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Ricco92
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3,0
Publiée le 11 juillet 2018
Phenomena est un film qui est souvent considéré comme le début de la pente descendante du cinéma de Dario Argento. En effet, ce film mélange le meilleur et le pire du cinéaste. D’un côté, on trouve une image sublime (même si les jeux de couleurs que l’on pouvait trouver dans Suspiria ont disparu), un rythme envoûtant et des idées très intéressantes même si on peut parfois les trouver un peu sous-exploitéesspoiler: (on aimerait véritablement que les interactions entre Jennifer et les insectes soient plus nombreuses) . De l’autre, on peut regretter certaines interprétations assez faibles (Federica Mastroianni dans le rôle de Sophie) et une fin ridicule. La musique présente également ces deux aspects avec un patchwork de différents compositeurs pouvant contenir le magnifique thème écrit par Claudio Simonetti mais également des morceaux hard-rocks peu adaptés aux séquences auxquelles ils s’appliquent. Phenomena est donc un film devant lequel on peut prendre du plaisir pour ensuite regretter certains choix.
Plutôt déçu. Rien à voir avec la flamboyance baroque et gothique de Suspiria... Là, ce n'est que demi mesures et choses prévisibles. La mise en scène, le découpage, tout semble bancal, bâclé, voire même fauché !! Un giallo fantastique qui flirte avec le Z, en gros... Aucune tension réelle et des personnages en carton avec aucune psychologie.. Quant à la musique, les morceaux de métal au tempo rapide qu'on plaque sur des scènes ou il ne se passe rien, c'est totalement idiot ! Cela donne un truc complétement désynchronisé avec l'action, le rythme... Bref, un non sens complet, pas raccord avec le concept. Arrivé au premier tiers du film, on s'ennuie grave et on sait déjà que ce ne sera pas un chef d'oeuvre. Seul le final, bien crade et sanglant (et plus ou moins pompé sur Vendredi 13...) relève un peu le niveau. Et puis la petite Jennifer Connelly a de la présence. Mais globalement, c'est un espèce de ratage, cet opus d'Argento.
Il est vrai que Dario Argento est un réalisateur qui a su imposer sa patte dans le monde du film d'horreur, en particulier grâce à un choix de bande son osé mais tellement bien vu. Ces fameuses bandes son confèrent une ambiance unique à ses films, ambiance que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Ce Phenomena fait partie de ces films à l'ambiance unique mais il n'est cependant pas exempt de défauts. La réalisation est de manière générale plutôt bien pensée et plusieurs plans sont très beaux mais le tout souffre d'un montage assez brouillon, typique des vieux films d'horreur qui peut faire sortir du film à plusieurs reprises. De plus, je trouve que les acteurs ne sont pas hyper convaincants, hormis le chimpanzé et le docteur, le reste du casting ne semble pas s'être totalement investi dans le film. Jennifer Connelly nous prouvera par la suite qu'elle possède de véritables talents d'actrices, mais pour certains le début de carrière est plus laborieux. Le scénario est plutôt intéressant et original, le final est classique mais bien réalisé et pensé, il contraste avec le reste du film, beaucoup plus lent et posé. Je ne saurai dire si c'est un film d'horreur ou seulement d'angoisse, j'ai été quand même bien pris à quelques moments, mais pas suffisamment pour lui conférer un note supérieure. Je vais de ce pas me pencher sur le reste de sa filmographie pour me faire un avis plus large, mais Phenomena reste un film à voir pour les amateurs de films d'épouvante.
J'adore Phenomena. C'est un des meilleurs de Dario Argento. Les personnages, le scénario, la mise en scène... Tout est absolument jouissif, surtout les effets visuels qui sont incroyablement terribles pour l'époque ! C'est un petit bijou ! L'histoire mélange rêve, paranormal, giallo et du gore. Il n'est pas utile de chercher trop de cohérence, mais on se laisse porter d'autant plus facilement que la très jeune Jennifer Connelly habite très bien son rôle. Pleasance en vieux scientifique est pas mal non plus. J'aime le scénario avec un tueur vraiment génial et original, qui a pour une fois de vrais raisons de tuer, par rapport à moyenne des films d'épouvante des 80's. Et puis, ce scénario génial, avec tous ces insectes , comment de pas aimer ? Phenomena, c'est une perle du genre. Je le recommande.
Phenomena est un conte horrifique teinté de mystère qui avait toutes les armes pour devenir un grand film d’épouvante mais qui, au final, ne parvient pas à convaincre totalement à cause de quelques maladresses du réalisateur. Pour moi, il y a deux explications principales à ce semi-ratage. Tout d’abord, les incursions métaleuses de la bande son cassent littéralement l’ambiance onirique instaurée à grand coup de séquences envoutantes. Et puis, surtout, il y a cette scène finale tellement grotesque que je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire devant mon poste de télévision. Dario a-t-il perdu l’esprit? La suite de sa filmographie plaide hélas dans ce sens.
un tres bon dario a l'ancienne,on dira au vu de ces années 2000 cinematographiques(exept le sang des innocents qui etait pas mal)....ca flirte bon le fantastique.....toujours les plans bien filmés "made in dario"....la scene des insectes est hallucinantes....tres bon film a voir....tres bon scenario....du tout bon.
Un film que je recommande aux fans du genre et aux fans du genre uniquement... D'ailleurs, de quel genre parle-t-on ici ? C'est un film à mi-chemin entre un thriller, un slasher-movie et un film fantastique. L'aspect gore se manifeste surtout vers la fin du film, laquelle est malheureusement un peu précipitée et se conclut de manière assez floue... La bande son ne m'a pas vraiment emballé et, bien que les goûts et les couleurs soient tout à fait subjectifs, je pense que l'ambiance aurait pu être encore plus angoissante si elle avait profité de quelques silences pesants au lieu de ces extraits de rock metal trop fréquents et franchement pas dans le ton de ce que l'on voit à l'écran. Certains y voient un contraste intéressant, j'y perçois plutôt une faute de goût... Heureusement que Jennifer Connelly est convaincante dans son rôle ! Dans l'ensemble, j'ai trouvé ce film divertissant, mais pas transcendant.
Phenomena se démarque des autres films réalisés juste avant par Argento car on est plus près du Giallo fantastique que du film d'épouvante à la Suspiria! Jennifer Connelly qui peut rentrer en contact avec les insectes joue très bien son role et certains effets sont plutot réussis. La BO metal peut s'avérer très efficace à certains moments et risible dans d'autres mais le réalisateur sait donner à son film un climat angoissant! Dommage que le scénario ne soit pas abouti et que le film traine en longueurs. Moyen!
Jennifer Connelly est jeune, fille de star et peut communiquer avec les insectes. Donald Pleasance est handicapé, ami avec un singe et étudie les insectes. Ces deux personnes (deux très bons acteurs) vont unir leurs forces pour débusquer un serial-killer dans une région de Suisse. Rien d'original si ce n'est le fait qu'on ne verra jamais une flle avec le physique de Jennifer Connelly communiquer avec les insectes autre part que chez Argento. Scénario relativement classique donc mais plutôt bien écrit. Le cinéaste sait soigner les scènes de meurtres et ce qui les précède (avec une super musique d'Iron Maiden) mais tombe dans le grand guignol à la fin. Mais on aime Argento avec ses défauts comme avec ses qualités et le divertissement est là.
Pas le meilleur Argento mais plaisant pour un giallo du samedi soir! Une forme qui n'existe pratiquement pas au dépit d'une histoire de serial killer prenante
Du grand n'importe quoi. Primo, il ne faut pas prendre des produits illicites quand on rédige un scénario, le résultat ne peut être que mauvais. Ensuite, voir quelqu'un vomir ou nager dans un bac à merde, j'avoue que je n'en raffole pas. Ajoutons à cela l'idée originale mais discutable de mettre du metal lors de scènes dans lesquelles il est censé y avoir du suspense. Finissons avec les ellipses temporelles mal utilisées : quand la gamine, qui était dans la maison, se retrouve deux secondes plus tard 200 m plus loin dans le champ, on a presque envie de baffer le réalisateur.
On a toujours un tueur en toile de fond mais là où la plupart des films d Argento avait une ambiance de mystère et de cinéma fantastique, « Phenomena » semble s engouffrer de manière plus prononcée dans l étrange. Et ce ne fut pas pour me déplaire, cet aspect arrive à créer un malaise efficace si l on goûte à ce type d expérience. Argento filme les Alpes Suisses comme un territoire accessible mais se refermant sur celui où plutôt celle qui découvre petit à petit ses secret. En tête d affiche il a le bonheur d avoir une toute jeune Jennifer Connelly qui fait déjà preuve d un immense talent. Un film brumeux qui peine un peu à se lancer mais dont la dernière partie ravira les admirateurs d étrange.
Enfin un long de Dario Argento qui me plaît ! Phenomena est un mélange de thriller horrifique, de fantastique et de giallo du plus bel effet avec sa bande originale marquante et sa comédienne principale qui crève l’écran. En effet Jennifer Connelly est assez époustouflante malgré son jeune âge. Le métrage passionne assez facilement et se veut même presque hypnotique parfois, on a en effet du mal à décrocher. C’est bien réalisé, la mise en scène est bonne également et le casting global intéressant. On passe franchement un bon moment même si ce mélange des genres peut parfois paraître un peu foutraque. Phenomena est clairement le Argento que j’ai préféré jusqu’à présent.
Giallo coécrit et réalisé par Dario Argento, Phenomena est un bon film, même s'il souffre de certaines tares. L'histoire nous fait suivre une jeune américaine qui est envoyée par son père, un célèbre acteur, dans un pensionnat pour filles à Zurich, où une série de meurtres de jeunes filles a eu lieu au cours des huit derniers mois. Alors que l'affaire est confiée à l'inspecteur Rudolf Geiger de la police cantonale, qui tente de reconstituer la dynamique des meurtres avec l'aide de l'entomologiste écossais John McGregor, Jennifer, la nouvelle arrivante, est accidentellement témoin d'un nouveau meurtre lors d'une crise de somnambulisme. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures, même si cette durée se fait ressentir et qu'elle aurait gagnée à être écourtée d'une trentaine de minutes. Car oui, si l'intrigue débute de façon mystérieuse, elle comprend un ventre mou vers son milieu, avant de nous offrir une dernière demi-heure particulièrement réussie. On assiste ainsi tout du long à un récit traitant de nombreux sujets comme le somnambulisme et l'intérêt porté aux insectes. Tout cela donne lieu à quelques scènes esthétiquement marquantes à la faveur de leurs images montrant des cadavres en décompositions rongés par des petites bestioles. L'ambiance se voulant inquiétante et fantastique remplit bien son rôle. L'ensemble est porté par une Jennifer Connelly subissant de nombreuses épreuves pour son premier véritable rôle au cinéma. Son regard magnétique et son visage d'ange juvénile sont véritablement envoûtants et elle marque tout le métrage par sa présence. Elle est entourée par une distribution comprenant également Daria Nicolodi, Dalila Di Lazzaro, Donald Pleasence, Patrick Bauchau, Fiore Argento, Federica Mastroianni, Fiorenza Tessari ou encore Mario Donatone, sans oublier Tanga, le chimpanzé. Tous ces individus entretiennent des rapports avant tout là pour tenter de faire la lumière sur les évènements et de mettre la main sur le bourreau. Des échanges peu profonds soutenus par des dialogues eux aussi peu développés. Sur la forme, la réalisation du cinéaste italien s'avère de très bonne facture. Sa mise en scène bénéficie de mouvements de caméras soignés et d'une jolie photographie alternant entre beaux paysages Suisses et images sombres et violentes. Ce visuel aux deux visages est accompagné par une . percutante aux compositions variés. Si certaines collent parfaitement à l'atmosphère menaçante, d'autres titres hard rock dénotent clairement et sont moins appréciables. Ce cauchemar éveillé s'achève sur une fin satisfaisante venant mettre un terme à Phenomena qui, en conclusion, est un long-métrage méritant d'être découvert.
Matilda (de Roald Dahl) s'incruste dans Suspiria. On ne peut s'empêcher de faire le lien entre le film culte de Dario Argento et celui-ci, avec cette histoire de jeune femme qui va dans une école où les gamines semblent un peu étranges, et où les nuits sont le théâtre de visions surréalistes de meurtres commis dans le coin. On retrouve aussi les fameux asticots qui sont les témoins discrets d'une vérité pourrie qui se cache derrière des personnages dont on ne se méfie pas, et qui accompagnent la jeune héroïne dans son enquête pour découvrir des coulisses macabres... Mais au-delà de ce lien évident entre les deux œuvres, on a vraiment bien aimé Phenomena pour son rythme très dynamique, ses personnages atypiques (le professeur entomologiste et son singe de compagnie), son héroïne qui se met en quête d'un serial killer, avec des superpouvoirs peu communs (elle commande aux insectes, comme un petit air de Stephen King dans l'écriture de ce personnage). La BO est un fou-rire constant car on a l'impression qu'on s'est trompé de film, enchaînant les morceaux de rock nerveux alors qu'il ne se passe rien dans les scènes où ils prennent place. Le final surprend, dans le bon sens du terme, cette fois ! On lâche les rennes sur le côté cracra (spoiler: malformations, arrachages de tronches , etc... C'est plutôt généreux), dérangeant (spoiler: la piscine d'asticots et de fluides de cadavres en décomposition, dans laquelle l'héroïne boit la tasse... On a tiré sur notre col), et assez réjouissant (ce n'est pas l'héroïne qui arrête la psychopathe, c'est le singe ! Original et bien trouvé !). Le changement de lieu pour la Suisse fonctionne bien, les effets spéciaux sont bons, les délires hystériques de Argento sont présents (les visions cauchemardesques, l'écran partagé pour faire un effet "yeux d'insectes", le point de vue de la mouche qui vole...), les acteurs sont investis, et surtout on ne regrette pas d'avoir patienté pour ce final plus énervé que prévu. Phenomena est la petite sœur solide de Suspiria, pas piquée des hannetons !