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David T.
23 abonnés
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4,0
Publiée le 20 juin 2014
Attention ce film est un OVNI ! Soit on aime, soit on déteste, mais il vaut le détour ne serait-ce que pour son côté technique : les images sont de toute beauté, la lumière savamment utilisées, les cadrages magnifiquement inventifs. Chaque plan a été travaillé dans le moindre détail, un vrai régal visuel.
La bande son, à l'instar de la mise en scène, est planante, quasi stratosphérique. Les acteurs, malgré des dialogues minimalistes, apportent beaucoup à leur personnage, le casting est d'ailleurs plutôt prestigieux : Jessica Chastain, Sean Penn, Brad Pitt, sans oublier le jeune, mais talentueux, Hunter McCracken qui incarne Jack.
Le scénario a clairement une orientation philosophique et religieuse, voire métaphysique et, en fonction de votre sensibilité, fera mouche ou non.
Bref, Terrence Malick s'aventure ici hors des sentiers battus et nous propose une oeuvre poussant le spectateur à la réflexion. À voir !
Un voyage spirituel et poétique sur l'essence de la vie sur terre, de l'homme, du temps, de l'amour dans l'infini grandeur de l'univers. Un film qui nourrit les ames et purifit les coeurs. J'ai ressenti un plaisir unique... quelques larmes mais pas de tristesse... Une émotion sincère devant la contemplation et l'emerveillement.
Il faut ouvrir son ame plus que ses yeux pour trouver un sens a ce film et vivre cette experience unique.
Attention je risque de spoiler le film : " A un moment Brad pitt enfonce son bras dans le cul d'un dinosaure qui a une érection manifeste". Puis il viole son propre fils. Un brin classique pour moi
Je ne suis pas cinéphile et certainement trop jeune pour prétendre avoir un minimum de culture cinématographique. Je n'ai pas vu ce film au cinéma mais seulement sur le petit écran de mon PC, et il faut bien le reconnaitre, il s'agissait d'abord d'un moyen pour retarder le moment de se mettre au boulot. Je ne connais rien à la manière dont on fait un film, et à mon avis, je suis incapable d'apprécier la longueur des plans, le cadrage ou ce genre de trucs dans leur aspect technique. En général, quand il y a des scènes de paysage qui dure des plombes comme dans the Tree of Life, j'accélère jusqu'à ce qu'il y ait un peu d'action. Là je n’ai pas accéléré, je me suis tapée les 2h18 jusqu'au bout, pour pas en perdre une miette. Je comprends parfaitement les critiques qui dénoncent les films d'intello, avec des scènes ultra longues, des scénarios vaseux, dont on sort en se disant qu'on est sûrement trop con pour pouvoir en saisir le sens. Ce n’était pas le cas ici, j'ai trouvé que chaque scène avait sa place et qu'aucune ne méritait qu'on la passe. à lire les critiques négatives, voire très négatives, il s'agit uniquement d'un film sur Dieu, le rapport d'infériorité que les hommes entretiennent avec lui et la fatalité de la condition humaine. Ce serait un film mystique, par là inaccessible, empreint de catholicisme dégoulinant. Si j’ai été touchée par ce film d’intello en apparence, je crois que c’est juste parce qu’il n’y a rien à comprendre. The Tree of life reproduit simplement l’émotion que l’on ressent lorsque l’on se rend sur un lieu abandonné de l’enfance, lorsque l’on se tourne vers son passé, que l’on regrette, se questionne et où l’on perd pied pour quelques instants. Le réalisateur parvient à prolonger sur 2h18 l’instant fugace pendant lequel le temps s’arrête, les images marquantes se bousculent dans la mémoire, sans cohérence, le récit se perd dans l’espace et dans le temps, l’homme cherche des réponses, ou un sens, sans jamais le trouver. Il rappelle l’esprit humain qui s’extraie du présent pour contempler le passé et qui se laisse submerger par une nostalgie à donner le vertige. Pas besoin de scénario, pas besoin d’action, ce film n’est pas une histoire, ce film est une émotion. L’amour de Dieu, le rejet de celui-ci, les interrogations mystiques n’interviennent là que pour mettre en valeur les interrogations du fils, le rejet du père, et l’amour présent avant tout dans cette famille, qui marque les souvenirs de l’adulte interprété par Sean Penn. Ce n’est pas un film pompeux sur Dieu, c’est un film simple sur l’homme. Le rapport à la mort est au deuil n’en fait pas une ode au morbide, déprimante, bien au contraire. Le deuil est sublimé par le souvenir heureux du frère, celui qui marque véritablement Sean Penn. Finalement, il n’est peut-être pas nécessaire d’aimer le cinéma pour être touché par the Tree of Life, ce film est simplement un bout de mémoire, un morceau de vie.
Ouaip. J avais pas du fumer les bons trucs ??? C'est beau et interprèté avec talent et sincérité... Mais c'est long et limite chiant... Heureusement la bande son nous porte dans cette contemplation de la douleur et de l'amour.
Dans la filmographie du réalisateur, ce Tree of Life ne fait pas tâche, au contraire il est même dans une certaine continuité thématique déjà amorcée depuis longtemps et au moins avec La ligne rouge. L’ode à la nature et à sa beauté primale est l'objet d'une grande part de l’œuvre de Terrence Malick, ici avec ce film, elle trouve une forme d'apothéose puisque il n'est question que de ça. Mieux, le film essaie de la filmer comme une unité à travers les âges et les êtres, et notamment à travers les divers âges d'un même être, en particulier le jeune Sean Penn. Le cinéaste parvient à unifier dans un même opéra les êtres et les âges et la Terre; un programme qui n'est pas à la portée de tout le monde. Si le ton christiano-salutaire du film ne convainc pas forcément, l'esthétique est tout simplement bluffante et dans le forme le film épouse un fond qui n'est pas d'une ampleur mince. Jamais au cinéma n'avait été aussi bien filmée la vie d'une nouveau né, jamais les métaphores aussi belles sur l'amour mère-fils n'avaient été données avec une telle pudeur. Oui, éminemment, est un cinéaste de la pudeur et de la grâce, et avec son film il l'a clairement atteinte
N'enlevons pas à Terrence Malick cette volonté constante de toujours proposer un cinéma différent de tout ce que l'on a coutume de voir. « The tree of life » est un film très atypique qui n'aura de cesse, et cela peut-être encore dans 50 ans, de diviser les avis. Certains y verront une inspiration magistrale bouleversant tous les codes cinématographiques préétablis, un peu comme ce que Kubrick avait pu proposer avec « 2001 ». D'autres y verront 2h20 de masturbation intellectuelle narcissique aux relents élitistes et destiné à une petite caste d'intellectuels branchouillards pensant détenir le monopole du bon goût. Pour ma part je suis tiède sur ce film. Ai-je été bluffé ? Oui, indéniablement et comme souvent chez Malick par l'esthétique léchée et la virtuosité technique : des images sublimes, des enchaînements complexes de plans magnifiques, la puissance du contraste entre une ambiance sereine et contemplative et une trame fondamentalement triste et presque violente (la figure paternelle tyrannique campée par Brad Pitt). Ai-je véritablement apprécié ce film ? Non, pas vraiment : une intrigue totalement étouffée par la technique, un rythme bien trop linéaire, des phases parfois purement et simplement soporifiques et des jeux d'acteurs bien trop stériles (de plus Sean Penn est sous-exploité). Une expérience sensorielle, certes belle, mais que tout le monde ne partagera pas. A l'image de son réalisateur, mystérieux mais cette fois-ci trop exclusif.
Une fois de plus, Malick prouve dans son cinéma la présence incontestable de la spiritualité et de la question du sens de la vie et de l'humanité, sans tomber dans le pseudo-intellectuel basique et l'expérimental. Aussi étrange qu'il le soit, son style parvient à rester fluide, captivant et unique. Dans Tree of Life, il n y a pas vraiment de scénario. Son film ( et les autres ) est un poème lyrique et profond sur le cycle de la vie. Il brise alors la narration classique en passant, après la mort du fils, par le commencement de la vie sur Terre, avec le Big Bang, les volcans en éruption, la vie aquatique puis les dinosaures régnants. Sous fond de musique chorale, qui montre ainsi la justesse des choix de Malick en termes musicaux. Le cinéaste établit un traitement entre le père/fils et l'humain/Dieu, ce qui est indiqué par les nombreux monologues parlant de l'abandon et du doute de confiance. Ses mouvements de caméra, tous en Steadicam, sont l'expression des esprits vagabonds, comme le montre la séquence finale, comme représentation minimaliste du Paradis, où les âmes se retrouvent sur une plage infinie. Les plans sont pour la plupart en grand angle puissant, où les personnages se retrouvent petits devant un décor qui les dépasse. Malick a voulu aller au bout de sa logique en rendant son film long, laissant un peu trop de place au contemplatif. Et franchement, on n'est pas passé loin de l'élitisme lourd. Il faut néanmoins être préparé pour voir un tel déferlement d'images et de musiques qui transportent une pensée singulière sur le monde.
J'ai essayé, et j'ai pas réussi. Trop prévisible, trop prétentieux, trop naïf, trop trop trop. J'arrive pas à regarder plus de 5 min d'affilée. Il y a évidemment beaucoup de bonnes choses (il faut voir certains passages dans la première heure), mais aussi tellement de plans maladroits et montés d'une manière pas franchement crédible sur des musiques plus ou moins bétons... Tout cela m'a l'air d'arriver bien trop tard en fait, dans une époque où l'image léchée anesthésie trop les yeux et le coeur... Malick aurait dû tourner avec moins de moyens, moins de techniciens, moins d'esclaves du lifting, moins de travelings avants, moins moins moins... Une expérience bâclée. Je garde quand même entre les oreilles cette musique et cette voix qui apparaissent pendant la séquence spatiale, l'ambiance touchante mais si peu exploitée du temps des dinosaures, mais surtout pas la fascination que porte Malick à ses acteurs qui ont l'air de sombrer dans les méandres du mystère Malick, un mystère pas toujours séduisant, finalement.
Le choix est simple, soit c'est le film de ta vie ou une arnaque ennuyeuse à mourir. Mais le fait est indiscutable, si certains pourront bâcher le film sur son histoire pourtant magnifique personne ne pourra contesté la beauté du film sur la forme. Immense et magistral The Tree of Life est tout simplement un film marquant d'une fluidité et d'une lucidité rarement vue.
De belles images, de belles scènes filmées avec grâce. Certains critiqueront la présence de séquences hors sujet (dinosaures, galaxie, etc.) mais je trouve qu'elles s'imbriquent bien avec l'émotion. Ça donne une sorte de grandeur au film. La longueur se ressent au bout de 2/3 une fois qu'on est habitué au style et qu'il ne s'y passe plus grand chose.