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lillois
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une intro façon giallo bigrement réussie sur un thème musical lugubre et inquiétant puis on enchaîne sur la présentation de lhéroïne : Jennifer Corvino (Jennifer Connelly), la fille dun célèbre acteur américain. La voilà envoyée poursuivre ses études en Suisse transylvanienne, une "étrange région". Amie des abeilles et de tous les insectes quelle dit "aimer", elle se démarque des autres filles du pensionnat et devient rapidement la risée de toutes (dabord considérée comme folle puis diabolisée). Par un heureux hasard, elle fera la connaissance dun vieil entomologiste handicapé et solitaire (Donald Pleasance, judicieux choix dacteur pour ce rôle). Ils se trouveront des affinités et elle fera équipe avec lui en se lançant sur les traces dun insaisissable tueur. Elle mettra évidemment ses dons surnaturels à contribution. On retiendra sa première démonstration de force lors dune scène rappelant "Carrie", scène mémorable où en réaction aux rires sardoniques de ses camarades elle invoque les mouches. On est pas loin de la poésie cinématographique lorsque sur une musique mystique et entraînante, une luciole guide Jennifer Corvino à un indice. Niveau bande-son additionnelle ça attaque raide, cest sympa quoique parfois en léger décalage (ça fait un peu bizarre du Iron Maiden sur un meurtre !). Encore adolescente, Jennifer Connelly laisse déjà présager de belles choses, ses aptitudes à la comédie sont flagrantes. Sans être génial ni totalement abouti, "Phenomena" demeure un assez bon Argento, quelque peu oublié et cest bien dommage.
C'est l'un de mes films préférés de son auteur après Suspiria. Il y a incontestablement un talent unique avec Argento qui le rend différent de toutes les autres productions horrifiques. Dans Phenomena, il nous transporte en Suisse dans un monde à la fois physique et parallèle où les idées ne manquent pas pour enrichir son sujet et intriguer le spectateur. C'est une nouvelle fois très bien mené.
Même si ce film a été décriai à sa sortie et si il annonce soit disant le début du déclin de Dario Argento; c'est pour moi mon film préféré du maitre du Giallo. Ayant découvert très tôt les chefs d'oeuvres: L'oisieau au plumage de Cristal, le chat à neuf queues et quatre mouches de velours gris, j'ai adoré et adhéré de suite à cette histoire d'une jeune fille qui se rend dans une pensionnat de filles de bonne famille qui a le pouvoir de communiquer avec les Insectes. La composition élégante et la finesse du jeu de la sublime Jennifer Connelly allié à la prestance de Donald Pleasance en professeur protecteur sont les meilleurs atouts de ce thriller qui flirte avec le surnaturel et le film d'épouvante. Un chef d’œuvre du Giallo a redécouvrir et dont je ne me lasse jamais de revoir malgré ses imperfections. Les seconds rôles excellents également ajoutent à l'intérêt et la tension de l'intrigue tendue mais passionnante du début à la fin, ....
Ce pitsch extrapole une constante chez Argento, confondre l'enfance devant l'horreur. Parce que les pouvoirs de l'heroine la transporte vers un ''monde caché'', Phenomena pourrait être tenu pour le troisième opus officieux de la ''trilogie des trois Mères'', Suspiria et Inferno, ou l'auteur subjuguait le fantastique. Mais ici le conte de fées est plus ''enfantin'', plus ouvert aussi, niché dans un entre-deux.
(…)
Il y a comme une ''rétention'' (une folie ''contenue'') dans ce film d'équilibriste bizarre et charmant, qui l'empêche de nous ensorceler au-delà de ses expérimentations kitschs. Phenomena est habité par quelque chose de souterrain, qui le fait exploser régulièrement (et notamment dans sa dernière partie) en visions dantesques géniales, mais surtout distille une étrangeté qu'on cerne de façon paradoxale. Un peu à la façon de Twin Peaks : d'ailleurs, en soupçonnant la folie et le monstrueux derrière les façades tranquilles, le film est très ''lynchéen''.
Tentative du grand Dario de concilier les deux genres qu'il affectionne(giallo et horreur),"Phenomena" est un peu décevant(surtout en regard de ce qui précède). C'est toujours bien filmé,avec une histoire bien accrocheuse,la musique des Goblins,mais la magie n'opère pas comme avant. Et pourquoi avoir ajouté de la musique metal(Iron Maiden entre autres)lors des scènes de meurtres? Je trouve que celà nuit gravement à l'impact des scènes et que ça ne s'accorde pas avec le propos du film ni la beauté des images. A voir cependant et en version intégrale en zone 1.
Après un début où le manque d'inspiration de l'histoire pointe le bout de son nez en piquant par ci par là du "Carrie" et autre "Suspiria", le film s'approprie son identité au fur et à mesure des étapes et atteint des sommets d'angoisses purs et durs dans sa dernière partie intense en horreur malsaine, domaine de prédilection chez le réalisateur. "Phenomena" même si elle ne constitue pas une oeuvre majeure chez Argento, a quand même le mérite d'avoir une excellente partition des Gobblins, une mise en scène de qualité bien que classique, et offert de magnifiques rôles au regreté Donald Pleasence et à la star maintenant trés grande, Jennifer Connely. Un film qui se doit d'être vu quand on s'interesse aux oeuvres du cinéaste Italien, d'autant plus que la poèsie envers les insectes et la bienvenue, ce qui est assez rare dans sa filmographie. Même si "Phenomena" n'eut pas le statut de Phénomène mérité dans le genre, le film restera quand même Phénomenal pour sa dernière demi-heure, se démarquant ainsi des autres films du genre. Un trés bon cru!
Une jeune fille est sur les traces d'un serial killer en entrant en contact avec les insectes! Idée farfelue mais Dario Argento a le don de faire des films à suspense efficaces. Avec une musique mi opéra/rock avec les habituels cris de femmes bien stressants, PHENOMENA arrive à faire peur, à montrer des scènes assez degueulasses pour l'époque (1984). Restent un doublage nul, des effets speciaux tout autant, une jennifer connely loin d'être convaincante dans son rôle de reine des insectes. Malgré tout le film reste un bon p'tit film sympathique qui fera rire et sursauter.
Sans être déçu, on est plus loin du déluge sensoriel que représentait Suspiria. Une intrigue classique malgré ce lien télépathique avec les insectes plutôt intriguant, et un final qui cite malheureusement un peu trop Vendredi 13 pour être totalement honnête. Malgré une actrice principale toujours élégante et la présence de Donald Pleasence, le projet ne m'a pas plus emballé. Mais tout ceci reste quand même recommandable pour l'amateur de genre (la musique relève bien l'oeuvre).
Croisement improbable entre thriller poetique et horreur, le film de Dario Argento nous plonge dans une Suisse jamais decrite comme telle. Entre scenes gore et et trip de somnambulisme sous fond de musique hard rock ( excellente idée que de mettre entre autre le Flash of the blade d'Iron Maiden...), ainsi qu'une des meilleures musique des Goblins ( Claudio Simonetti ), le film nous emmene au plus profond de l'horreur et de l'angoisse. Jennifer Connelly, en personnage qui a le pouvoir d'appeler les insectes, tous juste sortie d'Il etait une fois fois en Amerique ( de Sergio Leone...) se retrouve comme un poisson hors de l'eau dans un internat ou sévit un tueur de jeune fille. Aidée par un Donald Pleasance ( un de ses meilleurs role avec les Carpenter ) en entomologiste paralysé incarne un personnage emouvant ( quel regard !! ) et froid a la fois. Si le scenario se perd un peu dans cette entreprise à force de vouloir tirer plusieurs ficelles à la fois, l'ambiance, la musique et la montée en puissance de l'intrigue vous glaceront le sang ( cf: mode d'emploi pour enlever des menottes, le visage du tueur, le "bain" final et la derniere scene, sans parler des scenes oniriques de somnambulisme...) à condition toutefois de ne pas oublier que le film date deja de 1985. Un film qui a eu longtemps le malheur de vivre dans l'ombre des autres giallo du maitre italien. A rehabiliter toute affaire cessante ( a voir seul un samedi soir sans lune et l'hiver de preference...) d'autant plus que depuyis ce film ( 22 ans donc !!!) Dario Argento se perd dans des series B voire Z en cherchant sa gloire passée... A quand un choc cinematographique comme celui ci pour le 21è siecle ? A coté de ce film, Aja, Wes "Scream" Craven, et tous les remaker des années 2000 peuvent aller se rhabiller.
La drogue c'est mauvais pour la santé mentale. La preuve avec cet Argento shooté à je ne sais quel substance, où montage calamiteux, scénar' à la ramasse (incohérence par-ci par-là, mais vu l'intrigue...) et surtout mise en scène parfois potable, mais souvent incroyablement fade (un comble pour un film d'Argento), se fondent en une symbiose parfaite pour faire de Phenomena une vrai daube. Seul séquence à sauver: la fin. Si elle ne rattrape inévitablement pas la lourdeur et l'ennui de ce qui précède, elle a au moins le merite de nous tordre de rire face à une scène des plus kitchs et débiles digne d'un Mattei ! Oh oui ! Bon allez, je vais me rematter Suspiria moi !
L'attrait principal du film, pour moi, c'était surtout le fait que l'intrigue se déroule en Suisse (où j'habite), ce qui est drôle à voir car inhabituel pour ce genre de film ou pour un film tout court! Sinon, l'ambiance est oppressante bien qu'elle aurait pu l'être encore plus (s'il on compare "phenomena" avec "suspiria" d'Argento par exemple, il y a une marge à ce niveau!) et les acteurs sont corrects! si le final est décevant, le tout est un bon divertissement sans prise de tête!
Phenomena n'est pas le meilleur film de Dario Argento car avouons-le, la terreur et l'esthétique sont nettement inférieurs au chef d'oeuvre Suspiria. Cependant, même si le côté fantastique est quasiment écraser par une violence toujours aussi gratuite et joussive (du pur Argento!). Le sujet est fort original et l'ensemble a le charme et l'imagination de l'auteur, avec plus de moyens et donc plus de laisser aller...
L'un des meilleurs films de Dario Argento ! Un film superbement maitrisé qui raconte une histoire fort étrange et fascinante, abordant avec justesse des sujets tres intéressants et le fait brillamment... Dans le fond, il faut dire que c'est assez exceptionnel. Et dans la forme c'est pas mal non plus, la réalisation de Argento est toujours aussi parfaite et aussi irrésistiblement stylée, la bande-originale est terrible (Motorhead, Iron Maiden...) et superbement utilisée, Jennifer Connelly pour son premier rôle au cinéma s'en sort pas mal, et on retrouve également l'excellent Donald Pleasence ! Une petite merveille..
Les années 80 furent une période charnière, dans le mauvais sens du terme pour Dario Argento, qui le virent passer du statut de maître et de précurseur à celui de has-been. ‘Phenomena’ lui-même est d’ailleurs à la croisée des chemins entre le Giallo, dont il subsiste certains codes résiduels et le Fantastique puisqu’il est cette fois question d’une jeune fille qui communique avec les insectes et se pique - ah ah ! - de démasquer un tueur de jeunes filles qui sévit dans les environs de son collège suisse. Pour ce qui constitue le dernier de ses films pour lequel on peut faire preuve d’une sincère bienveillance, Argento fait toujours preuve, en intérieur comme en extérieur, d’un regard et d’un sens esthétique qu’il est difficile de prendre en défaut, et fait une dernière fois honneur à son statut de pionnier, avec certains effets spéciaux impressionnants pour l’époque, mais aussi par le recours à la Steadycam dont il fut l’un des premiers utilisateurs. ‘Phenomena’ peut aussi se targuer d’avoir révélé Jennifer Connelly, ce qui n’est sûrement pas à négliger ! L’impression qui prédomine à la vision de ‘Phenomena’, c’est que si Argento avait consciemment souhaité percer sur le marché américain (un projet dans lequel il ne se lancerait que quelques années après...mais trop tard !), il ne s’y serait pas pris autrement : cette intrusion la plus évidente du cinéaste dans le genre Fantastique, qui se traduit dans le faits par une atténuation des délires picturaux, offre moins de prises auxquelles se raccrocher car les faiblesses d’Argento sont restées les mêmes : le désintérêt manifeste pour la structure du récit, alors même que ce dernier n’a que peu de scènes oniriques à offrir, se double cette fois d’un simplisme confondant dans l’écriture des personnages. Si ‘Phenomena’ conserve malgré tout un certain charme vintage, il échoue à provoquer la moindre émotion forte durant 1h30. En revanche, c’est lorsque tout s’accélère (comme toujours avec Argento, qui se rend compte à un moment donné qu’il faut conclure et le fait de manière désordonnée) que le film ménage deux scènes-choc dont l’une est l’une des plus traumatisantes et vomitives que le cinéma fantastique dans son ensemble ait pu m’offrir : ma certitude d’avoir un estomac et des tripes en acier trempé a été ici soumise à un stress-test assez extrême. Ce fut de justesse mais du coup, tout est pardonné…!