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soulman
140 abonnés
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2,0
Publiée le 31 juillet 2015
Brut de décoffrage. De mauvais garçons passent leur temps à coucher avec toutes les filles disponibles, vierges si possible, à transmettre le sida, à fumer tout ce qui déchire, à défoncer un gars qui n'accepte pas d'être bousculé... Le tout avec une caméra légère sur fond de musique bien choisie. Certainement un témoignage d'un mal de vivre sur des gamins paumés, livrés à eux-mêmes, mais, pour la plupart, tellement abjects, que l'on a du mal à y trouver un réel intérêt. Seuls les personnages féminins sont attachants bien que d'une candeur tout adolescente.
Une tragédie à rebours les plus horribles du cinéma indé US, un pavé dans la mare. Le premier jeté à la gueule d'un cinéma américain pétri à l'eau de rose et niaiseries de tous ressorts. Larry Clarck is in da place !
Excellent film une fois de plus pour Larry Clark ! Kids est un grand film, que j'ai adoré ! J'ai complètement accroché, et je ne me suis pas ennuyer une seconde. Passionant du début à la fin ! Un film que je conseille vivement !
Larry Clark est réputé pour créer des films qui font mouche, après Bully, KIDS choque en se posant sur le thème du VIH. L'histoire est incroyablement bien écrite, on imagine toujours le pire dans ses films alors qu'on est loin de la réalité. Un film qui choc jusqu'à la dernière seconde; on sait tout & notre impuissance nous fait froid dans le dos.
Kids est un film qui ne peut pas laisser indifférent tant le sujet est fort et peut parler à tout le monde, bien sûr le contexte n'est plus celui du début des années 90, une époque où la connaissance et la prévention du virus n'étaient pas aussi importantes qu'aujourd'hui, mais tout ce sur quoi le film s'appuie reste vrai. Larry Clark dépeint cette bande d'ados et leur débauche dans un style ultra dépouillé, observateur, quasi documentaire mais la mise-en-scène étant très bonne, ce choix s'avère plutôt réussi. Là où le bât blesse, c'est que le scénario est tout aussi dépouillé mais cette fois pas positivement, l'intrigue, assez mince, et les personnages auraient mérité d'être beaucoup plus approfondis tant le potentiel était grand. On ressort donc de ce Kids avec un sentiment assez mitigé, le film interpelle mais on aurait aimé que le scénario soit aussi ambitieux que la démarche qui l'entoure.
Quasi documentaire sur une bande de très jeunes ados désoeuvrés au coeur de l'été new-yorkais, "Kids" (1995) m'a d'abord évoqué "The we and the I" de Michel Gondry, par la justesse de ce portrait de groupe. Sauf qu'ici, le véritable propos de Larry Clark concerne le SIDA, désormais le fléau numéro 1 de cette génération, qui pourtant n'en a pas conscience, toute préoccupée qu'elle est par la transgression et la recherche de ses propres limites : drogues et alcool, skateboard, baston et surtout sexe sont au programme de cette journée fatale... Le film est d'autant plus marquant que ces acteurs amateurs sont saisissants de réalisme, et que ce sont presque encore des enfants. D'ailleurs Clark montre bien la génération suivante, encore plus jeune, qui assiste à l'orgie finale et commence déjà à reproduire ces comportements auto-destructeurs. Harmony Korine a écrit le scénario de "Kids" en s'inspirant de son propre vécu, et cette réalité transpire dans chaque plan, au sein d'une mise en scène coup de poing d'une efficacité redoutable, d'autant que Clark sait aussi prendre son temps. A noter que certains jeunes acteurs connaîtront d'ailleurs un destin tragique, comme par symétrie, à l'instar de Justin Pierce (alias Casper), illustrant hélas la pertinence du film. A l'inverse, d'autres comédiennes débutantes parviendront à se faire une place au soleil, à l'image de Rosario Dawson ou Chloé Sevigny. Quoi qu'il en soit, "Kids" reste probablement la meilleure campagne de prévention contre le virus HIV, et une diffusion dans tous les établissement scolaires semble indispensable.
Larry Clark expose des adolescents paumés dont les excès sont imagés par un post rock céleste rappelant justement les conséquences irrémédiables et apostilles. Déchirant et alarmant à la fois, du Larry Clark en grande forme.
La jeunesse, la sexe, la Sida vus par un Larry Clark assez négatif, avec une vision du monde ( par son personnage principal ) désabusée & un sens de la fatalité assez dévastateur... Dévastatrice, c'est sans doutes le meilleur mot pour désigner la phrase finale du film lorsque l'on sait tout ce qu'il s'est passé dans ce long métrage social se muant dans sa deuxième partie en une vaine course contre la montre, contre la mort...
Toute première mouture de Larry Clark, le maître de la représentation comportementale et mentale de la jeunesse, est un véritable coup de poing... oui, un uppercut... mais des plus réalistes... Kids met en scène une jeunesse moyenne banlieusarde, complètement livrée à elle même, trouvant comme occupations principales sexe, drogue, violence, non-respect général et décadence totale... Une jeunesse excessivement jeune, baignée dans une insouciance et une inconscience sans borne... évoluant dans une vie complètement désaxée, abrutissante... Un portrait affreux et déprimant nous est exposé, montrant une immaturité générale impressionnante, bien plus dû à un énorme malaise social et manque d'information (encore plus important dans les années 90) qu'à des uniques problèmes d'éducation. Le plus grave n'étant pas juste cette décadence due à la drogue ou divers excès d'ado en crise, mais à un problème bien plus grave (heureusement bien plus informé de nos jours) : l'inconscience face au Sida. Le plus dur dans ce film est incontestablement de les observer, tel un documentaire, tomber progressivement dans les entrailles de l'enfer et de se refiler les uns après les autres cet horrible virus... ils sont tous si jeunes... Mais c'est en revanche si rationaliste que s'en est tout aussi effrayant que déprimant. La mise en scène et l'image sont excellents, l'interprétation est également très bonne, hormis peut être parfois les doublages souvent agaçants par trop de vulgarités ou autres phrasés au raz des pâquerettes, mais ces petits jeunes s'en sortent globalement tous parfaitement, notamment Chloë Sevigny, tellement touchante. En bref, un film aussi beau que d'une tristesse réaliste énorme. Il n'y a décidément que le grand Larry Clark pouvant filmer avec autant de justesse et de réalisme la terrible génération adolescente...
Atroce, aberrant, amoral, effrayant !!!! Je pense que ça résume bien ce film de Larry Clark qui montre le quotidien d'un groupe d'ados obsédés par le sexe pur et la drogue durant les années SIDA et je dois dire que c'est insoutenable à regarder !!!! Le groupe de mecs est à tuer tant ils sont puérils et sans coeur et Larry Clark à réussi son éternel pari de nous choquer !!! C'est terrifiant et j'en ai encore des sueurs froides !! A ne pas mettre entre toutes les mains !!
Kids est un film cru, violent et pessimiste sur la jeunesse américaine. En fait comme quasiment tous les films de Larry Clark sauf qu'ici c'est son premier film et certainement le moins bon. Le fond de l'histoire est trop léger et la forme mal réalisée. On y retrouve des scènes choque mais le reste n'est qu'une succession de dialogues plus violents les uns que les autres ou rien n'en ressort d'intéressant ou d'intelligent. Du côté des acteurs ils ne sont pas attachants du tout et ne jouent pas très justes. Paradoxalement malgré la qualité très moyenne du film, il faut le voir car il y a un messsage derrière cela et puis c'était le tout premier film de Larry Clark qui nous à fait que des films sublimes par la suite dont celui la était le brouillon.
Plus qu'un film, un chef d'oeuvre pour ma génération ( vu en 1995, à l'âge de 13 ans). Ce film reste et restera pour ma part l'un des meilleurs témoignage sur l'adolescence.
Kids avait défrayé la chronique à sa sortie. Au lycée on se le passait sous le manteau, avec un clin d’œil, en affirmant qu'un groupe d'ados avait autorisé Clark à les suivre au quotidien. Voilà où ça mène de maîtriser l'hyperréalisme comme par deux. Les messages distillés (l'inconscience des jeunes, leur violence contenue, leur imagination) n'en ont que plus de poids.
Presque "Trainspotting" sans l'humour, avec le côté gerbant du vrai documentaire, et une astuce de scénario qui fait se poser bien des questions sur le niveau de conscience des ados contemporains. Attention c'est pour adulte, si possible pas fleur bleue.
Un autre bon film de Larry Clarke qui met en scène les obsessions et les dépendances perceptibles chez les adolescents. Bonnes couleurs et interprétations. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5