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ouadou
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0,5
Publiée le 17 septembre 2008
S'imaginant toujours dans la peau d'un auteur "nouvelle vague" (il aurait tort de ne pas le croire, étant donné les critiques élogieuses qu'il accumule) Honoré continue son Sitcom "Hélène et les garçons" en ayant cette fois-ci la délicatesse de nous infliger qu'une seule chanson. Ce cinéma qui se regarde le nombril est desespérant de premier degré, de lourdeur et poncifs. C'est plombant, prétentieux, vide et tellement fabriqué. Il manque au moins 10 ans à Garrel pour nous faire croire à son personnage. Doinel ne risque pas de faire les 400 coups avec cette bande là, qu'est-ce qu'il s'ennuierait!
Après mis de côté quelques à priori (les "fils de", le "XVIème", le copinage des critiques et les guerres de "chapelle"), je dois reconnaitre qu'il s'agit d'un beau film qui exalte la noblesse des sentiments, les acteurs (Garrel en tête) sont excellents, certaines scènes sont magnifiques, le film végète cependant un peu trop le marivaudage, voir le sitcom au risque de devenir un peu trop artificiel, heureusement la fin est plus puissante, romantique et tragique.
Je n'y vois pas non plus davantage qu'un marivaudage adolescent et une rivalité entre profs et élèves. LG a d'ailleurs le même âge que ses élèves. C'est moyen.
Honoré invoque la Princesse de Clèves pour donner du crédit à son film, mais on a plus l'impression d'assister à un énième produit trop français qui se veut à la fois social, actuel et poétique. Mais en vrai, c'est de la guimauve écoeurante et difficile à digérer. Si le récit est bon, quoique parfois superficiel, tout sonne faux dans ce film sur les amours adolescents plutôt raté.
Il n'est jamais évident de faire une adaptation contemporaine d'un roman profondément ancré dans une époque éloignée, surtout lorsqu'il est question de sentiment, d'amour. C'est ce à quoi Christophe Honoré s'est attaqué en transposant les affres amoureuses de "La princesse de Clèves" dans le lycée Molière du 16ème arrondissement de Paris. Dire que c'est une réussite serait mentir ! Certes on ne s'ennuie jamais, mais le problème, c'est que tout ici, parait artificiel : les sentiments, les rapports entre les protagonistes, les dialogues. Les dialogues quand on arrive à les comprendre, ce qui n'est pas le cas beaucoup trop souvent ! Le film se passant dans un lycée, on est bien obligé, aussi, de juger de la crédibilité de ce qui s'y passe. De ce point de vue, le film est indéfendable et la comparaison avec "entre les murs", sans pitié ! L'interprétation n'est pas, non plus, le point fort du film, Louis Garrel s'avérant de film en film de plus en plus insupportable et Léa Seydoux n'étant la révélation annoncée. Par contre Grégoire Leprince-Ringuet est excellent. Comme l'est une partie de la BO : les moments où on entend des extraits de 4 chansons de Nick Drake et du clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach sont quand même les meilleurs moments du film.
Comédie chorale dans un Lycée parisien, ni drôle et légère, ni appelant une réflexion ébouriffante, quoi que la trame s'avère assez prétentieuse. L'histoire tourne autour d'attirances sexuelles entre jeunes, vite sublimées en "amour" et grands sentiments, ce qui a le don de particulièrement m'agacer. Mais Léa Seydoux captive le spectateur par sa beauté, et sauve peut-être ce film du naufrage en refusant les avances du bellâtre de service, afin de mieux respecter la mémoire de celui qu'elle aimait de raison (gros clin d'œil à la Princesse de Clèves bien sur), ce qui me semble le seul aspect vraiment intéressant du film.
Revisiter l'oeuvre du premier roman moderne écrit par de La Fayette n'était pas une mauvais idée, bien au contraire. Mais ne l'oublions pas, La Belle personne était avant toute chose un téléfilm pour la télévision. Et même si elle l'était pour une excellente chaîne, elle reste ce que l'on appelle aujourd'hui une oeuvre de commande. Certes, il y en a des bonnes. Mais ce n'est pas le cas pour La Belle personne. Pourtant, Christophe Honoré est un excellent réalisateur. Son meilleur film, lui aussi issu d'un adaptation littéraire, est incontestablement Ma mère. Absolument renversant. Choquant et provocant, l'oeuvre trouvait la poésie et la métaphore visuelle du rêve, de l'imagination, de la perdition. L'adaptation de Bataille soufflait la liberté et la gloire du cinéma d'auteur indépendant. Mais cette transposition non moderne mais actuelle de La Princesse de Clèves est inefficace. Louis Garrel en prof d'italien n'est jamais crédible. Le piètre personnage d'Otto incarné Grégoire Leprince-Ringuet qui chante une petite chanson en souvenir des très belles Chansons D’amour fait pitié à voir. Comme un souvenir nostalgique de ce que le cinéma d'Honoré nous avait offert en libertés de croire en ces films magnifiques. En outre, il nous faut aussi parler de l'analyse de l'adolescence. Le grand point fort que le film met en avant. En bref, c'est une vision de l'adolescence pathétiquement pitoyable, jamais réaliste et humaniste. Et bien que l'ensemble soit mignon car très timoré, cette production est profondément fastidieuse. On aimerait de la finesse, on aimerait ce qu'on a vu avant. Rien. Le pauvre cinéaste obéit à l'idée stupide d'un cliché et transpose son adaptation dans un contexte faussement incompris. On pourrait parler d'une grande déception si le film aurait été une démarche personnelle d'Honoré. Heureusement et malgré sa sortie artificielle en salles, l'auteur est un grand cinéaste de notre temps, moderne, provocateur, poétique et passionnant. On préfère oublier.
le film aurait dû s'appeler la tête à claques et non la belle personne, tant l'héroine a tout d'une pisseuse horripilante. quelle daube ! c'est prétentieux, mal joué, l'élocution des acteurs laisse tant à désirer qu'on ne comprend pas certains passages, ça ressemble de tellement loin à la princesse de Clèves qu'on va le relire pour s'assurer que c'est bien du même livre qu'on parle. l'histoire est niaise, la mise en scène nulle ou kitsh c'est selon (la grande scène ou ils courent à travers la porte de la muette lorgne vers la nouvelle vague, mais sans talent. c'est pathétique tellement c'est nul, du film pour les gens qui aiment les situations fausses et les acteurs théâtraux. quelle horreur à fuir !
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1,0
Publiée le 6 juillet 2021
La belle personne tente désespérément d'être profond mais finit par être totalement superficiel. De beaux acteurs la musique de Nick Drake et une excellente photographie ne peuvent cacher le fait qu'il s'agit d'une histoire confuse, prétentieuse et amateur et qui ne délivre aucun message. Le principal problème est le scénario nous n'apprenons jamais à connaître les personnages et nous ne comprenons donc pas ce qui les motive. Il n'y a pas de véritable histoire à suivre il n'y a pas de début et il n'y a ni de fin. À chaque fois le réalisateur semble oublier les personnages principaux et l'histoire passent beaucoup trop de temps sur des intrigues secondaires et des personnages secondaires qui ne nous intéressent pas puisqu'ils ne sont pas présentés ou développés plus tôt dans l'histoire...
Ce n'est pas avec La belle personne que Christophe Honoré va faire taire ses détracteurs, bien au contraire. Cinéma intellectuel, littéraire (une "adaptation" de La princesse de Clèves, mazette !), désuet, précieux, affecté...et autres gros mots seront sans doute de sortie pour "saluer" ce nouvel opus. Mieux vaut faire fi de ces réactions épidermiques et se laisser aller au gré du courant d'un film étrange et évident à la fois, suranné mais tellement moderne. La belle personne est un objet rare, romantique mais sans lyrisme, grave et enchanté, bercé par une musique sentimentale, au sens le plus noble du terme c'est à dire aussi loin que faire se peut de toute mièvrerie. Le cinéma français devrait être fier de posséder en ses rangs un metteur en scène d'une tel talent. Vraiment très Honoré !
Du cinéma littéraire un peu ennuyeux... La critique est bien sûr tombée en pâmoison devant ce film fait pour les "bobos" vaguement intellos.. ça ne casse pas 3 pattes à un canard, c'est un peu longuet le seul intérêt du film réside dans ses acteurs et surtout Grégoire Leprince-Ringuet touchant.
Déçue! La belle personne ou comment parler de passion amoureuse sans jamais la montrer,la transmettre, comment parler du premier roman psychologique sans jamais nous donner accès aux personnages... tout reste en surface. A force de refuser le pathos on passe à côté de l'émotion.
Un bien piètre film qui commence lentement et fini mollement. Des personnages tout à fait hors du temps qui s'engluent dans une mièvrerie pas du tout digne d'adolescents. On ne croit ni en la passion du personnage de Grégoire Leprince-Ringuet ni en la relation du professeur et de son élève. Louis Garrel semble beaucoup trop sûr de lui, derrière le personnage, et Léa Seydoux se donne un faux air d'ange triste insupportable. Les acteurs, les personnages et le film manquent vraiment de profondeur. Au moins Les Chansons d'amour n'avaient pas cette prétention !