A Dangerous Method
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Maqroll
Maqroll

204 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2012
Tout d’abord une évidence, celle que Cronenberg est vraiment un cinéaste à part, capable de traiter d’une manière qui n’appartient qu’à lui un sujet aussi sensible que celui de la psychanalyse… Il s’y prend justement d’une manière si originale qu’il l’aborde par un versant délicat s’il en est, celui de la scission jungienne et de la création de la « psycho-analyse » à partir de 1912, date de la séparation du psychiatre suisse et de Freud, qui était jusque là son mentor. Les rapports des deux personnages sont ici, comme souvent dans l’œuvre de Cronenberg (cf. notamment Faux semblants), « arbitrés » par une femme, en l’occurrence Sabrina Spielrein, qui fut la patiente historique et aussi la maîtresse de Jung, qu’il aida à devenir elle-même psychanalyste. C’est à travers ce jeu d’ombres et de lumières - finement étudié à l’éclairage de ce don qu’a Cronenberg pour percer l’âme humaine et la mettre à nu - que nous suivons les rapports passionnés des uns et des autres. On trouvera dans cette œuvre exemplaire une remise en cause de la monogamie aussi bien qu’un questionnement pertinent sur la théorie du primat sexuel affirmée par Freud. On y trouvera également une allusion subtile à la montée du nazisme avec les rapports sado-maso de l’aryen Jung et de la juive Sabina, finalement exécutée par les Nazis en 1941. On y trouvera encore l’exposition de la différence fondamentale entre Freud, humaniste rigoureux qui repousse les tentations du chamanisme et Jung, psychotique avéré pour qui tout fait sens et dont l’histoire personnelle va se confondre jusqu’à la folie avec celle du monde. On y trouvera enfin le récit de « l’histoire d’amour » équivoque entre Freud et Jung, subtilement rendue, sans effet de manche ni clin d’œil à quoi que ce soit, jusque dans la scène filmée d’une façon étonnante du célèbre évanouissement du père de la psychanalyse au contact de la pulsion de mort ressentie de par la « trahison » de celui qu’il a avait choisi comme continuateur. Au niveau de la technique, au-delà du scénario à la perfection formelle déjà évoqué, saluons la mise en scène de Cronenberg, à la fois toute en sobriété et aux images si puissamment contrastées qu’on a plus d’une fois l’impression d’être devant un film en 3D. Saluons encore et toujours sa direction d’acteurs prodigieuse qui nous fait penser tout naturellement que Freud ne peut pas avoir d’autre interprète que Viggo Mortensen de la même manière que Jung ne saurait avoir un autre visage, une autre allure et un autre ton que ceux de Michael Fassbender. Quant à Keira Knightley, elle est une Sabrina Spielrein hallucinante de vérité, se servant de toutes les ressources de son corps pour exprimer les tourments de l’hystérique en proie avec la culpabilité de son désir. Jamais la psychanalyse n’avait été mieux étudiée au cinéma, dans un de ses replis les plus fondamentaux et les plus passionnants.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2011
Il est des films très intimidants pour le public. "A dangerous méthod" mettant en scène les expérimentations et les échanges de Freud et Jung autour de la psychanalyse est de ceux là.
L'histoire se concentre néanmoins sur le personnage de Sabina Spielrein (Keira Knightley), jeune femme très torturée que Jung (Michaël Fassbender) va guérir et en faire une de ces égales en même temps que sa maîtresse voire le grand amour de sa vie. Freud (Viggo Mortensen) observera, jugera cette relation trouble car sado-masochiste, à l'aune de ses théories nouvelles et encore fragiles. Autour de ce thème qui rejoint pas mal de ses films précédents, David Cronenberg, déroule une mise en scène ultra classique, corsetée comme ses personnages et faussement lumineuse comme ces lacs suisses aux eaux sombres sur lesquels vogue Jung.
Pourtant le sexe rôde tout le temps, à chaque scène, dans tous les discours. Mais dans cette Europe du début du vingtième siècle, où les femmes, toutes habillées de blancs pour mieux souligner ou imposer leur pureté, où les hommes, coincés par une société aussi raide que leurs faux cols amidonnés, libérer la parole autour de la sexualité reste un tabou.
Le film nous fait assister à ce bouillonnement intellectuel des débuts de la psychanalyse et aux difficultés que rencontre le docteur Jung, tiraillé entre raison et liberté, satisfaction du corps et de l'esprit.
David Cronenberg, un rien machiavélique, utilise à contre emploi Michaël Fassbender, comédien formidable mais aussi, après le fameux "Shame", sex toy ambulant. Il est parfaitement convaincant en médecin tiraillé par ses pulsions, ne dégrafant aucun bouton de ses pantalons impeccables.
Keira Knightley illumine l'écran de sa beauté mais aussi de son talent (quoiqu'en disent les critiques d'outre-manche) même si au début, les crises d'hystérie de son personnage sont un peu surjouées.
Viggo Mortensen, Freud encore fringant, tout en retenu, apparaît uniquement dans les moments les moins palpitants du film, longues scènes d'échanges autour des théories psychanalytiques et malgré la présence tout à fait freudienne d'un gros cigare perpétuellement dans sa bouche, ces moments alourdissent le déroulé du film.
Si vous êtes férus de psychanalyse, si vous êtes fans absolus des acteurs de ce film ou si vous êtes curieux,
La fin ici : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/12/dangerous-method-de-david-cronenberg.html
DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2012
Les débuts de la psychanalyse à une époque où la science et le concret triomphent sur les problématiques plus abstraites. Cronenberg choisit particulièrement le moment où les idées de Freud sont mises à mal par l'esprit moderniste dont se réclame son disciple. Un conflit annonciateur de la dichotomie du siècle qui ne fait que commencer: l'objectivité, la manipulation, l'orgueil, les perversions sous-jacentes. Une passionnante réflexion sur une discipline banalisée, vulgarisée et souvent détournée. Une façon de remettre les pendules à l'heure sur les névroses et la façon de les aborder. Ce qui anime les deux personnages masculins, c'est d'un côté l'étude clinique et curative; de l'autre s'y ajoutent les notions d'orgueil et de pouvoir. Un petit bémol toutefois: Keira Knightley joue très bien les hystériques. Peut-être même un peu trop...
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2011
La facture classique du film déroutera sans doute les habitués du cinéaste canadien. Hormis la scène d’ouverture, il plane sur l’ensemble un sentiment d’apaisement et de calme, renforcé par l’environnement agréable dans lequel officie Jung. Les effets spectaculaires sont davantage à chercher du côté du scénario et des dialogues, qui constituent de facto la prouesse et l’intérêt majeur du film, dont la dimension historique et prophétique n’est certainement pas à négliger. Les échanges fournis et à haute teneur intellectuelle entre les deux sommités préfigurent à la fois le devenir de la psychiatrie et de la psychanalyse et les soubresauts en gestation de l’Histoire. Réunis par leur discipline, les deux hommes sont pourtant différents par leur niveau de vie, leur confession et leur point de vue sur l’exercice du métier, des divergences qui amèneront à une brouille durable entre eux.
Souvent filmée en huis-clos dans le bureau surchargé et enfumé de Freud, tandis que Jung s’empiffre avec application, la représentation des joutes dialectiques et interminables emprunte aussi aux codes du théâtre. En fait, A Dangerous Method s’écoute plus qu’il ne se regarde, et nécessite du coup l’attention particulière du spectateur, sinon une connaissance même rudimentaire du sujet traité, d’autant plus que le film se singularise par la densité – pour une fois, un format plus long n’aurait pas été contre-indiqué – et par l’ellipse. Ainsi le voyage en Amérique qu’accomplissent ensemble Jung et Freud se résume à l’embarquement et à l’arrivée à New York, sans que le motif du projet et son éventuel aboutissement soient évoqués. La scène ne semblant exister que pour attester de l’écart social entre les médecins.
Le film est donc singulier, atypique dans l’œuvre de l’auteur de Faux-semblants. Paradoxalement, il est aussi moins aimable et directement efficace que le dernier opus, le sanglant Les Promesses de l’ombre. Redisons-le : le plaisir est d’abord ici d’essence intellectuelle, niché dans les discussions érudites et visionnaires des deux hommes dont l’un encore jeune (Jung) finit par souffrir des mêmes tourments amoureux et existentiels que ceux de ses patients.
cocolapinfr
cocolapinfr

86 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2015
Décidément, Cronemberg est imprévisible, dangerous method est un film où la violence est morale. Ne vous attendez pas à une avalanche d'action, ici tout est question d'analyse d'esprit. Un voyage dans les débuts de la psychanalyse aux côtés de personnages perturbés.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2024
Le film est l’adaptation de la pièce éponyme de Christopher HAMPTON (qui a écrit le scénario), adapté elle-même du livre éponyme « A most dangerous method » (1993) de John KERR (1950-2016). Il s’agit d’un film atypique dans la filmographie du réalisateur, où il n’est pas question de fantastique et de corps mutilés puisqu’il traite, de façon académique (entre 1904 et 1913, à Zurich, Vienne et New York), de la relation entre 2 psychiatres, le Suisse Carl Gustav Jung (1875-1961) et l’Autrichien Sigmund Freud (1856-1939), de 19 ans son ainé et fondateur de la psychanalyse, à partir de 1906 et jusqu’à leur rupture en 1914, Jung trouvant que Freud accorde trop d’importance à la sexualité. C’est aussi une histoire d’amour entre Jung, tiraillé entre le respect de la déontologie, sa femme Emma (qui lui donné 5 enfants) et sa patiente russe, Sabina Spielrein (1885-1942) qui devient sa maitresse et aussi patiente de Freud en 1912 et plus tard psychanalyste elle-même. Le film repose surtout sur la brillante interprétation des acteurs, d’abord celle de la Britannique Keira KNIGHTLEY (26 ans) qui a dû incarner l’humiliation, l’hystérie et le masochisme de Sabina Spielrein, du Germano-Irlandais Michael FASSBENDER (34 ans), Carl Gustav Jung et le Danois Viggo MORTENSEN (53 ans), Sigmund Freud. Sans oublier la brève apparition de Vincent CASSEL (45 ans) dans le rôle du médecin psychiatre et anarchiste Otto Gross (1877-1920).
SpiderBaby
SpiderBaby

52 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2013
J'enquille les Cronenberg par packs ces temps-ci et décidément je préférais les anciens, viscéraux et personnels, plus longs en bouche. Depuis le virage amorcé avec A history of Violence, il a certes gagné en maîtrise technique, mais ça me gêne un peu qu'un iconoclaste comme lui devienne un classique, pour pas dire un académique. Je préférais la chenille au papillon. Parlons un peu de Dangerous Method : la prestation de Keira K. m'a enquiquiné, la folie n'a pas besoin d'être surjouée, elle a plus d'impact quand elle est sobre, quand elle n'est pas si loin de la frontière de la lucidité. En revanche, j'ai aprécié les joutes verbales plutôt acérées entre les personnages et le traitement de la pensée de Freud : ni trop vulgarisée, ni trop scientifique.
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2012
Coluche disait : « Si j’ai bien tout compris, parce que j’ai tout lu Freud, que l’homme aurait deux problèmes : que l’un serait le cul, que l’autre serait le fric. » Un peu le sujet du film, ma foi…
Dans « A dangerous method », David Cronenberg, abandonne un instant son étude de la place de la violence physique dans la société (« A history of violence » et « Les promesse de l’ombre ») pour s’intéresser à la conversation entre deux grands penseurs de la psychanalyse, Sigmund Freud et Carl Jung : leur amitié progressivement entachée de légers désaccords qui finiront en brouille définitive.
Au delà d’une simple discussion sur la psychanalyse, l’histoire tend plutôt à explorer la façon dont se créent les doctrines et les controverses d’une discipline qui cherche à comprendre et soigner l’esprit humain.
Cronenberg nous montre que les méthodes de ces thérapeutes, et leurs convictions, procèdent à la fois de l’intuition scientifique et de l’expérience personnelle.
Dans le cas de Freud, on voit comment sa propre frustration sexuelle a pu influencer son interprétation systématiquement sexuelle des pathologies psychiques. On se demande également si sa jalousie à l’égard de Jung, beaucoup plus riche que lui, n’a pas eu une influence sur leur brouille.
« A dangerous method » raconte enfin la rencontre entre Jung et l’une de ses patientes, Sabrina Spielrein, dans une réécriture du mythe de Pygmalion à la sauce gentiment sado-maso.
Très bien interprété (par Michael Fassbender, Viggo Mortensen et Keira Knightley), le film offre une belle reconstitution du début du XXème siècle. Et si la mise en scène reste assez conventionnelle, c’est pour mieux laisser s’épanouir des dialogues érudits dont on retire un vrai plaisir intellectuel.
Et quoi de mieux qu’un film sur la psychanalyse qui fait confiance à la force du langage ?
ptitmayo
ptitmayo

45 abonnés 969 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2017
Sur le sujet passionnant de la psychanalyse, Cronenberg ne tient malheureusement pas la distance et ne parvient pas à sublimer le potentiel de sa thématique. Pourtant, le démarrage était plus qu'intéressant, avec un univers froid et glauque (opposé à la beauté extérieure du lieu) et des méthodes de soins particulièrement rudes. Hélas, par la suite, le réalisateur enchaîne les événements en adoptant une narration temporelle très classique et en multipliant les dialogues à huit-clos. Certes, l'ensemble est plutôt bien écrit, il y a de bons échanges entre Freud et Jung sur la nature du métier, le sexe et l'analyse des rêves, et j'ai apprécié les passages sur la violence sexuelle, mais c'est beaucoup trop long et donc ennuyeux sur la durée, Otto Gross n'est pas le personnage le plus utile, l'histoire d'amour entre patiente et docteur ne m'a pas captivé et l'aspect historique est juste survolé puisqu'il faut se contenter de quelques petites répliques de Freud pour parler de la réaction des autres docteurs aux travaux novateurs du duo. Au niveau du casting, on tient là la force principale du film, Michael Fassbender et Viggo Mortensen sortant des prestations XXL alors que Vincent Cassel est convaincant et que Keira Knightley m'a autant bluffé en malade que légèrement déçu en docteure. Au final, "A Dangerous Method" ne laisse pas un souvenir impérissable après le visionnage malgré des acteurs de grand talent, le propos général intelligent et l'univers fascinant étant noyés dans une narration simpliste et ennuyeuse et un scénario insuffisamment approfondi.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2011
Une fantastique interprétation qui se perd dans des discours philosophique et analytique autour de la psychologie humaine : je ne dois pas être assez intellect pour accrocher plus d'une demi heure... Donc quel ennui !!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 avril 2020
Film bien réalisé avec de bons acteurs, avec un assez bon respect historique (les lettres par exemple contiennent des citations exactes). Néanmoins, ce n'est pas un grand film, juste un film sympathique à la justesse notable.
eleonora
eleonora

29 abonnés 332 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 décembre 2011
Les scènes d’hystérie surjouées par Keira Knightley du début du film laissent la place rapidement à un flot de bavardages inintéressants.
La confrontation entre Sigmund Freud et Carl Jung est d’une platitude rare.
David Cronenberg rate son sujet, à aucun moment sulfureux car même les scènes de fessée sont bien sages, quel ennui….
thebat
thebat

23 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2012
Je n'ai vraiment pas accroché.
Si coté acteurs il n'y a rien à redire, surtout Keira Knightley qui est vraiment impressionnante, le reste du film n'est que blabla et lenteur.
Je n'ai ressenti aucune passion dans ce film, c'est très froid, on ne ressent absolument rien. De plus A Dangerous Method n'est pas évident à suivre, il y a trop de situations qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, qui n'apportent absolument rien au film à part nous faire perdre le fil de l’histoire.
Franchement déçu, je n'ai pas trouvé ça terrible ...
klap2fin
klap2fin

20 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2012
Un drame sentimental avec comme trame de fond les prémices de la psychanalyse et l’étude des deux personnalités phares de l’époque dans ce domaine, Freud et Jung dont l’évocation de leur affrontement intellectuel m’a laissé un peu sur ma faim car j’aurais personnellement aimé que l’auteur aille plus loin. Le reproche que l’on peut faire à ce film c’est qu’il n’est ni une véritable romance, ni une étude sérieuse des débuts de la psychanalyse. Mais cette histoire d’amour impossible et frustré reste cependant assez prenante malgré son aspect un peu trop « cérébral » par moment. A noter un très bon casting et une superbe interprétation de Keira Knightley.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2024
Film classique et tres intellectuel, 2h de dialogues sur la psychanalyse et le sexe ! Mais si on dépasse le fait que ce n'est pas un Marvel, film interessant sur les relations entre 3 personnages, réels, exceptionnels, les 2 célèbres psychanalystes Jung et Freud. D'abord relations presque paternelles, elles se détériorent lentement jusqu'à la rupture. Le 3ème personnages est la patiente et maîtresse de Jung, qu'il aime mais pas au point de quitter sa riche épouse et sa respectabilité. Ambiance parfois orinique, dialogues affûtés et une interprétation hors pair, si Keira Knigley en fait des tonnes au début (après ça s'arrange) Michael Fassbender et Viggo Mortensen sont parfaits.
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