé des champs (2011) aurait fait un magnifique documentaire s’il n’avait pas été entaché par cette fiction pleine de naïveté et au combien lassante (la voix off !), faisant de ces 80 minutes, une œuvre certes interminable mais belle.