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willyzacc
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2,0
Publiée le 13 janvier 2012
J'ai vraiment eu du mal à accrocher à ce film. Je pensais retrouver un peu la patte Cronenberg, au final c'est bien trop loin de son travail sur la folie (joué par une Keira Knightley que je n'ai pas pu supporter). Le bon point du film Mortensen, sobre et Cassel excellent pour le peu de temps qu'il à à l'écran. Un film trop brouillon, un peu trop long.
Dans la forme ce film historique peut en repousser plus d'un, voir des intellos parler de psychanalyse pendant plus d'une heure et demi il faut être préparé. Cependant, ça vaut le détour. Déjà c'est un Cronenberg, ensuite le casting est monstrueux. Tous les acteurs sont bluffants : Keira Knightley dont je ne suis pas fan en temps normal parvient à adopter le ton juste, Viggo est égal à lui même tandis que Michael Fassebender qui confirme de film en film qu'il est l'un des plus grands du moment livre ici une performance dinguissime. Le sujet traité est passionnant, des thèmes forts sont amenés comme la religion, le rapport à l'autre. L'histoire d'amour entre Jung et sa patiente est passionnante, la fin est juste et très émouvante, finalement on ne voit pas le temps passer. Encore un coup de maître de Cronenberg.
Il n'y a rien d'étonnant à ce que Cronenberg réalise un jour un film sur Freud. Il le fait de plutôt belle manière avec "A dangerous method" pourtant assez discuté car apparemment trop académique. Je ne partage pas exactement ce ressenti. Au contraire, la mise en scène est pleine de talent, n'est ni trop chargée, ni trop plate. Le traitement du personnage de Jung, dans son opposition à Freud, est excellente. Mais était-ce vraiment utile de la baser sur une histoire d'amour bien molle et dont on se fout complètement, quand bien même ce furent les faits réels? Probablement pas. D'autant que je n'ai rien contre Keira Knightley, mais son interprétation ultra-poussive d'une névrosée masochiste aura eu don de m'énerver. À part cela, on tient là un film intelligent, ambitieux, que magnifie sa sublime reconstitution d'époque, qui certes perd un peu de sa fluidité dans sa dernière demie-heure, mais qui n'est pas un si mauvais cru du père Cronenberg. Du moins pas aussi mauvais que certains le disent.
Cronenberg traite ici un grand sujet « la naissance de la psychanalyse ». Le film est certes un peu bavard mais les acteurs sont irréprochables à commencer par Michael Fassbender saisissant en Carl Jung, Viggo Mortensen campe un Sigmund Freud vieillissant et très ancré sur ces idées et Keira Knightley trouve ici l'un de ces meilleurs rôles (même si par moment j'ai trouvé qu'elle en faisait trop). Et quelques seconds rôles pertinents : Vincent Cassel (aussi marquant que Kirill dans Les Promesses de l'ombre) ou encore Sarah Gadon. Ajoutons une réalisation maitrisée et une B.O superbe. Bref un film autant instructif que divertissant.
Les choses de l'inconscient irriguent l'imaginaire de David Cronenberg depuis ses débuts de cinéaste. Rien d'étonnant, donc, à ce qu'il remonte aux sources de la psychanalyse. Ce qui est plus surprenant, c'est le traitement de ce morceau d'histoire et des biographies de Jung, Freud et Spielrein. Le cinéaste, par le passé, nous avait habitués à une mise en scène imagée des troubles de l'inconscient, avec une matérialisation organique souvent monstrueuse, par le biais de mutations ou de mutilations. La Mouche, Faux-Semblants, Crash, Existenz ou Spider en témoignent. Mais dans ce film, rien de tel. La seule déformation corporelle qui nous est donnée à voir est celle qui résulte de l'expression de l'hystérie : expression traduite par le seul jeu de Keira Knightley. Sans artifice stylistique. Sans recours au fantastique ni à l'épouvante. L'esthétique de l'ensemble est classique et lisse ; le récit est chronologique et plutôt didactique. Pour un résultat impersonnel ? Disons que Cronenberg semble être resté très près de la pièce de théâtre dont le film est adapté : The Talking Cure, de Christopher Hampton (par ailleurs scénariste de l'adaptation). Une pièce elle-même inspirée d'un livre de John Kerr, A Most Dangerous Method. La version de Cronenberg est plutôt sage et cérébrale, mais elle jouit de bons dialogues, servis par de bons acteurs (Fassbender et Knightley en tête). Et si le réalisateur ne transcende pas son sujet, au moins le sert-il très honorablement, avec classe et précision. La présentation des rapports entre Jung et Freud, basés sur leur correspondance, est vraiment très intéressante. Sur un plan intellectuel et "professionnel", on suit le parcours de Jung, d'abord sous influence du maître, puis désireux de suivre ses propres convictions, contestant une lecture de l'inconscient par le seul prisme sexuel et souhaitant ouvrir la psychanalyse à des horizons spirituels qui dépassent la simple approche scientifique. Sur un plan social ou intime, quelques éléments biographiques aident aussi à mieux cerner les deux hommes, sous un angle critique, et à mieux comprendre leur opposition finale. Grâce à sa femme, Jung vit dans l'opulence et le luxe, tandis que Freud doit se contenter d'un confort petit-bourgeois. Le premier apparaît comme un homme plutôt fragile, tourmenté par un conflit intérieur entre ses pulsions et ses principes, un homme qui doute... À l'opposé, Freud assoit son autorité, révèle un ego surdimensionné et une grande raideur dogmatique. Entre les deux psychanalystes, il y a également un fossé socioculturel, Freud s'affirmant comme un juif face à son rival "aryen". Enfin, le "plus" de ce film, c'est de permettre la découverte ou la redécouverte de Sabina Spielrein, cette femme au destin unique, qui eut une grande importance dans la vie privée de Jung, dans la relation entre Jung et Freud, et dans l'histoire de la psychanalyse, en ayant développé le concept de pulsion de mort. Pour son trio de personnages principaux (deux hommes, une femme entre eux), A Dangerous Method est à rapprocher de Faux-Semblants. Les affiches de ces deux films sont par ailleurs très semblables.
L'histoire de ceux qui ont contaminés Woody Allen, il y a longtemps de cela ! Franchement, comment peut-on imaginer aller voir un film avec 2 excellents acteurs, la plus belle femme du monde (oups, mes goûts personnels n'ont rien à faire dans une critique, désolé), et un réalisateur qui en entamant une nouvelle manière dans son art a réussit le début d'une trilogie magnifique (si l'on excepte l'étrange Spider). Certes, nous ne sommes pas dans un film d'action crépusculaire ou ultra violent, mais l'on reste dans les extrêmes de la nature humaine. Disons simplement qu'ils sont plutôt conversés que tailladés. Le film est donc posé, très bavard, avec une structure fort classique et malgré une écriture de script qui ménage ses surprises et dispense un rythme évitant les lenteurs, et avec les petits caprices de sur-jeu de Keira ne va pas forcément laisser un souvenir impérissable. Ce serait rester à la surface de ce qui est sans doute pour votre serviteur le meilleur Cronenberg, pour quelques raisons. Pas la peine de revenir sur le casting simplement parfait. Keira montre que malgré sa jeunesse et l'absence de très grands réalisateurs elle est capable d'effort pour se transcender. Viggo sait désormais jouer les vieux avec perfection, et Fassbender, même s'il reste trop sur le personnage un peu coincé de Jung nous montre au moins qu'il n'a pas encore la grosse tête. Le jeu entre toutes les histoires permet un rythme honnête tout en gardant la démonstration grand public de la psychanalyse à un niveau supportable. Mais ce que les travaux préparatoires à un bon film ne nous disent pas sur le papier, c'est ce que l'on a sur la toile. La photographie est tout simplement parfaite. Pas une poussière qui traîne, pas un plan flou (ou presque), la perfection des costumes d'une Cronenberg qui crée pour film contemporain sur fond d'histoire, c'est presque branché. Cette beauté irréelle autant dans les pièces surchargées de Freud que dans les salles de consultation ultra contemporaines démontre une maîtrise totale et presque froide mais superbe qui vole 100 km au dessus des faux jumeaux design eighties des Irons d'un vieux Cronenberg. A croire que David fait un peu comme Eastwood, il se bonifie et corrige ses erreurs de jeunesse là où certains périclitent. Car pour arriver à ce résultat sur l'écran du Max Linder, il en faut du métier. Donc, on sort avec un film touffu pas toujours exceptionnel, mais un plaisir de visionnage hors du commun, presque supérieur (car sans recherche du sensationnel) à "The tree of life". Vivement le prochain Cronenberg, que je remercie d'avoir craqué pour l'androgyne Keira, voilà un Blu-ray que je pourrais regarder jusqu'à 90 ans avec l'autre hommage à son charme : « Last night » Bon, maintenant, on peut éventuellement s'interroger sur la partialité de cette critique !
La psychanalyse, très intéressant historiquement, un peu moins cinématographiquement, la faute à des séquences un peu trop bavardes et soporifiques. Cependant le sujet reste bien traité, et les acteurs sont tout simplement remarquables, notamment Knightley ( n'en déplaise à certains, elle joue l'hystérique à merveille ) ,et Fassbender.
Un projet mûri et une réalisation soignée. Cronenberg examine ce qu'ont pu etre les échanges ou joutes entre géniteurs de la psychanalyse. Faisandés par le sexe et les relations entre penseurs uniques. Admirable reconstitution et exceptionnelle romance pour un sujet qui s'apprécie.
Trés beau, très intelligent et très bon film de Cronenberg. Excellentes performances de tous les acteurs sans exception. Un mix brillant d'une histoire d'amour et du démarrage contesté et controversé de la psychanalyse. Mortensen admirable, Fassbender très bien, Keira aussi malgré un rôle vraiment difficile, Cassel calme et provocateur tout à la fois... Une vraie réussite.
Pour ceux qui s'intéressent à la psychalisme seront sans doute très interessés par la relation Freud et Jung. Les autres s'ennuyrons un peu. Reste une très belle photo... Le film est clairement une critique des méthodes de Freud...
PSY(CHOSE). Freud c'est la psychanalyse et le sexe. Malheureusement ici tout est banal, academique et bavard. Keira Knightley fait bien la fofolle mais ça sent pas le sexe!
C'est une mélodie sans vague qui se passe proche du lac de Zurich sans vague. Je ne sais pas si c'est une histoire vraie, mais il reste; des acteurs froids distants et qui possèdent la science infuse.
J'ai bien aimé l'histoire d'amitié entre jung et freud, mais j'ai détesté le jeu de Kneithey qui surjoue et manque cruellement de finesse dans sa prestation. Par contre le fait que ce soient des acteurs anglophones m'a dérangé.
David Cronenberg fait partie de ces réalisateurs qui tentent de se démarquer des film préfabriqués à la manière hollywoodienne. Mais dans A Dangerous Method, la rencontre de Jung, Spielrein et Freud est romancée à la manière d'un mauvais film d'auteur. Knightley en fait bien trop et le film est mou. Finalement, après une bonne sieste de réflexion, on en vient à se demander le but du film. Nous retransmet-il les différentes idées psychanalystes de manière à faire (re)naître un débat ? Non. S'agit-il d'un film historique ? Non. Remet-il en doute nos croyances établies quant à la question du hasard ou du destin ? Certainement pas. Une bonne fessée, c'est tout ce que mérite David Cronenberg pour ce film long et ennuyant. A voir si vous avez un devoir de psycho à rendre, et encore...