Avec Underground Kusturica nous fait un cours d'histoire de son pays a sa facon. C'est a dire avec tout son humour burlesque a la limite du potache (et parfois même de l'obsession sexuelle) mais ceci toujours avec un grand génie et une grande maitrise de son style. A travers tout le film Kusturica montre ce qui fait que au début des années 90 la Yougoslavie était dans l'état dans lequel elle se trouvait. Il critique le pouvoir qui a manipulé les masses et les a soumis. Ceci se traduit dans l'instalation des personnages dans la caves qui n'est autre que l'allégorie de la caverne de platon. Toute la critique de son film repose a travers cette cave qui dans les film est comparé au systéme communiste. Bien sur il y a d'énorme défaut dans ce film qui sont propre a Kusturica qui semble trés souvent lourd mais aussi la longueur de son film. Finalement Undergoud est une oeuvre baroque et décalé pleine de poésie mais qui est trés difficile a aborder et qui hélas peut en éloigné plus d'un.
Kusturica j'adore et underground est parmi mes préférés .Déjanté provocateur délirant tout le registre y est jusqu'à la démesure .Comme d'habitude les héros sont lâches veules méchants tendres et en plus le scénario est riche et haut en couleurs .
Un film rare par sa qualité, complètement barré. Une perle du cinéma à l'époque oû les palmes étaient encore méritées. Cependant sa longeur pourra en rebuter certains, mais une fois l'univers saisit, vous ne le lacherez plus et vous risquez d'avoir une légère douleur cérébrale, fortement sympathique cela dit!
L'idée est certe très originale et très bien utilisé pour la démonstration sur l'absurdité de la guerre que emir kusturica veut nous montrez. Seulement toute les scènes sont longues, trop longues ce qui selon moi entache un peu le film. Cependant ce contraste entre le sous sol burlesque et l'horreur de la guerre et finalement de l'homme vaut le détour tout de même.
Fresque baroque, surrealiste, insensé qui nous entraine dans la visite des souterrains de l'histoire yougoslave de ces 50 dernières années. L'ensemble est une immense metaphore des dechirements qu'a subi le pays. La deuxieme parti symbolise le maintien d'un climat de guerre après la seconde guerre mondiale, dans le but d'asservir la population. Ce dans la Yougoslavie de Tito mais de maniere plus large dans l'ensemble du monde sous la guerre froide (" le communisme etait un souterrain, et le monde entier egalement"). L'opposition des deux personnages principaux, freres spirituels, incarne quand à elle les guerres fratricides qu'a connu le pays. Tout est symbolique et matiere à interpretation. Un grand film donc, meme s'il frise parfois la boursouflure, qui sous des allures de farce incessante succite la reflexion, et est emaillé de scenes tres poetiques.
Kusturica transpose son univers loufoque dans le Belgrade de la seconde guerre mondiale. Même ambiance, même style que dans ses autres films : explosions de détails et de trouvailles visuelles, personnages savoureux et jamais caricaturaux et la présence toujours très importante de dizaines d'animaux qui courent dans tous les sens, désordre de la guerre oblige. Le cinéma de Kusturica est empli de sympathie pour ses personnages et pour sa terre natale qu'il décrit toujours comme un lieu où tout est possible. Chez Kusturica, on n'est jamais loin du réalisme mais on ne s'éloigne pas non plus d'une poésie, aussi bien scénaristique que visuelle, qui fait que l'on se sent comme dans un rêve, en permanence entre réalité et imaginaire. Palme d'or à Cannes en 1995, dix ans après sa première palme d'or pour "Papa est en Voyage d'affaires", Underground commence avec une cave où se cachent des habitants, et la vie s'organise autour de la fabrique d'armes destinées à la résistance. Ivan s'occupe de gérer tout ça, mais l'affaire prospère tellement qu'à la fin de la guerre, il ne peut arrêter ce trafic. Il organise alors un gigantesque jeu de dupes, essayant de faire croire aux habitants de la cave que la guère continue et que la nécessité de fabriquer de quoi se défendre est de plus en plus importante. Autre point très important sans qui le film ne serait certainement pas aussi bon : la musique. Toujours très présente dans les films de Kusturica, elle est une marque de plus de l'attachement du réalisateur à sa terre natale. Ici, les musiciens accompagnent les personnages en jouant derrière eux (la scène d'ouverture d'Underground est absolument géniale, musique joyeuse de Goran Bregovic, la fanfare est un personnage intégrant du film). Underground ce n'est pas un film sur la guerre, c'est un film sur les guerres qui détruisent des peuples années après années. Kusturica dresse un portrait riche en détails de tout une époque (qui va de la seconde guerre mondiale à la guerre de 1992), un époque qui a changé le monde, mais pas les mentalités. Car en toute situation, dans le monde de Kusturica, il y a de la musique, de la joie et du rêve. L'épilogue du film, riche en symboles, finit de montrer la tristesse avec laquelle il constate comment la guerre détruit le monde. Mais l'espoir est toujours présent. Et la musique qui va avec.
Noter ce film a été un choix cornélien. Parce que franchement, ce film ressemble à un joyeux n'importe quoi! Les conventions cinématographiques sont ici bafouées, Kusturica s'en tape royalement du début à la fin. Dans "Underground", l'illogique devient logique. Si le scénario est passionnant, l'humour du film est particulier, en tous cas j'ai bien aimé. Cette narration animée d'une région à l'histoire animée est spéciale mais plutôt réussie: le film parle des nazis, de Tito, de la guerre... Mais la petite histoire est tout aussi étrange: imaginez tout un village enfermé dans une cave pendant des dizaines d'années! Les personnages principaux sont débiles, imparfaits, mais amusants et charismatiques. Le seul véritable bémol du film est le vieillissement des acteurs, en effet, leur maquillage est loupé... Une fin étrange conclut un film unique. A voir au moins une fois dans sa vie, "Underground" est très surprenant!
Pur génie. Kusturica à son paroxysme. Un film qu'on ne se lasse pas de voir et revoir, que l'on redécouvre en permanence. Tantôt grotesque, tonitruant, émouvant, et tellement d'autres, il s'impose comme un des plus grand films qui soient. Un jeu d'acteur particulier, tout en délires contrôlés, qui peut rebuter, mais pas longtemps. On s'attache aux personnages, on accepte, on apprécie l'absence de manichéisme et de moralisme. La bande originale, comme toujours chez Kusturica, et plus particulièrement lorsqu'il travaille de concert avec Bregovic, est exceptionnelle, pour peu que l'on ne fût pas rebuté par la musique balkanique. Une fable magnifique, une historiette retraçant l'Histoire, qu'il est impossible de ne pas aimer.
Super ! Le scénario, les musiques, l'humour... tout colle parfaitement. Un film qui a mérité sa Palme d'or mais qui est malheureusement trop peu connu.
Un bon film d’Emir Kusturica, primé à Cannes en 1995, et qui aborde de biais l’histoire de la Yougoslavie depuis 1941. Loufoque et drôle, il est seulement dommage qu’il soit beaucoup trop long. A voir impérativement en deux fois, sous peine de devenir indigeste !
Quel choc!Un milk-shake slave de délire absolument géniaux et hilarants,un torrent de mimiques ridicules,de personnages hallucinés,le tout dans un ensemble jouissif,ce film,bien que très,et même trop prononcé politiquement,on ne peut pas s'empêcher d'être plié en deux devant tant d'inventivité,devant une telle capacité à utiliser ses acteurs,à les faire jouer.Il y a surtout cette faculté de nous donner une pêche d'enfer puis de nous foutre le cafard en mettant en scène les personnages dans les situations les plus horribles puis finalement de nous remettre la banane en terminant sur un bon gros délire.Vraiment,du très bon Kusturica,inimitable!
La guerre, ce n'est pas que des militaires portant des habits seillants, des armes énormes et des explosions dans tous les coins... La guerre, c'est également une histoire humaine, des sentiments forts et des civils désemparés. Une fois de plus, on peut dire que Kusturica a fait fort: alliant l'humour, l'amour, la fraternité aux atrocités de la guerre. Certains diront que ce film est une pilule afin d'oublier la guerre... D'autres verront en lui une ôde à l'espoir, aux idéalismes aussi stupides qu'irréaliasbles soient-ils... Ce film, malgré quelques scènes choquantes, est avant tout une oeuvre humaine et ça, seul Kustu pouvait le réaliser...