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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2007
Je suis un fan absolu de l'univers delirant, onirique, musical et utopique de Kusturica. On retrouve bien tout ca dans Underground, mais mele a une realite tres difficile !!! Le nombres de personnages, ma faible connaissance de l'hitoire des Balkans, ainsi que la realisation euphorique m'ont parfois un peu perdu dans cette fresque historique passionnante, mais a revoir sans probleme !!!! La musique, partie integrante du film, les animaux, des personnages a part entiere, et les personnages, des gens un peu fou, toujours droles, on est bien chez Kusturica, dans un monde plein d'espoir... Et avec un message a faire passer, une histoire a raconter, celle de son pays...
C'est un véritable chef d'oeuvre, inoubliable, et aussi un des films les plus fous du monde! Une ode à la vie mais aussi à la Yougoslavie que Kusturica aime tant, voilà ce qu'est Underground! Il se passe toujours quelque chose, ça fourmille, ça déborde souvent; et l'instant d'après on passe du rire aux larmes. Je ne connais aucun autre film capable de ça. C'est incroyable, impossible à décrire: il faut le voir! L'esthétique est somptueuse, assez baroque, mais c'est surtout la musique qui fait vivre le film: rendant hommage à la musique tzigane, Kusturica s'en sert comme d'un miroir, refletant le film: folle, gaie, puis tout à coup tragique, puis folle à nouveau... Et la fin demeure la plus belle que j'ai jamais vu: on vient de regarder l'horreur de la guerre en face, puis on se noie, avant de sortir la tête de l'eau puis de s'assoir en retard à la table d'un mariage, au son d'une musique VIVANTE: on est pris alors par une soudaine envie de danser, de crier que la vie est belle! Il n'y a que chez Kusturica que l'on vit ce genre d'expérience cinématographique. Un film déjanté, grave, drôle, beau, triste, nostalgique, optimiste, fou... La perfection est atteinte ici, à cet instant où la terre se détache et dérive lentement au son de la musique et des cris de joie.
Encore des frissons même après près de 25 ans Jeune au moment de sa sortie en salles ,ce film en VO m'a beaucoup marqué par les images autant que par la musique
Après avoir vu Chat noir, chat blanc, j'ai eu l'occasion de visionner un autre film du réalisateur serbe très controversé, Emir Kusturica, à savoir Underground, lauréat de la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1996. Le film a suscité de grandes polémiques au sein des milieux intellectuels français, on se souviendra notamment de l'article "L'imposture Kusturica" d'Alain Finkielkraut, que celui-ci avait écrit alors qu'il n'avait même vu le film en question.
Sans abandonner l'univers onirique qui lui est propre, Kusturica s'attaque ici à un sujet difficile. Mais l'on ne regrettera pas son traitement particulier, car outre le plaisir évident que procure un ton délibérément burlesque, original et baroque, le message (en l'occurence l'absurdité et l'inutilité de la guerre) est rendu plus accessible grâce à ce traitement. Le canevas est tiré d'une pièce de Dusan Kovacevic, dont le réalisateur n'a retenu que certains aspects: l'idée de la manipulation d'un homme par un autre exercée pour la conquête d'une femme, puis, dans un moindre mesure, pour un intérêt économique et une influence politique. De ce canevas, Kusturica a fait une vaste fresque, inclassable, qui commence par un épisode montrant Belgrade sous les bombes nazies et finit par le conflit yougoslave des années quatre-vingt-dix. Analysons donc un plus pertinemment le scénario, qui, en raison de sa richesse, mérite d'être approfondi.
Pour commencer, rappelons en bref le synopsis de l'oeuvre: Un réfugié communiste, du nom de Marko, fait croire à son ami et rival Blacky ainsi qu'à ses compagnons, proches et amis, pendant vingt ans, que la guerre (il s'agit de la seconde guerre mondiale) continue, dans l'unique fin de vivre sans encombres et librement avec Natalija, une actrice charismatique. Pour résumer la situation, compagons, amis et proches sont enfermés dans une cave, alors que Marko vit, relativement heureux, avec Natalija. Ensuite, insistons sur le fait que le trio composé par Marko, Blacky et N
On rentre aussi intensément dans la 1ère moitié qu'on en sort complètement dans la seconde. Kusturica nous fait tellement courir après ses personnages, comme l'orchestre qui les suit partout, qu'il leur fait perdre de la consistance. On devine tout ce qu'ils auraient à dire à un psy... Mais le plantage du film est précisément au retour à la cave après 20 ans, auquel personne ne peut croire une seconde avec le tempérament du Blackie. Le bon scénario fait avaler n'importe quoi, surtout à la fin. Ici, il reste plus d'une heure fastidieuse après cette escroquerie.
Un très grand film, gargantuesque, vorace, cruel et enchanté. On y sent l’influence de Gabriel Garcia Marquez côté littérature, de Fassbinder, Schlöndorff et Fellini côté cinématographie. Un constat amère sur les séparations spoiler: (la terre qui s'éloigne comme d’un déchirement avec en phrase de conclusion “cette histoire n’a pas de fin� , un amour réel pour une culture “métissée� (entre tzigane, slave et européenne) et des scènes très souriantes, avec des personnages d’une vivacité incroyable. Et encore plus certainement, une fable excessive sur le mensonge et la tromperie. On replonge dans la caverne de Platon avec une prodigieuse déliquescence, en tenant par la main les Marx Brothers et un singe. Et ça, si ça n’est pas suffisant pour en faire un film-somme, on ne veut pas savoir ce que c’est d’autre.
Superbe film, très mélancolique mais joyeux à la foi puisque une bonne partie du film se déroule dans des fêtes euphoriques et bien arrosées... Malgré tout, la conclusion est tragique et donne grandement à réfléchir sur le bonheur, la guerre, l'argent et la vie en général. C'est un style très particulier mais qui ne me laisse absolument pas indifférent ! J'adore la phrase de Marko qui sur le seuil de la mort dit à sa femme: "Une guerre ne commence jamais avant qu'un frère lève la main sur un autre frère" C'est, à mes yeux, un film vraiment émouvant qui redonne goût à la vie.
Merveille de voir qu'il existe des films comme celui-là. Humour, tragédie, conte, espoir, joie de vivre. L'histoire est tragique, le film une féérie d'enfants méchants. Pas le temps de souffler, une musique superbe, un scénario original. Mon préféré de Kusturica.
the chef d'oeuvre de kusturika, tout y est réunie musique, scénario original poésie symbole, Histoire... une palme d'or amplement mérité pourcette éblouissemnent !
Emir Kusturica est un genie. Non seumlement le film est genial mais la musique est exeptionnelle. Le fond comique du film n'empêche pas une realité dramatique. Underground est un film important, magn ifique, triste, gaie...
sur tout les films d'habitude je comprend qu'il y est certaines personnes qui aime et d'autres non mais pour underground on ne peut que crier au chef d'oeuvre . kusturica nous amène une nouvelle fois dans sa yougoslavie natale est le voyage vaut le coup . Une comédie magistrale sur fond de guerre avec une BO entrainante , des personnage au en couleur tous plus fous les uns que les autres . Sans aucun doute le meilleur film d'un réalisateur grandiose qui doit prendre deux trois rail avant de nous concocter des films qui appartiennent au grand cinéma .
"Il était une fois un pays"...Avec Underground, Kusturica met toute sa douleur, ses tripes, au service d'une oeuvre allégorique mêlant avec génie l'absurde au tragique, le rire aux larmes, la musique, la fête et une poésie folle et éthylique au déchirement et au drame, capturant par là même toute l'essence slave. Jamais un film ne m'aura fait une telle impression : il y a là une âme, un coeur qui bat, une pulsation de chaque instant, qui font qu'Underground a une vie à part. Et qu'importent la mesquinerie et l'étroitesse d'esprit de certains "philosophes" qui l'ont attaqué à l'époque de la sortie du film (sans même l'avoir vu!), qu'importent les critiques et les soupçons sur ses "véritables intentions". On assiste ici à la révolte et à la triste impuissance d'un homme qui ne peut que constater le démantèlement de son pays suite à des années de tromperies et de faux-semblants... "Une guerre n'est pas une guerre tant qu'un frère n'agresse pas son frère", fait-il dire à l'un des protagonistes. Et c'est un blâme général! Bref, un film sublime servi par des acteurs habités et du très, très grand cinéma.
Pour son cinquième film, Maître Kusturica nous livre un petit chef-d'oeuvre malheureusement trop peu connu du grand public. Jonglant parfaitement avec nos émotions, le film, à la fois cruel et hilarant, magnifique et horrifiant, se révèle être un moyen subtile de dénoncer la guerre et ses atrocités, sans toutefois choquer le spectateur. Une musique géniale, des acteurs sublimes, un humour déjanté omniprésent, le tout saupoudré d'un message fort... Magistral.
Decouvert en 96 , revu plusieurs fois depuis , ce film demeure le meilleur que j'ai vu à ce jour. C'est une oeuvre qui ennivre, chante, transpire, palpite, une oeuvre boulversante qui herisse le poil tout en servant un propos historique et social fondamental au coeur de l'europe. Aucune lecon de morale, juste quelques personnages qui s'agitent. Un monument du cinema et de l'art.