Keira Knightley cherchait à décrocher l'oscar non? Elle surjoue ça en est dérangeant! Ce rôle n'était pas fait pour elle, bref, passons. Le scénario sur les prémices de la psychanalyse avait l'air plutôt sympathique sur le papier, mais alors sur l'écran... Une catastrophe. Tout l'attrait qu'il en ressortait a disparu pour laisser place à des dialogues et une mise en scène insipide et médiocre. Le déroulement du film est bancal. Ce que l'on attendait, la fameuse "dangeureuse méthode" n'arrive que vers la fin et n'est pas du tout aboutie. Pour conclure ce film ressemble à une séance chez le psy qui mériterait d'être remboursée!
Moi je m'attendais à un film sur Sigmund Freud par David Cronenberg. Au lieu de ça j'ai plutôt vu un film sur la pseudo-romance C.G Jung et sa patiente russe juive. Bon pas grave, je me suis trompé. Il me reste encore le film de John Huston pour ça ! Alors oui, les acteurs sont tous très bon, j'ai trouvé que Keira Knightley se débrouillait pas mal dans le film, Fassbender n'est par contre pas vraiment mémorable, même si c'est un acteur qui a une certaine présence, un certain charme. Le plus bluffant reste Viggo Mortensen dans le rôle de Freud, son accent, sa posture, son charisme, il est presque représentatif du véritable Freud, simplement avec des aspects très cinématographique, très maquillé mais peu vieux dans le visage. Je pense qu'on aurait pu exploité un peu plus certaines sources du film, Cronenberg a certes voulu faire un film parfaitement neutre sur les théories de la psychanalyse, l'obsession sur la sexualité etc, mais je ne suis pas sûr que cela aurait été une bonne idée au final, je pense qu'il aurait du justement s'appuyer là-dessus, mettre plus de théories et poser plus de questions au spectateur, juste histoire de mettre un peu plus d'enjeux intéressant dans son film. Là c'est assez vague, peu précis, je n'en sais pas plus sur Jung que je n'en savais déjà, pareil pour Freud.
Un film sur la psychanalyse retranscrit bien péniblement par le réalisateur à l'écran. Un film plat, mauvais, raté, sans charisme tant au niveau de la réalisation que de l'intrique bâclée. Seul K.Knightley s'en sort bien mais ne pourra rien à ce naufrage cinématographique!!
L’histoire de la psychanalyse avec la relation entre Carl Young, Sigmund Freud et une de leur patiente. Le film bénéficie de l’excellent travail de synthèse sur le sujet du réalisateur David Cronenberg, et malgré quelques dialogues pointus reste dans l’ensemble assez abordable. Avec beaucoup de rigueur, il dresse le portrait d’hommes névrosés, porté par une formidable distribution, Viggo Mortensen, Keira Knightley et surtout Michael Fassbender. L’ensemble parfois bavard accuse quelques longueurs mais n’en reste pas moins intéressant à regarder.
Un voyage au coeur de la psychanalyse passionnant et enrichissant. Une Keira Knightley vraiment convaincante et des Freud et Jung qui s'opposent au travers d'écoles de pensées différentes et qui finalement qui se recoupent nous laissent un goût de vraie découverte. Cronenberg sort comme d'habitude des sentiers battus et nous offre une très belle et passionnante approche.
L'un des films les plus aboutis de Cronenberg, plus proche du classicisme de "A History of violence" que des délires de "Vidéodrome". L'étrangeté nait ici du quotidien et des tourments de l'inconscient, dans un récit passionnant qui est l'un des meilleurs sur le matériau psychanalytique. Le trio d'acteurs est impressionnant.
David Cronenberg qu'on a connu mieux inspiré, voire génial (A History Of Violence), nous déçoit ici par son manque d'originalité et la faiblesse de son apport dans la transcription cinématographique de la pièce de Christopher Hampton créée à Paris sous le titre "Paroles et Guérison". Il a remplacé la sublime Barbara Schulz par la magnifique et superbe Keira Knightley. La reconstitution du Vienne ou de la Suisse du début du siècle est faite a minima, quelques costumes, des gros plans, pas de foule, beaucoup d'intérieurs.. DC ne s'attarde pas davantage sur la naissance de la psychanalyse, les caractères de ses personnages ou les émotions des principaux protagonistes. On devine que ce qui a intéressé le réalisateur, c'est la lutte de Jung entre la raison et les sentiments, entre l'orgueil et les préjugés...Bof! Keira Knightley, en folle, est peu convaincante et Cronenberg arrive au prodige de ne pas la rendre sexy, même au cours d'une séance de Tshirt mouillé ou de fessée sado-maso! Le génial Viggo Mortensen (Freud) est confiné ici, à un rôle minuscule de faire-valoir pas à la hauteur de ses qualités. Les longs dialogues bavards finissent par nous endormir. Ah que ce film parait long et d'un mortel ennui!
Assez lent dans son ensemble, ce film est quand même intéressant et surtout vraiment très bien joué en particulier de la part de Keira Knightley qui est vraiment surprenante dans ce rôle ! Après il faut aimer, l’histoire en elle-même est assez spéciale même si elle présente de très célèbres personnages.
Une analyse bien pesante. Sur le papier pourtant, le projet avait l’air très attractif ! Cronenberg s’attaquant à la psychanalyse sur fond de triangle narratif entre une patiente, Jung et Freud, autant dire que tout cela s’annonçait pour le moins alléchant en effet ! J’ai bien dit sur le papier. Car je ne sais pas si cette méthode est dangereuse mais en tous cas elle est bien longuette ! Posant un postulat de base intéressant, le film se transforme vite en longue agonie d’un classicisme rare. En réalité la seule et véritable question qui s’impose est : Pourrait-on m’expliquer ce qu’il y a de Cronenberg là-dedans ? Alors que le sujet semblait lui aller comme un gant, le réalisateur ne nous pond à l’arrivée qu’une chronique polie, formatée à l’hollywoodienne et usée jusqu’à la corde où jamais on ne décèle la patte de l’auteur de "La Mouche". Les acteurs sont quant à eux impeccables certes (en particulier Viggo Mortensen dans la peau de Sigmund) mais peinent à hausser le niveau de ce long-métrage où absolument rien ne domine mis à part le blabla. Un joli raté dans la filmographie du cinéaste canadien.
Jamais un film de David Cronenberg n’aura autant été fidèle par son fond et différent (nouveau ?) dans sa forme. Le metteur en scène du viscéral introspectif tend vers son autre thème et cette fois de manière unique, la psyché de l’homme. C’est donc par les chemins croisés de Jung, Freud et Sabrina Spielrein que Cronenberg tend à nous compter les « conversations » opposés (mais constructives pour le spectateur) entre Jung et Freud. Autant admettre que la griffe si délicieuse et propre au réalisateur est quasi absente, voir totalement différente. Le réalisateur choisit une réalisation classique, épurée, maîtrisée cependant, afin de laisser un espace plus ouvert à ses comédiens et aux personnages qu’ils incarnent. L’erreur est sans doute sur ce point, cet espace ouvert n’est jamais vraiment comblé par une intrigue assez forte, des enjeux psychologiques profonds ou bien une réflexion sur la naissance de la psychanalyse. Il reste donc, un univers limité, comblé par le jeu posé et délicieux de Mortensen et Fassbender, où au milieu se bat, ça et là, Keira Knightley à la limite du « surplus » lors de certaines scènes où la folie devrait être contenue plus qu’explosive et physique. A dangerous method se veut alors le film permettant de réviser les thèses vulgarisées de deux grands psychanalystes de notre époque, hélas c’est en surface que l’ensemble est traité et laisse quelque peu dubitatif sur ce plan. On ne peut outre rebondir sur le côté romanesque du film puisque même sur ce thème le réalisateur n’a pas su vraiment quelle direction prendre. Le film donne donc à voir de nombreux dialogues bien écrits avec comme travail pour le spectateur, combler l’errance narrative principale et émotionnelle que Cronenberg oublie trop souvent tout au long du métrage. On l’a connu beaucoup plus inspiré. http://requiemovies.over-blog.com/