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fabrice d.
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3,0
Publiée le 18 juin 2024
Que dire de ce film? Ce n'est pas si facile. C'est un film engagé déjà, qui raconte l'histoire d'un pays, à travers différentes époques. Il oscille entre l'absurde d'un côté et la poésie de l'autre. C'est un peu loufoque, et aussi très rythmé, ça va de paire. De plus, la musique, qui est presque un personnage à lui tout seul dans ce film tellement elle est présente et marque les esprits renforce le dynamisme et la puissance du film. J'ai été déçu par la version française, les voix sont faibles, et les intertitres n'étaient pas traduit, comme certains dialogues eux en allemand. J'aurais préféré la version originale sous-titrée.
Du lourd. Underground est sorti en 1995 et c’est une des palmes d’or de Kusturica. En pas loin de trois heures, le film nous raconte l’histoire de la Yougoslavie depuis son occupation par les Allemands en 1941 et la montée de la résistance communiste sous l’influence d’un certain Tito jusqu’à l’éclatement du pays dans les années 1990. On suit le parcours de Marko et Blacky au fil des années. Meilleurs amis, meilleurs ennemis. Les deux faces de la même pièce en fait. Blacky, héros dans sa tête, se terre dans une cave pensant que les allemands sont toujours là tandis que Marko profite des joies d’un régime communiste autoritaire et corrompu. Blacky ignore que Marko profite de son statut de martyre pour en tirer une gloire personnelle. Plus tard, Blacky sortira et combattra des moulins à vent. Il y perdra son fils. Tandis que Marko se recycle en marchand d’armes dans une Yougoslavie qui se déchire. Les événements s’enchaînent à un rythme frénétique dans une sorte de capharnaüm visuel et sonore. Ça donne un idée de la perception qu’a Kusturica de son pays en perpétuel bouillonnement. Le film est conçu comme une somme. Un condensé par nature solide d’un XXème siècle qui a filé à toute vitesse. Pour mieux cerner les détails de l’image et du propos, il est peut-être préférable de visionner la version longue qui dure 5 heures quand même. Je ne l’ai pas vue. En tout état de cause on sort de là plein de questionnements et avec l’impression d’une course en avant les yeux bandés. Les personnages s’agitent sans parvenir à donner du sens à leur gesticulation. Troublant.
Avec "Underground", Emir Kusturica a le chic pour dédramatiser un sujet aussi grave que la guerre en usant d'un humour burlesque et absurde. La sauce prend rapidement et on ne peut que prendre du plaisir à suivre, à travers les années, ces personnages haut en couleurs. Tout au long des 2h40 que dure le film, les scènes se suivent mais ne se ressemblent pas et dévoilent une palette de sentiments variés: poésie, humour, tristesse,... Un aspect joyeusement bordélique que vient relevé la musique trés présente d'une fanfare. Je le conseille.
Palme d'or cannes 1995, " Underground" est la seconde palme du réalisateur yougoslave (d'origine Serbe) Émir Kusturica après " Papa est en voyage d'affaires".
Reconstitution granguignolesque de l'Histoire de la Yougoslavie ( le film commence la où se termine " qui chante la bas ?" de Slobodan Sijan, en 1941 lors du bombardement du zoo de Belgrade par l'aviation allemande).
Fellinien par moments ( mais sans la maestria du cinéaste Italien) , " Underground" a ses aficionados dont je ne fais pas partie, malgré plusieurs visions du film depuis sa sortie.
C'est très long ( 160 minutes) et (à mes yeux) souvent ennuyeux, le scénario est très faible, redondant et cette farce sur un sujet sérieux ( pourquoi pas ?) ne m'a pas convaincu.
Je sauve toutefois la première heure et les dernières vingt minutes, mais au final " Underground" suscite toujours mon interrogation concernant le prix qui lui a été attribué ( surtout quand on regarde la liste des films qui étaient en compétition officielle cette année là).
A mes yeux sa première palme d'or et surtout " le temps des gitans" constituent les sommets de la filmographie de Kusturica qui semble à ce jour avoir délaissé sa carrière de cinéaste de fictions.
"Underground" est une fresque originale sur la période allant de la Seconde guerre mondiale à la guerre de Bosnie, en ex-Yougoslavie. La folie qui se dégage de l'ensemble dédramatise le contexte du film, et le sujet. Les personnages sont tous plus déjantés les uns que les autres. La mise en scène, très originale, fait penser par moments à des scènes de théâtre. Le tout ponctué par une musique tsigane très omniprésente. Du coup, les presque trois heures de film passent tout seul. Emir Kusturica a frappé un grand coup avec cette œuvre subversive, renvoyant dos à dos nazisme et communisme stalinien.
Kusturica retrace un bout d'histoire de la Yougoslavie à sa sauce. Dans son style bordélique et typiquement slave. Du baroque et de l'humour particulier. La dernière partie (car le film est divisé en chapitre) est complètement ahurissante et est la meilleur.
Underground est un film éprouvant, déjà par sa très longue durée (2h50), et puis il faut bien avouer que le sujet, certes très intéressant, est assez dur. Quasiment 2h50 plonger sur le destin de l'ex Yougoslavie a différentes étapes, c'est un film presque "harassant". Mais la durée est plutôt justifiée, certes c'est très long, mais il se passe plein de choses, il y a beaucoup d'idées là dedans, ça foisonne de partout. On sent toute la conviction de Emir Kusturica derrière la caméra, il parvient bien à capter les espoirs, les désillusions des personnages, et parfois élève son récit à une critique féroce contre les systèmes totalitaires.
C'est mon deuxième film de Kusturica et j'ai été un peu moins emballé que pour Arizona Dream, même si le film est plutôt sympa à regarder. Disons que les 2h45 ont été un peu longues pour moi car j'ai trouvé que Underground souffrait de nombreuses longueurs, notamment en milieu de film. Il est séparé en trois parties : La Guerre (mondiale), La Guerre Froide, et à nouveau la Guerre (celle qui a eu lieu en Yougoslavie dans les années 90). Le film s'étale donc sur 50 ans à travers trois personnages : Blacky, Marko et Ivan. Dès le début on est plongés dans une ambiance bien à part grâce à la musique typiquement serbe. On suit dès le début nos personnages, évoluant dans Belgrade au milieu de bombes comme s'ils s'en moquaient, suivis par une fanfare qui jouent sans relâche. Le début du film est déjà sujet aux émotions, avec le bombardement du zoo et le début d'une amitié entre Ivan et un singe. Ivan est clairement le personnage qui m'a le plus passionné, le plus humain et le plus sensible, comparé à son frère Marko, sombre manipulateur insupportable. Blacky, lui, est entre deux eaux pour moi, pas toujours intéressant mais plutôt amusant. Les acteurs sont tous excellents dans leurs interprétations, amenant souvent au rire dans la première partie du film. J'ai eu plusieurs éclats de rire pendant le visionnage, très souvent inattendus. Cependant, le film est également très sombre et toutes les scènes dans la cave sont assez tristes à voir. Les quelques défauts du film résident pour moi dans trop de longueurs au milieu du film. Non seulement certaines scènes sont moins passionnantes que d'autres, mais en plus j'ai trouvé que Kusturica n'avait pas passé assez de temps à expliquer et le pourquoi et le comment de cette décision de Marko d'enfermer les gens dans la cave. Qui plus est, la musique qui était très agréable et sympathique au début du film devient petit à petit très lourdingue à entendre. A part ça, toute la dernière partie du film est une merveille (la dernière heure). L'évasion de Blacky et son fils Jovan de la cave est géniale. On en revient un peu à l'allégorie de la caverne de Platon, puisque Jovan n'a jamais vu le monde extérieur et ça donne lieu à de nombreuses scènes très drôles (il confond la lune avec le soleil, prend un cerf pour un cheval avant d'ajouter "c'est comme ça que tu me dessinais les chevaux", à mourir de rire). Bref, cette partie n'est cependant pas dénuée de noirceur, et parfois on rit jaune. Tout ceci pour préparer la 3e partie du film que j'ai, là, adoré de bout en bout car on tombe dans un drame très profond centré notamment sur Ivan, qui cherche son singe et retrouvera son frère Marko pour donner une scène magnifique. Bref, ce film est une fresque sublime sur l'ex-Yougoslavie même si je n'ai pas su en apprécier toute la saveur. J'aurais préféré, par exemple, que le retour de Blacky dans le monde réel dure plus longtemps, car j'ai trouvé cette partie délicieuse. Il n'empêche que le film est intéressant et que Kusturica (même si, pour moi, il n'égale pas ici Arizona Dream) nous a livré une belle oeuvre à voir. Le final est renversant.
En 1995, Emir Kusturica cinéaste serbo-bosniaque d’origine musulmane reçoit une deuxième palme d’or (1) pour son film fleuve Underground qui raconte avec émotion et fantaisie les 50 dernières années de l’histoire (2) de son pays la Yougoslavie mais comme le film ne s’étend pas sur l’actualité de l’époque c’ad la purification ethnique en Bosnie faite par la milice serbes sur la population bosniaque, le film fait sujet de vives polémiques et le réalisateur est taxé de pro – serbe. Pour la petite histoire, les critiques ont d’abord été lancée par le philosophe Alain Finkielkraut qui a accusé le film dans le journal Le monde d’être un abject outil de propagande... alors qu'il n'avait pas encore vu le film. Mais Finkielkraut a reconnu des années plus tard qu’il a été injuste !! Mon avis : Aussi le fait que Kusturica n’a peut être pas assez mis en évidence dans son film la complexité géopolitique et ethnique de la Yougoslavie fait que son œuvre qui est cinématographiquement réussi par sa richesse visuelle et son originalité a été appréciée des cinéphiles mais très critiquée par de nombreux intellectuels alors qu’ Underground est une parabole sur la puissance, la trahison et toute forme de manipulation qui sont belle et bien à l’origine responsable de très nombreuses victimes dans ce pays. Mais bon vu la complexité afférente au sujet et en même temps l’ampleur des persécutions qui ont sévit dans cette région, il était très difficile d’être vraiment neutre par rapports à au moins à une des peuples qui constituent la Yougoslavie que ce soit pour le réalisateur ou ceux qui le critiquent.
(1) Le réalisateur a reçu en 1985, la Palme d'Or à Cannes pour "Papa est en voyage d'affaires". En 1989, Prix de la mise en scène à Cannes pour "Le Temps des gitans". En 1993, Ours d'Or à Berlin pour "Arizona dream".
(2) Si on s’intéresse à l’histoire de la Yougoslavie, on peut s’apercevoir que son histoire est assez complexe car cet ex état d’Europe du sud regroupe plusieurs e
Underground n'est pas aussi bon que Arizona Dream ou chat noir chat blanc de Kusturica mais une nouvelle fois son film est un régal, on retrouve son style avec les fanfares omniprésentes et un bestiaire impressionnant, l'histoire est passionante quoi que un poil trop long mais une nouvelle fois kusturica arrive à nous faire beaucoup rire tout en gardant une grande force dramatique dans le film.
Un pur chef d'oeuvre. A travers ce film léger et complètement loufoque, Emir Kusturica arrive à traiter d'un sujet très grave et qui lui prend aux tripes. Vraiment magistral.
c’est la grande Histoire vue à travers le prisme de l’imaginaire. Une épopée baroque, bouffonne et musicale sur l’une des plus grandes tragédies du siècle dernier. Une vision complètement barrée, grotesque, qui dérive dans un carnaval de situations plus étonnantes les unes que les autres.
Partagée entre le force et la beauté de l'image, qui m'a particulièrement étonnée, et unesorte de réserve quant au scénario, qui s'il est bien constuit pendant toute la première partie, quand la guerre est reellement présente, est moins convaincant dans la seconde partie. Cependant connaissant mal Kusturica, j'emet l'hypothèse que c'est voulu, mais je ne sais pas. J'ai tout adoré, sauf franchement la fin. Mais le film malgré ces 2h et quelques est pasé très vite, sans ennui. Sinon c'est déluré, original, j'ai aimé.
Un film extraordinaire alliant à merveille humour et tragédie. Cruel, dur et loufoque voilà comment je qualifierais "Underground" qui est un pur chef-d'oeuvre. Le scénario surprend le spectateur à chaque scène quasiment, ce qui est vraiment remarquable. Incontournable!