Underground
Note moyenne
4,0
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136 critiques spectateurs

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Gigli
Gigli

41 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2008
L'inspiration salutaire ajoutée à un message maîtrisé amène, parfois, par le biais de l'art, des phénomènes magiques comme cet Underground ; parcouru d'une folie douce et d'une mélancolie baroque, mises au service d'un propos ingénieux et engagé où le tragique côtoie l'exaltation la plus débridée pour le plus grand bonheur du cinéphile. Un chef d'œuvre de pragmatisme onirique et une splendide réflexion sur la situation de feu la Yougoslavie. Une fresque mythique et non complaisante capable de vous amener du rire aux larmes dans la même scène pour un final dramatique qui arrive, malgré les affres de la guerre, à se ménager une Happy End impromptue et néanmoins très pertinente (et en plus, pas besoin de l'écrire en toute lettres cf. Zavet). Ce que Kusturica a fait de mieux dans sa carrière.
jerome h.
jerome h.

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 décembre 2021
Un hymme au séparatisme serbe salué par la critique du festival de cannes par une palme d'or, il faut dire que le cher "emir" était en résidence en normandie depuis plusieurs années.... une fresque très ambitieuse au discours pathétique, avec des longueurs et du "kusturica" musique de cirque gipsy, un peu lourdingue au bout de 2h 30. Bref, surévalué et créant un reel malaise sur le sens des dernières scenes que l'on sent venir comme un camion de 38 tonnes dans une impasse ! Pour les "fans" de Kusturica uniquement .
remarque va vis et deviens etait en compétition la même année à Cannes....
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2024
Je sais, je suis un mauvais cinéphile, mais, après 2 tentatives, je n'arrive pas à accrocher à ce film "universellement" acclamé, pareil qu'avec "2001 Odyssée de l'espace"... Et pourtant, j'adore la Croatie, j'ai même commencé à apprendre le croate ! Ce film est beaucoup trop surexcité pour moi... J'ai besoin de repos... je me suis fermement ennuyé....
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 août 2013
Me suis un peu fendue la poire tellement c'était burlesque parfois ; mais revenons à la réalité, soyons sérieux quelques secondes : Underground n'a pas la carrure d'un primé. D'un primé du pauvre tout au plus. Plus de 2h d'embrouillamini total, irrespirable d'absurdité aiguë comme si je m'étais gavée de choucroute à m'en étouffer. Trop c'est trop. Un foutoir idiot rempli de personnages idiots.
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2010
Le top de kusturica. Baroque , flamboyant , un style inimitable au service d'une histoire vraiment dantesque et déroutante.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2024
Avec "Underground", Emir Kusturica réalise une fresque exubérante qui explore l'histoire tourmentée de la Yougoslavie à travers une satire déjantée. Le film se distingue par son énergie débordante, son humour noir et sa mise en scène chaotique, caractéristiques du style de Kusturica. Cependant, cette folie visuelle et narrative, si captivante au départ, peut devenir excessive et fatigante, avec une durée qui semble parfois diluée.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2024
Une farce tragi-comique et baroque d’une énergie folle (un peu épuisante par moment) qui revisite la caverne de Platon à travers l’Histoire fracturée de l’ex Yougoslavie.
Palme d’or 1995
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2024
Tout à fait d'accord avec la critique de jroux86 en mettant 4/5 :"Alcool qui coule à flots, jet de verres, bris de bouteille sur la tête, coups de feu, poules affolées, éructations joyeuses et, bien entendu, omniprésente (et bruyante) fanfare : si le sens de la fête cher à Kusturica peut fatiguer, cette vision baroque de l’ex-Yougoslavie offre tout de même de jolis moments de grâce"
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2024
Un film incroyable. D'une durée de plus de 2h40, et sur l'histoire de la Yougoslavie...il y a de quoi en rebuter plus d'un ! Et pourtant, je ne lui ai trouvé aucune longueur. Chaque plan est un régal d'inventivité, d'étonnement, ça fourmille de détails et de bonnes idées ! C'est drôle, et sur un rythme enlevé... plusieurs scènes me resteront longtemps en mémoire. Kusturica est décidément un réalisateur de talent...palme d'or largement méritée !
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2025
Ce film réalisé par Emir Kusturica et qui a remporté la Palme d'Or en 1995 est long, très long... Pendant près de 3 heures, on assiste à du "Grand" n'importe quoi !... En même temps, subir la guerre de plein fouet, rendrait n'importe qui, complètement fou. A la vision de ce film, on se demande si l'Ex-Yougoslavie n'était pas frappé par une malédiction, tous ce qu'elle a vécu pendant plus de 50 ans fait froid dans le dos. Une Oeuvre qui nous ouvre les yeux sur la dureté de la vie dans les Balkans et nous dit, que seuls les plus Forts, les plus Résilients peuvent survivre.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2021
Voilà une oeuvre peu aisée à appréhender, mon premier Kusturica pour l'occasion et l'évidence que je manque méchamment de repère quand à l'histoire de l'ex Yougoslavie. Pour autant, difficile de ne pas trouver d'intérêt à cette étrange pellicule qui mêle burlesque et drame de façon particulièrement surprenante.D'entrée, on peut tabler que l'ensemble est un rien trop long, au vu notamment des nombreux creux durant le visionnage, le rythme est extrêmement saccadé et heureusement qu'il y a des parties distinctes qui relancent fréquemment l'intérêt. Historiquement, c'est assez compliqué de savoir ce qui est avéré ou non mais l'histoire de fond, fictive pour le coup, est assez folle et surtout mise complétement en abime par des comédiens très inspirés et qui y croient dur comme fer, c'est d'ailleurs à mon sens l'atout principal du film. On sent que le réalisateur serbe à des messages à faire passer, tous ne sont pas évidents à saisir mais la plupart font effectivement mouche. On passe fréquemment du sourire à l'émotion et au final, je suis bien heureux d'avoir découvert l'oeuvre de Kusturica en commençant par son projet peut-être le plus personnel. Très intéressant mais pas forcément facile d'accès, ça vaut le coup d'insister en tout cas.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2024
Palme d’or à Cannes en 1995 – la deuxième pour Emir Kusturica, déjà récompensé dix ans plus tôt pour Papa est en voyage d’affaires – Underground prend la forme d’une fresque impressionnante, qui ambitionne de raconter un pays disparu, la Yougoslavie, de 1941 au début des années 90. Une histoire racontée à la manière unique du cinéaste, baroque, folle, foisonnante, peuplée d’une multitude de personnages louches et inclassables. L’omniprésence de la musique mythique de Goran Bregović offre une légèreté à ce film tragi-comique qui raconte l’histoire d’un peuple victime de trois guerre successives. Mais Underground est d’abord et surtout une œuvre sur la mise en scène du pouvoir, sur la propagande, sur le mensonge institutionnalisé, sur l’ambivalence des images et sur la réécriture de l’histoire à ses propres fins. Porté par des acteurs truculents, ce film très politique – il ne manqua pas de soulever des polémiques à sa sortie – doit être apprécié pour ce qu’il est : une tentative folle, sur près de 3h (certains passages auraient gagné à être raccourcis) de capter l’âme d’un pays dingue, sur 50 ans d’une histoire tout aussi dingue. Ébouriffant.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2025
Comédie tragique, où le destin de deux militants communistes relèvent autant de la farce que du drame perpétuel d'une nation yougoslave invariablement privée de démocratie, "Underground" est aussi une intelligente parabole politique.
En trois parties et trois époques, Kusturica montre un pays livré au fascisme allemand, au communisme de Tito puis de nouveau au fascisme que revêt la guerre ethnique des années 90. Hormis dans l'évocation de la Yougoslavie contemporaine, où le ton est grave et meurtri, Kusturica prend avec humour le contre-pied de la version officielle de l'Histoire de son pays.
En 1941, la résistance à l'envahisseur nazi a les proportions grotesques d'un joyeux désordre, que souligne constamment l'exubérance de la mise en scène. Les résistants de Kusturica n'ont rien d'héroïque et leur action est pour le moins hasardeuse. Certains d'entre eux sont contraints de continuer à combattre dans la clandestinité, fabriquant des armes au fond d'une cave. On les maintient ensuite, par volonté politique, dans l'ignorance de la Victoire...
"Underground" -titre évocateur et symbolique- est une oeuvre foisonnante sur la forme comme sur le fond. Mélange d'ironie et de pure comédie, de poésie et de symbolisme, elle sous-tend constamment le drame d'une nation, lequel révèle toute son ampleur dans la guerre civile future. C'est un très beau film que n'épargnent pas, toutefois, en vertu de sa durée peut-être, quelques scènes trop longues.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2017
L’impression qui domine est une musique qui virevolte du début à la fin, de la première soulerie jusqu’aux retrouvailles oniriques de la fin, alors que l’orchestre continue de jouer sur une ile qui se détache progressivement de la rive, parallèle avec la Yougoslavie née en 18 et qui disparait après la chute de l’empire soviétique. Kusturica démarre son récit en 1941 lors de la capitulation face aux nazis.
Il évoque librement au travers d'un récit grotesque, l'histoire politique et symbolique de son pays disparu. Ses inspirations sont nombreuses, de Fellini à Coppola. Comme une sorte de « catastrophe » (en français dans le texte), Underground est une sorte d’Apocalypse Now en moins grandiose, mais avec des personnages emportés dans le cours de l’Histoire, menant leurs lubies amoureuses et leurs trafics d'armes peu reluisants avec humour, dérision et fatalisme.
C’est parfois un peu trop long, mais comme l’imagination est au pouvoir, on lui pardonne volontiers devant une telle débauche de spectacle réussi et inattendu, depuis le bombardement du zoo jusqu'à l’usage d’un tank par le singe ! Il n’y a pas de morale à ce film, ni même d’idéologie contrairement à ce que certains ont voulu suggérer, simplement une grande fresque dédiée à son pays, en l’imaginant capable de continuer à profiter de la vie malgré le sang, les larmes et les trahisons.
A l'heure où vient de chuter la ville d'Alep, ce film prend soudainement une autre dimension. Regarder de loin, de haut, une population se faire massacrer sans pouvoir/vouloir agir est une interrogation sans réponse. Kusturica l'avait vécu dans sa chair et a voulu nous l'illustrer avec conviction et ses tripes.
DVD décembre 16
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2025
Il y a chez Kusturica, une manière de faire exister le monde comme un trop-plein. Et Underground, plus qu’aucun autre, est ce moment où cette matière explose. Un film-puits, un film-foire, un film-caverne. C’est le quatrième long-métrage de Kusturica, et son second à recevoir la Palme d’or après Papa est en voyage d'affaires. Mais ici, il n’y a plus vraiment d’affaire, ni de voyage.

Il faudrait sans doute revenir à cette façon qu’a Kusturica, depuis le début, de filmer des territoires. Territoires mentaux, symboliques, mythiques. Underground reprend cette logique, mais l’enracine dans une violence plus sourde, plus tragique, plus politique aussi.

La structure elle-même est un piège. Kusturica nous fait croire à une progression, à des dates, à des époques. On commence en 1941, on finit dans les années 1990, mais rien n’avance. Tout recommence. L’Histoire est une spirale, une machine où les visages changent de rôle sans jamais sortir du même théâtre. Marko, Blacky, Natalija : ils incarnent tour à tour les figures du résistant, du complice et du manipulateur. Il n’y a pas de vérité dans Underground, il n’y a que des postures qui se contaminent.

La cave, ce fameux « underground », devient très vite le lieu le plus essentiel du film. C’est une métaphore évidente, mais dont Kusturica tire une force étrange : la guerre se poursuit sous terre, dans l’oubli fabriqué, dans l’ombre mise en scène. Des générations vivent là, dans le noir, persuadées que le monde brûle encore, alors que le monde, dehors, a changé. Il y a là quelque chose de tragiquement contemporain : cette idée que nous vivons toujours dans des caves mentales, nourris d’histoires falsifiées, d’ennemis imaginaires, de patriotismes hystériques.

Tout cela serait insupportable s’il n’y avait la musique. Pas comme baume, mais comme poison joyeux. La guerre elle-même devient une sorte de cirque. C’est cela qui dérange : ce rire qui surgit quand il ne devrait pas, cette ivresse qui recouvre l’horreur.

On pourrait dire que Underground est un film sur la Yougoslavie. Ce serait vrai, mais réducteur. Il s’agit moins de représenter un pays que de montrer ce que devient une nation lorsqu’elle se prend au piège de son propre récit. C’est un film qui tue la vérité en la répétant trop fort. Le nationalisme n’est pas dénoncé frontalement, il est montré comme un carnaval qui a mal tourné. La tragédie naît du grotesque. Et l’ennemi, au fond, n’est plus extérieur.

Enfin, la fin est bouleversante précisément parce qu’elle ne ferme rien. L’île, ce morceau de terre flottant, détaché, devient l’image même du refoulement réussi.

Et dans ce geste-là, Kusturica signe peut-être son plus grand film. Pas parce qu’il dit tout, mais parce qu’il laisse tout ouvert. Il y a dans Underground une lucidité délirante, une clairvoyance saturée, une critique qui passe par l’excès. Comme si, pour dire l’indicible, il fallait rire trop fort, crier trop haut, faire danser les bombes et chanter les massacres.
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