Encensé par la critique, The Ghost Writer m’a été d’autant plus vivement conseillé, d’où un certain intérêt curieux ; néanmoins, après visionnage, une étrange sensation nous taraude, comme si la conclusion du long-métrage nous faisait l’effet d’un pétard mouillé. Pourtant, force est de reconnaitre que cette adaptation de Roman Polanski d’un roman intitulé L’Homme de l’ombre, séduit dans un premier temps ; la réalisation sobre, en total adéquation avec le sujet orienté politique/investigation, est des plus juste. Certes, ceci induit un rythme plutôt en berne, mais la gestion de ce même rythme permet une ambiance véritablement captivante, à défaut d’être transcendante. Les personnages, eux, sont intéressants, tandis que The Ghost Writer arbore un très bon casting (McGregor, Brosnan et cie) ; reste à souligner l’importance desdits personnages dans l’intrigue complexe du film, qui non sans soulever bien des interrogations allant croissante au fil de ce dernier, vont contribuer à notre déception devant le grand final. En effet, le dénouement bien que plutôt bien amené nous laisse l’impression d’une attente non récompensée ; l’ultime révélation, clef de toute l’affaire, n’a donc pas l’effet escompté, tandis que le long-métrage se conclut au travers d’une scène aussi noire que (trop) soudaine. Le titre de Roman Polanski semblait donc tout avoir du très bon divertissement, mais n’y parvient finalement pas ; l’ensemble est faussé, reste malgré tout un très bon scénario dans le genre, servi par de solides interprétations.