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    Underground
    note moyenne
    4,0
    2015 notes dont 171 critiques
    répartition des 171 critiques par note
    82 critiques
    44 critiques
    11 critiques
    16 critiques
    10 critiques
    8 critiques
    Votre avis sur Underground ?

    171 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 9 avril 2013
    Décidément, j'enchaîne avec des excellents films ces derniers temps. Après "Le Nouveau Monde" de monsieur Malick, voilà que "Underground" d'Emir Kusturica vient flirter avec la lentille de mon lecteur dvd. Aucune comparaison à faire toutefois entre le Malick et le Kusturica. Et intéressons nous plutôt au sujet du Kusturica. "Underground", "Underground, "Underground"! Longtemps j'ai entendu dire qu'il s'agissait du chef d'oeuvre du réalisateur, du film le plus abouti de son auteur. Il me fallait le voir absolument, et pourtant, de longues semaines ont passés entre l'achat du dvd et ma première vision. Comme dirait le dicton, mieux vaut tard que jamais. Sorti en 1995 et ayant obtenu la Palme d'Or au Festival de Cannes, le film avait subi de nombreuses critiques taxant Kusturica de réalisateur propagandiste, favorable au régime de Slobodan Milosevic, donnant lieu à une polémique où Kusturica fut attaqué par le journaliste Alain Finkielkraut et ce cher réalisateur-philosophe-écrivain de "génie", Bernard Henri-Lévi. Enfin bref, mettons ces deux derniers de côté et parlons plutôt du film en lui-même. Je n'irai pas par quatre chemins pour dire ce que je pense de "Underground". C'est un chef d'oeuvre en tout point. Certainement le meilleur film de Kusturica et le plus abouti. Les trois heures de métrage peuvent faire peur mais, dès les premières minutes, on est happés part la réalisation de Kusturica ainsi que par l'histoire qui nous est conté. Suivant la ligne chronologique des guerres qui ont frappé l'ex Yougoslavie (2nd guerre mondiale, guerre froide et guerre de Bosnie), l'on suit le destin d'un trio burlesque dans lequel le leader, Marko, enferme un petit monde dans une cave gigantesque, en leur faisant croire que les forces nazies opèrent toujours en surface, pour leur soutirer leur travail et ainsi gagner un maximum d'argent. Séparé en trois parties, on assiste au destin tragique de ce petit monde, au fur et à mesure que la Yougoslavie est confrontée aux crises. On pourrait croire que le long-métrage possède des longueurs mais que nenni! C'est du tout bon, aussi bien du côté de la mise en scène que des acteurs qui maîtrisent à la perfection leurs rôles. Un véritable travail minutieux est effectué ici, chaque plan révélant son lot de détails, ainsi que dans le scénario, poétique, cruel, drôle. Comme la vie en toute somme. "Underground" fait parti de ces films rares qui parviennent à passionner de fond en comble, tout en étant ultra maîtrisé dans sa réalisation. Je le répète encore une fois, mais le long-métrage le mérite: "Underground" est un chef d'oeuvre!
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 12 août 2012
    L'histoire de la Yougoslavie à travers le mythe de la Caverne de Platon en adoptant un ton volontiers bouffon !!! Très bonne idée, dommage que le style d'Emir Kusturica soit trop brouillon pour que l'on puisse vraiment saisir toutes les subtilités de l'ensemble et qu'un moment vers la fin on vire un peu trop brusquement dans un ton tragique alors qu'on aurait pu maintenir tout aussi bien le même registre. Mais malgré cela et la durée de 2h45, le temps passe assez bien en grande partie grâce à la bonne tranche de rigolade que peuvent engendrer certaines scènes, à certains instants de poésie et puis surtout à une galerie de personnages vraiment très imparfaits mais aussi vraiment attachants à leur manière. L'interprétation est en outre excellente en particulier les acteurs jouant ceux qui composent le triangle amoureux. Une fable humaniste pas totalement réussie mais avec une bonne dose d'humour salvateur où la satire n'est jamais très loin.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    2,5
    Publiée le 16 juillet 2017
    Raconter cinquante ans de l'Histoire de la Yougoslavie à partir de la Seconde guerre mondiale en construisant le film sur deux registres, l'un burlesque, l'autre dramatique, c'est le projet démesurément ambitieux d'Emir Kusturica, trop pour le cinéaste qui décoche quelques moments de bravoure mais qui peine à faire décoller son "Underground". Après vingt premières minutes atrocement hystériques – sauf si vous adorez la trompette – le film fait exister une poignée de personnages farcesques avec entre autres Marko et Petar Popara que l'on croit longtemps amis avant de se rendre compte que le premier manipule le second et un bon nombre de résistants enfermés dans une cave. Mais il semble bien difficile de relier ces histoires d'amitiés et de trahisons au contexte réel évoqué par Kusturica, qui semble surtout s'amuser à injecter de la fiction dans le réel, telle l'insertion de personnages fictifs dans les images d'archives présentent à chaque chapitre. Finalement, le film pose moins problème en tant qu'expérience singulière et harassante que dans le regard du cinéaste par rapport à ce qu'il filme, dont la distance est impossible à déterminer après une seule vision de l'ensemble. Reste que du point de vue de l'écriture, le film se répète et ne comporte sur sa durée de 2 h 40 que deux grandes scènes : celle de l'enlèvement au théâtre et du massacre de l'équipe de tournage orchestré par Petar et son fils une fois échappés de la cave. Même s'il reste toujours intriguant, le film fatigue par ses danses, ses cris et son assourdissante musique qui constituent une bizarrerie assez forcée. Une Palme originale quoique très inégale.
    jfharo
    jfharo

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    0,5
    Publiée le 3 octobre 2009
    Redoutable , malgré de belles envolées . Encore une Palme d'or injustifiée .
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 25 mai 2014
    Palme d’or au festival de Cannes 1995, « Underground » de Emir Kustrurica (adaptation de la pièce de Dušan Kovačević) nous plonge en Yougoslavie du début des années 1940 jusqu'à la fin de la guerre froide. Kusturika évoque avec humour et sur un ton satirique cette période de l'histoire de l'ex-Yougoslavie à travers une passionnante et attachante galerie de personnages où on ne trouve ni bon ni mauvais mais avant tout des humains, des profiteurs ou des faussaires. L'histoire est riche et bien écrite, Kusturica nous entraine dans son univers baroque et truffés d'idées savoureuses tels que ses réfugiés qui resteront dans une cave après la guerre où l'un des protagonistes leur fait croire qu'elle n'est pas encore terminé et plusieurs scènes deviennent mémorables à l'image de celle qui suivre leur sortie de la cave. Il arrive à alterner les passages humoristiques et ceux un peu plus grave et nous captive durant les 2h45 de films. "Underground" est aussi rythmé par une musique entrainante et à chaque fois très bien utilisé, rajoutant de la folie au récit. Les interprétations sont excellentes et en particulier Lazar Ristovski et Miki Manojlovic. Malgré ses controverses à l'époque (notamment par Alain Finkielkraut et Bernard Henri-Lévy qui ont en plus reconnus jugé le film sans l'avoir vu), Kusturica nous livre un très bon film, baroque, poétique, captivant et comique.
    Mohamed Frimehdi
    Mohamed Frimehdi

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    5,0
    Publiée le 10 mai 2013
    bouleversant, captivant, underground est une vraie leçon de cinéma ,quelle imagination! c'est du génie.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 16 octobre 2012
    Je ne suis pas contre le fait que l'on tourne un drame en une comédie complétement déjantée mais il faut des limites... Certes, les personnages sont drôles et les acteurs excellents, les idées bien trouvées.. Mais le film comprend beaucoup trop de longueurs pour être pleinement concentré du début à la fin ( 2h45 : beaucoup trop ! ) Film surestimé selon moi, Palme d'or imméritée. Enrichissant au niveau culturel, je suis d'accord mais beaucoup trop spécial et " étrange " selon moi. Kusturica affirme son style, c'est vrai, mais ça marche pas de mon côté. Ce mixe surréalisme-baroque me dérange, bien que certaines certaines soient vraiment hillarantes..
    Outburst
    Outburst

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    0,5
    Publiée le 7 janvier 2012
    Kusturica et moi on est pas copains, et c'est donc avec un dégoût profond que je me suis trouvé forcé de regarder ce film. Encore une fois le monsieur est fidèle à lui-même, histoire loufoque et burlesque mais qui n'est jamais drôle car répétitive et lourdingue. Des longueurs, des longueurs, et encore des longueurs. C'est juste interminable, et la musique est tellement désagréable et bruyante qu'on ne peut même espérer se faire une petite sieste. Bref 2h45 d'horreur.
    caro18
    caro18

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 2 213 critiques

    0,5
    Publiée le 4 novembre 2011
    Une palme d'or pour cette grotesque mascarade ? Ridicule...
    SpiderBaby
    SpiderBaby

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 619 critiques

    5,0
    Publiée le 4 mai 2009
    Drôle, grave, mélant le documentaire historique, la fable, la comédie burlesque, et les ingrédients habituels de Kusturica, Underground est un chef d'oeuvre. Le cinéaste slave ne touche pas terre pendant prêt de 3 heures, et nous avec.
    thierrydoree
    thierrydoree

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    1,0
    Publiée le 14 mai 2008
    Outre que je ne suis pas un fan de Kusturica, je trouve ce film démago. Un peu outrancier et raccoleur, il est du bois dont on fait des Palmes d'or; et oui elles sont en bois maintenant.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    2,5
    Publiée le 12 septembre 2009
    La seconde Palme d'Or attribuée à Emir Kusturica ne m'a pas tant emballé que ça (enfin, tout est relatif), la faute notamment à une dernière demie-heure complètement inutile. Pourtant, malgré ses nombreux et visibles défauts, j'ai envie de dire que ce film vaut plus que le simple détour. Rares sont les réalisateurs possédant une marque personnelle, ayant apporté leur (minuscule) pierre à l'édifice en imposant un ton original à défaut d'être révolutionnaire (les oeuvres qui ont chamboulé le paysage cinématographique se comptent sur les doigts d'une main). Cette remarque s'applique encore plus aux productions contemporaines, plus moribondes et conformistes que jamais. Aujourd'hui existent différents styles pour différents publics, chose que l'on pourra retrouver dans la musique et qui contribue à formater un peu plus les gens. Pour les adeptes de la pop, ce sera ça. Pour ceux qui aiment le décalé, ça. Le trash, c'est ça et pas autrement. L'industrialisation a gagné tous les terrains, si bien que depuis les années 80, les auteurs les plus talentueux sont en général ceux s'étant distingués dans le contexte du genre auquel on prête moins d'attention puisqu'il a été recyclé des dizaines de fois. Et pourtant... Le cinéma d'auteur est plus carré que jamais. Aussi, lorsque je vois surgir un hurluberlu plein d'humour et raffolant de n'importe quoi, détestant la contemplation et les temps morts, adepte d'un cinéma certes grand public mais vivant, qu'il rythme avec un brio indéniable ses créations et propose quelque chose de correct esthétiquement (variation importante de plans, montage soutenu dans le bon sens du terme, photo reconnaissable, musique indétrônable...), je me prends au jeu. Après, peu m'importe son côté mélo limite cucu, sa surabondance de grands sentiments, son manque de tact quant à l'approfondissement du caractère des personnages, son côté je "m'adresse à tout le monde quitte à ne pas y aller avec le dos de la cuillère"... Ca reste personnel et plaisant.
    Santu2b
    Santu2b

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    5,0
    Publiée le 19 avril 2008
    D’ordinaire je préfère vraiment Emir Kusturica lorsqu’il possède son style inimitable à la fois déjanté et satirique plutôt que quand il s’atèle à des œuvres plus mélancoliques dirons nous ("Arizona Dream" bof bof...). Réalisé en 1995, "Underground" qui valut au cinéaste sa seconde Palme d’Or à Cannes est une expérience à part, sans doute l’apothéose du style Kusturica. Bien sur, on adhère ou pas, mais de mon côté c’est absolument sans hésiter une seule seconde que je lui accorde ces quatre étoiles. Décalé, inventif, rêveur, esthétiquement impeccable, d’une force poétique et visionnaire rare...les adjectifs ne manquent pas pour le décrire. Porté par un trio d’acteurs hallucinants que je ne suis pas près d’oublier, le film propose une succession ininterrompue de passages souvent très symboliques et forts ainsi qu’une rafale de répliques parfois même d’une drôlerie irrésistible tant le grand Emir arrive constamment à se renouveler et à maintenir la magie de son univers avec une classe inouïe. Ce qui m’a toujours frappé chez le metteur en scène est son incroyable facilité à mêler la comédie et le drame. On passe par exemple ici d’un début aux allures de farce bouffonne à une suite beaucoup plus intime, bercée par de grands moments d’émotion. L’œuvre donne en réalité l’impression que le cinéaste nous livre le meilleur de lui-même. Car "Underground" est certainement son film le plus personnel et douloureux, dans lequel il fait part au monde entier du déchirement de son pays. Marquant.
    kray
    kray

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    5,0
    Publiée le 12 juillet 2010
    Le top de kusturica. Baroque , flamboyant , un style inimitable au service d'une histoire vraiment dantesque et déroutante.
    Eric Dupond
    Eric Dupond

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    4,5
    Publiée le 9 janvier 2013
    Comment peut-on être aussi décalé, taper aussi fort et sonner aussi juste ? Underground est fascinant. Le film est imprégné d'une poésie brute, les images sont lourdes et saisissantes. On bombarde un zoo (pas que), on veut jouir malgré les bombardements, on accouche dans LA cave à la lumière d'un vélo, on sort de LA cave pour se battre ... Et puis cette joie, intense, qui ne peut trouver sa source que dans la grande tristesse de la vie (caractéristique des peuples slaves ?) Mais quoiqu'il arrive, la guerre, la paix, la politique, la poésie, l'honneur, la liberté, il nous restera, toujours et malgré tout, l'amour, la peur et la joie. Mais pas chef d’œuvre. Parce que. Parce qu'il manque ce je-ne-sais-quoi visuellement et parce que le tout tout début est raté (ça la fout aussi mal que rater le premier bisou avec la femme de sa vie). PS : "Aucun texte, ma chère, ne renferme la vérité. La vérité n'existe que dans la vie. Tu es la vérité. Toi, toi ... Tu dois être la vérité, malgré ta conviction que ce que tu joues est la vérité qui n'existe pas. L'art est un mensonge. Un énorme mensonge."
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